Découvrez la Communauté valencienne en Espagne

La Communauté valencienne a pour capitale Valence. La 2e ville en population est Alicante et la troisième Elche.

COMMUNAUTE VALENCIENNELa Communauté valencienne ou Pays valencien (en espagnol Comunidad Valenciana, en catalan Comunitat Valenciana) est l’une des 17 communautés autonomes d’Espagne.

Son gouvernement est la Généralité Valencienne (Generalitat Valenciana ou Generalidad Valenciana).

Quelle Communauté valencienne ?

La Communauté valencienne est située à l’est du pays, sur la côte méditerranéenne, entre la Catalogne, l’Aragon, Castille-La Manche et la Région de Murcie. La Communauté valencienne comprend les provinces de Castellón, Valence et d’Alicante.

Les langues officielles sont le castillan, langue maternelle d’environ 74% de la population et le valencien, variété du catalan qui est parlée couramment par environ 26% de la population.

La communauté est appelée en castillan « Comunidad Valenciana », et « Comunitat Valenciana » ou « País Valencià » en valencien ou catalan.

Gastronomie de la Communauté valencienne

Que mange-t-on ?

Paella (Photo : Alegria De La Huerta)
Paella (Photo : Alegria De La Huerta)

La gastronomie valencienne est d’une grande variété, mais son plat le plus international est le riz, le plus connu étant la paëlla.

Le riz (arròs en valencien) est l’ingrédient de base d’un grand nombre de plats typiques, arròs a banda, arròs al forn, arròs negre (riz noir), arròs amb costra ou arròs caldós, entre beaucoup d’autres.

Le climat méditerrannéen valencien est très favorable à la culture des agrumes et des légumes, en particulier celle de l’orange, fruit typique de l’agriculture valencienne. La culture d’amandes est elle aussi très répandue.

La plupart des desserts traditionnels doivent leur origine à l’ancienne présence musulmane sur les terres de la Communauté. Le plus renommé d’entre eux est le touron (turrón), sorte de nougat à base d’amandes (la culture d’amandes est très répandue). Produit à Jijona, c’est le dessert traditionnel pour Noël dans toute l’Espagne et dans une partie de l’Amérique Latine.

Que boit-on ?

Quant aux boissons, la horchata, faite à partir d’eau, sucre et de souchets, est très typique, surtout en été.

Enfin, la Communauté Valencienne est une région vinicole, avec notamment les vins de la région de Utiel-Requena.

Le fameux Carnaval de Vinaros

En avril-mai, se déroule la fête la plus folle et amusante de Vinaros (Communauté Valencienne) : le Carnaval de Vinaros. Il est fêté 40 jours avant le début du carême.

Les grands défilés dans les rues sont habituellement prévus mais avec la pandémie de Covid-19, des ajustements sont possibles.

Des activités pour enfants sont proposées : création de masques, déguisements, défilé et bien d’autres surprises jalonneront la semaine sur le Paseo Marítimo de Vinaròs.

On notera particulièrement les événements suivants : le gala Drag Queen, la présentation des reines du carnaval, la grande bataille de farine, la soirée pour les séniors, la fideua géante, les 3 grandes soirées du carnaval de Vinaros dont celle sur les années 80…

D’autres événements sportifs, culturels ou encore gastronomiques auront également lieu. Site officiel.

Vidéo des préparatifs

Économie de la Communauté valencienne

Depuis la 2e moitié du XXe siècle, la Communauté Valencienne est devenue une région très dynamique économiquement, avec un tourisme florissant sur toute sa côte, une industrie puissante dans des villes comme Elche, Sagonte, Alcoy ou l’aire métropolitaine de Valence et une importante agriculture exportatrice d’agrumes et de légumes.

L’économie valencienne présente un dense tissu de petites et moyennes entreprises, beaucoup de taille familiale.

