Castellón de la Plana

CASTELLON DE LA PLANACastellón de la Plana est une ville d’Espagne, de 167 455 habitants, capitale de la province de Castellón, dans le Pays valencien.

Castelló de la Plana est le nom officiel en valencien. En castillan, son nom est Castellón de la Plana.

Les limites sont au nord la province de Tarragone, à l’est la Mer Méditerranée, à l’ouest la province de Teruel et au sud la province de Valence.

Géographie de Castellon de la Plana

Capitale de l’une des provinces les plus montagneuses d’Espagne, qui est baignée cependant par la mer le long de 112 kms de côtes (Costa del Azahar), Castellón de la Plana est une cité tournée vers le futur ; de larges avenues croisent des rues et des places paisibles qui formaient autrefois la commune. Ses plages bien entretenues gardent le port par où transite une part importante des exportations.

Localités limitrophes
Son territoire est voisin de Alcora, Almazora, Benicassim, Borriol, Onda et Vilafamés.

Climat de Castellon de la Plana
Castellón jouit d’un climat méditerranéen ; les précipitations maximales se concentrent au début de l’automne. Les hivers sont doux et les étés chauds ; durant toute l’année, l’écart des températures est faible.

Enseignement à Castellon de la Plana

L’université Jaume I est située à Castellón de la Plana. Elle a été créée en 1991.

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Monuments de Castellon de la Plana

Monuments religieux de Castellon de la Plana

  • Iglesia Concatedral de Santa María la Mayor. De l’ancienne église gothique du XIVe siècle, détruite en 1936, ne subsistent que ses trois portails d’entrée et quelques éléments constructivos et ornementaux. Elle était l’œuvre, pour l’essentiel, du maître d’œuvre de Segorbe, Miguel García. Le portail le plus ancien est celui donnant dans la rue Arcipreste Balaguer, qui d’après la documentation, daterait de 1382 et serait l’œuvre de Guillem Coll. La porte du nord, ou de la place de la Hierba, de 1420, présente une décoration végétale dans les chapiteaux. Le grand portail de la façade principale est d’un gothique plus avancé que les précédents, n’ayant conservé du portail d’origine que les chapiteaux sculptés.
  • El Fadrí. Propriété municipale et séparé de la cathédrale voisine, c’est un édifice étendu, de plan octogonal, à cinq corps, (le dernier cachant la salle des cloches) et une terrasse couronnée par une niche. Suivant les plans du portugais Damián Mendes, il fut construit entre 1591 et 1604 par Francisco Gallana de la Lancha et Guillem del Rei, bien que son élégant portail d’entrée parait être l’œuvre du français Johan Fraix. Sur le linteau de la porte, une pierre avec des caractères latins, nous renseigne sur la construction et sur son propriétaire. En haut, sur la terrasse, sont disposées huit cloches et trois autres pour marquer les heures. Le clocher est actuellement le symbole de la Cité.
  • Basilique de la Vierge de Lledó. La tradition locale remonte à l’origine de la dévotion et du culte à la Patronne de la Cité de Castellón en 1366. Le Sanctuaire, aujourd’hui ayant rang de Basilique, fut construit entre 1724 et 1766 sur deux autres plus anciens d’origine médiévale.

Monuments civils de Castellon de la Plana

  • Plaza mayor
  • Ayuntamiento de Castellón de la Plana (Mairie)
  • Mercado central
  • Edificio de Correos
  • Planetario (Planétarium)
  • Parque Ribalta
  • Museo de Bellas Artes(Musée des Beaux-Arts)
  • Museo Arte Contemporáneo (Musée d’Art comtemporain)
  • Auditorio y Palacio de Congresos (Auditorium et Palais des Congrés)
  • Teatro Principal (Théâtre)
  • Lonja del Cáñamo
  • Casino Antiguo
  • Plaza del Mar
  • Parque Municipal del Meridiano, dans lequel se croisent le méridien 0º de Greenwich et le parallèle 40º de latitude nord, point marqué par un monolithe

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Fêtes à Castellon de la Plana

Les fêtes les plus importantes sont celles de la Madeleine. Elles se célèbrent le troisième samedi de carême et durent neuf jours. Le point culminant est la Romería de les canyes, pendant lequel on se rappelle du transfert de la cité depuis la colline de la Magdalena jusqu’à la plaine.

