ESPAGNE

ESPAGNE FACILE


Agrégation espagnol (programme 2011)

• Catégorie Espagne : Espagnol, éducation Espagne Mots-clefs : , , , ,

Agrégation espagnol

Le concours d’agrégation d’espagnol est un concours public du ministère français de l’éducation nationale destiné à recruter des professeurs agrégés de l’enseignement secondaire, qui enseigneront prioritairement dans les lycées d’enseignement général et technologique, dans les sections de techniciens supérieurs (STS) et les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

Ce concours prestigieux, aux exigences très élevées, permet de sélectionner les candidats en fonction de leur maîtrise de la langue castillane, de la littérature en langue espagnole et de la culture de l’Espagne et des pays d’Amérique hispanophone. Il s’agit également d’un sésame devenu quasiment indispensable pour pouvoir prétendre, après le doctorat, à un poste d’enseignant-chercheur dans l’enseignement supérieur.

Il existe en réalité deux concours d’agrégation d’espagnol :

  • un concours externe, ouvert aux titulaires de la maîtrise (ou d’un diplôme de niveau égal ou supérieur), ainsi qu’aux enseignants titulaires du Capes
  • un concours interne, ouvert aux fonctionnaires et agents publics exerçant depuis au moins cinq ans, et pouvant justifier de la maîtrise ou d’un diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur.

Les épreuves du concours interne diffèrent sensiblement de celles du concours externe. Source : Wikipedia

PROGRAMMES D’AGREGATION D’ESPAGNOL 2011 ET CAER CORRESPONDANTS

Programme pour le concours d’agrégation d’espagnol INTERNE 2011 :

1) Leonardo Padura, La neblina del ayer

La Neblina del Ayer
Prix :

7 neufs et d’occasion à partir de EUR 35,02

2) Le Mexique de l’indépendance à la réforme de Juárez (1810-1876) : le défi de la construction nationale

Le processus de l’indépendance du Mexique dans le cadre des indépendances américaines ouvre une étape décisive de son évolution et de sa configuration historique et il pose de nombreux défis. L’étude portera sur une période de six décennies fondatrices de la construction d’un Mexique indépendant, marquées par une notable instabilité politique mais aussi par l’émergence de thématiques (indépendance nationale, réforme agraire, justice sociale, sécularisation) qui constituent de véritables défis politiques, économiques, sociaux, territoriaux, identitaires et culturels.

On s’attachera à étudier les modalités complexes et spécifiques de l’émancipation (les insurrections populaires de Miguel Hidalgo et des armées de Morelos dans l’état de Guerrero jusqu’en 1815 et la déclaration d’Indépendance de l’aristocratie créole mexicaine…). Il conviendra d’étudier les forces en présence, les formes que prend le pouvoir politique naissant, la façon dont il s’exerce dans un contexte troublé et conflictuel sur le plan intérieur mais également les relations internationales faites de guerres de frontières (Etats-Unis) et de guerres de « résistance » contre l’invasion napoléonienne ainsi que les transferts culturels qui ont contribué à sa configuration. L’étude de la politique intérieure et extérieure pour cette période – des processus socio-économiques de la réforme de Juárez jusqu’à la prise de pouvoir par le général Porfirio Díaz en 1876 – devra permettre d’apprécier de quelle façon et dans quelles limites le Mexique moderne comme nation a pu se construire.

3) L’Espagne des validos (1598-1645)

Dans l’histoire de l’Espagne, les années 1598-1645, c’est-à-dire cette période qui va de la mort de Philippe II à celles du comte duc d’Olivarès et de Francisco de Quevedo, méritent attention et considération tant elles sont au cœur du devenir de la puissante monarchie confessionnelle espagnole qui voit émerger la figure du valido. L’Espagne connaît alors non seulement une tentative de réforme des rouages du fonctionnement des institutions mais également un retrait irréversible sur l’échiquier politique de l’Europe du temps, doublé d’une profonde crise intérieure.