Brève histoire de la Communauté valencienne

Le territoire coïncide, en gros, avec l’historique Royaume de Valence, créé à la suite de la conquête chrétienne du territoire réalisée par Jacques Ier d’Aragon au XIIe siècle, dans le cadre de la Couronne d’Aragon. Sur ce premier territoire serait ajouté, en 1304, la moitié sud de la province d’Alicante, qui avait été conquise auparavant par la Couronne de Castille.

L’union dynastique des Rois catholiques, à la fin du XVe siècle, fut à l’origine de l’union politique des Royaumes hispaniques, y inclus le Royaume de Valence (source).

Plages à Javea

Plage El Ambolo

Costa Blanca 164
  • Etendue : 150 m.
  • Niveau d’occupation : moyen
  • Niveau d’urbanisation : semi-urbain
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : non
  • Parking : non
  • Hôpital le plus proche (à 24 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : non

Plage Cala Cap Marti / L’Almadrava / Sardinera

Xabia - Cap Marti
  • Etendue : 450 m.
  • Niveau d’occupation : élevé
  • Niveau d’urbanisation : faible
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : non
  • Parking : non
  • Hôpital le plus proche (à 22 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : non

Plage Cala de la Barra (crique)

  • Etendue : 100 m.
  • Niveau d’occupation : faible
  • Niveau d’urbanisation : faible
  • Sol : pierres
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : non
  • Parking : non
  • Hôpital le plus proche (à 23 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : non

Plage La Granadella

Spain
  • Etendue : 200 m.
  • Niveau d’occupation : élevé
  • Niveau d’urbanisation : semi-urbain
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : oui
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 25 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : oui

Plage Del Pope / Tango (Javea)

  • Etendue : 50 m.
  • Niveau d’occupation : élevé
  • Niveau d’urbanisation : semi-urbain
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : oui
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 12 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : oui

Plage El Arenal

The Arenal from the air
  • Etendue : 500 m.
  • Niveau d’occupation : élevé
  • Niveau d’urbanisation : élevé
  • Sol : sable doré
  • Accès handicapés : oui
  • Surveillance : oui
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 15 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : oui

Plage El Portichol / La Barraca

(348/17) Playa del Portixol (Jávea)
  • Etendue : 600 m.
  • Niveau d’occupation : élevé
  • Niveau d’urbanisation : semi-urbain
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : non
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 20 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : non

Plage La Grava

La Grava
  • Etendue : 500 m.
  • Niveau d’occupation : élevé
  • Niveau d’urbanisation : élevé
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : oui
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 11 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : oui

Plage Primer Montanar

Playa de piedras / Playa de rocas en el Montañar de Jávea
  • Etendue : 1,9 km.
  • Niveau d’occupation : moyen
  • Niveau d’urbanisation : élevé
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : oui
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 13 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : oui

Plage Primera y segunda Caletas / Cala Blanca

  • Etendue : 300 m.
  • Niveau d’occupation : élevé
  • Niveau d’urbanisation : semi-urbain
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : oui
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 17 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : oui

Plage Segundo Montanar

  • Etendue : 1, 5 km.
  • Niveau d’occupation : faible
  • Niveau d’urbanisation : élevé
  • Sol : pierres
  • Accès handicapés : non
  • Surveillance : oui
  • Parking : oui
  • Hôpital le plus proche (à 16 km.) : Hospital Marina Alta, Partida La Plana nº 4. Denia.
  • Douches : non
  • Cabines téléphoniques : oui

Sagonte (Sagunto)

Sagonte (en espagnol : Sagunto, en catalan et en valencien : Sagunt) est une ville de la Communauté autonome de Valence, située à l’est de l’Espagne, 25 km au nord de la ville de Valence. Sagonte (Sagunto) est un important centre historique de la peninsule ibérique, en plus de pôle industriel de la région.

