Saint-Jacques de Compostelle

Saint-Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela en galicien et castillan) est une ville d’Espagne dans la communauté autonome de Galice, dans la province de La Corogne.

Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle sur le tombeau supposé de saint Jacques fut l’un des plus importants de la Chrétienté au Moyen Âge.

La Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle est une église de type roman mais elle fut agrandie et modifiée, ce qui lui donna quelques caractères en plus.

La légende de Saint-Jacques de Compostelle

Saint-Jacques de Compostelle est une ville mythique. Vers l’an 813, selon la tradition relatée dans la «Concordia de Antealtares» écrite vers 1077, vivait près de l’église de San Félix un ermite nommé Pelayo (Pélage) La présence du corps de saint Jacques lui fut annoncée par un ange, alors qu’au même moment les fidèles de l’église étaient avertis par des lueurs divines.

L’évêque d’Iria-Flavia (aujourd’hui Padrón) Théodomir, après avoir vérifié l’existence de cette révélation, mena les fidèles à l’endroit indiqué « campus stellarum » et y découvrit le tombeau revêtu de marbre. « Campus stellarum », le « champ des étoiles », d’où Compostelle.

En fait, ce serait plus probablement la déformation des mots : « compostum », « compositum » ou « compostellum », signifiant « apprêts funéraires » ou « tombeau ».

La «Concordia de Antealtares» est l’accord passé entre le monastère San Pelayo et l’évêque Diego Pelàez alors qu’un nouvel édifice – celui que nous connaissons aujourd’hui – va être construit au même emplacement.

Saint-Jacques de Compostelle et ses centres d’intérêts : édifices religieux

  • El convento de San Paio de Antealtares
    Fondé au IXe siècle pour abriter les reliques de saint Jacques désormais à la cathédrale, c’est un des plus vieux monastères de la ville.
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  • El monasterio de San Martín Pinario
    Le Monastère de Saint-Martin Pinario est un ancien monastère bénédictin, le plus grand de Galice. L’édifice actuel, le plus important de la ville après la cathédrale, date du XVIIe siècle, comprend une église du XVIe siècle.
  • SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE

  • El Monasterio de San Pelayo et le Musée d’Art sacré
    Le monastère de San Pelayo fut fondé à l’origine par Alphonse II le Chaste (759 – roi des Asturies en 791 – 842), mais l’édifice actuel, quelque peu austère, remonte aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’un des côtés du bâtiment longe la Plaza de Quintana. À l’intérieur, il faut s’attarder sur l’Autel de l’Apôtre, en marbre et d’une grande sobriété, qui passe pour avoir été consacré par les disciples de l’apôtre Jacques. Le petit musée d’Art Sacré (Museo de Arte Sacro) mérite également une visite.
  • La Iglesia Santa María del Sar
    L’église Sainte Marie du Sar, située dans les faubourgs de la ville, on y accède par la Calle Castron d’Ouro.

Les édifices civils de Saint-Jacques de Compostelle

  • El Hostal de los Reyes Católicos
    Cet hôpital fut édifié à partir de 1501 sur ordre de Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille pour accueillir les pèlerins et remplacer le vieil hôpital qui se trouvait alors sur l’actuelle Plaza de la Azabachería.

    Cet Hostal, devenu parador, continue de remplir sa fonction d’hébergement au service du voyageur, bien qu’il ait un caractère luxueux. Quotidiennement, une quinzaine de pèlerins, munis de leur Compostela, sont admis dans les cuisines pour y recevoir gracieusement un repas.

  • L’Hôtel de ville
    Face à la cathédrale, l’hôtel de ville de Saint-Jacques de Compostelle est installé dans l’ancien palais de Raxoy dont la façade très classique fut confiée au XVIIIe siècle au Français Charles Lemaur. Il sert aussi de siège à la présidence de la Xunta de Galicia.
  • Le Collège Saint-Jérôme
    Sur le côté sud de la place, cet édifice du XVIIe siècle conserve un élégant portail du XVe siècle avec de fortes réminiscences romanes.
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  • El Palacio de Gelmírez
    Situé à gauche de la cathédrale, il abrite l’archevêché et est considéré comme l’un des plus remarquables spécimens de l’architecture romane. On peut voir quelques salles du palais du XIIe siècle et de l’époque gothique.
  • Museo do Pobo Galego
    Le musée du Peuple galicien occupe l’ancien monastère Santo Domingo de Bonaval qui fut fondé au début du XIIIe siècle mais dont la structure actuelle date du XVIIe – XVIIIe siècle.

    Les salles sont organisées par thème (la mer, l’artisanat, la campagne et l’architecture populaire), permettant ainsi d’observer l’évolution qui eut lieu au cours des siècles. Signalons aussi des escaliers à triple révolution avec plusieurs rampes et sans support. L’église attenante abrite le panthéon de Galiciens illustres.

