ESPAGNE

ESPAGNE FACILE


Agrégation espagnol (programme 2010)

• Catégorie Espagne : Espagnol, éducation Espagne Mots-clefs : , , , ,

Agrégation espagnol

Le concours d’agrégation d’espagnol est un concours public du ministère français de l’éducation nationale destiné à recruter des professeurs agrégés de l’enseignement secondaire, qui enseigneront prioritairement dans les lycées d’enseignement général et technologique, dans les sections de techniciens supérieurs (STS) et les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

Ce concours prestigieux, aux exigences très élevées, permet de sélectionner les candidats en fonction de leur maîtrise de la langue castillane, de la littérature en langue espagnole et de la culture de l’Espagne et des pays d’Amérique hispanophone. Il s’agit également d’un sésame devenu quasiment indispensable pour pouvoir prétendre, après le doctorat, à un poste d’enseignant-chercheur dans l’enseignement supérieur.

Il existe en réalité deux concours d’agrégation d’espagnol :

  • un concours externe, ouvert aux titulaires de la maîtrise (ou d’un diplôme de niveau égal ou supérieur), ainsi qu’aux enseignants titulaires du Capes
  • un concours interne, ouvert aux fonctionnaires et agents publics exerçant depuis au moins cinq ans, et pouvant justifier de la maîtrise ou d’un diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur.

Les épreuves du concours interne diffèrent sensiblement de celles du concours externe. Source : Wikipedia

PROGRAMMES D’AGREGATION D’ESPAGNOL 2010 ET CAER CORRESPONDANTS

Programme pour le concours d’agrégation d’espagnol INTERNE 2010 :

1) Le muralisme mexicain : aspects politiques, esthétiques, historiques et culturels

Le muralisme mexicain, art monumental collectif et public, sera étudié comme une réponse à la fois pédagogique post révolutionnaire (intégration et proclamation de la révolution comme patrimoine officiel), hétérogène et avant-gardiste dans le domaine des arts plastiques au Mexique. On prendra également en compte la dimension internationale et tout particulièrement la production et le lien personnel de chacun des artistes avec les États-Unis.

La période retenue s’étend de 1920 (gouvernement de Alvaro Obregón) à la fin des années 40 et correspond aux années où l’art mexicain réside, en grande partie, dans le muralisme officiel. Seront également à envisager les rapports entre le muralisme, l’histoire et le processus de création de l’identité nationale du Mexique.

Aspects du muralisme mexicain
Prix : EUR 18,05

10 neufs et d’occasion à partir de EUR 14,00

Définition du corpus
L’étude de cette question se centrera sur la production de fresques des trois principaux peintres muralistes mexicains
fondateurs de ce véritable mouvement pictural.

  • Clemente Orozco 1883 – 1949 (Jalisco, México)
  • Diego Rivera 1886 – 1957 (Guanajuato, México)
  • David Alfaro Siqueiros 1896-1974 (Chichuahua, México)

2) Gabriel García Marquez, Cien años de soledad : fondations, héritages et crises

Édition de référence : Gabriel García Márquez, Cien años de soledad, edición de Jacques Joset, Madrid, Cátedra, Letras Hispánicas, 215, 16ème édition, 2004, 550 p.

On consultera avec profit : Cien años de soledad. Edición conmemorativa de la Real Academia Española / Asociación de Academias de la lengua Española, Ed. Alfaguara, 2007, 606 p. Le texte a été revu par Gabriel García Márquez et certains des essais qui l’accompagnent situent le roman dans le contexte de la littérature latino-américaine de l’époque.

Depuis sa parution en 1967, ce roman du Colombien Gabriel García Márquez a donné lieu à de nombreuses interprétations ainsi qu’en témoigne la vaste bibliographie critique qui en résulte. Les trois termes de l’énoncé sont applicables à la construction générale du récit, à son organisation en fonction des jeux sur le temps, des situations narratives et des réseaux de personnages qu’elles déploient. Les rapports que le récit entretient avec l’histoire et la fiction seront envisagés à la fois sur le plan textuel, intertextuel et extratextuel. En effet, la réception de ce roman a évolué dans l’histoire littéraire : d’œuvre perçue comme la plus représentative de la production du « Boom », Cien años de soledad est devenu un anti-modèle pour des générations d’écrivains plus jeunes, qui rejettent tout autant le roman que le « Réalisme magique » auquel il est associé hors des frontières latino-américaines, affirmant ainsi leur ancrage dans la représentation littéraire des réalismes nouveaux.

