Découvrez les 10 merveilles de la Navarre en Espagne

Connaissez-vous les 10 merveilles de la Navarre en Espagne ?

La Navarre possède en effet ses 10 merveilles grâce à un vote populaire*. Si vous envisagez de partir en vacances en Espagne en Navarre, voici les grands gagnants des plus beaux endroits à découvrir et visiter.

Cercle de Artajona

Cerco de Artajona

L’un des monuments fortifiés médiévaux le mieux conservé de Navarre.

Précipice de Peñalén

Peñalen II
Penalen

Scène de légendes, où fut assassiné le roi navarre Sancho Gracés IV par son frère en 1076. L’une des merveilles par sa beauté et son histoire.

Eglise Santa María la Real de Sangüesa

SANGÜESA 02
Santa Maria la Real

Alfonso I el Batallador donna en 1131 ce palace aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

La Valdorba

Valdorba

La vallée de la Valdorba se trouve dans le coeur de la Navarre, entre les Pyrénées et la Ribera. Elle est composée de sept villes : Barásoain, Garínoain, Leoz , Olóriz, Orísoain, Pueyo et Unzué.

Monastère de Fitero

Monasterio de Santa María la Real de Fitero.Navarra.
Monasterio de Santa María la Real (Fitero)

Le premier monastère cistercien créé dans la Péninsule Ibérique en 1140.

Ujué

Ujué
El pueblo de Ujué coronado por su Iglesia-Fortaleza

La légende raconte qu’un pasteur vit une colombe entrer et sortir d’une grotte. En s’approchant, il rencontra une Vierge. Les voisins décidèrent de déplacer tout le village vers l’apparition.

Canyons de Arbayún et de Lumbier

Foz de Lumbier

Ces deux canyons de Navarre se partagent la place. Le canyon de Lumbier possède une importante communauté de vautours de Léon.

Ochagavía

Ochagavia

L’un des villages les plus typiques des Pyrénées de Navarre.

Basilique San Gregorio Ostiense (Sorlada)

San Gregorio Ostiense
San Gregorio- Sorlada- Navarra  V

Ensemble baroque en l’honneur de San Gregorio, l’un des premiers pélerins à pied du Chemin de Compostelle.

Olite

Olite Navarra (56)

Le château d’Olite constitue l’exemple le plus important de l’art gothique civil de Navarre.

*56 000 votes populaires ont élu les 10 merveilles de la Navarre lors d’un concours en 2008, composé de 301 candidatures.

Découvrir Olite

Olite (Erri-berri en euskera) est une ville de la Communauté Forale de Navarre (Espagne) et se trouve dans la zone centrale de la Navarre, sur le Zidacos, à 42 km au sud de Pampelune et 50 km au nord de Tudela.

Fêtes à Olite

  • Fêtes patronales, du 13 au 19 septembre
  • Marché médiéval, organisé chaque année durant un week-end du mois d’août
  • Santa Brígida, pèlerinage à l’ermitage de Sainte-Brigitte, sur le mont Encianar, célébré chaque année le samedi le plus proche du 22 mai
  • Virgen del Cólera, 26 août.

Villes limitrophes de Olite

  • Tafalla
  • San Martín de Unx
  • Beire
  • Pitillas
  • Murillo el Cuende
  • Caparroso
  • Marcilla
  • Falces

Monuments religieux de Olite

Église de San Pedro
Église romane (avec agrandissements gothiques et baroques), notable pour son cloître et sa tour gothique.

Église de Santa María La Real
Église gothique du XVe siècle, célèbre pour son portail.

Monuments civils de Olite

Palacio Viejo o de los Teobaldos
Sur les fondations d’une construction romaine, on bâtit un premier château défensif à l’époque du roi Sanche VII le Fort, château qui sera consolidé par ses successeurs Théobalde Ier et Théobalde II. La forteresse abrite actuellement un Parador.

Palais des Rois de Navarre
Charles III de Navarre commença au XVe siècle l’agrandissement d’un palais antérieur et donna ainsi naissance au palais des rois de Navarre. Bien qu’il soit communément appelé château, la dénomination de palais est plus appropriée, puisqu’il s’agit d’une construction de type courtisan ou palatial, où les caractères défensifs s’effacent pour laisser place à des éléments d’architecture résidentielle. Le désordre apparent de son organisation est un de ses charmes les plus appréciés. Cela est dû au fait que l’édifice actuel est le fruit de plusieurs campagnes de constructions et d’agrandissements menées durant plusieurs siècles, en dehors de tout projet d’ensemble, quoique la majorité des travaux aient été réalisés entre la fin du XIVe siècle et le début du XVe. Le roi navarrais d’alors, Charles III, décida en effet de transformer le palais déjà existant en siège permanent de la monarchie et d’adapter à cet effet l’aménagement et la décoration.

