Agrégation espagnol (programme 2009)
• Catégorie Espagne : Espagnol, éducation Espagne • Mots-clefs : agrégation espagnol, concours espagnol, diplôme espagnol, espagnol 2009, études espagnol
Le concours d’agrégation d’espagnol est un concours public du ministère français de l’éducation nationale destiné à recruter des professeurs agrégés de l’enseignement secondaire, qui enseigneront prioritairement dans les lycées d’enseignement général et technologique, dans les sections de techniciens supérieurs (STS) et les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Ce concours prestigieux, aux exigences très élevées, permet de sélectionner les candidats en fonction de leur maîtrise de la langue castillane, de la littérature en langue espagnole et de la culture de l’Espagne et des pays d’Amérique hispanophone. Il s’agit également d’un sésame devenu quasiment indispensable pour pouvoir prétendre, après le doctorat, à un poste d’enseignant-chercheur dans l’enseignement supérieur.
Il existe en réalité deux concours d’agrégation d’espagnol :
- un concours externe, ouvert aux titulaires de la maîtrise (ou d’un diplôme de niveau égal ou supérieur), ainsi qu’aux enseignants titulaires du Capes
- un concours interne, ouvert aux fonctionnaires et agents publics exerçant depuis au moins cinq ans, et pouvant justifier de la maîtrise ou d’un diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur.
Les épreuves du concours interne diffèrent sensiblement de celles du concours externe. Source : Wikipedia
PROGRAMMES D’AGREGATION D’ESPAGNOL 2009 ET CAER CORRESPONDANTS
Programme pour le concours d’agrégation d’espagnol INTERNE 2009 :
I – Le retour du tragique : le théâtre espagnol aux prises avec l’histoire et la rénovation esthétique (1930-1936)
Textes de référence
- Rafael Alberti, El hombre deshabitado, Gregorio Torres Nebrera ed., Madrid, Biblioteca nueva, 2003.
- Federico García Lorca, La casa de Bernarda Alba, María Francisca Vilches de Frutos ed., Madrid, Cátedra, 2005.
Les farces de García Lorca, inspirées par Valle-Inclán, illustrent les interrogations d’un théâtre qui cherche à se définir en tant que genre et se démarquer de la frivolité des productions commerciales. Lorca appelle de ses voeux un retour au tragique : “hay que volver a la tragedia” mais ce tragique est construit sur une métaphysique du vide.
El hombre deshabitado. Auto sacramental sin sacramento. (1930) de Rafael Alberti est le manifeste de cette nouvelle tragédie dont La casa de Bernarda Alba (1936), de García Lorca, constitue le plus grand accomplissement. Ce corpus montre la continuité d’une entreprise esthétique. Au-delà des enjeux d’histoire littéraire et de réception, ce corpus permet d’articuler des analyses formelles sur une critique de la société, la contestation de l’ordre esthétique et
celle de l’ordre social allant de pair.
II – Femmes et démocratie : Les Espagnoles dans l’espace public (1868-1978)
La rupture que représente le “sexenio democrático” entraîne la reconnaissance du citoyen et celle de nouveaux acteurs sociaux et politiques.
Dans ce contexte quelques femmes, mettant à profit les avancées du “krausisme”, commencent à se penser et à se situer par rapport à l’espace public (éducation, ordre national, conquêtes juridiques).
Ce phénomène, qui dans un premier temps ne concerne que certaines franges de l’élite progressiste, touche bientôt d’autres secteurs. La “question féminine” se pose au sein du mouvement ouvrier, recevant des réponses contradictoires, ainsi que, plus tard, dans les milieux les plus conservateurs. Elle reflète donc les profondes divisions qui fracturent la société espagnole pendant plus d’un siècle.
La condition féminine, tout comme l’accès des femmes à la citoyenneté, apparaissent à la fois comme des enjeux primordiaux et des facteurs de division sur le plan politique et social. Ainsi faut-il sans doute voir l’étude du rôle des femmes comme une clé indispensable à la compréhension de l’Espagne contemporaine. L’étude sur une période longue, du fait de l’alternance des régimes politiques, permet de prendre la mesure de l’action de certaines femmes et, plus largement, du rôle des secteurs progressistes et de certains gouvernements en faveur des femmes espagnoles.