Dans le district du Grao, les fêtes les plus importantes sont celles de Saint Pierre, su patron : Fiestas del Grao de Castellón.

Plan Castellon de la Plana


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Histoire de Castellon de la Plana

Le château arabe de Fadrell, dressé sur une colline dans les contreforts de la montagne du Desert, fut – ainsi que les hameaux de la Plana – le premier refuge de ceux qui ont été les fondateurs de la cité. Tous ces lieux ont été conquis par Jacques Ier le Conquérant en 1233 et ont été donnés à Ximén Pérez d’Arenós. Sous sa direction, les villageois vinrent s’installer au hameau de Benirabe, centre définitif de la cité. L’acte de naissance de Castellón est datée du 8 décembre 1251 à Lérida, où Jacques Ier concéda l’accord royal pour le transfert des habitants de la montagne vers la plaine. Avec ce transfert que la tradition situe le troisième dimanche de Carême 1252, naquit Castellón de la Plana. La première dénomination fut celle de Castellón de Burriana (Castelló de Borriana) car cette dernière était la localité côtière la plus prospère en ce temps.

Au Moyen Âge, la cité était protégée par des fossés, des murailles et des tours. A cette époque a été construite l’église, qui deviendra la cathédrale au milieu du XVe siècle. C’est en 1366 que fut trouvée par le paysan Perot de Granyana la statue de la Vierge de Lledó, qui devint patronne de la Ville.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la cité prit part à la révolte des Germanías et appuya l’archiduc Charles d’Autriche pendant la guerre de succession d’Espagne ; elle a été soumise comme le reste du royaume par les troupes de Philippe V.

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Au siècle suivant, les murailles sont abattues et la cité entame une lente expansion freinée par les guerres d’Indépendance et carlistes. En 1833, ont été fixées les limites provinciales définitives ; Castellón de la Plana devint la capitale de l’actuelle division administrative, incluant pendant quelques années quelques communes limitrophes de la province de Teruel.

Pendant la seconde moitié du XIXe, la cité commence son développement. Apparaîssent les premiers édifices modernes : l’Hôpital Provincial, le Casino, le Teatro Principal, le Parc Ribalta… On agrandit le port et on ouvre les avenues qui communiquent avec la mer. La liaison ferroviaire Castellon-Valence et l’intérêt local à voie étroite entre les communes voisines, appelé la Panderola, sont les nouveaux moyens de communications qui donnèrent un coup de fouet à la vigoureuse industrie céramique et aux fabriques de carreaux (azulejos).

La Panderola
Chemin de fer à voie étoite qui fut fondé en 1888 et qui reliait le Grao et Onda, en passant par Castellón, Almazora, Burriana et Villarreal. Son nom vient de la couleur de sa machine à vapeur et de la lenteur et des irrégularités de sa marche. Il est très présent dans la mémoire collective, avec des chansons traditionnelles qui le célèbrent. Il arrêta de circuler en 1963.

Source, licence GFDL.

Cantabrie

Cantabrie : plage de BerriaLa Cantabrie est une communauté autonome d’Espagne composée d’une seule province, appelée aussi Cantabrie. De 5 321 km², elle est entourée par le Pays Basque (province de Biscaye), les Asturies et Castille-León (provinces de Burgos, León, et Palencia). La Cantabrie est bordée par la mer Cantabrique (Golfe de Gascogne). Santander est la capitale de cette communauté. Le parc national des Pics d’Europe se situe à cheval sur la Cantabrie, les Asturies et Castille-León, dans le massif montagneux du même nom.

Étymologie de la Cantabrie

Avant la période romaine, la Cantabrie était habitée par un peuple appelé les Cantabres. Ce nom n’a aucun raport avec Cantabrigia, la version latine de Cambridge. Beaucoup d’auteurs ont émis des hypothèses sur le nom des Cantabres, dont Isidore de Séville, Julio Caro Baroja, Aureliano Fernández Guerra, Joaquín Gonzalez Echegaray, ainsi que Adolf Schulten. Il n’existe pas de consensus, cependant beaucoup d’experts suggèrent que ce mot dérive de la racine celtique cant-, signifiant «roche» ou «pierre» et du suffixe -abr, utilisé dans beaucoup de régions Celtes. On peut donc en déduire que le mot cántabro signifie «habiter dans les montagnes», en référence au terrain rocailleux de la Cantabrie.