3) L’Espagne des validos (1598-1645)

Dans l’histoire de l’Espagne, les années 1598-1645, c’est-à-dire cette période qui va de la mort de Philippe II à celles du comte duc d’Olivarès et de Francisco de Quevedo, méritent attention et considération tant elles sont au cœur du devenir de la puissante monarchie confessionnelle espagnole qui voit émerger la figure du valido. L’Espagne connaît alors non seulement une tentative de réforme des rouages du fonctionnement des institutions mais également un retrait irréversible sur l’échiquier politique de l’Europe du temps, doublé d’une profonde crise intérieure.

Après avoir inscrit la question dans le cadre social, démographique, économique, culturel et religieux, on procèdera au croisement de trois médiations pouvant servir de point d’appui à la problématique. Dans cet ordre d’idées, on privilégiera, dans un premier temps, les deux grands apports historiographiques connus à ce jour : El Duque de Lerma. Realeza y privanza en la España de Felipe III (2002) et El conde-duque de Olivares. El político de una época de decadencia (1990) que l’on doit respectivement à Antonio Feros Carrasco et à John Huxtable Elliot. Dans un second temps, on fera appel au support écrit de deux textes rédigés par Quevedo, à savoir Discurso de las privanzas – injustement oublié – et Cómo ha de ser el privado. Enfin, on sollicitera les représentations instrumentalisées du pouvoir du roi et de son valido véhiculées par la peinture.

Documents pouvant faire l’objet d’une explication de textes à l’épreuve en langue étrangère (oral) :

  • Quevedo, Francisco de, Cómo ha de ser el privado, in Francisco de Quevedo, Obra Poética, edición de José Manuel Blecua, vol. IV, Madrid, Castalia, 1981, p. 151-221.
  • Quevedo, Francisco de, Pamplona, Eunsa, 2000.

4) La poésie d’Antonio Gamoneda, Libro del frío

Édition de référence : Antonio Gamoneda, Libro del frío, (1ère éd. 1992), Madrid, Siruela, 2003.

Antonio Gamoneda, né à Oviedo en 1931 et vivant à Léon depuis son enfance, est une voix singulière dans le panorama poétique espagnol contemporain. Longtemps inconnu ou ignoré, tenu et se tenant à l’écart des cercles médiatiques, éditoriaux et littéraires, il n’est vraiment découvert que lors de la publication chez Cátedra en 1987 du livre Edad (poesía 1947-1986), dans une édition et une présentation de Miguel Casado. Le recueil obtient aussitôt la reconnaissance par l’attribution du Premio Nacional de Poesía en 1988. D’autres prix prestigieux suivront (Premio Reina Sofía de Poesía iberoamericana et Premio Cervantes en 2006.)

Libro del Frio
Prix :

0 neufs et d’occasion à partir de

Bien que contemporain des poètes du réalisme social ou de ceux de l’École de Barcelone Antonio Gamoneda s’en démarque radicalement par sa propre trajectoire, ancrée dans la marge, de même qu’il continue à tracer son sillon loin des courants poétiques à la mode qui se sont succédés depuis les Novísimos (1970). Son écriture répond à une nécessité impérieuse et douloureuse, où se conjuguent mélancolie et traces mémorielles ; le sujet poétique, doté d’une intense densité et présence, semble paradoxalement insaisissable du fait d’une parole qui conduit aux limites du dire. L’œuvre gamonédienne exige ainsi du lecteur qu’il se défasse des habitudes catégorielles et académiques pour s’ouvrir aux effets des sonorités et des images qu’engendre une pensée musicale, dans une poésie qui, comme le dit Antonio Gamoneda, n’est pas de la fiction, mais «une émanation de la vie», puisque la poésie équivaut « de façon virtuelle mais avec une intensité réelle, à un être vivant.»