On pourra observer la forme et la chronologie des différents phénomènes en faveur de l’émancipation féminine : recherche de dignité et affirmation d’identité individuelle ; lutte pour les droits politiques et sociaux à travers la constitution de collectifs, la formation d’élites et d’avantgardes militantes ; insertion dans les partis politiques, participation à la guerre, entre autres.
On réfléchira au sens et à la portée de la citoyenneté politique et de l’égalité des sexes obtenues sous la Seconde République.
III – Le muralisme mexicain : aspects politiques, esthétiques, historiques et culturels
Le muralisme mexicain, art monumental collectif et public, sera étudié comme une réponse à la fois pédagogique post révolutionnaire (intégration et proclamation de la révolution comme patrimoine officiel), hétérogène et avant-gardiste dans le domaine des arts plastiques au Mexique. On prendra également en compte la dimension internationale et tout particulièrement la production et le lien personnel de chacun des artistes avec les États-Unis.
La période retenue s’étend de 1920 (gouvernement de Alvaro Obregón) à la fin des années 40 et correspond aux années où l’art mexicain réside, en grande partie, dans le muralisme officiel. Seront également à envisager les rapports entre le muralisme, l’histoire et le processus de création de l’identité nationale du Mexique.
L’étude de cette question se centrera sur la production de fresques des trois principaux peintres muralistes mexicains fondateurs de ce véritable mouvement pictural.
- Clemente Orozco 1883-1949 (Jalisco, México)
- Diego Rivera 1886-1957 (Guanajuato, México)
- David Alfaro Siqueiros 1896-1974 (Chichuahua, México).
IV – Gabriel García Marquez, Cien años de soledad : fondations, héritages et crises
Depuis sa parution en 1967, ce roman du Colombien Gabriel García Márquez a donné lieu à de nombreuses interprétations ainsi qu’en témoigne la vaste bibliographie critique qui en résulte. Les trois termes de l’énoncé sont applicables à la construction générale du récit, à son organisation en fonction des jeux sur le temps, des situations narratives et des réseaux de personnages qu’elles déploient.
Les rapports que le récit entretient avec l’histoire et la fiction seront envisagés à la fois sur le plan textuel, intertextuel et extratextuel. En effet, la réception de ce roman a évolué dans l’histoire littéraire : d’œuvre perçue comme la plus représentative de la production du “Boom”, Cien años de soledad est devenu un anti-modèle pour des générations d’écrivains plus jeunes, qui rejettent tout autant le roman que le “Réalisme magique” auquel il est associé hors des frontières latino-américaines, affirmant ainsi leur ancrage dans la représentation littéraire des réalismes nouveaux.
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Éditions de référence
- Gabriel García Márquez, Cien años de soledad, edición de Jacques Joset, Madrid, Cátedra, Letras Hispánicas, 215, 16ème édition, 2004, 550p.
- On consultera avec profit : Cien años de soledad. Edición conmemorativa de la Real Academia Española / Asociación de Academias de la lengua Española, Ed. Alfaguara, 2007, 606 p.
Le texte a été revu par Gabriel García Márquez et certains des essais qui l’accompagnent situent le roman dans le contexte de la littérature latino-américaine de l’époque.
Plus d’infos et bibliographie complète sur le Bulletin Officiel.
Programme pour le concours d’agrégation d’espagnol EXTERNE 2009 :
I – Fernando de Rojas, La Célestine, comédie ou tragi-comédie de Calixte et de Mélibée.
Les candidats s’interrogeront sur le pessimisme et la vitalité qui nimbent paradoxalement cette œuvre, comme sur son enracinement médiéval et son ouverture à la modernité. À travers le traitement des formes, des thèmes et des motifs traditionnels, mais aussi à travers la réévaluation d’un univers éthique, politique et social, ils s’interrogeront sur le sens que prête Fernando de Rojas à des évolutions dont il est tour à tour le témoin et le maître d’œuvre.
