Voyage à Madrid, week-end à Madrid 🌇

Découvrez Madrid et ses multiples facettes ! Madrid est la capitale de l’Espagne. Ville la plus vaste et la plus peuplée du pays, c’est le chef-lieu de la Communauté de Madrid, dans la province de Madrid, ainsi que siège de l’OMT, Organisation Mondiale du Tourisme.

Très proche du centre géographique de la péninsule Ibérique, à environ 50 km au sud de la Sierra de Guadarrama, Madrid s’étend dans une vaste plaine entre 600 et 700 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Madrid avec 3 170 000 d’habitants intramuros et 6 120 000 d’habitants dans l’agglomération est la 4e plus grande ville d’Europe.

Comprendre Madrid

Musée du Prado à Madrid (photo : marcp_dmoz)
Musée du Prado à Madrid (photo : marcp_dmoz)

Madrid est une ville animée par excellence, la grande université draine un très grand nombre d’étudiants qui animent la ville tout au long de l’année. Les restaurants, bars, et discothèques sont légion et il n’est pas rare de voir des embouteillages sur la Gran Vía à trois heures du matin.

Ce qu’il est aussi important de retenir sur Madrid, c’est son climat : « nueve meses de invierno, tres meses de infierno » (« neuf mois d’hiver, trois mois d’enfer »). En effet la temperature moyenne en hiver est 5° et peut atteindre plus de 40 degrés l’été, dans un climat très sec. Ainsi l’été à Madrid est très difficile à supporter.

Le Brexit ? Une aubaine pour Madrid

Selon certains experts (source), le Brexit pourrait constituer un avantage économique important pour la capitale de l’Espagne. En effet, des entreprises jusqu’à présent implantées au Royaume-Uni pourraient décider de s’installer à Madrid.

Il faut dire que la capitale espagnole possède de réels atouts avec une reprise de son économie et bien sûr une qualité de vie qui réjouira les employés de ces entreprises « chassées » par le Brexit. Ajoutons à cela l’ouverture facilitée vers le marché sud-américain grâce aux liens historique entre Madrid et l’Amérique Latine.

La région de Madrid a d’ailleurs lancé une opération séduction auprès des entreprises britanniques en mettant en avant le coût plus faible de ses taxes et en facilitant l’installation administrative d’entreprises.

Vie nocturne à Madrid

La movida, suivant la mort de Franco a contribué à affirmer le caractère festif de Madrid. Le mouvement initial fut favorisé par Enrique Tierno Galván, alors maire de Madrid et figure emblématique de la transition démocratique. Depuis l’operación Luna cependant, initiative de la municipalité et du gouvernement de la communauté autonome madrilène, les bars doivent fermer à deux heures et les botellones sont interdits, ce qui a définitivement mis fin à la movida madrilène. N’hésitez pas à consulter l’article la nuit à Madrid : où boire un verre et sortir à Madrid ?

Visiter le zoo de Madrid

Acrobacia Delfin

Et si vous visitiez le zoo-aquarium de Madrid ? Si vous partez en vacances à Madrid avec des enfants, voici une idée de sortie à faire.

De nombreux spectacles, activités et expositions sont proposés durant l’été, avec par exemple les dauphins qui plairont à toute la famille.

L’aquarium et le « Pavillon de la nature mystérieuse » permettent de connaître et découvrir des milliers d’espèces animales.

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Cuisine madrilène

La cuisine locale est riche en charcuteries et produits consistants et s’apparente à celle de toute la Castille. Elle comprend des plats célèbres : cocido, callos a la madrileña, soupe à l’ail, churros, patatas fritas

Bars à tapas à Madrid

Qui n’a pas entendu parler des bars à tapas espagnols ? En avez-vous déjà essayé ?

Il y a en gros deux sortes de bars à tapas :

  • ceux où l’on paye séparément la boisson des tapas
  • ceux où l’on ne paye que la boisson, les tapas venant comme complément (un peu comme les cacahuètes dans certains bars en France…). Contrairement à ce qu’on peut penser, la boisson n’y est pas forcément plus chère, elle est même parfois moins chère.

Quelques adresses de bars de Madrid à ne pas manquer :

  • El Tigre (calle de los infantes, à Chueca près de Gran Vía)
  • La Esquina de Eusebio (calle Caramuel, sortie métro Puerta del Angel).

Fêtes locales à Madrid

  • 2 mai, fêtes du quartier de Malasaña
  • 15 mai, Saint Isidore le Laboureur. Saint patron de Madrid
  • 12 juin, Saint Antoine de la Floride. Saint Patron de Príncipe Pío.
  • Juin, Fiestas de la calle del pez.
  • Juin, Fiestas de Chueca. La Gay pride de Madrid est une fête officielle de quartier de Chueca.
  • Autour du 7 août : Fiestas de Lavapiés dans le quartier du même nom.
  • Autour du 15 août : Fiestas de la Paloma dans le quartier de la Latina.
  • 9 novembre, fête de la Vierge de l’Almudena. Sainte patronne de Madrid.