L’ensemble, composé des différentes pièces, des jardins, fossés, et entouré de hautes murailles ponctuées de nombreuses tours, offre une silhouette spectaculaire. À l’époque, il fut considéré comme un des plus beaux palais d’Europe. On peut y distinguer deux enceintes : le Palacio Viejo ou Vieux Palais, transformé en Parador, et le Palacio Nuevo, ou Palais Neuf. Suite à l’invasion castillane de la Navarre au XVIe siècle, le palais fut laissé plus ou moins à l’abandon et se détériora progressivement. Le pire advint en 1813, durant la Guerre d’Indépendance, lorsque le guerrillero Francisco Espoz y Mina, craignant de voir les troupes napoléoniennes s’emparer de la forteresse, ordonna qu’on l’incendie.

L’état actuel de l’édifice est le fruit d’une restauration, encore inachevée, commencée au début du XXe siècle et basée sur le projet des architectes José et Javier Yárnoz, vainqueurs du concours organisé pour la remise en état du château. L’objectif des travaux est de retrouver la strucutre originale du palais. Néanmoins, la très riche décoration intérieure du palais ainsi les jardins extérieurs sont à jamais perdus.

Histoire de Olite

Grâce aux vestiges archéologiques, on sait qu’à l’époque impériale romaine (Ier siècle), une robuste muraille défendait un petit bourg sur lequel allait être fondé plus tard la ville d’Olite. Par ailleurs, ont été trouvées autour du noyau urbain actuel, des restes de villas romaines.

Saint Isidore de Séville, dans Historia de regibus gothorum donne la première référence écrite sur Olite : selon ledit évêque de Séville, le roi wisigoth Swinthila fonda la cité en 621 et entreprit de la refortifier afin de faire face aux Vascons. Par un privilège donné à Estella en 1147, García IV Ramírez « le Restaurateur », roi de Navarre, octroie à Olite son premier for, le Fuero de los francos de Estella (le For des Francs d’Estella) et donne par là-même à la cité des terres de culture. La promulgation du for entraîne une rapide expansion d’Olite : il fournit à la ville une personnalité juridique propre permettant sa libre administation et de notables avantages fiscaux. Le 17 mars 1266, à Saint-Denis, Thibaud II de Navarre concède à Olite quinze jours de foire annuelle, comme à Estella, foire qui se tient à partir du 1er mai. À compter de cette même année 1266, des Cortes (Parlement où étaient représentés la noblesse, le clergé et les villes) se tiennent à Olite. En janvier 1302, le roi de Navarre Philippe II et sa femme Jeanne, accédant aux demandes de la cité, déplacent la foire annuelle, qui commence désormais le 2 novembre.

Après des temps obscurs, Olite connaît une période de splendeur durant le Bas Moyen Âge, lorsqu’elle se trouve être un des lieux de résidence favoris des rois de Navarre. À partir du XVe siècle, le roi Charles III de Navarre, dit « le Noble » et son épouse, Eléonore de Trastamare, commencent la construction du splendide palais royal de Navarre, reflet d’une époque brillante.

Olite est le siège de la merindad du même nom, créée par Charles III le Noble en 1407. Philippe IV, roi d’Espagne, lui octroie le statut de ville en 1630. Entre son époque de splendeur au XVe siècle et le XIXe siècle, Olite traverse une période de déclin politique et démographique. Au début du XIXe siècle, Olite connaît de graves problèmes communaux et adhère au mouvement corporatiste agricole (la première coopérative de Navarre – troisième d’Espagne – fut alors fondée à Olite) (source).

Découvrir Lorca

Lorca est une commune située au nord de l’Espagne dans la région de la Navarre. Son nom est « Lorkuz » en basque et sa population est d’environ 130 habitants.

Sur le Chemin de Compostelle

Lorca est située sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

On vient de Cirauqui, la prochaine commune est Villatuerta, un Pont ogival sur la rivière Iranzu, l’église de la Asunción.

Dans le Guide du Pèlerin, Aimery Picaud donne ce conseil :

« […] en un lieu dit Lorca, vers l’est, coule un fleuve appelé le ruisseau salé ; là, garde-toi bien d’en approcher ta bouche ou d’y abreuver ton cheval, car ce fleuve donne la mort. Sur ses bords, tandis que nous allions à Saint-Jacques, nous trouvâmes deux Navarrais assis, aiguisant leurs couteaux : ils ont l’habitude d’enlever la peau des montures des pèlerins qui boivent cette eau et en meurent. A notre question ils répondirent de façon mensongère, disant que cette eau était bonne et potable ; nous en donnâmes donc à boire à nos chevaux et aussitôt deux d’entre eux moururent, que ces gens écorchèrent sur-le-champ. »

Monuments religieux de Lorca

L’église El Salvador, ogivale, très simple, avec un chevet roman du XIIe siècle et des adjonctions du XVIIe siècle, un retable Renaissance, le côté de l’épître dédié à saint Jacques.

