Logroño

LOGRONO

Logroño est une ville du nord de l’Espagne, sur l’Ebre. Elle est la capitale de la province de La Rioja et de la communauté autonome du même nom. Son toponyme vient de « Gronio », racine celte qui signifie « gué » qui et fait référence à sa naissance sur l’Ebre. Sa population s’élevait à 142 143 habitants en 2004.

Logroño est le centre de la fabrication du vin D.O.C. Rioja, de l’exploitation du bois, du métal et de nombreuses manufactures de textile de la région.

* Partenaire Espagne *
Booking.com

Histoire de Logroño

C’était la « Vareia » des Romains, citée par d’anciens géographes comme une des haltes dans la Via qui, de l’Italie rejoignait la Galice, en Espagne. La ville conserve de nombreuses ruines.

Logroño a été peuplée en 905 par Sancho Abarca, roi de Navarre, pour garantir le passage sur l’Ebre et l’accès aux terres reprises aux musulmans à la suite de la Bataille de Clavijo.

Une nouvelle population s’installe alors sur sa rive gauche. En 1044, dans la rúa vieja, artère principale, s’élève un palais des rois de Navarre.
En 1095, le roi de Castille, Alphonse VI, qui s’est emparé de la Rioja, consolide sa conquête en accordant à Logroño un fuero (une charte) garantissant la libre circulation sur le pont. C’est la prospérité économique assurée.

Au XIIIe siècle, la ville, qui compte de nombreux hôpitaux, s’entoure de fortifications. Son château sera démoli au XVIIe siècle.

LOGRONO, ESPAGNE

Le Pèlerinage de Compostelle

Logroño est sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Viana et la prochaine commune est Navarrete.

Le pont franchi, le pèlerin traverse Logroño par les pavés de l’antique rúa Vieja entre de vieilles maisons pleines de caractère, auxquelles une campagne de rénovation a rendu leur jeunesse. L’une des premières, une grosse maison du XVIIIe siècle située au numéro 32, a été transformée par la municipalité en refuge du pèlerin.

Patrimoine religieux

CONCATHEDRALE DE LOGRONO, ESPAGNE

Au cœur de la cité, trois sanctuaires lancent vers le ciel leurs tours visibles de très loin :

  • La cathédrale baroque Santa Maria la Redonda
    Au cœur du vieux quartier, elle doit sans doute son nom à ce qu’elle remplaça un ancien temple rond (ou polygonal) semblable à ceux d’Eunate et de Torres del Rio. Bâtie au XVe et XVIIIe siècles, elle a été élevée au rang de Concathédrale en 1959, en même temps que celles de Calahorra et Santo Domingo de la Calzada.

    Le plus significatif de l’extérieur est sa façade principale sous forme de voute, flanquée par deux hautes tours baroques du XVIIIe siècle, appelée « las gemelas » (les jumelles), on ne peut plus ornées. À intérieur, elle possède des œuvres attribuées à Michel-Ange et Gregorio Fernández, entre autres.

  • L’église Santa Maria del Palacio
    Le nom de palacio vient peut-être du fait que le roi Alphonse VII aurait fait deux siècles plus tôt don d’un palais pour permettre sa construction. Commencée dans un style roman, les voûtes sont gothiques. De l’église primitive, il subsiste une travée et la tour de la croisée du transept.

    La flèche gothique pyramidale de 45 mètres de haut, date du XIVe siècle. Elle est si aiguë qu’elle est appelée « la aguja » (l’aiguille). Elle est curieusement posée sur un ciborium, tour-lanterne. Elle constitue le défi le plus monumental et représentatif du gothique dans la Rioja.
    L’église abrite une vierge romane en pierre polychrome, de facture bourguignonne, ainsi qu’un retable d’Arnaud de Bruxelles, daté XVIe siècle.

  • L’église San Bartolomé
    Le portail remonte à la fin du XIIIe et début du XIVe siècle. Il constitue le plus bel exemple de sculpture monumentale de la Rioja. L’iconographie rassemble des scènes de la vie du saint, inspirées de la Légende dorée. Elle correspond au roman tardif de transition.

    À l’intérieur, le chevet est décoré avec un style propre aux églises du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Sur l’abside, la tour, reconstruite au XVIe siècle s’élève en style mudéjar de brique avec des émaux ; elle a dû faire partie du mur d’enceinte de la ville, de ce fait elle présente un certain caractère fortifié.

  • L’église de Santiago el Real
    Toute imprégnée d’histoire jacquaire, la rùa Vieja aboutit à l’église de Santiago el Real, sur la façade de laquelle s’inscrit, dans une énorme niche, un Santiago el Matamoros en haut-relief. Cette œuvre baroque de Juan de Roan (1662), un peu maladroite mais chaleureuse, représente saint Jacques vêtu en pèlerin avec cape, mais brandissant de la main droite un sabre recourbé et chevauchant un fringant destrier qui foule aux pattes les têtes des Sarrasins vaincus.

    À l’intérieur de l’église Santiago el Real, gothique du XVIe siècle, avec une seule et grande nef, on retrouvera sur le retable principal un Saint-Jacques, mais cette fois pacifique, en pèlerin.

Patrimoine civil

    LOGRONO, PONT DE PIERRE

  • Le pont de pierre (Puente de piedra)
    Il est la clef du développement de la cité. Sans doute ses sept arches actuelles en plein cintre, ses piles cylindriques, ne datent-elles que de 1884. Mais il remplaçait un pont véritablement roman qui aurait été construit au XIIe siècle par San Juan de Ortega, le saint bâtisseur. Probablement son pont qui, d’après une description du XVIIIe siècle, avait douze arches et trois tours de défense, remplaçait-il lui-même un premier ouvrage du XIe siècle.
  • Le pont de fer (Puente de hierro), inauguré en 1882 et de 330 metros. Il est aussi appelé « Puente de Sagasta ».
  • La Rua Vieja
    C’est une des plus anciennes rues de Logroño. Les coquilles des carreaux du sol nous indiquent que nous sommes sur le chemin de Santiago. Dans le passé, c’était une rue très active comme en témoignent les blasons encore visibles sur les façades.
  • La Porte du Revellín
    C’est le seul reste visible des fortifications qui protégeaient la ville. Il existait d’autres portes aujourd’hui disparues : celle du Pont, San Blas, la Herventia, San Francisco et celle de San Gregorio.
  • La Fuente de Peregrinos
    Sur la place jouxtant l’église, se trouve la fontaine des pèlerins, à laquelle on descend par des marches, sous un fronton armorié. La place elle-même est pavée d’une mosaïque géante figurant un jeu de l’oie carré. Il se peut que les obstacles dessinés soient inspirés par des étapes du chemin.

Source, licence GFDL.