Assistez au carnaval de Madrid

Venez fêter le carnaval à Madrid, un bon remède pour chasser la morosité ! Si vous partez en Espagne au mois de février, ne manquez pas l’occasion de participer à ce carnaval. Cette fête traditionnelle médiévale évolua vers une symbolique rébellion contre le pouvoir et la censure.

Au programme du carnaval de Madrid

Chaque quartier a son programme : défilé du carnaval dans les rues de Madrid, concours de déguisements, jeux pour enfants, concerts gratuits, concert de carnaval avec l’orchestre symphonique municipal de Madrid, théâtre de rue, musique, danse, pyrotechnie, festivités traditionnelles comme la fête de la sardine (« entierro de la sardina »)…

Grand défilé du carnaval de Madrid

Habituellement, le parcours s’effectue de la Plaza Mayor à la Plaza de Cibeles.

Photos du carnaval de Madrid

Carnaval de Valdemoro 2013
El holandes errante. Carnaval Madrid 2013 (4)
Madrid Trip 2010 044

Las Ventas (Plaza de Toros)

La Plaza de Toros de Las Ventas de Madrid est la plus grande place de taureaux d’Espagne et la troisième au monde en terme de places disponibles, derrière celles de México et de Valence (Vénézuela) bien qu’elle soit la plus grande en terme de diamètre de son arène centrale.

Plaza de Toros de Las Ventas / Madrid

Située dans la quartier de La Guindalera dans le district de Salamanca, elle est considérée comme la plus importante du monde par les professionnels, adeptes et critiques de la tauromachie.

Bien qu’elle fut inaugurée le 17 juin 1931 sous le nom de plaza de Las Ventas del Espíritu Santa, qui était le nom de la zone à cette époque, son inauguration définitive eut lieu le 21 octobre 1934 en présence de Juan Belmonte, Marcial Lalanda et Cagancho à l’affiche.

Elle fut dessinée par l’architecte José Espeliú. De style néomudéjar, la décoration est l’oeuvre de Manuel Muñoz Monasterio et fut réalisée à base de céramiques sur lesquelles figurent les blasons de toutes les provinces espagnoles et d’autres motifs ornementaux.

Las Ventas, Madrid

Las Ventas ont une capacité de 23 798 spectateurs, l’arène centrale mesure 60 mètres de diamètre. Le prix des places dépend de l’emplacement, au soleil ou à l’ombre, ces dernières étant plus chères et de la proximité avec l’arène centrale.

La saison commence en mars et se termine en octobre.

On trouve dans les dépendances de la plaza le musée taurin, où est exposée une collection complète d’objets et de matériel liés à la tauromachie et l’histoire de la plaza.

Adresse : Calle de Alcalá, 237 à Madrid. Métro Ventas (lignes 2 et 5).

Education à Madrid

Plusieurs universités sont installées dans la communauté de Madrid.

  • Université Complutense de Madrid
  • Université Autonome de Madrid (campus à Cantoblanco).
  • Université Polytechnnique de Madrid (campus à la Ciudad Universitaria de Madrid et au sud, à Vallecas).
  • Université Roi Juan Carlos (essentiellement à Móstoles, Alcorcón et Fuenlabrada, quelques facultés à Vicálvaro).
  • L’université à distance (UNED) a son siège à Madrid.
  • Université Pontificia Comillas (campus à cantlanco, à alberto aguilera et quintana)

=> Voir la liste des écoles, collèges et lycées français à Madrid.

Transports et communications à Madrid

Transports urbains

Le Métro de Madrid offre un réseau dense et efficace qui le place en têfte des systèmes de transports publics mondiaux.
Bus et trains de banlieues assurent une relation fluide pour les voyageurs pendulaires de la périphérie.

Communications extérieures

La société nationale ferroviaire Renfe dessert toute la péninsule à partir des gares d’Atocha et de Chamartín.

L’aéroport de Barajas avec plus de 45 millions de passagers annuels, connaît une croissance moyenne de 15 %. Un nouveau terminal, T4, amenant la capacité de l’aéroport à plus de 70 millions de passagers annuel a été inauguré en 2006. Il s’agit du plus grand aéroport en superficie avec un peu plus d’1 million de m2 de locaux.

Sports à Madrid

Madrid possède deux importants clubs de football :

  • Le Real Madrid, plusieurs fois champion de la coupe d’Europe de football.
  • L’Atlético de Madrid. Celui-ci joue en première et deuxième divisions (source partielle).