Géographie de Sagonte (Sagunto)

Sagonte (Sagunto) se situe au cœur d’une comarque de la province de Valence, le Camp de Morvedre, située au nord de la province, au pied de la Sierra Calderona. Elle a une population d’environ 60 000 habitants répartis sur deux centres urbains :

  • 36 000 dans le quartier du Port (port sur la Méditerranée, developpé au XXe siècle, où se concentrent l’industrie et le tourisme, les principales sources de richesse de la municipalité)
  • 20 000 autour du centre historique (âgé de plus de vingt-cinq siècles, centre de la culture traditionnelle des agrumes).

Que voir, que faire à Sagonte (Sagunto) ?

Le centre historique : dominé par le château-fort depuis lequel on peut voir le centre historique, le théâtre romain récemment restauré, la mer et la huerta, zone agricole plantée d’orangers.

Plages

  • Plage du Port de Sagonte
  • Plage de Almardà
  • Plage de Corinto-Malvarossa

Brève histoire de Sagonte (Sagunto)

Période pré-romaine
Les premières traces du passé de Sagonte (Sagunto) remontent à l’Age du bronze. Au Ve siècle av. J.-C., à l’époque des Ibères, ses habitants construisirent des murailles pour se protéger des dangers, ils absorbent les anciens villages et se nomment « Arse ».

Un grand développement culturel et économique s’ensuit, qu’avalise la fabrication de monnaie et des relations commerciales avec les Grecs et les Phéniciens mais aussi réveillant la rivalité avec les populations voisines, notamment celle de Teruel.

Deuxième guerre punique et romanisation
Cette croissance est freinée par le conflit qui éclate de la rivalité entre Carthage et Rome : Sagonte (Sagunto) prend le parti de la République romaine et l’armée carthaginoise, sous la direction d’Hannibal, en l’an 219 av. J.-C., détruit totalement Sagonte (Sagunto) après huit mois de siège et une résistance légendaire des habitants face à l’envahisseur.

Cet événement est à l’origine de la deuxième guerre punique puis, après la victoire des Romains, un nouveau processus d’expansion et de développement s’initie, Sagonte (Sagunto) s’appelle désormais Saguntum.

Moyen Age : période Hispano-arabe et Royaume de Valence
Une forte récession est provoquée par les invasions des Barbares : Vandales et Wisigoths, entre le Ve et le VIIe siècles.

Au VIIe siècle, l’invasion arabe provoque le dépeuplement de la région et de la péninsule. C’est à cette époque que son nom est à nouveau changé, Saguntum devient Morbiter, puis Murviedro (en espagnol) et Morverdre (ou Molvedre en catalan), nom conservé jusqu’en 1868 et qui dérivent toutes deux de muri veteres (« les vieux murs ») du Moyen Âge. Sous la domination musulmane, Sagonte (Sagunto) connaît une nouvelle splendeur qui mène à la construction de bains, de palais, d’une mosquée et d’écoles.

En l’an 1098, Sagonte (Sagunto) fut provisoirement prise par les chrétiens lors des campagnes du Cid Campeador, néanmoins la reconquête définitive se produisit en 1238, lorque Jacques Ier d’Aragon dit Le conquéreur, prend Sagonte (Sagunto) pour la couronne d’Aragon puis pour le royaume de Valence.

XVI-XIXe siècles
Sagonte (Sagunto) ayant une position militaire stratégique au centre du royaume d’Aragon et grâce à son château, subit de lourdes attaques à plusieurs reprises : par l’armée royale de Charles Quint lors de la guerre contre la Germanie valencienne (1515-1523), les armées bourboniennes lors de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), la Guerre d’Espagne sous le Ier Empire (1808-1814) et les guerres Carlistes à plusieurs périodes du XIXe siècle.

En 1874, le pronunciamiento (coup d’État) du géneral Martínez Campos qui soulève les troupes positionnées à Sagonte (Sagunto), provoque la Restauration des Bourbons sous la figure de Alphonse XII d’Espagne.

XXe siècle
Au début du XXe siècle, une industrie sidérurgique se développe fortement, jusque dans les années 1980, date de la fermeture du dernier haut-fourneau, résultat de la crise économique et réorganisation industrielle de l’Espagne pour permettre son adhésion à la CEE.

