Burgos

BURGOSBurgos est une ville du nord de l’Espagne, chef-lieu de la comarque de Burgos dans la Communauté autonome de Castille et Léon, capitale de la province de Burgos.

Burgos, berceau de la vieille Castille, découvre avec orgueil aux visiteurs les flèches aiguës et dentelées de sa célèbre cathédrale. Elle se divise en deux parties, de part et d’autre de l’Arlanzón, reliées par de nombreux ponts : la vieille ville, sur la rive occidentale, et un quartier moderne, sur la rive orientale.
Sa position isolée sur un plateau à près de 900 m d’altitude l’expose souvent aux rigueurs des vents froids (neuf mois d’hiver, trois mois d’enfer).

Burgos arbore, sur son blason, les titres de Caput Castellae (Tête de Castille), et Camera regia, Prima voce et fide (Première à parler, et en fidélité). Son drapeau a deux franges horizontales de la même largeur, la supérieure est rouge et celle qui se trouve en dessous est bordeaux, avec le blason de la ville au centre. Il existe égaement un Hymne à Burgos (Himno a Burgos).

Gastronomie de Burgos

Les spécialités de Burgos sont l’agneau de lait rôti, le pot-pourri, les soupes à l’ail, les lentilles à la mode de Burgos, le hachis de porc et la truite a la mode de Castille, sans oublier ses boudins.

Climat de Burgos

CLIMAT BURGOS

Burgos a un climat océanique tempéré, avec une tendance continentale. La saison la plus pluvieuse est le printemps, l’été est plus doux et plus humide que dans l’Espagne méditerranéenne. Les hivers sont froids, avec des températures minimales qui descendent parfois jusqu’à -10°C.

Monuments et centres d’intêret de Burgos
Monuments religieux

  • La cathédrale Santa María
    Elle est connue pour sa cathédrale gothique (XIIIe-XVIe siècle), où repose la dépouille du soldat surnommé « le Cid ». Commencée en 1221, sa construction prendra plus de trois siècle.

Troisième cathédrale d’Espagne par ses dimensions (84m de long et 60m de large), elle a été classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

  • La Chartreuse de Miraflores
    La Cartuja de Miraflores se trouve à 4 km à l’est de Burgos.
  • Le Monastère royal de las Huelgas
    A 1,5 Km à l’ouest de Burgos, par l’avenida del Monasterio de las Huelgas.
  • L’église San Nicolas
    Son retable de taille imposante fut exécuté en 1505 par Simon de Cologne. Sa décoration extrêmement profuse ne compte pas moins de 465 figures. Dans la partie haute, la Vierge couronnée apparaît encerclée d’une théorie d’anges. Autour de la statue centrale de Saint Nicolas, le sculpteur a retracé la vie du Saint, son voyage en caravelle à Alexandrie. En bas les apôtres de la Cène assis de dos.

Monuments civils

  • La Porte Sainte-Marie
    El Arco de Santa Maria. Parure très populaire de la cité, c’est une porte des murailles du XIVe siècle, dont la façade fut modifiée au XVIe siècle, comme arc de triomphe pour l’empereur Charles Quint. Elle présente les grands personnages de Burgos : en bas, Diego Rodríguez Porcelos est encadré par les deux juges mi-légendaires qui auraient dirigé les affaires de Castille au Xe siècle ; en haut, le comte Fernán González et le Cid (à droite) tiennent compagnie à Charles Quint.
  • La Maison du Cordon
    La Casa del Cordón. Récemment restaurée, elle est occupée par la Caja de Ahorros. Édifiée au XVe siècle, pour les Connétables de Castille, cette demeure arbore toujours, sur sa façade, le grand cordon franciscain qui lui a donné son nom. Les Rois Catholiques y reçurent Christophe Colomb au retour de son second voyage ; Philippe le Beau y mourut subitement d’un refroidissement pris après une partie de pelote, ce qui rendit son épouse Jeanne folle de désespoir ; François 1er libéré de la captivité que lui valut sa défaite de Pavie en 1525, logea en ces lieux avant de retourner en France.
  • Le Musée de Burgos
    Il comprend deux sections, installées chacune dans une demeure différente.
    La section de préhistoire et d’archéologie. Aménagée dans la Casa de Miranda, belle demeure Renaissance à l’agréable patio, elle abrite le produit de fouilles effectuées dans la province de Burgos, couvrant la période de la préhistoire à l’époque wisigothique.
    Remarquer les salles consacrées aux sites de l’Âge du fer, à la ville romaine de Clunia, ainsi que la collection de stèles funéraires romaines.
    La section des Beaux-Arts. La production artistique de la région de Burgos du IXe au XXe siècle, est présentée dans la Casa de Angulo. On remarquera deux pièces très précieuses provenant du monastère de Santo Domingo de Silos : un coffret hispano-arabe, sculpté dans l’ivoire à Cuenca au XIe siècle et orné de plaques émaillées, un devant d’autel en cuivre repoussé et émaillé du XIIe siècle.
    La sculpture funéraire des XIVe et XVe siècle, compte le tombeau de Juan de Padilla où Gil de Siloé a mis tout son talent dans la représentation de la physionomie et de l’habit somptueux du défunt. Dans la collection de peinture du XVe siècle, le « Christ aux larmes » est attribué à Jan Mostaert, peintre flamand.
  • La Plaza Mayor
    Cette charmante grand-place circulaire, typiquement ourlée d’une galerie couverte, sert de cadre aux réjouissances populaires.