  • El Hospital Real de Santiago de Compostela
    L’Hôpital Royal de Saint-Jacques de Compostelle fut construit dans le style plateresque entre 1501 et 1512 par Enrique Egas (1455 – 1534), architecte espagnol d’ascendance flamande.

Vidéo de Saint-Jacques de Compostelle

Les places à voir à Saint-Jacques de Compostelle

  • La Praza do Obradoiro
    La Place de l’Obradoiro est l’une des places les plus charmantes et les plus typiques d’Espagne.

    Les tours de la cathédrale s’étirent en longueur face au Palais Rajoy (el Pazo de Raxoy), séminaire du XVIIIe siècle à l’origine, qui de nos jours, derrière une élégante façade néoclassique, abrite l’Hôtel de Ville.

    À gauche, face à la cathédrale, mariant les styles gothique et Renaissance, se dresse l’Auberge des Rois catholiques (el Hostal de los Reyes Católicos) construite au XVIe siècle pour loger les pèlerins.

    En face, se trouve le Colegio de San Jerónimo, qui date de la fin du XVe siècle et abrite aujourd’hui la demeure du recteur de l’université de la ville. Ces quatre superbes édifices, contrastant les uns sur les autres, forment un ensemble d’une beauté exceptionnelle. Il s’agit probablement la place où les ouvriers avaient leur chantier.

  • SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE

  • La Praza da Quintana
    La place de Quintana (la Praza da Quintana), située au chevet, derrière la cathédrale et de la Plaza de Obradoiro (la Praza do Obradoiro), diffère dans le style et dans le caractère. Elle est animée par la vie estudiantine.

    Bordée dans sa partie inférieure par l’ancienne Maison du Chapitre (casa de la Canònica), aux arcades sobres et bien rythmées, et, sur l’aile, en retour d’équerre, s’étend la longue façade austère du Monastère Sant Pelayo, dont les murs austères s’ornent de fenêtres barrées de belles grilles anciennes.

    En face, perçant le mur du chevet de la cathédrale, la porte du Pardon ou Porte Sainte. En haut du grand escalier, la maison de la Treille (Casa de la Parra) est une belle construction baroque de la fin du XVIIe siècle.

    En face, une volée de marches en béton, couverte de lierre, et qui recouvre une extrémité de la place, plonge sur la casa de Conga, datant du XVIIIe siècle.

  • La plaza de la Inmaculada
    La Calle las Casas Reales conduit vers l’accomplissement, devant la porte nord de la cathédrale, sur la Plaza de la Inmaculada, qui a bien changé depuis l’époque du Guide du pèlerin.

Les rues à visiter à Saint-Jacques de Compostelle

  • La Rùa das Casas Reais (des maisons royales) est celle où l’Hospital San Miguel, disparu, soigna les pèlerins à partir du XVIe siècle.

    Aujourd’hui deux sanctuaires néo-classiques du XVIIIe siècle : dans une rue latérale à gauche Santa Maria do Camino, puis dans la rue à droite l’église de las Animas (des âmes).

    Elle débouche sur une place, plaza de Cervantès l’ancien hôtel de ville (baroque, XVIIe siècle) s’y dresse. Un peu en retrait, l’église néo-classique San Binito del Campo.

  • La Rùa Azabachería qui suit passe entre deux maisons anciennes, la Casa da Troia, s’ouvrant sur une rue latérale, la Casa de Parra. La seconde est baroque et du XVIIIe siècle. La première, récemment restaurée, abrite un musée romantique. Pension populaire pour étudiants, elle a servi de cadre au roman Casa de Troia de Pérez Lugin.

    Elle débouche sur la plaza de la Inmaculada, face à la porte nord de la cathédrale, cette célèbre Puerta del Paraiso, porte du paradis.

  • La Rùa do Franco. Dans cette pittoresque rue s’observent d’anciens collèges (Fonseca), des boutiques et des bistrots typiques.
  • La Rùa do Vilar. En remontant vers la cathédrale, elle est bordée d’arcades et de demeures anciennes, comme la rue parallèle plus commerçante, la Rúa Nova. C’est dans cette rue, au 43, que se trouve l’office de tourisme de Saint-Jacques de Compostelle ainsi que l’accueil des pèlerins.
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A voir, à visiter dans les faubourgs de Saint-Jacques de Compostelle