Sagonte (Sagunto) est ensuite déclarée zone industrielle, ce qui favorise une plus grande diversification de son secteur productif (ciments, chimie) et une spécialisation du secteur sidéro-métallurgique attirant les investissements de grandes sociétés comme le groupe Arcelor ou le Thyssen Krupp.

Dès les années 60, Sagonte (Sagunto) profite de l’expansion de l’industrie touristique espagnole pour aménager son port et développer un nouveau centre urbain à environ 5 km de l’ancien (source).

Partir à Benicarlo, que voir, que faire ?

Benicarló est une commune au nord de la communauté valencienne en Espagne. Elle appartient à la Province de Castellón et plus précisément à la région (comarque) du Bas-Maestrazgo (Bajo Maeztrazgo en castillan, Baix Maestrat en valencien).

Située sur la côte de la Méditerranée (Costa del Azahar) et entourée de jardins (huertas) irrigués, Benicarló possède un climat privilégié propre au littoral sur lequel elle se trouve. Au nord de la commune se trouve l’embouchure du rio Seco.

On accède à Benicarló depuis Castellón en prenant la N-340 ou la AP-7.

Benicarló est voisine des localités de Vinaroz, Cálig, et Peñíscola.

Monuments de Benicarló

  • Chapelle du Christ de la Mer. (Église de Saint Pierre). Elle se trouve au voisinage du port ; elle est populairement connue comme l’Ermitage du Christ de la Mer ; ce Christ a toujours été l’objet d’une profonde dévotion à Benicarló. La légende raconte qu’en 1650 accosta sur les plages de Benicarló une embarcation d’où débarqua César Cataldo portant une statue du Christ en Croix ; son arrivée fut qualifiée de prodigieuse et les miracles que répandit la Sainte Statue encore plus.
  • Eglise Parroissiale de San Bartolomé. Datant du XVIIIe siècle, avec un portail baroque et un clocher octogonal. La grande façade baroque est en pierre et encadre le portail, constitué de deux parties : la partie supérieure forme une grande niche avec la statue de San Bartolomé entourée par deux colonnes torses. L’intérieur de l’édifice est formé d’une nef unique avec un transept et des chapelles entre les contreforts ; sur le transept s’élève une grande coupole. Le retable de la Vierge del Remedio est une peinture avec la Vierge et l’Enfant assis sur un trône, entourés par différents saints. Cette œuvre d’art est attribuée à l’artiste Vicente Macip.
  • Couvent de San Francisco. Construit vers 1578 en dehors des murs de Benicarló ; le cloître est une construction austère et simple; l’église, bien que transformée au XVIIIe siècle, conserve la structure originelle du XVIe; elle a une nef unique, sans chapelles latérales; la façade de style baroque, se termine par une corniche dessinant une ligne brisée et un clocheton couronnant le tout.
  • Ermitage de San Gregorio. Se trouve à deux kilomètres et demi du village. C’est un ermitage d’origine ancienne; la date de sa construction est inconnue ; la statue de San Gregorio est une sculpture de bois polychrome, de facture rustique bien que expressive, probablement du premier tiers du XVIe siècle. L’ermitage a un ample portique formé par cinq arcs de pierre ouvragée.
  • Musée Historique et Archéologique Municipal, inauguré en 1982. Y est exposé le matériel archéologique des sites de Benicarló et du Baix Maestrat, tout particulièrement celui des cultures ibériques et pré-ibériques.