Après avoir inscrit la question dans le cadre social, démographique, économique, culturel et religieux, on procèdera au croisement de trois médiations pouvant servir de point d’appui à la problématique. Dans cet ordre d’idées, on privilégiera, dans un premier temps, les deux grands apports historiographiques connus à ce jour : El Duque de Lerma. Realeza y privanza en la España de Felipe III (2002) et El conde-duque de Olivares. El político de una época de decadencia (1990) que l’on doit respectivement à Antonio Feros Carrasco et à John Huxtable Elliot. Dans un second temps, on fera appel au support écrit de deux textes rédigés par Quevedo, à savoir Discurso de las privanzas – injustement oublié – et Cómo ha de ser el privado. Enfin, on sollicitera les représentations instrumentalisées du pouvoir du roi et de son valido véhiculées par la peinture.

L’Espagne des validos (1598-1645)
Prix : EUR 18,53

7 neufs et d’occasion à partir de EUR 16,50

Documents pouvant faire l’objet d’une explication de textes à l’épreuve en langue étrangère (oral) :

  • Quevedo, Francisco de, Cómo ha de ser el privado, in Francisco de Quevedo, Obra Poética, edición de José Manuel Blecua, vol. IV, Madrid, Castalia, 1981, p. 151-221.
  • Quevedo, Francisco de, Pamplona, Eunsa, 2000.

Plus d’infos et bibliographie complète sur le Bulletin Officiel.

Programme pour le concours d’agrégation d’espagnol EXTERNE 2011 :

I- Miguel Hernández : la voix poétique du déchirement dans El rayo que no cesa, Viento del Pueblo et Cancionero y romancero de ausencias.

En dépit de la brièveté de sa vie (Orihuela, 1910 — Alicante, 1942), Miguel Hernández a su construire une œuvre poétique qui, indéniablement, se distingue par ses mérites singuliers de l’ensemble de la production littéraire espagnole du XXème siècle, tant du point de vue de la démarche esthétique qui anime sa poésie que de la dimension éthique qui la sous-tend.

Grâce à l’assimilation des diverses influences — lesquelles vont de la tradition classique du Siècle d’Or espagnol aux avant-gardes historiques des années vingt — le parcours de Miguel Hernández suit un processus d’élaboration poétique qui se caractérise par une parfaite adéquation avec le contexte socio-politique de son époque en même temps que par une constante empreinte de l’expérience personnelle. On peut, dès lors, définir une trajectoire qui, de la recréation mimétique et de l’assimilation d’influences diverses, dans un premier temps (l’exemple le plus significatif est sans conteste Perito en lunas) acquiert une couleur plus personnelle dans les sonnets et autres pièces de El rayo que no cesa.

Lectures de miguel hernandez
Prix : EUR 14,25

1 neufs et d’occasion à partir de EUR 14,25

Dans une deuxième période, les postulats de la poésie d’urgence pendant la guerre civile (1936-1939) conduisent à la radicalisation de l’expression dans Viento del pueblo alors que le poète manifeste la pleine maîtrise de son art dans le biographisme intime de Cancionero y romancero de ausencias.

La poésie de Miguel Hernández cristallise donc plusieurs formes et plusieurs voix du déchirement : celui qui touche à la crise personnelle et à l’amour dont les élans érotiques conduisent à l’absence, à la frustration, à la souffrance, dans El rayo que no cesa ; celui qui est lié à l’adversité et au malheur et qui se fait jour douloureusement dans le chant engagé de Viento del Pueblo ; enfin, au terme de l’existence du poète, durant son emprisonnement, celui du lyrisme intimiste marqué au sceau des épreuves de la vie : la séparation, l’absence, la mort de l’enfant. Cependant, dans cet itinéraire déchirant, se construit l’originalité de la création poétique qui se définit comme la seule réponse aux conflits, tant intimes que généraux.