En face de l’église, l’ancien hôpital et des maisons blasonnées.

Brève histoire de Lorca

Le nom de Lorca viendrait de l’arabe al-Aurque (la bataille) en raison de celle qu’y perdit en 920 Sanche Ier de Navarre, vaincu par le Musulman Abenlope, lequel était, s’il se trouve, tout aussi basque que lui, ce « ben-Lope » islamisé pouvant être un fils de Lope, loup, c’est-à-dire d’Otsoa, comme ses cousins chrétiens les Lopez (source).

En savoir plus sur la Navarre…

Navarre
NAVARRE

La Communauté Forale de Navarre (Comunidad Foral de Navarra en castillan, Nafarroako Foru Erkidegoa en basque) est une des 17 Communautés autonomes d’Espagne, dotée de l’autonomie depuis 1982. Elle est bordée au nord par la France (Pyrénées Atlantiques), à l’est par la Communauté autonome d’Aragon (province de Huesca), au sud par La Rioja et à l’ouest par la Communauté autonome basque (provinces du Guipúzcoa et de l’Alava). Elle n’est composée que d’une seule province : la province forale de Navarre, créée au XIXe siècle. On y parle le castillan ainsi que le basque, officiel dans le tiers nord de la communauté.

Géographie de la Navarre

Relief et climat

La Communauté Forale de Navarre est située au nord de l’Espagne, et fait frontière avec la France (163 km de frontières). Elle peut être divisée du nord au sud en trois grandes zones géomorphologiques et climatiques : la zone montagnarde, la zone centrale et la Ribera.

La zone montagnarde

Elle est située au nord de la communauté et s’étend sur l’extrémité est des monts basques (sous-ensemble du système cantabrique) et l’extrémité occidentale des Pyrénées. Cette zone est limitée par les massifs d’Urbasa, d’Andía, de Sarvil, de Perdón, d’Aláiz, d’Izoco et de Leire.

La zone nord-ouest, s’étend à cheval sur l’extrémité orientale des massifs basques (cantabrique) et sur l’extrémité occidentale des Pyrénées, est appelée Navarre humide, en raison de son climat d’influence océanique doux (températures moyennes de 11 à 14,5°) et à la pluviométrie généreuse (entre 1.400 et 2.500 mm. de précipitations annuelles). Le relief – irrégulier et accidenté – se caractérise par la présence de nombreuses vallées : Cinco Villas, Urumea, Leizarán, Araitz, Basaburúa Menor, Doneztebe/Santesteban, Bertizarana, Baztán, Burunda, Aranaz, Arakil, Larraun, Basaburúa Mayor, Imotz, Atez, Odieta, Ultzama et Anué.

Les vallées pyrénéennes composent les paysages du nord-est de la Navarre. Cette zone présente des reliefs plus homogènes, le long de la chaîne pyrénéenne, d’où s’échappent des vallées perpendiculaires à l’axe du massif : vallées de l’Arga, de l’Erro, d’Arce, d’Aezkoa, d’Almiradío de Navascués, de Salazar et de Roncal. L’altitude y croît d’ouest en est (1459 mètres à l’Aldi, 2436 mètres à la Mesa de los Tres Reyes). Le climat est ainsi de type continental humide et froid au nord, dérivant vers un climat méditerranéen froid vers le sud et le bassin de Pampelune. On y enregistre des températures moyennes de 7 à 12°, et des précipitations moyennes comprises entre 900 et 2200 mm.

Au sud de ces deux sous-ensembles, s’étendent les vallées pré-pyrénéennes, dans la continuation de la canal de Berdun en Aragon. Ces vallées sont au nombre de deux : celle de Pampelune et celle de Lumbier-Aoiz. On y trouve un climat de transition entre le climat méditerranéen froid et le climat méditerranéen doux, avec des températures moyennes de 10 à 13°, et une pluviométrie oscillant entre 700 et 1400 mm.

La zone centrale

La zone centrale est une zone de transition entre la Ribera et la zone de montagne, dont on retrouve certains éléments.

La moyenne Navarre orientale (comprise entre la rivière Arga et la frontière aragonaise) est constituée d’une alternance de plaines et de reliefs peu marqués s’adossant à des montagnes douces épousant certains cours d’eau. Le climat est d’influence méditerranéenne (températures moyennes de 12,5 à 14°, précipitations de 450 à 750 mm).

La région dite de Tierra Tudela s’étend entre la moyenne Navarre orientale et l’Álava. Il s’agit d’un ensemble de vallées, de plaines et de montagnes très hétérogène déployé autour de Tudele. Le climat y est océanique au nord (1100 à 1500 mm de précipitations, températures échelonnées entre 9 et 11°) et méditerranéen au sud (500 à 800 mm de précipitations, pour des températures comprises entre 11,5 et 13,5°).

