Découvrez l’Estrémadure en Espagne

L’Estrémadure est une destination espagnole qui regorge de châteaux à visiter, ce qui en fait un lieu de tourisme idéal pour tous les curieux et amateurs d’histoire.

Trujillo en Estrémadure, Espagne (photo : javier.losa)

Située au sud-ouest de l’Espagne, à la frontière portugaise, l’Estrémadure est composée de deux provinces : Caceres et Bajadoz. Cette dernière accueille d’ailleurs la capitale de la communauté autonome : Mérida.

Ne manquez pas la route des châteaux d’Estrémadure (Extremadura en espagnol) si vous passez par cette communauté espagnole.

ESTREMADURE

En effet, parmi les incontournables on notera : le château d’Olivenza, le très typique château de Fregenal de la Sierra et le célèbre château de Trujillo qui attire chaque année de nombreux voyageurs qui en profitent pour admirer la beauté du centre historique de Trujillo.

Parce qu’elle a été déclarée au patrimoine de l’UNESCO en 1986, preuve de son intérêt touristique, la ville de Caceres mérite également le détour.

Découvrir Badajoz

Badajoz est une petite ville d’Espagne, en Estrémadure, chef-lieu de la Province de Badajoz, sur le Guadiana. Badajoz est la patrie du peintre Luis de Morales.

Badajoz, après la conquête des Arabes, forma aux XIe et XIIe siècle, un petit Etat musulman ; elle fut enlevée aux Maures au XIIe siècle. En 1811-12, Badajoz soutint trois sièges successifs : prise sur les Espagnols par le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult (8 mars 1811), elle ne fut prise par les Anglais (6 avril 1812) qu’après deux sièges meurtriers (Source).

Découvrir Caceres

Caceres est une ville de l’ouest de l’Espagne, dans la communauté autonome d’Estrémadure. Elle est la capitale de la province de Caceres, dont elle héberge 22% de la population. Sa superfice est la plus grande d’Espagne (1768 km²).

Caceres est l’une des cités d’Espagne où l’on retrouve le mieux l’empreinte des temps anciens.

Située à l’intérieur d’une enceinte almohade du XIIe siècle, hérissée de tours, le centre historique de Caceres regroupe de nombreux monuments (surtout des demeures d’hidalgos) offrant un mélange de styles islamique, roman, gothique et Renaissance.

L’ensemble monumental de Caceres

Le centre historique de la ville de Caceres a été déclarée Troisième Ensemble Monumental d’Europe en 1968 et au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1986.

CACERES

Ce quartier regroupe, à l’intérieur de ses murailles arabes défendues par des tours, un ensemble de maisons seigneuriales gothiques et Renaissance, unique en Espagne par son homogénéité. Les maisons nobles élevées aux XVe et XVIe siècles, présentent des façades lisses et ocre, sans décoration surabondante, à l’image de leurs propriétaires, ces chevaliers rudes et fiers, les Ulloa, Ovando ou Saavedra, qui gagnaient à lutter contre l’infidèle (Maure ou indien d’Amérique) plus de prestige que de richesse. Seuls un orgueilleux blason, une fine nervure encadrant une fenêtre, une corniche sculptée viennent égayer ces demeures dont les tours fortifiées, qui affirmaient la puissance de leurs habitants, ont été tronquées en 1477 sur l’ordre d’Isabelle la Catholique.