II – L’Espagne des validos (1598-1645)

On soumettra à l’intelligence et au savoir des candidates et des candidats une question de civilisation intitulée : L’Espagne des validos. Pour introduire à une telle problématique et en bâtir les contenus, on se permettra de considérer, tout d’abord, les raisons du choix afin légitimer, ensuite, la finalité visée. En effet, parent pauvre des études consacrées à l’Espagne classique, le XVIIe siècle espagnol, force est de le constater, est presque exclusivement envisagé sous l’angle de son abondante et prestigieuse production littéraire. En revanche, il est beaucoup moins connu dans ses coordonnées historiques.

Or les années 1598-1645, c’est-à-dire et pour faire bref, cette période qui va de la mort de Philippe II à celles du comte duc d’Olivarès et de Francisco de Quevedo, méritent pourtant attention et considération tant elles sont au cœur du devenir de la puissante Monarchie confessionnelle espagnole qui voit émerger, d’une part, la figure du valido et qui connaît, d’autre part, non seulement une tentative de réforme des rouages du fonctionnement des institutions mais également un retrait irréversible sur l’échiquier politique de l’Europe du temps, doublé d’une profonde crise intérieure.

L’Espagne des validos (1598-1645)
Prix : EUR 18,53

7 neufs et d’occasion à partir de EUR 16,50

L’Espagne des validos : 1598-1645
Prix :

1 neufs et d’occasion à partir de EUR 18,30

L’Espagne des validos : 1598-1645
Prix : EUR 14,25

6 neufs et d’occasion à partir de EUR 10,00

Aussi après avoir inscrit la question dans le cadre social, démographique, économique, culturel et religieux conférant à celle-ci sens et expression, on procèdera au croisement de trois médiations pouvant servir de point d’appui à la question ici suggérée. Dans cet ordre d’idées, on privilégiera, dans un premier temps, les deux grands apports historiographiques connus à ce jour : El Duque de Lerma. Realeza y privanza en la España de Felipe III (2002) et El conde-duque de Olivares. El político de una época de decadencia (1990) que l’on doit respectivement à Antonio Feros Carrasco et à John Huxtable Elliot.

Dans un second temps, on fera appel au support écrit de deux textes rédigés par Quevedo, à savoir Discurso de las privanzas, injustement oublié, et Cómo ha de ser el privado. Enfin, on sollicitera les représentations instrumentalisées du pouvoir du roi et de son valido véhiculées par la peinture. Ce triple ancrage, posé dans la distanciation critique, est susceptible de nourrir une démarche de fond associant le savoir historiographique, la dimension littéraire et la propagande picturale. Envisagée de la sorte, une telle perspective comblerait une lacune importante dans le champ des connaissances relatives à la société et à l’histoire de l’Espagne des Temps modernes.

III – Les défis de l’Indépendance : la formation de l’État et de la Nation en Amérique Latine (1808-1910)

Le processus des Indépendances en Amérique Latine ouvre une nouvelle étape de l’évolution historique du continent et pose de nombreux défis politiques, économiques, sociaux, territoriaux, identitaires et culturels. Il conviendra d’étudier les modalités de la formation de l’État et de la Nation en insistant sur la diversité des projets et les dimensions multiples (intérieures, continentales, internationales). On s’intéressera aux limites de l’Indépendance et aux difficultés de la constitution d’unités nationales, dont les effets se feront sentir jusqu’au début du XXème siècle (instabilités sociales et politiques, caudillisme et caciquisme, révolution mexicaine).