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CANTABRIE

Moyens de transport

  • Autoroutes – routes nationales : Autovía del Cantábrico (A-8), Autovía de la Meseta (en construction), N-623
  • Port : Puerto de Raos (Santander)
  • Aéroport : Aeropuerto de Parayas (Santander)

Climat : La Cantabrie (versant nord) est réputée pour son climat doux et pluvieux.

Économie de la Cantabrie

PNB (2002) : 8 911,5 millions d’euros.
(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Année Sainte en Cantabrie en 2006

Quand le 16 avril, fête de Saint Toribio de Liebano tombe un dimanche, on inaugure l’Année Sainte de Cantabrie et l’on ouvre la porte du Pardon du Monastère de Saint Toribio de Liébana, lieu où se conserve le morceau le plus grand de la croix du Christ et où le Béat de Liébana a écrit et illustré ses célèbres « Commentaires à l’Apocalypse ». Cet événement eut lieu en 2006 et cette époque accueillit des milliers de fidèles qui vinrent vénérer la relique du « Lignum Crucis » et obtenir le Jubilé.

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(Source : Office de tourisme)

Calpe

CALPECalpe (Calp en valencien/catalan) est une ville touristique d’Espagne, située dans la province d’Alicante (Communauté autonome de Valence), sur la Costa Blanca.

Calpe compte 25 190 habitants dont 58% sont de nationalité étrangère.

On peut y apercevoir le Peñón de Ifach, rocher haut de 332 mètres. Ce rocher est un site d’escalade réputé au niveau mondial. Mais c’est aussi une réserve naturelle pour de nombreux oiseaux.

Ville très accueillante et cosmopolite, elle est le siège de nombreuses fêtes typiquement espagnoles : courses de vachettes (« bous »), fête des Maures et des Chrétiens (« Moros i cristianos », en octobre), fêtes multiples en l’honneur de la Vierge…

Source : Wikipedia, licence GFDL

Caceres

CARTE CACERES (ESPAGNE)

Caceres est une ville de l’ouest de l’Espagne, dans la communauté autonome d’Estrémadure. La population de Caceres était de 88245 habitants au recensement de 2004. Caceres est la capitale de la province de Caceres, dont elle héberge 21,45% de la population.

Superfice : 1768 km² (la plus grande de l’Espagne).
Sur le plateau entre le Tage et le Guadiana.

Caceres est l’une des cités d’Espagne où l’on retrouve le mieux le cachet des temps anciens.

Située à l’intérieur d’une enceinte almohade du XIIe siècle, hérissée de tours, la vieille ville de Caceres regroupe de nombreux monuments (surtout des demeures d’hidalgos) offrant un mélange de styles islamique, roman, gothique et Renaissance.

L’ensemble monumental de Caceres

La vieille ville de Caceres a été déclarée Troisième Ensemble Monumental d’Europe en 1968 et au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1986.

Ce quartier groupe, à l’intérieur de ses murailles arabes défendues par des tours, un ensemble de maisons seigneuriales gothiques et Renaissance, unique en Espagne par son homogénéité. Les maisons nobles élevées aux XVe et XVIe siècles, présentent des façades lisses et ocre, sans décoration surabondante, à l’image de leurs propriétaires, ces chevaliers rudes et fiers, les Ulloa, Ovando ou Saavedra, qui gagnaient à lutter contre l’infidèle (Maure ou indien d’Amérique) plus de prestige que de richesse. Seuls un orgueilleux blason, une fine nervure encadrant une fenêtre, une corniche sculptée viennent égayer ces demeures dont les tours fortifiées, qui affirmaient la puissance de leurs habitants, ont été tronquées en 1477 sur l’ordre d’Isabelle la Catholique.