Marathon de Madrid

Marathon de Madrid (photo : Myprofe)

Les rues de Madrid accueillent le Marathon Populaire de Madrid, l’épreuve d’athlétisme la plus importante d’Espagne (connu des coureurs sous le nom de Mapoma) et l’un des rendez-vous sportifs les plus importants en Espagne.

L’épreuve est classée comme Silver Road Race par la Fédération Internationale d’Athlétisme.

Ce marathon est caractérisé par la difficulté du parcours (Madrid est une ville située à presque 700 mètres d’altitude avec de nombreux dénivelés) et par l’enthousiasme du public, qui inonde les rues au passage des athlètes.

Le Mapoma est l’un de ces marathons qu’il faut courir au moins une fois dans sa vie, en laissant de côté le chrono pour profiter d’un des plus beaux parcours du calendrier international qui permet de découvrir la Plaza de Cibeles (départ), le Paseo de la Castellana, les rues Bravo Murillo et Francisco Silvela, le stade Santiago Bernabéu, la Puerta del Sol, le Palais Royal, le poumon de Madrid : Casa de Campo, sans oublier l’arrivée spectaculaire dans le parc historique du Retiro.

L’excellente organisation et la participation populaire ainsi que la couverture médiatique qui caractérisent le Mapoma ont été décisifs pour que l’IAAF l’élève au rang de Silver Road Race.

Plus de 3 000 personnes, parmi les meilleurs professionnels de la santé, de la nutrition, de la logistique, de la sécurité, etc. sont en charge de la bonne organisation du marathon de Madrid.

Cette classification positionne le marathon de Madrid au même niveau que des courses aussi importantes que celles de Rome, Rotterdam, Amsterdam, Bruxelles, Athènes, Séoul ou Fukukoa et à un pas des huit marathons de la catégorie Gold Race (New York, Londres, Paris, Berlin, Boston, Chicago, Xiamen et Pékin) et en font l’une des épreuves d’endurance du plus haut niveau organisées en Espagne.

Chaque année, les médias espagnols et internationaux sont présents pour couvrir le marathon de Madrid.

Arriver à Madrid

Par avion

L’aéroport de Barajas avec 40 millions de passagers annuels, connait une croissance moyenne de 15%. Un nouveau terminal,T4, amenant la capacité de l’aéroport à plus de 70 millions de passagers annuel a été inauguré en février 2006. Vous pouvez prendre le métro de Madrid depuis l’aéroport pour aller jusqu’au centre-ville et tout ça pour un prix très dérisoire par rapport au taxi, le prix d’un ticket de métro : 1 euro ! Téléchargez le plan de métro de Madrid (voir la ligne 8 ).

La ligne 8 de métro relie la station Barajas à celle de Nuevos Ministerios.

Navette : service spécial gratuit qui relie les 4 terminaux et qui passe toutes les 3 minutes.

Lignes de bus

  • L 101 de Canillejas (T1, T2, T3)
  • L 200 de Avenida de América (T1, T2, T3)
  • L 204 de Avenida de América (T4)
  • Ligne inter-urbaine 822
  • Coslada-Aeropuerto (T1, T2, T3).
  • Terminal 4 :

A noter que le métro de Madrid fonctionne de 6h00 à 2h00.

=> Faire le transfert centre de Madrid – aéroport

En train

Il est facile d’arriver en train à Madrid, car c’est le point central de l’Espagne. Ainsi il y a trois gares où il est possible d’arriver de n’importe quelle ville d’Espagne. La gare centrale est celle d’Atocha, d’où partent la majorité des trains à grande vitesse (AVE). Ensuite la gare de Chamartín dessert le nord de l’Espagne et Principe Pío l’ouest.

En voiture

Madrid est la ville du kilomètre zéro espagnol. De ce fait il n’est pas bien dur de trouver une route qui y mène. En effet il y a quatre autoroutes gratuites et deux payantes qui arrivent jusqu’à Madrid.

De la frontière française, la route la plus empruntée est celle qui passe par Barcelone et Saragosse.

Il est néanmoins possible, pour ceux qui habitent vers le Pays Basque, de passer par Bilbao et Burgos.

Par bus ou autocar

Il y a de nombreuses gares routières à Madrid, il est donc aisé d’arriver en bus. La gare principale est la Estación Sur située à Méndez Álvaro mais il existe deux autres stations : Avenida de América et Conde de Casal. Les bus qui font des trajets entre Madrid et les principales villes d’Espagne sont très nombreux et bon marché.

Circuler à Madrid

TICKETS ABONNEMMENT MADRID
Tickets abonnement Madrid

L’abonnement touristique est une forme pratique et économique de voyager à travers Madrid. Il y a 5 types d’abonnement : 1, 2, 3, 5 et 7 jours, à partir de la première utilisation. Avec cet abonnement, vous pouvez utiliser tous les moyens de transports publics de la Communauté de Madrid, sans limite de déplacement, pendant la période de validité.