Les défis de l’indépendance en Amérique latine (1808-1910)
Prix : EUR 11,39

6 neufs et d’occasion à partir de EUR 8,40

IV- Ecritures du mal : El túnel (1948, Argentine) d’Ernesto Sabato, Cuentos completos (1953-1984, Paraguay) d’Augusto Roa Bastos, Los vivos y los muertos (2009, Bolivie) d’Edmundo Paz Soldán

Les rapports entre l’écriture et le mal ont été abordés dans nombre d’oeuvres littéraires et critiques dont quelques-unes sont aujourd’hui devenues des classiques comme La littérature et le Mal de Georges Bataille (Paris, Gallimard, 1957). Par ailleurs, le contexte historique mondial et latino-américain du XXème et XXIème siècle qui traverse les textes de Sabato, Roa Bastos et Paz Soldán influe sur les différentes manifestations du mal et sur les modalités choisies pour l’écrire et le représenter.

Considéré par Sabato comme l’un des moteurs de l’histoire, le mal est une notion centrale dans son oeuvre de fiction et traverse certains de ses essais ; elle est présente également dans les récits de Roa Bastos depuis les contes les plus réalistes jusqu’à ceux qui poussent à son extrême une recherche d’ordre formel, tout aussi ancrée dans un contexte socio-politique. Chez Paz Soldán, inhérent à un fait divers, le mal prend la forme de disparitions répétitives et subites, tandis que l’écriture fragmentée se fait l’écho d’une « méditation sur la perte » (Paz Soldán, p. 205).

Dans les trois ouvrages, tout en révélant la vulnérabilité de l’être, du corps et de l’âme humaine, le mal se manifeste dans toutes ses dimensions individuelles et collectives, ne faisant qu’un avec les abus de pouvoir et les contraintes caractéristiques de la violence morale, physique ou encore politique.

C’est dans cette tension entre le mal et la vulnérabilité que chacune des trois écritures trouve et repousse les limites que lui impose sa propre mise en discours et participe par là même des continuités et des ruptures qui sont celles de la littérature latino-américaine depuis les soixante dernières années.

V – Explication linguistique

Textes :

  • Marqués de Santillana, Poesías completas I. Serranillas, cantares y decires. Sonetos fechos al itálico modo., (Manuel Durán ed.), Madrid, Editorial Castalia, 1989, coll Clásicos Castalia (n°64), 348 p. [978-84-7039-218-4].
  • Ernesto Sábato, El túnel, Edición Ángel Leiva, Madrid, Cátedra, Colección Letras Hispánicas, 27ème
    édition, 2003.

VI – Options

  • Catalan : Carme Riera, La meitat de l’ànima, Barcelona, Proa, 2004.
  • Latin : Virgile, Bucoliques, Les Belles Lettres, Paris, 2006, Coll. Classiques en Poche, XXXIII + 142 p. Le programme est constitué de l’ensemble de l’œuvre à l’exception des églogues 7 et 9.
  • Portugais : Mia Couto, O Último Voo do Flamingo, Lisboa, Caminho, 1996, 228p.

Traductions : Ces documents sont de nature à faciliter la préparation. Il est toutefois rappelé aux candidats qu’ils seront évalués sur leur connaissance de la langue choisie (latin, catalan, portugais) et que l’étude doit être fondée sur une lecture attentive du texte original.

  • Carme Riera, La Moitié de l’âme, Paris, Points, 2008.
  • Mia Couto, Le dernier Vol du flamant, Paris, Chandeigne, 2009, 208p.

Plus d’infos et bibliographie complète sur le Bulletin Officiel.

Source : Bulletin Officiel.

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2 commentaires »

  1. je suis tunisienne, je veux passer l’agregation d’espagnol externa 2009. J’ai une maitrise d’espagnol et j’ai eu le capes dans mon pays, est ce que je peut passer l’agregation en France ou non? et j’ai le droit a une bourse ou non?

  2. Bonjour Nahla
    L’agrégation française n’est ouverte qu’aux ressortissants français ou de l’Union européenne. En tant qu’extra-communautaire, tu ne peux pas t’inscrire sauf si tu as déposé une demande de naturalisation française.
    Je crois que l’Etat français ne donne aucune bourse pour les concours de l’enseignement.
    Bon courage
    Fatima

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