CACERES

  • La Plaza Santa Maria ou Plaza Mayor – Centre de la cité ancienne, cette place allongée et biscornue multiplie les perspectives attachantes sur des façades ocre qui ne manquent pas de noblesse. Celle du palais de Mayoralgo a retrouvé, après restauration, ses élégantes fenêtres géminées. Le portail à bossages du palais épiscopal date du XVIe siècle. Les médaillons de part et d’autre de ce dernier représentent l’ancien Monde (à gauche) et le nouveau (à droite).
  • L’église Santa Maria – Cet édifice de noble architecture, terminé au XVIe siècle, fait office de cathédrale. Les trois nefs gothiques, presque d’égale hauteur, ont des voûtes à liernes et tiercerons qui se prolongent dans les fines colonnes engagées des piliers. Le retable sculpté du maître-autel (XVIe siècle), peu mis en valeur et très sombre, se révèle à l’examen être de bonne facture.
    À gauche de l’église Santa Maria, au début de la rue des Tiendas, s’élève le Palais Carvajal flanqué d’une tour du XVe siècle. Sa visite permet d’admirer l’intérieur d’une maison noble avec ses salons, son patio et sa chapelle.
  • Le Palais des Golfines d’en Bas (Palacio de los Golfines de Abajo) – Cette riche résidence qui eut, par deux fois, l’honneur d’accueillir les Rois Catholiques possède une façade en pierre de taille d’un gothique teinté de plateresque, très caractéristique de l’architecture civile de la fin du XVe siècle. La fenêtre géminée dérive de l' »ajimez » musulman tout comme la nervure, qui encadre délicatement les deux fenêtres et la porte, rappelle l’« alfiz ». Venue égayer la façade au XVIe siècle, une frise plateresque sculptée de griffons ailés couronne une partie du mur central. Des médaillons et le blason des Golfines (fleur de lys et tour) complètent la décoration.
  • La Plaza San Jorge – Elle est dominée par l’austère façade du XVIIIe siècle de l’église Saint-François-Xavier (San Francisco Javier) élevée par les jésuites.
  • L’église San Mateo – La haute nef gothique commencée au XIVe siècle s’est vu adjoindre au XVIe siècle un « coro alto » reposant sur une arcade en anse de panier. L’ensemble est très dépouillé. Hormis le retable baroque, l’unique ornement vient des chapelles latérales : tombeaux décorés de motifs héraldiques.
  • L’église de Santiago est considérée comme le berceau de l’ordre militaire des frères de Caceres, à l’origine de l’ordre militaire de St-Jacques de l’Epée. Elle a été construite début du XIIIe siècle, dans un style romano-gothique, et restaurée au XVe siècle. Une nef unique couverte d’une voûte en berceau jusqu’à la croisé du transept et un beau chœur au chevet, une chapelle plus grande couverte d’une voûte brisée. Les voûtes en berceaux ont été dessinées et réalisées par Rodrigo Gil de Hontañón. À signaler le Retable du maître Alonso de Berruguete, (1557) représentant plusieurs scènes de la vie du Christ entourant un saint Jacques matamore vigoureusement campé. Et une grille Renaissance. A l’extérieur se détachent deux portes en arc simple, avec des archivoltes simples encadrées par un alfiz et, sur celle qui est postérieure, un triple arc ogival.
  • Entre d’autres monuments on peut signaler : l’église de San Juan, les palais de Moctezuma, des Golfines d’en Haut, la Maison du Soleil, de Carvajal, les arcs de l’Étoile et du Christ, les tours de Sande, de Bujaco, des Cigognes, le Quartier Juif ou la Citerne Arabe, située dans le palais des Ailettes.
  • Les remparts, partiellement restaurés, possèdent des fondations romaines, des parties mauresques et des sections plus modernes qui datent du XVe siècle. Deux tours surplombent les deux portes principales de la vieille ville de Caceres, l’une étant posée sur une fondation romaine et l’autre étant un ouvrage mauresque datant du XIIe siècle.

Vidéo de Caceres

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=mo9bhJmD1P4]

Économie de Caceres

C’est le principal centre commercial, administratif et axe économique de la province. Son économie des produits dérivés du caoutchouc se base principalement sur le secteur tertiaire (services), dans le tourisme et la construction, avec une petite contribution du secteur industriel centré des industries alimentaires, textiles, céramiques, etc.

Histoire de Caceres

La première présence humaine à Cáceres remonte à la Préhistoire. Dans la zone du Calerizo il existe plusieurs grottes (Maltravieso, el Conejar) où on a trouvé des vestiges picturaux de mains humaines, avec la particularité qu’elles ont l’auriculaire amputé. Actuellement on a trouvé la prolongation des grottes de Maltravieso.