Fêtes à Benicarló

  • Fêtes Patronales. Elles se célèbrent en l’honneur de San Bartolomé le 24 août, des Saints Senén et Abdón et de Santa Maria del Mar : la seconde quinzaine du mois de août commencent ces fêtes; la liste des manifestations comprend des concerts populaires, des bals, des spectacles enfantins, des toros, des vachettes, « correfocs », tir au pigeon, géants et grosses têtes, toro emboulé, habaneras, gastronomie de produits de la mer, festival marin, pétanque, bataille de fleurs, feux d’artifice, etc.
  • Fallas. San José, fête qui se célèbre le 19 mars, et sa Semaine Fallera, avec tout l’attirail que cela suppose, pétards, fusées, feux d’artifice, « mascletades », toros et les 11 monuments falleros qui brûleront la nuit du Saint. De nos jours et après les Fêtes Patronales, c’est celle qui a la plus grande importance.
  • San Antonio Abad (Saint Antoine abbé). Se célèbre le 17 janvier, fête dans laquelle se multiplient les feux de joie dans les rues, où se passe la populaire « Grillade », joyeuse réunion de voisins autour des feux de joie, pour rôtir les produits typiques de la terre et de la mer; artichauts, « petxines », côtelettes, etc. Le soir, sur la place de l’église, on brûle le « Dimoni », mannequin à l’image du démon, pour chasser les esprits maléfiques.
  • San Gregorio. a lieu le 9 mai. C’est le jour où tous les habitants de la cité se dirigent en pélerinage vers l’Ermitage du Saint, dans une ambiance de saine allégresse; ils marchent derrière la statue du Saint, qui dans la passé, libéra la cité de ses malheurs.
  • San Isidro, 15 mai. C’est la Fête par excellence des laboureurs : défilés, expositions agricoles, procession; ce jour-là, on délaisse les outils agricoles pour profiter du printemps et célébrer la prochaine récolte que l’on attend durant tout le reste de l’année.
  • Semaine Sainte. La célébration annuelle du mystère central de la foi chrétienne, le mystère de la passion, mort et résurrection de Jésus voit à Benicarló la participation de sept confréries, ce qui dénote l’importance qu’ont ces célébrations dans la cité.

Autres fêtes à Benicarló

  • Fête de l’Artichaut. A Benicarló, ce produit a toujours tenu un rôle important chez les agriculteurs et depuis de nombreuses années on célèbre cette fête, avec une série des manifestations socio-culturelles qui culminent avec une grandiose « grillade » d’artichauts. De même ont lieu des journées gastronomiques ayant pour thème ce produit.

Gastronomie à Benicarló

De la gastronomie locale, on doit détacher en premier lieu, les plats à base de riz comme l’arròs a banda, la paella del terreny, ou le rossejat. Est également typique la olla barrejada. À cause du port de pêche, un plat essentiel de la gastronomie est le suquet de peix, ainsi que les extraordinaires langoustines de Benicarló ou les très bons calamars, seiches, poulpes, « galères », soles, et tant d’autres délicieux produits de la mer. Également le chevreau au four ou le lapin al « Maestrat » font les délices des autochtones et des étrangers.

Parmi les desserts, on ne peut oublier les pastissets de cabell d’àngel ou le coc ràpid, carquinyolis, rotllets d’anís, coques de Sant Antoni, spécialités de la pâtisserie de Benicarló. Finalement, pendant la traditionnelle fête annuelle de l’artichaut, se déroulent des démonstrations gastronomiques pendant lesquelles sont élaborés une multitude de plats -depuis les entrées jusqu’aux desserts- qui ont comme produit de base, la vedette des jardins de Benicarló.

Économie de Benicarló

La production de vin à la fin du XIXe siècle a joué un rôle très important. Il s’agissait du vin appelé Vino Carlón, qui constituait la plus grande source de richesse de la cité. Par exemple, en 1890, ont été exportés 17 millions de litres. La catastrophe du phylloxéra détruisit pratiquement toutes les vignes de la zone, faisant disparaître complètement cette culture.

Entre 1931-1944 a été construit le port actuel, entraînant le développement du secteur de la pêche qui, aujourd’hui, maintient une flotte de plus de 50 embarcations. Cette flotte a pêché ces dernières années, une moyenne de 1.500 tonnes annuelles de toute sorte de poissons, en particulier des rougets, merlans, poulpes, baudroies, soles et langoustines.