Libro del Frio
Prix :

3 neufs et d’occasion à partir de EUR 39,95

Plus d’infos et bibliographie complète sur le Bulletin Officiel.

Programme pour le concours d’agrégation d’espagnol EXTERNE 2010 :

Fernando de Rojas, La Célestine, comédie ou tragi-comédie de Calixte et de Mélibée.

Les candidats s’interrogeront sur le pessimisme et la vitalité qui nimbent paradoxalement cette œuvre, comme sur son enracinement médiéval et son ouverture à la modernité. À travers le traitement des formes, des thèmes et des motifs traditionnels, mais aussi à travers la réévaluation d’un univers éthique, politique et social, ils s’interrogeront sur le sens que prête Fernando de Rojas à des évolutions dont il est tour à tour le témoin et le maître d’œuvre.

Edition de référence

  • Fernando de Rojas, La Celestina. Comedia o tragicomedia de Calisto y Melibea, ed. Peter E. Russell, Madrid, Castalia
    (Clásicos, 191), tercera edición corregida y revisada, 2001.
Fernando de Rojas : La Celestina, comedia o tragicomedia de Calisto y Melibea
Prix : EUR 18,05

7 neufs et d’occasion à partir de EUR 17,00

II – L’Espagne des validos (1598-1645)

On soumettra à l’intelligence et au savoir des candidates et des candidats une question de civilisation intitulée : L’Espagne des validos. Pour introduire à une telle problématique et en bâtir les contenus, on se permettra de considérer, tout d’abord, les raisons du choix afin légitimer, ensuite, la finalité visée. En effet, parent pauvre des études consacrées à l’Espagne classique, le XVIIe siècle espagnol, force est de le constater, est presque exclusivement envisagé sous l’angle de son abondante et prestigieuse production littéraire. En revanche, il est beaucoup moins connu dans ses coordonnées historiques.

Or les années 1598-1645, c’est-à-dire et pour faire bref, cette période qui va de la mort de Philippe II à celles du comte duc d’Olivarès et de Francisco de Quevedo, méritent pourtant attention et considération tant elles sont au cœur du devenir de la puissante Monarchie confessionnelle espagnole qui voit émerger, d’une part, la figure du valido et qui connaît, d’autre part, non seulement une tentative de réforme des rouages du fonctionnement des institutions mais également un retrait irréversible sur l’échiquier politique de l’Europe du temps, doublé d’une profonde crise intérieure.

L’Espagne des validos (1598-1645)
Prix : EUR 18,53

3 neufs et d’occasion à partir de EUR 18,53

Espagne des Validos (Question d’Espagnol
Prix :

0 neufs et d’occasion à partir de

L’Espagne des validos : 1598-1645
Prix : EUR 14,25

6 neufs et d’occasion à partir de EUR 14,10

Aussi après avoir inscrit la question dans le cadre social, démographique, économique, culturel et religieux conférant à celle-ci sens et expression, on procèdera au croisement de trois médiations pouvant servir de point d’appui à la question ici suggérée. Dans cet ordre d’idées, on privilégiera, dans un premier temps, les deux grands apports historiographiques connus à ce jour : El Duque de Lerma. Realeza y privanza en la España de Felipe III (2002) et El conde-duque de Olivares. El político de una época de decadencia (1990) que l’on doit respectivement à Antonio Feros Carrasco et à John Huxtable Elliot.

Dans un second temps, on fera appel au support écrit de deux textes rédigés par Quevedo, à savoir Discurso de las privanzas, injustement oublié, et Cómo ha de ser el privado. Enfin, on sollicitera les représentations instrumentalisées du pouvoir du roi et de son valido véhiculées par la peinture. Ce triple ancrage, posé dans la distanciation critique, est susceptible de nourrir une démarche de fond associant le savoir historiographique, la dimension littéraire et la propagande picturale. Envisagée de la sorte, une telle perspective comblerait une lacune importante dans le champ des connaissances relatives à la société et à l’histoire de l’Espagne des Temps modernes.