Toutefois, au Ier siècle av. J.-C. la présence des Romains a été confirmée par les campements (Castra Cecilia y Castra Servilia) de manière permanente sur la colline où se trouvait la colonie Norba Caesarina proche de l’importante voie de communication qui sera connue sous le nom de la Vía de la Plata.

Autour du Ve siècle les Wisigoths rasent la ville.
Au VIIIe-IXe siècles les musulmans, profitant du lieu stratégique, établissent un campement militaire pour faire face aux royaumes chrétiens du nord. Le nom arabe de Caceres est encore incertain, on pense à plusieurs possibilités, entre celle de « Hizn Qazrix » ou « al Qazrix », d’où provient probablement la dénomination actuelle de la ville.

Au XIIe siècle, devant l’avance chrétienne, Caceres est fortifiée avec des murs en adobe (encore conservé de nos jours). Malgré ses défenses, le roi Alphonse IX de León prend la citadelle après plusieurs années de siège, le 23 avril 1229, jour de San Jorge (saint Georges), qui depuis lors est célébré dans la ville de Caceres comme son saint patron.

À partir de ce moment Caceres commence à se transformer, en construisant des églises dans les mosquées et des palais chrétiens sur les palais musulmans primitifs, grâce aux fortunes faites par les conquistadors en Amérique. Ce sont elles qui ont plus contribué au caractère puissant et grandiose de Caceres. Malgré quelques retouches jusqu’au XVIIIe siècle, c’est celle qui s’est conservée jusqu’à nos jours.

(Source, licence GFDL)

Burgos

BURGOSBurgos est une ville du nord de l’Espagne, chef-lieu de la comarque de Burgos dans la Communauté autonome de Castille et Léon, capitale de la province de Burgos.

Burgos, berceau de la vieille Castille, découvre avec orgueil aux visiteurs les flèches aiguës et dentelées de sa célèbre cathédrale. Elle se divise en deux parties, de part et d’autre de l’Arlanzón, reliées par de nombreux ponts : la vieille ville, sur la rive occidentale, et un quartier moderne, sur la rive orientale.
Sa position isolée sur un plateau à près de 900 m d’altitude l’expose souvent aux rigueurs des vents froids (neuf mois d’hiver, trois mois d’enfer).

Burgos arbore, sur son blason, les titres de Caput Castellae (Tête de Castille), et Camera regia, Prima voce et fide (Première à parler, et en fidélité). Son drapeau a deux franges horizontales de la même largeur, la supérieure est rouge et celle qui se trouve en dessous est bordeaux, avec le blason de la ville au centre. Il existe égaement un Hymne à Burgos (Himno a Burgos).

Gastronomie de Burgos

Les spécialités de Burgos sont l’agneau de lait rôti, le pot-pourri, les soupes à l’ail, les lentilles à la mode de Burgos, le hachis de porc et la truite a la mode de Castille, sans oublier ses boudins.

Climat de Burgos

CLIMAT BURGOS

Burgos a un climat océanique tempéré, avec une tendance continentale. La saison la plus pluvieuse est le printemps, l’été est plus doux et plus humide que dans l’Espagne méditerranéenne. Les hivers sont froids, avec des températures minimales qui descendent parfois jusqu’à -10°C.

Monuments et centres d’intêret de Burgos
Monuments religieux

  • La cathédrale Santa María
    Elle est connue pour sa cathédrale gothique (XIIIe-XVIe siècle), où repose la dépouille du soldat surnommé « le Cid ». Commencée en 1221, sa construction prendra plus de trois siècle.

Troisième cathédrale d’Espagne par ses dimensions (84m de long et 60m de large), elle a été classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

  • La Chartreuse de Miraflores
    La Cartuja de Miraflores se trouve à 4 km à l’est de Burgos.
  • Le Monastère royal de las Huelgas
    A 1,5 Km à l’ouest de Burgos, par l’avenida del Monasterio de las Huelgas.
  • L’église San Nicolas
    Son retable de taille imposante fut exécuté en 1505 par Simon de Cologne. Sa décoration extrêmement profuse ne compte pas moins de 465 figures. Dans la partie haute, la Vierge couronnée apparaît encerclée d’une théorie d’anges. Autour de la statue centrale de Saint Nicolas, le sculpteur a retracé la vie du Saint, son voyage en caravelle à Alexandrie. En bas les apôtres de la Cène assis de dos.