Dans les années 1960 du siècle passé, Benicarló est devenu un lieu d’immigration. Les raisons qui attirent cette population sont : l’industrie (entre autres celle du meuble, les distilleries d’essences chimiques et la construction) et l’essor touristique.

Concernant l’agriculture, il faut signaler que le territoire de Benicarló possède une grande quantité d’exploitations agricoles, aussi bien en terrain irrigué que non irrigué. On notera la production du renommé artichaut (produit bénéficiant d’une Dénomination d’Origine), agrumes, tomates et autres produits.

Artichaut de Benicarló

L’artichaut (Cynara Scolymus) se cultive surtout dans les régions méditerranéennes et dans les zones qui jouissent d’un climat doux. Sa consommation date de plus de deux mille ans. Ces plantes ont été considérées déjà par les anciens comme une nourriture appréciable, et elle était recommandée spécialement avec du coriandre, du vin, de l’huile d’olive et du garum, nom d’une célèbre sauce de poisson utilisée dans l’antiquité. C’est un grand chardon comme l’indique la racine arabe de son nom « épine de terre ». Ce grand chardon apparaît dans l’écu de la cité de Benicarló comme reflet de l’ importance qu’avait ce produit dans cette zone, déjà dans l’antiquité.

Brève histoire de Benicarló

  • Les origines anciennes de Benicarló (ou Binicarló) sont attestées par les vestiges matériels trouvés dans les sites ibériques de la Tossa et du Puig de la Nau ; le développement maximum est atteint aux VIe et Ve siècles av J.C.. On peut voir leurs murailles, ou plutôt, leurs restes, dans les environs de Benicarló.
  • Le Beni-Gazló arabe, hameau dépendant du château de Peñíscola, a été reconquis par le roi Jacques Ier le Conquérant.
  • Le 14 juin 1236 depuis Saragosse, Jacques Ier accorde une « charte de repeuplement » (carta puebla) du lieu de Benicastló, à 30 « Repobladores » («repeupleurs») et leurs familles.
  • En 1250, Jacques Ier dispense les habitants de Benicarló de l’obligation de monter des gardes à Peñíscola.
  • En 1294, le lieu passe au pouvoir de l’Ordre du Temple et postérieurement, en 1319, à celui de l’Ordre de Montesa, entamant à ce moment une étape de croissance économique et sociale sans précédents jusqu’alors.
  • En 1359 Benicarló devient autonome par rapport à Peñíscola.
  • En 1370 Pierre le Cérémonieux lui concède le droit d’embarquer et de débarquer des marchandises depuis ses plages sans avoir à payer de droits.
  • Pendant les Germanías, la population fut loyale au roi et à l’Ordre de Montesa ; c’est pour cela qu’elle fut assiégée par les agermanados en 1521.
  • Cette conduite lui a permis d’obtenir, le 20 octobre 1523, le titre de cité et d’autres privilèges sur l’importation de blé et la tenue d’une foire annuelle pour la fête de San Bartolomé.
  • En 1556, elle doit repousser l’assaut des pirates turcs.
    Au milieu du XVIIe siècle, Benicarló, comme d’autres villages valenciens, souffre des effets d’une épidémie de peste bubonique qui a entraîné plus de 500 morts.
  • Le début du siècle suivant est marqué par la guerre de Succession, pendant laquelle la ville s’est rendue au général Asfeld (1706).
  • Pendant la Guerre d’Indépendance, elle a résisté aux attaques de Suchet et a participé activement à la création de guerillas.
  • Pendant les guerres carlistes, elle doit subir les attaques de Ramón Cabrera.
  • En 1883 est créée la Companyia del Port ; on entreprend en 1886 la construction d’un môle d’embarquement, le port n’étant achevé qu’au début du siècle suivant.
    Ce port exporte la production de vin (17 millions de litres en 1890).
  • Au début du XXe siècle, le phylloxéra détruit pratiquement toutes les vignes de la région et va entraîner la disparition de cette production.
  • Le décret royal du roi Alphonse XIII, en date du 22 octobre 1926, concède au village le titre de ville (source)