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Système éducatif espagnol

SYSTEME EDUCATIF ESPAGNOL

Vous pouvez retrouver le schéma du système éducatif espagnol sur le site du ministère espagnol de l’éducation et de la science.

Organisation du système d’enseignement supérieur

Le système universitaire espagnol trouve son fondement dans la Constitution du 27 décembre 1978. Celle-ci a en effet mis fin à un système d’enseignement supérieur jusqu’alors très centralisé, en proclamant d’une part le principe d’autonomie des universités et en instituant, par ailleurs, une nouvelle répartition des compétences entre l’Etat et les communautés autonomes qui a conduit à transférer à ces communautés l’exercice de la plupart des compétences relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche. Jusqu’ici régit par la loi de réforme universitaire du 25 août 1983, le système d’enseignement supérieur espagnol vient de connaître une importante réforme mise en œuvre dans le cadre de la loi organique sur les universités (LOU) du 21 décembre 2001.

Les différents types d’établissements d’enseignement supérieur

L’enseignement supérieur en Espagne est assuré par divers types d’établissements publics ou privés. Une distinction est toutefois établie entre les établissements qui délivrent des titres et diplômes officiels, dont la liste est arrêtée par le Conseil de coordination universitaire, et les autres établissements. La loi du 21 décembre 2001 n’a pas apporté de modifications substantielles au dispositif existant.

A) Les établissements qui délivrent des diplômes officiels bénéficiant d’une reconnaissance sur l’ensemble du territoire

Relèvent de cette première catégorie :

  • Les universités publiques :
    Au nombre de cinquante, ces universités sont régies par la loi organique sur les universités du 21 décembre 2001. Financées par les subventions des communautés autonomes de leur ressort, par les droits d’inscription de leurs étudiants ainsi que par les ressources issues de leurs activités, ces universités délivrent des diplômes officiels et des diplômes qui leur sont propres. Il convient de noter que deux de ces universités sont demeurées, compte tenu de leur spécificité, à la charge de l’Etat. Il s’agit de l’université d’enseignement à distance (UNED) et de l’université internationale Menendez Pelayo (IUMP).
  • Les universités privées :
    Les conditions dans lesquelles ces universités sont créées et les diplômes qu’elles délivrent reconnus, sont fixées par la loi du 21 décembre 2001 précitée. Financées par les contributions de leurs étudiants, elles sont régies par leurs propres règles de fonctionnement et d’organisation. On en dénombre 12 à l’heure actuelle en Espagne.
  • Les universités qui relèvent de l’église :
    Créées par décision conjointe de l’Etat espagnol et du St Siège, leur financement est assuré par les droits d’inscription des étudiants ainsi que par des subventions de l’Eglise. Régies par leurs propres règles d’organisation et de fonctionnement, elles délivrent non seulement les mêmes diplômes que les deux autres catégories d’universités mais également des diplômes ecclésiastiques. Il existe aujourd’hui 4 universités qui relèvent de cette catégorie.
  • Les centres privés intégrés :
    Ces centres sont habilités à délivrer des diplômes universitaires officiels sur le fondement d’une convention signée avec une université. Ce sont en fait des centres intégrés à l’université qui sont régis par leurs propres règles d’organisation et de fonctionnement.

B) Les autres établissements

La description du système d’enseignement supérieur espagnol ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas les formations supérieures assurées par deux autres catégories d’établissements

  • Les centres étrangers :
    La loi organique sur les universités prévoit que des centres étrangers peuvent s’établir en Espagne pour assurer des enseignements de niveau universitaire conformes aux systèmes d’éducation en vigueur dans leur pays. Pour s’installer, ces centres devront justifier, devant la communauté autonome de leur ressort, qu’ils sont constitués en application de la législation du pays dont ils relèvent et que leurs programmes d’enseignement ainsi que les diplômes qu’ils délivrent sont reconnus dans ce pays. Il importe toutefois de signaler que l’autorisation d’installation donnée par une communauté autonome n’entraîne pas une homologation automatique des diplômes délivrés par les centres avec les diplômes espagnols.
  • Les centres privés :
    Ce sont des centres légalement reconnus, même s’ils délivrent des diplômes qui n’ont pas un caractère officiel et déterminent librement leurs programmes d’études. Les candidats qui y accèdent doivent en principe seulement justifier du baccalauréat ou de la réussite au COU (cours d’orientation universitaire) et de façon exceptionnelle se présenter à des épreuves spécifiques d’accès. Le corps enseignant est essentiellement constitué de professionnels qui assurent une formation plus pratique que théorique et les programmes sont ajustés à la demande du marché. L’augmentation de la demande des entreprises pour ce type de formations a conduit dans les dernières années à un accroissement de ces centres.