Monuments civils

  • La Porte Sainte-Marie
    El Arco de Santa Maria. Parure très populaire de la cité, c’est une porte des murailles du XIVe siècle, dont la façade fut modifiée au XVIe siècle, comme arc de triomphe pour l’empereur Charles Quint. Elle présente les grands personnages de Burgos : en bas, Diego Rodríguez Porcelos est encadré par les deux juges mi-légendaires qui auraient dirigé les affaires de Castille au Xe siècle ; en haut, le comte Fernán González et le Cid (à droite) tiennent compagnie à Charles Quint.
  • La Maison du Cordon
    La Casa del Cordón. Récemment restaurée, elle est occupée par la Caja de Ahorros. Édifiée au XVe siècle, pour les Connétables de Castille, cette demeure arbore toujours, sur sa façade, le grand cordon franciscain qui lui a donné son nom. Les Rois Catholiques y reçurent Christophe Colomb au retour de son second voyage ; Philippe le Beau y mourut subitement d’un refroidissement pris après une partie de pelote, ce qui rendit son épouse Jeanne folle de désespoir ; François 1er libéré de la captivité que lui valut sa défaite de Pavie en 1525, logea en ces lieux avant de retourner en France.
  • Le Musée de Burgos
    Il comprend deux sections, installées chacune dans une demeure différente.
    La section de préhistoire et d’archéologie. Aménagée dans la Casa de Miranda, belle demeure Renaissance à l’agréable patio, elle abrite le produit de fouilles effectuées dans la province de Burgos, couvrant la période de la préhistoire à l’époque wisigothique.
    Remarquer les salles consacrées aux sites de l’Âge du fer, à la ville romaine de Clunia, ainsi que la collection de stèles funéraires romaines.
    La section des Beaux-Arts. La production artistique de la région de Burgos du IXe au XXe siècle, est présentée dans la Casa de Angulo. On remarquera deux pièces très précieuses provenant du monastère de Santo Domingo de Silos : un coffret hispano-arabe, sculpté dans l’ivoire à Cuenca au XIe siècle et orné de plaques émaillées, un devant d’autel en cuivre repoussé et émaillé du XIIe siècle.
    La sculpture funéraire des XIVe et XVe siècle, compte le tombeau de Juan de Padilla où Gil de Siloé a mis tout son talent dans la représentation de la physionomie et de l’habit somptueux du défunt. Dans la collection de peinture du XVe siècle, le « Christ aux larmes » est attribué à Jan Mostaert, peintre flamand.
  • La Plaza Mayor
    Cette charmante grand-place circulaire, typiquement ourlée d’une galerie couverte, sert de cadre aux réjouissances populaires.

Vidéo de photos de Burgos

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=T4hrZveP-aw]

Sport à Burgos

Les équipes les plus représentatives de la ville de Burgos sont :

Chez les hommes :

  • Football : Burgos Club de Fútbol (2ªB)
  • Basket-ball : CB Atapuerca (LEB-1)
  • Tennis de table : C. Burgos T.M. (Superdivisión Nacional)
  • Basket-ball en fauteuil roulant : Montur El Cid ((Division d’Honneur)
  • Volley-ball : C.V. Burgos (1ª Nacional)

Chez les dames :

  • Volley-ball : C.V. Diego Porcelos (Superliga)
  • Basket-ball : C.B. Ciudad de Burgos (Division d’Honneur)
  • Football : N.S. de Belén (1ª Nacional)

Histoire de Burgos

Il existe des traces de présence humaine sur la colline du château qui domine Burgos à la période du Néolithique (4.500 ans avant J.-C.) et dans le premier Âge du Fer (850 ans avant J.C.). Toutefois, la ville de Burgos est fondée comme telle par le comte castillan Diego Rodríguez « Porcelos » en 884.
Alphonse III, roi de Léon en essayant de freiner l’avance des musulmans, a ordonné au comte Diego Rodríguez de créer une ville sur les bords de l’Arlanzón. L’origine de la ville est, par conséquent, militaire.