La Ribera

La Ribera désigne la partie sud de la Navarre, qui annonce déjà les plateaux secs de Castille. La distinction qui est souvent faite entre Ribera tudelana (autour de Tudele) et Ribera estellesa (autour de Estella) est due davantage à des critères culturels que géographiques, les différences physiques entre ces deux contrées étant très minces. La Ribera se caractérise par un relief très accidenté et peu élevé (crêtes, fossés, plateaux,…). Le climat y est de type méditerranéen continental, marqué par des étés secs, des vents soutenus, de forts contrastes thermiques annuels, et un régime pluviométrique de faible intensité (moins de 500 mm de précipitations annuelles). La vallée de l’Èbre apporte les recours hydrauliques nécessaires au développement de l’agriculture, grâce notamment à l’irrigation.

Hydrographie et végétation

La zone nord de la Navarre est traversée par de très nombreux cours d’eau dont le débit puissant et régulier est assurée par des conditions climatiques idoines. Ces rivières se jettent dans l’océan Atlantique et la mer Cantabrique (Nive , Nivelle , Bidassoa, Urumea, Leizarán, Araxes…) ou la mer Méditerranée après avoir rejoint l’Èbre ou ses affluents (Arga, Arakil, Larraun, Ultzama…). Il n’est donc pas étonnant de voir dans cette région une alternance d’épaisses forêts de chênes, sapins, pins sylvestres, hêtres, châtaigniers, de grandes prairies et pâturages mais aussi de landes.

Dans la zone centrale les cours d’eau sont moins nombreux mais la plupart d’entre eux descendant des montagnes, ils présentent un débit régulier et puissant, les principaux d’entre eux sont l’Ega et l’Urederra. La végétation répond au climat plus sec : moins de forêts de hêtres, de chênes et de sapins, mais des massifs mixtes de chênes rouvres et chênes verts alternant avec la garrigue.

La Ribera, plus sèche, présente une végétation très méditerranéenne. Les forêts y sont absentes et la garrigue règne en maître.

Démographie de la Navarre

La population de la Navarre s’élève à 600231 habitants en 2006 contre un peu plus de 500000 en 1980. L’augmentation de la population a été rapide et soutenue (quoiqu’en-deçà de la moyenne nationale espagnole) mais n’a pas été égale sur tout le territoire de la communauté. Ainsi, les grands centres urbains – au premier rang desquels Pampelune – ont vu s’accroître leur population, tandis que les vallées pyrénéennes et la zone centrale continuent à perdre des habitants.

Aujourd’hui donc, la majeure partie de la population est installée dans l’agglomération pamplonaise et dans la Ribera. 42,3% de la population réside dans des villes de plus de 20.000 habitants (Pampelune, Tudele, Barañáin), et 39,2% dans des communes de 2.000 à 20.000 habitants. Le reste se répartissant dans les villages à la population inférieure à 2.000 habitants.

La Navarre ne doit pas sa vitalité démographique à son solde naturel mais à l’immigration, phénomène ayant tendance à s’accentuer dans toute l’Espagne. En 2006, les étrangers représentent ainsi 9,1 % de la population navarraise. Communauté riche et prospère, la Navarre attire les migrants, qui s’établissent en priorité dans la région de la Ribera.

Economie de la Navarre

La Navarre a été traditionnellement perçue comme une petite région agraire au faible développement économique, et ce, en dépit de la proximité des industries basques.

Depuis le Programme de Promotion Industrielle lancé par l’administration forale en 1964, la région a toutefois connu un développement spectaculaire, confirmé par les nouvelles compétences dévolues par l’Etat lors de la Transition espagnole (Constitution de 1978 et Statut d’Autonomie de 1982). Les pouvoirs publics navarrais, profitant de l’excellente position géographique de la Navarre (sur les axes Méditerrannée-Atlantique et France-Espagne) et de l’autonomie fiscale, ont su développer les infrastructures et encourager la création et l’implantation d’entreprises, dans les domaines de l’industrie et des services notamment. Le développement d’un excellent service public d’éducation et de recherche a nettement contribué à renforcer cette tendance.

La population navarraise était jusque dans les années soixante employée pour moitié dans le secteur agricole. Ce chiffre a pu être ramené autour de 6%, tandis que la part de l’emploi industriel dans la population active tourne désormais autour de 32%. Le taux de chômage s’y établit désormais à 5,7% de la population active, un des chiffres les plus bas de toute l’Union européenne. Aujourd’hui, le PIB par habitant atteint 23 156 euros (chiffres 2004), tandis que le taux de croissance s’établit à 3,4% annuels. Cette croissance est soutenue par un commerce extérieur dynamique.