Vidéo de photos de Burgos

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Sport à Burgos

Les équipes les plus représentatives de la ville de Burgos sont :

Chez les hommes :

  • Football : Burgos Club de Fútbol (2ªB)
  • Basket-ball : CB Atapuerca (LEB-1)
  • Tennis de table : C. Burgos T.M. (Superdivisión Nacional)
  • Basket-ball en fauteuil roulant : Montur El Cid ((Division d’Honneur)
  • Volley-ball : C.V. Burgos (1ª Nacional)

Chez les dames :

  • Volley-ball : C.V. Diego Porcelos (Superliga)
  • Basket-ball : C.B. Ciudad de Burgos (Division d’Honneur)
  • Football : N.S. de Belén (1ª Nacional)

Histoire de Burgos

Il existe des traces de présence humaine sur la colline du château qui domine Burgos à la période du Néolithique (4.500 ans avant J.-C.) et dans le premier Âge du Fer (850 ans avant J.C.). Toutefois, la ville de Burgos est fondée comme telle par le comte castillan Diego Rodríguez « Porcelos » en 884.
Alphonse III, roi de Léon en essayant de freiner l’avance des musulmans, a ordonné au comte Diego Rodríguez de créer une ville sur les bords de l’Arlanzón. L’origine de la ville est, par conséquent, militaire.

Burgos, est peuplée par ordonnance royale et soumise directement à l’autorité des Rois du León.
Vers 930, Burgos fut capitale du comté de Castille quand celui-ci a atteint son indépendance du royaume de León sous l’activité de Fernán González.

Burgos fut choisie comme capitale du royaume unifié de Castille et Léon en 1037, titre qu’elle céda à Valladolid en 1492 au moment de la chute de Grenade.
Burgos fut proclamée siège épiscopal en 1074, puis élevée au rang d’archevêché en 1574.

A l’oubli politique correspondit le dynamisme commercial et artistique. Burgos centralisait la laine des grands éleveurs de la mesta.

Des architectes et des sculpteurs venus surtout du Nord mettent alors la cité à la mode gothique. Burgos devient la capitale de cet art en Espagne avec des réalisations remarquables comme la cathédrale, le monastère royal de las Huelgas et la chartreuse de Miraflores. À la fin du XVIe siècle, c’est le déclin de la mesta et de la prospérité burgalaise.

Burgos et les pèlerins

  • Le Pèlerinage de Compostelle
    Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
    On vient du Atapuerca, la prochaine commune est Rabe de las Calzadas.
    C’est la cinquième halte du Guide du Pèlerin.
    Du temps d’Aimery Picaud, on entrait dans Burgos par la porte Gamonal au nord-ouest de la ville. Il s’attarde peu, la ville étant une simple étape sur le Camino francés.
    Lors de leur traversée de Burgos, à partir de 1221, les pèlerins passaient à côté de la cathédrale et ses travaux. Au XVe siècle, ils pouvaient apercevoir de loin les deux flèches de la cathédrale. Burgos ne comptait pas moins de trente deux hôpitaux de pèlerins, dont l’hôpital San juan Evangelista et l’Hospital del Rey.
  • L’hôpital de San Juan Evangelista
    Mentionné dès 1085, était situé sur la rive gauche de la Vena, en face de l’église appelée aujourd’hui San Lesmes. Il fut confié en 1091 par Alphonse VI (1072-1109) aux bénédictins de la Chaise Dieu. Son premier prieur fut San Lesmes, en français saint Adelesme, de Loudun.
    Du monastère, il ne restent aujourd’hui que le cloître et la salle capitulaire tous deux de style Renaissance. Ses belles ruines ont été rénovées pour abriter un musée Marceliano Santamaria, réunissant cent cinquante toiles de ce peintre de Burgos (1866-1952) dont la peinture impressionniste est proche d’un Zuloaga ou d’un Sorolla.
  • L’Hospital del Rey
    Cet hôpital fut créé, en 1195, par Alphonse VIII (1158-1214), il dépendait de l’abbaye de Las Huelgas Reales, située à quelques centaines de mètres et fondée, en 1187, par le même souverain. Les pèlerins atteignaient l’Hospital del Rey après être sortis de la ville par la porte Saint-Martin et avoir franchi l’Arlanzón par le pont de Malatos.
    Cet hôpital pouvait accueillir, à n’importe quel moment, tout pèlerin qui se présentait à sa porte. Au XVIe siècle, l’hôpital avait encore une grande importance car il était possible de s’y confesser dans toutes les langues. Les pèlerins pauvres y étaient soignés et même habillés.
    La porte du Romero et le portail de l’église ont été reconstruits sous Charles Quint, le plateresque y domine. Les vantaux de bois de cette dernière ont été sculptés par Juan de Valmaseda, y sont représentées trois générations d’une même famille en route pour Compostelle, parmi les personnages, se distingue une femme donnant le sein à son enfant, parmi les personnages, se distingue une femme donnant le sein à son enfant.
  • L’église de San Lesmes
    Elle fut détruite par les guerres. Reconstruite à partir du XVe siècle, elle est gothique et Renaissance. On y voit des tableaux flamands, une chaire et la sépulture de Saint Adelesme, dont les restes complets ont été retrouvés en 1968. Le tombeau a alors été replacé dans le choeur en présence de pèlerins de Loudun.
  • La chapelle San Amaro ou Lesmes
    Elle de trouve dans le cimetière des pèlerins, tout ce qui reste de cet établissement date du XVIe siècle mais il reste dans la cour les grands piliers romans du premier hôpital.
    Ce grand bâtiment historique a été rénové en 1991 pour abriter la faculté de droit.

(Source, licence GFDL)