  • Le Pazo do marqués de Santa Cruz, résidence du XVIe siècle.
  • Le Pazo de Fonseca, édifice Renaissance qui fut, au XVIe siècle, la première université, et qui abrite toujours la bibliothèque universitaire.
  • L’Université de Saint-Jacques de Compostelle datée 1769, devenue faculté d’histoire et de géographie.
  • La Porta de Mazarelos, seule porte de la ville à conserver un pan de la muraille médiévale.
  • La chapelle de San Lázaro, dans le quartier du même nom, à l’entrée de Saint-Jacques de Compostelle, rappelle qu’il y eut là un hôpital pour lépreux.
  • La rue dos Concheiros, aujourd’hui large et bordée de maisons modernes, est celle des porteurs de « conchas », les coquilles Saint-Jacques et sans doute aussi des commerçants qui les leur vendaient.
  • Le calvaire de la place San Pedro s’ouvre sur la rue du même nom, qui, elle, étroite entre des maisons d’un à deux étages, a gardé un cachet ancien. On y trouvait jadis des changeurs, des marchands, des aubergistes. À gauche, la chapelle San Roque et l’église San Pedro.
  • SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE

  • La place Porta do Camiño (porte du Chemin), s’ouvre au carrefour de deux grands boulevards périphériques qui épousent le contour de l’ancienne enceinte, rùa de Virxe da Cerca et rùa das Rodas, cette porte donne accès à la vieille ville.
  • El Paseo de la Herradura. Cette colline boisée dans le prolongement de Saint-Jacques de Compostelle est un lieu de promenade d’où l’on a une vue bien composée sur la Cathédrale et Saint-Jacques de Compostelle.
  • O cruceiro («calvaire») dit du Homo Santo, ou cruceiro Bonito (Belle Croix).
    À la Puerta del Camino, qu’on appelait aussi Puerta Francigena, le pèlerin peut voir un magnifique cruceiro (calvaire) du XIVe siècle, historié de treize scènes sculptées dans la pierre, O cruceiro do Homo Santo (le calvaire de l’Homme Saint).

Histoire de Saint-Jacques de Compostelle

Le site même de la ville de Saint-Jacques de Compostelle était un lieu de culte druidique. Les Romains établirent un mausolée. On suppose qu’une ville existait et qu’elle s’appelait Asseconia.

Saint-Jacques de Compostelle paraît avoir été le centre intérieur des nombreux petits ports galiciens, comme Padrón, anciennement Iria-Flavia, où relâchaient les bateaux de pêche ou de commerce. Une tradition de sacralité était déjà implantée dans cette région, car on croyait que Padrón possédait des pierres sacrées.

Saint-Jacques de Compostelle fut certainement christianisée du Ier au IIIe siècle puis oubliée, à la suite des persécutions romaines contre les Chrétiens.

Saint-Jacques de Compostelle réapparaît en 813, après la « découverte » du corps de l’apôtre Jacques le Majeur. La petite agglomération de Compostelle devint une ville au début du XIe siècle.

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À partir de cette date, la dynastie espagnole considère les reliques de saint Jacques comme son palladium et le saint comme le protecteur de l’Espagne face aux envahisseurs musulmans. En 866, Alphonse III le Grand fait de Saint-Jacques de Compostelle un évêché. Une cathédrale y est inaugurée avec éclat en 899.

Le rayonnement du culte de saint Jacques contribua puissamment à cristalliser l’œuvre de la Reconquista ; le cri de guerre contre les Maures est «¡ Santiago y cierra España !» («Saint Jacques et attaque l’Espagne !»)


Lorsque la famille royale s’unit par mariage à celle de Bourgogne, protectrice des moines de Cluny, le pèlerinage de Compostelle, sous l’influence de ces derniers, répandus dans toute l’Europe, devient universel.

S’ouvre alors le « chemin de Saint-Jacques », jalonné de basiliques de dévotion comme Chartres, Conques ou Le Puy.

Autour de ces routes se développèrent plusieurs cycles de récits (légendes, chroniques, etc.), colportés par les pèlerins au cours de leur long voyage.

Ce pèlerinage international permet aux souverains espagnols de recruter de nombreux chevaliers pour la Reconquista.

Saint-Jacques de Compostelle ne fut pas conquise par les Maures, elle fut cependant prise et pillée en 997 par Muhammad ibn Abî Amir dit el-Mansour, al-Manzor en espagnol, le victorieux en arabe. Seul le tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur, compagnon du « prophète Jésus » ne fut pas touché.

Calixte II fait de Saint-Jacques-de-Compostelle (dont son frère Raymond de Bourgogne est Roi), une ville sainte du même ordre que Jérusalem et Rome et fait construire avec son frère la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Il suscite l’écriture du Codex Calixtinus pour assurer la dévotion à l’Apôtre du Christ, St Jacques le Majeur, venu évangéliser l’empire Romain jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle au Ier siècle et dont les saintes reliques reposeront dans la nouvelle cathédrale.

Il assure la promotion du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle dans toute l’Europe. (Source).

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  • THOMERT

    Bonjour, comment peut on se rendre à St Jacques de Compostelle !!! nous sommes un groupe de Nouméa de passage à Lourdes !!! le moins cher en bus ou en train !!! merci des renseignements