Tendances par secteur

L’agriculture

L’activité agricole reste très bien implantée en Navarre. La Communauté forale dispose en effet d’une variété de climats et de paysages permettant une grande diversité dans la production. Le nord – montagnard et humide, marqué par des paysages de forêts et de prairies – est très fortement tourné vers le pastoralisme. L’élevage bovin, mais surtout ovin y est très développé, ainsi que la culture du maïs. Les productions de la zone centrale de la Navarre sont davantage orientées vers les cultures céréalières, fourragères et fruitières. La zone sud de la Ribera possède de nombreuses surfaces viticoles, mais aussi maraîchères.

Grâce à cette diversité, la communauté a su se tourner vers une agriculture de qualité dont elle commercialise des produits renommés et protégés par une appellation d’origine (Denominación de Origen) :

  • Vins de Navarre (Vino de Navarra)
  • Vins de Rioja (Vino de Rioja)
  • Poivrons de Piquillo (Piquillo de Lodosa)
  • Asperges de Navarre (Espárrago de Navarra)
  • Artichaut de Tudele (Alcachofa de Tudela)
  • Fromage de Roncal (Queso Roncal)
  • Fromage d’Idiazabal (Queso Idiazabal)
  • Veau de Navarre (Ternera de Navarra)
  • Patcharan navarrais (Pacharán Navarro)
  • Aliments artisanaux (Alimentos Artesanos)
L’industrie

L’industrie navarraise – caractérisée par de nombreuses petites et moyennes entreprises – est très nettement localisée dans deux zones : la Vallée de l’Èbre et la région de Pampelune. Formée de nombreuses entreprises autochtones, l’industrie locale compte également sur la présence de grands groupes industriels nationaux, européens et internationaux. Deux activités ressortent par leur importance : l’automobile et les biens d’équipement. L’industrie agroalimentaire joue également un rôle important dans cet ensemble. C’est en grande partie grâce au secteur industriel que la Navarre a pu faire croître son niveau de vie et l’industrie continue à exercer un poids non négligeable dans l’économie forale, par sa capacité à exporter et par sa haute valeur ajoutée due à un niveau technologique très élevé.

Le secteur tertiaire

Un des faits significatifs des vingt dernières années a été la montée en puissance du secteur des services dans l’économie navarraise. Le secteur représente à l’heure actuelle plus de la moitié des emplois et du PIB de la Communauté. Le tourisme (chemins de St-Jacques, tourisme vert, fêtes de San Fermín,…), les services aux entreprises, l’immobilier notamment contribuent à la vitalité du secteur.

Organisation politique et administrative de la Navarre

L’organisation juridico-administrative actuelle de la Navarre est directement issue de la Transition démocratique espagnole ayant suivi la mort de Franco. Durant les années 1975 à 1982 sont adoptés les deux textes qui régissent aujourd’hui le fonctionnement de la Communauté : la Constitution espagnole de 1978 et le statut d’autonomie de 1982.

Brève histoire de la Navarre espagnole

En 1512, Ferdinand d’Aragon, assurant la régence de Castille selon les voeux de sa femme Isabelle, décédée en 1504, avance d’obscurs liens familiaux pour s’emparer plus ou moins légalement du royaume de Navarre, au grand dam de la famille gasconne des Albret, titulaire légitime du trône. L’intervention de François Ier de France permet de maintenir la Basse-Navarre (juridiction de St-Jean-Pied-de-Port) dans le patrimoine des Albret et donc dans la mouvance française. Quoi qu’il en soit la Navarre se retrouve définitivement séparée en deux entités, malgré les tentatives de François Ier pour reprendre la Navarre péninsulaire.

La Haute-Navarre (ou Navarre péninsulaire, l’actuelle communauté forale) est intégrée à la Couronne de Castille, tout en conservant son statut de royaume, et, de ce fait, un très haut degré d’autonomie vis-à-vis du pouvoir central. Cette autonomie sera remise en cause une première fois avec l’arrivée sur le trône d’Espagne des Bourbon, lesquels, débarqués du très centralisateur royaume de France, tentent d’appliquer de manière minimale le modèle français en Espagne. Le 30 novembre 1833, le régime libéral en place procède au découpage de l’Espagne en 48 provinces, sur le modèle des départements français. La Navarre perd son statut de royaume et est constituée en province, avec pour capitale Pampelune. Une loi de 1839 vient cependant confirmer ses fors, qui seront abolis en 1876-77, marquant la fin du processus centralisateur. La Navarre, repaire de carlistes et phalangistes, se verra toutefois récompensée par le Général Franco pour son soutien lors de la Guerre Civile de 1936-1939. Le dictateur lui octroie un rétablissement – certes limité – de son régime foral.