  • La Plaza Santa Maria ou Plaza Mayor – Centre de la cité ancienne, cette place allongée et biscornue multiplie les perspectives attachantes sur des façades ocre qui ne manquent pas de noblesse. Celle du palais de Mayoralgo a retrouvé, après restauration, ses élégantes fenêtres géminées. Le portail à bossages du palais épiscopal date du XVIe siècle. Les médaillons de part et d’autre de ce dernier représentent l’ancien Monde (à gauche) et le nouveau (à droite).
  • L’église Santa Maria – Cet édifice de noble architecture, terminé au XVIe siècle, fait office de cathédrale. Les trois nefs gothiques, presque d’égale hauteur, ont des voûtes à liernes et tiercerons qui se prolongent dans les fines colonnes engagées des piliers. Le retable sculpté du maître-autel (XVIe siècle), peu mis en valeur et très sombre, se révèle à l’examen être de bonne facture.
    À gauche de l’église Santa Maria, au début de la rue des Tiendas, s’élève le Palais Carvajal flanqué d’une tour du XVe siècle. Sa visite permet d’admirer l’intérieur d’une maison noble avec ses salons, son patio et sa chapelle.
  • Le Palais des Golfines d’en Bas (Palacio de los Golfines de Abajo) – Cette riche résidence qui eut, par deux fois, l’honneur d’accueillir les Rois Catholiques possède une façade en pierre de taille d’un gothique teinté de plateresque, très caractéristique de l’architecture civile de la fin du XVe siècle. La fenêtre géminée dérive de l’ »ajimez » musulman tout comme la nervure, qui encadre délicatement les deux fenêtres et la porte, rappelle l’« alfiz ». Venue égayer la façade au XVIe siècle, une frise plateresque sculptée de griffons ailés couronne une partie du mur central. Des médaillons et le blason des Golfines (fleur de lys et tour) complètent la décoration.
  • La Plaza San Jorge – Elle est dominée par l’austère façade du XVIIIe siècle de l’église Saint-François-Xavier (San Francisco Javier) élevée par les jésuites.
  • L’église San Mateo – La haute nef gothique commencée au XIVe siècle s’est vu adjoindre au XVIe siècle un « coro alto » reposant sur une arcade en anse de panier. L’ensemble est très dépouillé. Hormis le retable baroque, l’unique ornement vient des chapelles latérales : tombeaux décorés de motifs héraldiques.
  • L’église de Santiago est considérée comme le berceau de l’ordre militaire des frères de Caceres, à l’origine de l’ordre militaire de St-Jacques de l’Epée. Elle a été construite début du XIIIe siècle, dans un style romano-gothique, et restaurée au XVe siècle. Une nef unique couverte d’une voûte en berceau jusqu’à la croisé du transept et un beau chœur au chevet, une chapelle plus grande couverte d’une voûte brisée. Les voûtes en berceaux ont été dessinées et réalisées par Rodrigo Gil de Hontañón. À signaler le Retable du maître Alonso de Berruguete, (1557) représentant plusieurs scènes de la vie du Christ entourant un saint Jacques matamore vigoureusement campé. Et une grille Renaissance. A l’extérieur se détachent deux portes en arc simple, avec des archivoltes simples encadrées par un alfiz et, sur celle qui est postérieure, un triple arc ogival.
  • Entre d’autres monuments on peut signaler : l’église de San Juan, les palais de Moctezuma, des Golfines d’en Haut, la Maison du Soleil, de Carvajal, les arcs de l’Étoile et du Christ, les tours de Sande, de Bujaco, des Cigognes, le Quartier Juif ou la Citerne Arabe, située dans le palais des Ailettes.
  • Les remparts, partiellement restaurés, possèdent des fondations romaines, des parties mauresques et des sections plus modernes qui datent du XVe siècle. Deux tours surplombent les deux portes principales de la vieille ville de Caceres, l’une étant posée sur une fondation romaine et l’autre étant un ouvrage mauresque datant du XIIe siècle.

Quelle économie ?

Caceres est le principal centre commercial, administratif et axe économique de la province. Son économie des produits dérivés du caoutchouc se base principalement sur le secteur tertiaire (services), dans le tourisme et la construction, avec une petite contribution du secteur industriel centré des industries alimentaires, textiles, céramiques, etc.

Brève histoire…

La première présence humaine à Cáceres remonte à la Préhistoire. Dans la zone du Calerizo il existe plusieurs grottes (Maltravieso, el Conejar) où on a trouvé des vestiges picturaux de mains humaines, avec la particularité qu’elles ont l’auriculaire amputé. Actuellement on a trouvé la prolongation des grottes de Maltravieso.

Toutefois, au Ier siècle av. J.-C. la présence des Romains a été confirmée par les campements (Castra Cecilia y Castra Servilia) de manière permanente sur la colline où se trouvait la colonie Norba Caesarina proche de l’importante voie de communication qui sera connue sous le nom de la Vía de la Plata.

Autour du Ve siècle les Wisigoths rasent la ville.
Au VIIIe-IXe siècles les musulmans, profitant du lieu stratégique, établissent un campement militaire pour faire face aux royaumes chrétiens du nord. Le nom arabe de Caceres est encore incertain, on pense à plusieurs possibilités, entre celle de « Hizn Qazrix » ou « al Qazrix », d’où provient probablement la dénomination actuelle de la ville.

Au XIIe siècle, devant l’avancée chrétienne, Caceres est fortifiée avec des murs en adobe (encore conservés de nos jours). Malgré ses défenses, le roi Alphonse IX de Léon prend la citadelle après plusieurs années de siège, le 23 avril 1229, jour de San Jorge (saint Georges), qui depuis lors est célébré dans la ville de Caceres comme son saint patron.

À partir de ce moment Caceres commence à se transformer, en construisant des églises dans les mosquées et des palais chrétiens sur les palais musulmans primitifs, grâce aux fortunes faites par les conquistadors en Amérique. Ce sont elles qui ont le plus contribué au caractère puissant et grandiose de Caceres. Malgré quelques retouches jusqu’au XVIIIe siècle, c’est celle qui s’est conservée jusqu’à nos jours (Source).

Espagne Facile : qui, quoi ?

Linda, passionnée de l'Espagne, je partage avec vous mes découvertes, lieux à visiter, recettes de cuisine, fêtes, conseils, bons plans, etc. J'écris sur l'Espagne depuis 2002 pour promouvoir la culture espagnole.

Je vous invite aussi à découvrir un autre visage de l’Espagne, loin de la foule et du tourisme de masse : l’Espagne authentique : villages espagnols, traditions, patrimoine oublié, Urbex, randonnées, etc. Pour un tourisme plus vert, un tourisme rural, plus responsable, éthique et plus enrichissant.