Année sainte Compostelle 2010

En Espagne et à Saint-Jacques de Compostelle tout particulièrement, l’année 2010 a une résonance particulière : c’est une année sainte, l’année du « Jacobeo » (ou « Xacobeo » en galicien), soit l’année sainte compostellane ou jubilaire. Cela signifie que le nombre de visiteurs sera beaucoup plus important que d’habitude.

On appelle année sainte l’année durant laquelle le 25 juillet (fête de l’apôtre Saint-Jacques) tombe un dimanche. Ceci se produit 4 fois tous les 28 ans. Les dernières années saintes furent célébrées en 1993, 1999 et 2004. Après celle de 2010 la prochaine aura lieu en 2021.

Le 25 juillet les pélerins ont la possibilité d’obtenir une indulgence jubilaire ( « rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d’un péché déjà pardonné ») si vous respectez les conditions (voir plus bas).

De nombreuses personnes choisissent de passer par le Chemin de Compostelle, pas seulement durant ces dates mais toute l’année. Ce parcours culturel et religieux est donc devenu une source importante de revenus.

Pour l’année 2010, de nombreuses villes conjugueront leurs efforts pour améliorer les auberges et les monuments.

Castille et Léon, Aragon, Navarre et La Rioja se préparent pour donner la meilleure image possible de leur tracé historique par la commodité en maintenant et améliorant les infrastuctures du chemin et des auberges et la création d’un programme culturel qui répondra aux attentes des pélerins.

Déroulement de l’année sainte Compostelle 2010

La tradition attribue au pape Calixte II (1119-1124), d’accorder en 1122 à Compostelle le premier « jubilé plein de l’année sainte » qui permettait aux pèlerins de béneficier de l’indulgence plénière (rémission totale des péchés). Par la bulle pontificale Regis Æterni promulguée en 1179, le pape Alexandre III confirmera ce privilège qui fait de Saint-Jacques de Compostelle une ville sainte à l’égale de Rome et Jérusalem.

Toutefois ce n’est qu’à partir du début du XVe siècle que l’indulgence plénière semble y avoir été associée, la première année sainte compostellane historiquement attestée datant de 1428. Durant ces années saintes les catholiques peuvent obtenir la bulle jubilaire ou le jubilé. Pour cela il faut réunir les conditions suivantes :

  • Visiter la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice (Espagne) où, selon une tradition, se trouve la tombe de l’apôtre saint Jacques dit, « le Majeur ».
  • Faire une prière (au moins, le Credo, le Notre Père et prier aussi pour les intentions du Pape. Il est recommandé d’assister à la messe.
  • Recevoir les sacrements de la pénitence (quinze jours avant ou après) et recevoir la communion.

Le jubilé dure un an à compter de l’ouverture de la Porte Sainte de la cathédrale, le 31 décembre précédant l’année sainte, qui marque symboliquement le début des grandes cérémonies qui auront lieu ensuite. Cette porte n’est ouverte qu’à l’occasion de l’Année Jubilaire Compostellane.



Le botafumeiro

SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE

À l’occasion de célébrations liturgiques spéciales et pendant l’année sainte au cours de la messe du pèlerin qui se déroule tous les jours à midi, les visiteurs auront la chance de contempler la singulière cérémonie du botafumeiro, un spectaculaire encensoir en laiton argenté et pesant quatre-vingts kilos.

A l’origine, cet encensoir servait à parfumer la cathédrale. Il pend à une corde du haut du transept. Pendant qu’on le balance comme s’il s’agissait d’un pendule, huit hommes (tiraboleiros) donnent de la corde au point le plus élevé du mouvement et tirent sur elle au point le plus bas.

On accroît ainsi l’oscillation de l’encensoir pour l’élever à 21 mètres de haut dans la voûte, en formant un arc de 65 mètres tout au long du transept, depuis la porte de la Azabachería jusqu’à celle de Platerías. Il passe au ras du sol à une vitesse de 68 km/h en laissant derrière lui un fin sillage de fumée et d’encens. (Source partielle)

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