Burgos, est peuplée par ordonnance royale et soumise directement à l’autorité des Rois du León.
Vers 930, Burgos fut capitale du comté de Castille quand celui-ci a atteint son indépendance du royaume de León sous l’activité de Fernán González.

Burgos fut choisie comme capitale du royaume unifié de Castille et Léon en 1037, titre qu’elle céda à Valladolid en 1492 au moment de la chute de Grenade.
Burgos fut proclamée siège épiscopal en 1074, puis élevée au rang d’archevêché en 1574.

A l’oubli politique correspondit le dynamisme commercial et artistique. Burgos centralisait la laine des grands éleveurs de la mesta.

Des architectes et des sculpteurs venus surtout du Nord mettent alors la cité à la mode gothique. Burgos devient la capitale de cet art en Espagne avec des réalisations remarquables comme la cathédrale, le monastère royal de las Huelgas et la chartreuse de Miraflores. À la fin du XVIe siècle, c’est le déclin de la mesta et de la prospérité burgalaise.

Burgos et les pèlerins

  • Le Pèlerinage de Compostelle
    Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
    On vient du Atapuerca, la prochaine commune est Rabe de las Calzadas.
    C’est la cinquième halte du Guide du Pèlerin.
    Du temps d’Aimery Picaud, on entrait dans Burgos par la porte Gamonal au nord-ouest de la ville. Il s’attarde peu, la ville étant une simple étape sur le Camino francés.
    Lors de leur traversée de Burgos, à partir de 1221, les pèlerins passaient à côté de la cathédrale et ses travaux. Au XVe siècle, ils pouvaient apercevoir de loin les deux flèches de la cathédrale. Burgos ne comptait pas moins de trente deux hôpitaux de pèlerins, dont l’hôpital San juan Evangelista et l’Hospital del Rey.
  • L’hôpital de San Juan Evangelista
    Mentionné dès 1085, était situé sur la rive gauche de la Vena, en face de l’église appelée aujourd’hui San Lesmes. Il fut confié en 1091 par Alphonse VI (1072-1109) aux bénédictins de la Chaise Dieu. Son premier prieur fut San Lesmes, en français saint Adelesme, de Loudun.
    Du monastère, il ne restent aujourd’hui que le cloître et la salle capitulaire tous deux de style Renaissance. Ses belles ruines ont été rénovées pour abriter un musée Marceliano Santamaria, réunissant cent cinquante toiles de ce peintre de Burgos (1866-1952) dont la peinture impressionniste est proche d’un Zuloaga ou d’un Sorolla.
  • L’Hospital del Rey
    Cet hôpital fut créé, en 1195, par Alphonse VIII (1158-1214), il dépendait de l’abbaye de Las Huelgas Reales, située à quelques centaines de mètres et fondée, en 1187, par le même souverain. Les pèlerins atteignaient l’Hospital del Rey après être sortis de la ville par la porte Saint-Martin et avoir franchi l’Arlanzón par le pont de Malatos.
    Cet hôpital pouvait accueillir, à n’importe quel moment, tout pèlerin qui se présentait à sa porte. Au XVIe siècle, l’hôpital avait encore une grande importance car il était possible de s’y confesser dans toutes les langues. Les pèlerins pauvres y étaient soignés et même habillés.
    La porte du Romero et le portail de l’église ont été reconstruits sous Charles Quint, le plateresque y domine. Les vantaux de bois de cette dernière ont été sculptés par Juan de Valmaseda, y sont représentées trois générations d’une même famille en route pour Compostelle, parmi les personnages, se distingue une femme donnant le sein à son enfant, parmi les personnages, se distingue une femme donnant le sein à son enfant.
  • L’église de San Lesmes
    Elle fut détruite par les guerres. Reconstruite à partir du XVe siècle, elle est gothique et Renaissance. On y voit des tableaux flamands, une chaire et la sépulture de Saint Adelesme, dont les restes complets ont été retrouvés en 1968. Le tombeau a alors été replacé dans le choeur en présence de pèlerins de Loudun.
  • La chapelle San Amaro ou Lesmes
    Elle de trouve dans le cimetière des pèlerins, tout ce qui reste de cet établissement date du XVIe siècle mais il reste dans la cour les grands piliers romans du premier hôpital.
    Ce grand bâtiment historique a été rénové en 1991 pour abriter la faculté de droit.

(Source, licence GFDL)