Constitution de la Communauté Forale

Durant la Transition démocratique, la Navarre se constitue seule en communauté autonome, refusant de se joindre aux trois provinces basques voisines, qui souhaitent former avec elle une seule et même communauté. Néanmoins, une disposition transitoire de la Constitution espagnole prévoit que, dans le futur, ce rapprochement pourra se faire en cas d’entendement et d’accord mutuels. Fondé sur l’ancien droit foral hérité du Moyen-Âge, le statut d’autonomie de la Navarre (appelé Ley de reintagración y Amejoramiento del Régimen Foral de Navarra, du 10 août 1982) consacre celle-ci en Communauté Forale, ayant pour capitale Pampelune.

Découpage administratif de la Navarre

La Communauté Forale de Navarre se compose de 232 communes, réparties en 5 Merindades, 19 Comarques, 5 Circonscriptions judiciaires (partidos judiciales) et 3 zones linguistiques.

Institutions de la Navarre

Dotée de statuts particuliers, la Navarre ne bénéficie pas de toutes les compétences accordées aux nationalités reconnues comme historiques (nacionalidades históricas), c’est-à-dire les communautés dotées d’une identité collective, linguistique et culturelle différente du reste de l’Espagne et ayant revendiqué leur spécificité et leur droit à l’autonomie au sein du pays avant la II° République (il s’agit de la Catalogne, de la Galice, du Pays Basque, et, de l’Andalousie, qui ne se désigne cependant pas comme telle dans son statut d’autonomie).

La Navarre dispose cependant d’un niveau d’autonomie très élevé, grâce à son droit foral historique. En plus de jouir d’institutions propres comme toute communauté espagnole (Gobierno Foral, Parlamento Foral,…) et d’exercer les compétences prévues par la Constitution, la Navarre dispose de sa propre force de police (la Policía Foral, qui agit en collaboration avec la Guardia Civil et la Policía Nacional), de deux langues officielles (le castillan dans toute la communauté et le basque dans la moitié nord, selon des règles fixées par la Ley Foral del Vascuence de 1986, Loi Forale de la langue basque) et surtout, de pouvoirs exclusifs en matière fiscale, privilège qu’elle partage avec les trois provinces basques.

Alors que dans toutes les communautés autonomes espagnoles, c’est l’Etat central qui calcule le montant de l’impôt et le récolte pour son compte et celui des communautés autonomes (auxquelles l’Etat reverse la part correspondante), en Navarre, cette prérogative appartient au Gouvernement Foral. Celui-ci a tous pouvoirs sur l’administration fiscale, qui lui est d’ailleurs propre. Selon un fonctionnement précis déterminé en accord avec l’Etat, la communauté prélève et gère le fruit de l’impôt (à l’exception de la TVA et des droits de douane extra-communautaires, perçus par Madrid) puis reverse une quote-part au Gouvernement Central de Madrid. Ce système est appelé Convenio Económico.

Compétences linguistiques en Navarre

La Communauté Forale de Navarre possède 2 langues officielles. Le castillan, est la langue commune à toute l’Espagne et doit être connue par tous les citoyens. L’autre, le basque, n’est officielle que dans la Communauté autonome basque et en Navarre.

Une loi (la Ley Foral del Vascuence, de 1986) assure sa défense et détermine trois zones, pour autant de statuts différents de la langue basque et de son utilisation dans la vie publique. La Navarre est linguistiquement divisée en 3 zones où sur 272 communes, 61 communes sont dans la zone bascophone, où le castillan et le basque ont un statut de co-officialité, 50 communes dans la zone mixte où des services bilingues sont prévus à l’intention des bascophones et 161 communes dans la zone hispanophone où seul le castillan est langue officielle (source partielle).

Puente la Reina

PUENTE LA REINA

Puente la Reina (Gares, en basque) est un village situé au nord de l’Espagne, dans la région de Navarre, située sur le rio Arga, à 344 mètres d’altitude. Nom des habitants : los puentesinos.

Légende à Puente la Reina

La Vierge et le petit oiseau
Jusqu’au siècle dernier, se dressait au milieu du pont une Vierge Renaissance, la statue de Nuestra Señora del Puy (Notre-Dame du Puy), témoignage des liens du pèlerinage de Compostelle avec le grand sanctuaire marial du Puy-en-Velay. Or selon la légende, un petit oiseau remontait le fleuve en s’y mouillant les ailes pour laver ensuite le visage de la Vierge. Devant la foule des habitants, il répétait son manège jusqu’à ce que le visage fût parfaitement propre, puis disparaissait. Tous les habitants voyaient là un signe d’abondance et de prospérité. Hélas ! Victime de l’outrage des ans, la statue, fort abîmée, fut transportée en 1846, à l’église San Pedro, où elle est connue sous le nom de la Vierge du « Chori » ou « Txori » (« oiseau » en basque). Depuis cette année-là, jamais le petit oiseau ne reparut.