III – Les défis de l’Indépendance : la formation de l’État et de la Nation en Amérique Latine (1808-1910)

Le processus des Indépendances en Amérique Latine ouvre une nouvelle étape de l’évolution historique du continent et pose de nombreux défis politiques, économiques, sociaux, territoriaux, identitaires et culturels. Il conviendra d’étudier les modalités de la formation de l’État et de la Nation en insistant sur la diversité des projets et les dimensions multiples (intérieures, continentales, internationales). On s’intéressera aux limites de l’Indépendance et aux difficultés de la constitution d’unités nationales, dont les effets se feront sentir jusqu’au début du XXème siècle (instabilités sociales et politiques, caudillisme et caciquisme, révolution mexicaine).

IV – Gabriel García Marquez, Cien años de soledad : fondations, héritages et crises

Depuis sa parution en 1967, ce roman du Colombien Gabriel García Márquez a donné lieu à de nombreuses interprétations ainsi qu’en témoigne la vaste bibliographie critique qui en résulte. Les trois termes de l’énoncé sont applicables à la construction générale du récit, à son organisation en fonction des jeux sur le temps, des situations narratives et des réseaux de personnages qu’elles déploient.

Les rapports que le récit entretient avec l’histoire et la fiction seront envisagés à la fois sur le plan textuel, intertextuel et extratextuel. En effet, la réception de ce roman a évolué dans l’histoire littéraire : d’œuvre perçue comme la plus représentative de la production du “Boom”, Cien años de soledad est devenu un anti-modèle pour des générations d’écrivains plus jeunes, qui rejettent tout autant le roman que le “Réalisme magique” auquel il est associé hors des frontières latino-américaines, affirmant ainsi leur ancrage dans la représentation littéraire des réalismes nouveaux.

Lire Cent ans de solitude
Prix : EUR 13,30

11 neufs et d’occasion à partir de EUR 8,00

    Éditions de référence

  • Gabriel García Márquez, Cien años de soledad, edición de Jacques Joset, Madrid, Cátedra, Letras Hispánicas, 215, 16ème édition, 2004, 550p.
  • On consultera avec profit : Cien años de soledad. Edición conmemorativa de la Real Academia Española / Asociación de Academias de la lengua Española, Ed. Alfaguara, 2007, 606 p.

Le texte a été revu par Gabriel García Márquez et certains des essais qui l’accompagnent situent le roman dans le contexte de la littérature latino-américaine de l’époque.

V – Explication linguistique

Textes :
Fernando de Rojas, La Celestina. Comedia o tragicomedia de Calisto y Melibea, ed. Peter E. Russell, Madrid, Castalia (Clásicos, 191), tercera edición corregida y revisada, 2001: Actes 8 à 21, de la page 399 à la page 619. Gabriel García Márquez, Cien años de soledad, edición de Jacques Joset, Madrid, Cátedra, Letras Hispánicas, 215, 16ème édition, 2004, 550 p: Les huit premières séquences (ou chapitres), de la page 83 à la page 244.

VI – Options

  • Catalan : Mercè Ibarz, A la ciudat en obres, Barcelone, Quaderns Crema, 2002.
  • Latin : Suétone, Vie des douze Césars, Livre VI : Néron, Paris, Les Belles Lettres (Collection Classiques en poche),
    2002, n° 5.
  • Portugais : Luís Cardoso, Crónica de uma travessia, Lisbonne, Edições Dom Quixote, 1997.

Plus d’infos et bibliographie complète sur le Bulletin Officiel.

Source : Bulletin Officiel.

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2 commentaires »

  1. je suis tunisienne, je veux passer l’agregation d’espagnol externa 2009. J’ai une maitrise d’espagnol et j’ai eu le capes dans mon pays, est ce que je peut passer l’agregation en France ou non? et j’ai le droit a une bourse ou non?

  2. Bonjour Nahla
    L’agrégation française n’est ouverte qu’aux ressortissants français ou de l’Union européenne. En tant qu’extra-communautaire, tu ne peux pas t’inscrire sauf si tu as déposé une demande de naturalisation française.
    Je crois que l’Etat français ne donne aucune bourse pour les concours de l’enseignement.
    Bon courage
    Fatima

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