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Editions de référence
- Fernando de Rojas, La Celestina. Comedia o tragicomedia de Calisto y Melibea, ed. Peter E. Russell, Madrid, Castalia (Clásicos, 191), tercera edición corregida y revisada, 2001.
- Fernando de Rojas (y « antiguo autor» ), La Celestina, Tragicomedia de Calisto y Melibea, Francisco J. Lobera, Paloma Díaz-Mas, Carlos Mota, Francisco Rico, Íñigo Ruiz Arzálluz y Guillermo Serés (ed.), Barcelona, Crítica, 2000.
- Pierre Heugas (ed. y trad.), La Celestina, Tragicomedia de Calisto y Melibea / La Célestine ou tragi-comédie de Calixte et Mélibée, Paris, Aubier-Flammarion, 1980 [1ère éd. 1963].
- Aline Schulman (trad.), La Célestine, Tragi-comédie de Calixte et Mélibée, Paris, Fayard, 2006.
- Fernando de Rojas, La Celestina, Dorothy S. Severin (ed.), Madrid, Cátedra, 1987.
Autres éditions
Edition bilingue et traduction
II – Femmes et démocratie : les Espagnoles dans l’espace public (1868-1978)
La rupture que représente le « Sexenio democrático» entraîne la reconnaissance du citoyen et celle de nouveaux acteurs sociaux et politiques. Dans ce contexte quelques femmes, mettant à profit les avancées du “krausisme”, commencent à se penser et à se situer par rapport à l’espace public (éducation, rôle national, conquêtes juridiques).
Ce phénomène, qui dans un premier temps ne concerne que certaines franges de l’élite progressiste, touche bientôt d’autres secteurs. La “question féminine” se pose au sein du mouvement ouvrier aussi bien que dans les milieux les plus conservateurs, recevant des réponses contradictoires.
Elle reflète donc les profondes divisions qui fracturent la société espagnole pendant plus d’un siècle. La condition féminine et l’accès des femmes à la citoyenneté apparaissent à la fois comme des enjeux primordiaux et des facteurs de division sur le plan politique et social.
L’étude sur une période longue, du fait de l’alternance des régimes politiques, permet de prendre la mesure de l’action des femmes, du rôle de certains groupes sociaux et de certains gouvernements. On pourra observer la forme et la chronologie des différents phénomènes de l’émancipation féminine : recherche de dignité et affirmation d’identité individuelle ; lutte pour les droits politiques et sociaux à travers la constitution de collectifs, la formation d’élites et d’avant-gardes militantes ; insertion dans les partis politiques ; accès à la citoyenneté et à l’égalité ; engagements voulus ou subis, selon les périodes.
Il faudra donc voir l’étude du rôle des femmes comme une clé indispensable à la compréhension de l’Espagne contemporaine.
III – Le retour du tragique : le théâtre espagnol aux prises avec l’histoire et la rénovation esthétique (1920-1936)
- Ramón del Valle-Inclán, Luces de Bohemia
- Rafael Alberti, El hombre deshabitado
- Federico García Lorca, La casa de Bernarda Alba.
Dans le cadre de la “crise” permanente du théâtre national espagnol, la tragédie apparaît, dès le début du XXe siècle, en Espagne et en Europe, comme une obsession, un idéal théâtral utopique ou impossible mais nécessaire. La tragédie permettrait, non seulement de redonner dignité et consistance au théâtre espagnol quasiment monopolisé par le théâtre commercial léger et frivole mais surtout de le rénover dans deux directions complémentaires : d’une part, le théâtre espagnol renouerait avec l’homme et les grands mythes, enfin réconcilié avec une perspective métaphysique, humaniste ou sociale ; et, d’autre part, le théâtre serait enfin “rethéâtralisé”, c’est-à-dire revitalisé par une esthétique dramaturgique et scénique résolument moderne, en accord avec tout ce qui se fait alors en Europe.