Culture et patrimoine de Puente la Reina

Le Pèlerinage de Compostelle

À l’entrée de Puente la Reina en venant d’Obanos, une statue moderne du pèlerin, érigée en 1965, porte une plaque rappelant qu’ici « el Camino aragonés » et « el Camino navarro » se fondent en un seul : le « Camino francés », le chemin français : « Y desde aquí, todos los caminos a Santiago se hacen uno solo. » (et à partir d’ici, tous les chemins à Santiago ne font plus qu’un.)

Cette inscription reprend le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud au Chapitre Premier, Les Chemins de Saint-Jacques. « La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle-qui passe par Saint-Martin se réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le Somport ; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques. »

Mais elle comporte deux erreurs :

  1. d’une part, elle oublie que d’autres chemins de Saint-Jacques, commencent à être mieux connus, comme celui du littoral Cantabrique, celui du littoral français qui le rejoint à Vitoria ou bien la Ruta mozarabe et la Via de la Plata, par Séville et Salamanque.
  2. d’autre part, concernant le Chemin français, elle est également inexacte car elle a été reportée à l’actuel carrefour des routes nationales, carrefour qui se situait en fait à 1500 mètres en amont.
    Les pèlerins venus par l’Aragon rejoignaient le Camino Navarro à la sortie d’Obanos, très exactement à l’ermitage San Salvador.

Pour les pèlerins qui ont pris le Camino navarro ils arrivent d’Obanos, pour ceux qui ont pris el Camino aragonés ils arrivent d’Eunate, la prochaine commune est Cirauqui, un nid de vipère et l’église San Roman.

Dans le Guide du Pèlerin, Aimery Picaud cite au Chapitre VI, Fleuves bons et mauvais que l’on rencontre sur le chemin de Saint-Jacques : « Voici les fleuves que l’on rencontre depuis le port de Cize et le Somport jusqu’à Saint-Jacques : […] du port de Cize jaillit un fleuve sain que beaucoup appellent la Runa, et qui traverse Pampelune. A Puente la Reina coulent à la fois l’Arga et la Runa ; […] dont les eaux sont saines.»

Comme au Moyen Âge, l’entrée dans Puente la Reina, se fait entre deux tours, vestiges d’une des portes qui s’ouvraient dans les murailles, dont il ne reste pratiquement rien. Puis on passe sous la voûte reliant l’ancien hôpital, qui accueillait les pèlerins, à la « Iglesia del Crucifijo » (l’église du Crucifix), fondée par les Templiers. Le chemin de Saint-Jacques se confond avec la rue principale, la rúa Mayor ou calle de los Romeus.

Monuments religieux à Puente la Reina

L’église del Crucifijo
L’église du Crucifix, d’allure carrée, coiffée d’un fort clocheton ajouré en plein cintre, garde la marque des Templiers qui la bâtirent et y tinrent un hôpital, auquel a aujourd’hui succédé un collège. Le portail ogival est décoré de coquilles et de plantes. L’intérieur de l’église est à l’image du dépouillement voulu par les « moines-soldats, » le silence est propice au recueillement face à la statue romane de Santa Maria de las Huestas. La simple nef romane d’origine du XIIe siècle, a été doublée au XIVe siècle, d’une autre nef à trois travées sous laquelle se trouve un Christ de bois du XIVe siècle, cloué sur la croix en position de Y, œuvre sans doute apportée par un pèlerin allemand.

L’église de Santiago
Elle se trouve à mi-rue de la rúa Mayor, mentionnée dès 1142, restaurée au XVIe siècle, garde de ses origines un portail roman qui fut exécuté à la fin du XIIe siècle, à cinq voussures. Elle offre l’exemple de l’un des rares emprunts effectués par les portails navarrais à l’art musulman. Il s’agit du dessin polylobé et ajouré de la voussure centrale. On retrouve cette particularité à San Pedro de la Rúa à Estella, ainsi qu’à San Román de Cirauqui.

PUENTE LA REINA

Sur les voussures historiées du portail de l’église de Santiago le décor disposé dans le sens de la courbure des arcs, s’ordonne de part et d’autre de sujets placés à la clef. Le nombre des sujets approche quatre-vingt-dix. À l’intérieur de l’église saint Jacques, le Retable baroque raconte la vie de saint Jacques. Face à l’entrée, on admirera la splendide statue, taillée dans le cèdre, de saint Jacques pèlerin, pieds nus, bourdon en main, coquilles sur le chapeau, le visage émacié et extatique. On l’appelait beltza, le noir en basque car la fumée des cierges l’avait noirci, et, récemment, il fut sauvé de justesse du bois de chauffage auquel il était promis… Derrière le maître-autel plusieurs scènes illustrent la vie de l’apôtre, patron de l’église.