Les conditions d’accès à l’enseignement supérieur

Les décrets d’application de la nouvelle loi organique sur les universités n’ayant pas été publiés, les modalités d’accès à l’enseignement supérieur ainsi que les dispositions relatives au déroulement des études présentées ci-dessous sont celles fixées par la loi du 25 août 1983 et par les textes pris pour son application.

Pour s’inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur les étudiants espagnols doivent remplir les conditions suivantes :

  • avoir réussi l’année de préparation aux épreuves d’accès à l’université (cours d’orientation universitaire – cou) ou le nouveau baccalauréat mis en place depuis la loi d’orientation générale d’enseignement secondaire (LOGSE) ;
  • être reçus aux épreuves d’aptitude pour l’accès à l’université, plus connues sous le nom de selectividad.

En application de la réforme dite du « district ouvert»  , mise en œuvre lors de la précédente rentrée universitaire, tous les étudiants, quel que soit leur lieu de résidence et quel que soit le centre où ils se sont présentés aux épreuves de la selectividad, peuvent, s’ils ont obtenu une note suffisante pour accéder à un cursus déterminé, suivre ce cursus dans l’université de leur choix.

Ce système connaîtra un changement profond, à compter de l’année universitaire 2004-2005. La nouvelle loi organique sur les universités prévoit en effet que chaque université déterminera ses propres modalités d’accès à l’enseignement supérieur pour les candidats en possession du titre de « bachiller », qui d’après le projet de loi sur la qualité en cours d’examen, serait désormais délivré à l’issue d’un examen sanctionnant les études secondaires.

Peuvent également accéder à une formation supérieure en Espagne, « sous réserve qu’ils soient en outre admis aux épreuves de selectividad spécifiques organisées à leur attention»  :

  • les élèves de nationalité étrangère qui ont été reçus dans leurs pays à des formations équivalents au COU ou au « bachillerato Logse» .
  • les élèves de nationalité espagnole ayant suivi le COU dans un lycée étranger situé en Espagne ou son équivalent dans un établissement d’enseignement secondaire implanté à l’étranger.

Les universités accueillent également des personnes âgées de plus de 25 ans qui ne disposent ni du COU ni du baccalauréat, sous réserve qu’elles réussissent les épreuves d’admission spécifiques organisées par les universités.

Enfin, les élèves qui ont suivi des études professionnelles peuvent accéder directement aux études qui conduisent à la délivrance des diplômes de premier cycle (30 % des places offertes par les universités leur étant réservées). Ils ne pourront toutefois intégrer un second cycle qu’après avoir été reçus au COU et à la selectividad.

Le déroulement des études supérieures

Les dispositions ci-dessous sont celles qui ont été prévues en application de la loi de réforme universitaire du 25 août 1983. Elles devraient à terme être modifiées pour prendre en compte les décisions prévues par la déclaration de Bologne sur la création d’un espace européen de l’enseignement supérieur.

1) L’organisation en cycles

Le déroulement des études supérieures en Espagne est organisé en trois cycles. Chacun de ces cycles est sanctionné par des diplômes appelés « officiels»  qui bénéficient d’une reconnaissance sur l’ensemble du territoire.

Les enseignements se répartissent en cinq grandes filières : sciences humaines, sciences expérimentales, sciences de la santé, sciences sociales et juridiques, filière des enseignements techniques -qui se compose des formations d’ingénieurs-.