Pendant les seize années qui vont de Luces de Bohemia (1920-1924) à El hombre deshabitado (1931) et à La casa de Bernarda Alba (1936) et qui couvrent la fin de la Restauration, la dictature de Primo de Rivera et toute la République, cette quête passe par de multiples formules hybrides (farce, grotesque, “autos sacramentales”, etc.) qui illustrent à la fois cette aspiration au tragique, l’échec de la rencontre entre l’histoire et le théâtre et, “quand même”, la vitalité esthétique de leurs auteurs, jusqu’à la veille de la guerre et La casa de Bernarda Alba, une véritable tragédie, enfin, qui anticipe de très peu la tragédie de l’histoire nationale.
Éditions de référence
- Ramón del Valle-Inclán, Luces de Bohemia, éd. Alonso Zamora Vicente [1973], Madrid, Espasa Calpe, 2006.
- Rafael Alberti, El hombre deshabitado, éd. Gregorio Torres Nebrera (suivi de Noche de guerra en el museo del Prado), Madrid, Biblioteca Nueva, 2003.
- Federico García Lorca, La casa de Bernarda Alba, éd. María Francisca Vilches, Madrid, Cátedra, 2005.
IV – Gabriel García Marquez, Cien años de soledad : fondations, héritages et crises
Depuis sa parution en 1967, ce roman du Colombien Gabriel García Márquez a donné lieu à de nombreuses interprétations ainsi qu’en témoigne la vaste bibliographie critique qui en résulte. Les trois termes de l’énoncé sont applicables à la construction générale du récit, à son organisation en fonction des jeux sur le temps, des situations narratives et des réseaux de personnages qu’elles déploient.
Les rapports que le récit entretient avec l’histoire et la fiction seront envisagés à la fois sur le plan textuel, intertextuel et extratextuel. En effet, la réception de ce roman a évolué dans l’histoire littéraire : d’œuvre perçue comme la plus représentative de la production du “Boom”, Cien años de soledad est devenu un anti-modèle pour des générations d’écrivains plus jeunes, qui rejettent tout autant le roman que le “Réalisme magique” auquel il est associé hors des frontières latino-américaines, affirmant ainsi leur ancrage dans la représentation littéraire des réalismes nouveaux.
-
Éditions de référence
- Gabriel García Márquez, Cien años de soledad, edición de Jacques Joset, Madrid, Cátedra, Letras Hispánicas, 215, 16ème édition, 2004, 550p.
- On consultera avec profit : Cien años de soledad. Edición conmemorativa de la Real Academia Española / Asociación de Academias de la lengua Española, Ed. Alfaguara, 2007, 606 p.
Le texte a été revu par Gabriel García Márquez et certains des essais qui l’accompagnent situent le roman dans le contexte de la littérature latino-américaine de l’époque.
V – Explication linguistique
- La Celestina, depuis l’Argumento (» Calisto fue de noble linaje…» ), juqu’à la fin de l’Auto VII
- Federico García Lorca, La casa de Bernarda Alba, éd. de María Francisca Vilches, Madrid, Cátedra, 2005 ; actes I, II et III.
VI – Options
- Catalan : Joan Casas, L’ultim dia de la creació, Tarragona, Arola editors, 2001, 117 p.
- Latin : Apulée, Les Métamorphoses ou l’âne d’or, Livres 1 et 2, Paris, Les Belles Lettres (collection classiques en poche), 2007 (présentation et traduction d’Olivier Sers).
- Portugais : Joaquim Maria Machado de Assis, Dom Casmurro, São Paulo, Ática, 1997.
Plus d’infos et bibliographie complète sur le Bulletin Officiel.
Source : Bulletin Officiel.






je suis tunisienne, je veux passer l’agregation d’espagnol externa 2009. J’ai une maitrise d’espagnol et j’ai eu le capes dans mon pays, est ce que je peut passer l’agregation en France ou non? et j’ai le droit a une bourse ou non?