L’église San Pedro Apostol
Avant d’atteindre le pont, une ruelle sur la gauche conduit à l’église Saint-Pierre Apôtre. Récemment restaurée, l’église avec sa croisée d’ogives simple, est du début du XVe siècle, avec de nombreuses adjonctions baroques. Les chapelles, le retable et les orgues sont de 1694. Elle succéda sans doute à une première église Saint-Pierre qui appartenait déjà en 1174 au monastère de Leyre. Dans la première chapelle du côté de l’autel, le retable de Notre Dame du Puy ou du Txori, de l’oiseau, conserve la statue de pierre qui, jusqu’en 1834, se trouvait sur le pont.

Monuments civils de Puente la Reina

  • La rúa Mayor, la grande rue, garde une atmosphère médiévale avec ses maisons à portes gothiques et à chapiteaux, ses fréquentes églises… Elle traverse toute la ville jusqu’au fameux pont des pèlerins.
  • Le pont des pèlerins : sur le rio Arga, un affluant de l’Ebre.
    Avec six arches, il a conservé son aspect d’origine, à l’exception de la porte fortifiée, construite postérieurement, où les pèlerins devaient acquitter un péage, et celle de la chapelle Notre Dame, aujourd’hui disparue.

Histoire de Puente la Reina

L’agglomération est née par la suite de la reconstruction du pont. L’ancien site a été abandonné pour une ville neuve au plan rigoureux. Elle est enfermée dans une enceinte, à l’intérieur des parcelles ont été définies de part et d’autre de la route avec une église. A l’extérieur et pendant au pont, l’hospice et le monastère avec sa chapelle ont été édifié à l’attention des pèlerins rejetés.

Jusqu’à l’an mil, au débouché de la Valdizarbe, il n’y avait ici qu’un gué sur le rio Arga, affluent de l’Èbre, redouté des pèlerins, tant à cause des crues que des passeurs. Puente la Reina, tout entière née du pèlerinage, tire son nom du pont à six arcs brisés et piliers ajourés que fit bâtir au XIe siècle une souveraine pour les pèlerins mais laquelle ?
Les historiens ne se sont pas toujours pas prononcés entre Doña Elvira, dite Doña Mayor, épouse de Sanche III el Mayor (le grand – 981-roi 1000-1035) et Doña Estefania, épouse de Garcia de Nàjera (1021-roi 1035-1054).

Ce pont est mentionné dans la Chronique du Pseudo Turpin, Charlemagne étant venu, selon le texte, « usque ad pontem Arge ».
En 1090, à la demande de l’abbé du monastère d’Irache, des Francos construisirent, sur la rivière, des moulins et, en 1121, Alphonse Ier le Batailleur d’Aragon (1073- roi 1104-1134) confiait, à un certain Monètario, la responsabilité de fonder, en cet endroit, une ville nouvelle en accordant aux jacquets qui s’y fixent des privilèges identiques à ceux d’Estella. Pour encourager ceux qui souhaitaient venir s’y installer, il leur céda des terrains entre l’Arga et le pré d’Obanos. Dès lors, un noyau de Francos s’y fixa pour l’accueil des pèlerins.

Le plan rectangulaire et régulier de Puente la Reina, organisé autour de l’axe central que constitue la Calle Mayor, rappelle celui de certaines bastides d’Aquitaine et du Languedoc, de fondation plus tardive. Puente la Reina prend alors cette disposition si caractéristique de ville rue du Camino. Des Templiers furent invités à s’établir dans la ville dès 1142 et reçurent, du roi Garcia V Ramírez de Navarre (1107- roi 1134-1150), le droit de vendre du pain et du vin. Ils firent construire, à l’entrée de Puente la Reina, l’église de Santa Maria de las Huertas, appelée aujourd’hui, l’église du Crucifix car elle abrite un magnifique Christ rhénan du XIVe siècle. Après la dissolution de l’Ordre du Temple par le roi de France, Philippe le Bel, en 1312, ce furent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui reprirent ses biens. En 1442, Jean de Caumont, le grand prieur des Hospitaliers, fonda, à proximité de l’église du Crucifix, un grand hôpital de pèlerins.

Puente la Reina est jumelée avec la ville de Saint Sever dans le département des Landes (40) qui se situe aussi sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle (source).

Tudèle (Tudela)

Tudèle (Tudela ou également Tutera en basque) est une ville d’Espagne, sur l’Ebre, à 91 km au sud de Pampelune. C’est la seconde ville la plus peuplée de Navarre après Pampelune.

A l’époque du Royaume de Navarre, il s’agissait avec Pampelune de l’une des deux villes principales.

Tudèle (Tudela) est la patrie de Benjamin de Tudèle (?-1173), explorateur.

Cette ville existait probablement sous les Romains. C’était une ville importante des Maures. Le roi Alphonse la prit aux Maures en 1115.

Fêtes de Tudèle (Tudela)