La durée des formations conduisant à la délivrance des diplômes mentionnés ci-dessus oscille entre 20 à 30 heures par semaine et 600 à 900 heures par an. Les « crédits» , système de mesure de l’enseignement correspondent à 10 heures d’études théoriques ou pratiques.

Les matières enseignées se répartissent de la façon suivante :

  • le tronc commun enseigné dans toutes les universités qui délivrent le même diplôme ;
  • les matières librement inscrites par l’université dans son programme d’études qui se divisent en :

    - matières obligatoires que l’étudiant devra suivre dans l’université où il s’est inscrit mais qui n’existent pas forcément dans un autre établissement.
    matières à option qui sont choisies par l’étudiant ;

    - les matières laissées au libre choix de l’étudiant.

Au sein de chacune de ces filières, il existe selon le cas des formations de premier cycle court, des formations de premier et second cycles, et des formations de 2ème cycle.

a) Les formations de premier cycle court

D’une durée de deux ou trois ans elles comprennent des enseignements généraux ou orientés vers la préparation d’une activité professionnelle sanctionnés par les titres de « diplomado» , d’ingénieur technique ou d’architecte technique. Des passerelles permettant l’accès à un second cycle sont prévues pour certains de ces diplômes. Le titulaire d’une « diplomatura»  en gestion et administration publique pourra ainsi poursuivre ses études en vue d’obtenir une « licenciatura»  en sciences et techniques statistiques ou en sciences politiques et d’administration.

b) Les formations dites de premier et second cycles

Ces études, dont la durée globale est généralement de cinq ans, préparent à l’exercice d’une activité professionnelle ou à la poursuite d’études de troisième cycle et conduisent à la délivrance des diplômes de « licenciado» , d’ingénieur ou d’architecte.

Le premier cycle de ces formations ne donne pas lieu à la délivrance d’un diplôme mais permet d’accéder au second cycle de la discipline considérée ou, dans certains cas, au second cycle d’une autre discipline. Ainsi par exemple l’étudiant qui a été reçu au premier cycle d’une « licenciatura»  de biologie, pourra, en application de la réglementation, soit poursuivre ses études dans le second cycle de cette « licenciatura» , soit « bifurquer»  vers un second cycle de biochimie ou d’œnologie et obtenir le diplôme de « licenciatura»  correspondant à ces études.

Le second cycle est en principe d’une durée de deux ans, exceptionnellement de trois en médecine, et permet d’obtenir la « licenciatura» , le titre d’ingénieur ou le diplôme d’architecte.

c) Les formations dites de « seul deuxième cycle» 

La réglementation en vigueur précise que peuvent être créés des second cycles qui ne s’inscrivent pas dans la continuation directe d’un premier cycle. Pourront accéder à ces seconds cycles les étudiants qui répondront à l’une ou à plusieurs des conditions suivantes :

  • justifier du titre de « diplomado» , d’architecte technique ou d’ingénieur technique ;
  • justifier d’un premier cycle dans une matière déterminée ;
  • suivre des formations complémentaires.

d) Le troisième cycle

Peuvent y accéder les étudiants titulaires d’une « licenciatura»  ou d’un diplôme d’ingénieur ou d’architecte et qui se destinent à exercer des fonctions d’enseignement ou de recherche. Il est sanctionné par le titre de docteur.

2) Les formations dites de postgrado

Les étudiants qui ont terminé leurs études universitaires et qui souhaitent compléter leurs connaissances dans un domaine déterminé peuvent suivre des formations dites de « postgrado» . Ces formations qui peuvent être assurées par les universités portent :

  • sur des programmes de doctorat orientés vers la recherche et qui normalement permettent d’accéder à des fonctions d’enseignement.
  • sur des programmes Master.

Ces dernières formations, qui préparent à l’exercice d’une activité professionnelle, sont régis par un « accord interuniversitaire»  et conduisent à la délivrance de diplômes propres aux universités.

Plusieurs types de diplômes relèvent de cette catégorie :

  • Les master et magister universitaires, d’une durée annuelle de 500 heures.
  • Les diplômes de spécialiste universitaire, de « postgrado»  et d’expert, d’une durée minimale de 200 heures.

(Source : Ambassade de France en Espagne)

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