L’abonnement touristique est personnel (il faut présenter une carte d’identité ou un passeport). Vous pouvez choisir entre deux zones : la zone A, qui inclue les services de métro, EMT de Madrid et Cercanías-Renfe et la zone T qui comprend en plus Guadalajara et Tolède.

Quartiers de Madrid

Parc du Retiro à Madrid, Palacio de Cristal (Photo : darkomen)

Comme toute métropole, Madrid comprend de nombreux quartiers aux caractères affirmés.

  • Alonso Martínez
  • Atocha
  • AZCA / Nuevos Ministerios

Quartier d’affaires de Madrid. De nombreuses tours : Torre Picasso, Edificio BBVA et Torre Europa. La Torre Windsor a brulé entièrement en février 2005. Le grand magasin, El Corte Inglés y est présent. Depuis la station du métro Nuevos Ministerios, une ligne rejoint l’aéroport.

TOURS PUERTA DE EUROPA (MADRID)

Chueca

Chueca est un quartier très animé lors de la Movida madrilène, Chueca avait été déserté dans les années 1980, devenant un repère d’héroïnomanes. Ayant bénéficié depuis de l’évolution urbaine et d’une politique de réhabilitaion de la municipalité, Chueca est devenu un quartier branché d’avant-garde, où restaurants, bars et discothèques côtoient les boutiques de mode. C’est aujourd’hui le quartier gay de la Madrid. Organisé autour de la Plaza Chueca, petite place haute en couleurs, il est séparé du quartier voisin de Malasaña par deux rues commerçantes très animées, la Calle de Fuencarral et la Calle de Hortaleza, bordées de nombreux magasins de jeunes stylistes, d’objets design ou de musique électronique.

Las Cortes

Quartier petit mais dense en bâtiments abritant d’importantes institutions, qui fait la jonction entre Sol et le Prado, le long de la Carrera de San Jerómino. Le bâtiment le plus notable est celui du Congreso de los Diputados. Le musée Thyssen-Bornemisza se situe dans le périmètre, en compagnie de la Banque d’Espagne, du Círculo de Bellas Artes, du théâtre de la Zarzuela ou encore du grand hôtel Palace.

Gran Vía

Madrid à Noël (Photo : Siemar)

La « grand-rue » est l’avenue la plus importante du centre historique, regroupant actuellement de nombreux centres de services : cinémas, théâtres, hôtels, grands magasins, banques, ainsi que le siège central de Telefónica.

Les premiers travaux pour sa construction débutèrent dans les années 1910 par ordre du gouvernement de Alphonse XIII d’Espagne, selon un plan d’aménagement de la ville de 1862. Avec ce grand projet d’urbanisme, s’inspirant de New York, s’affirma un style néo-classique madrilène établi par des architectes comme Antonio Palacios, Muguruza et Zuanzo.

Durant la guerre civile espagnole, de nombreux bâtiments furent la cible des bombardemments aériens ou de l’artillerie Franquiste. Pendant la dictature elle porta le nom d' »Avenue de José Antonio » en hommage à José Antonio Primo de Rivera, puis elle retrouva son nom originel après la mort de Franco.

Huertas

Ancien barrio de las letras, Huertas est désormais un haut lieu touristique, notamment la nuit. Ses très nombreux bars pittoresques, autour de la plaza Santa-Ana ou le long de la calle de las Huertas, sont particulièrement prisés par les étudiants étrangers et la jeunesse madrilène.

Lavapiés

Officiellement dénommé Embajadores, c’était au XVème siècle le quartier juif de Madrid. Aujourd’hui c’est un quartier populaire, accueillant de nombreux immigrés et des restaurants du monde entier. Le mélange cosmopolite attire aussi une population bohème d’artistes et de madrilènes à contre-courant. Les épiceries y proposent des ingrédients de toutes les cuisines du monde. On y trouve aussi de nombreux théâtres, des squats et des centres culturels tels que la casa encendida où la cinémathèque espagnole. Le fragile équilibre interéthnique y est menacé par la forte pression spéculative des promoteurs immobiliers et la politique de dépaupérisation du centre ville lancé par la mairie de Madrid. Malgré cela, le quartier continue toujours à souffrir d’une certaine réputation d’insécurité.

La Latina

Le quartier « bobo » du centre historique, qui se déplie en petites rues tortueuses au Sud de la Plaza Mayor, de part et d’autre de la Calle de Toledo. Très fréquentée par les étudiants pour son charme, sa douceur de vivre et ses bars à tapas, la Latina entre en effervescence chaque dimanche matin à l’occasion du Rastro, le marché aux puces de Madrid, dont la tradition remonte à plusieurs siècles. C’est un immense marché en plein air où touristes et Madrilènes s’agglutinent en fin de matinée, autant pour y dénicher d’insolites objets que pour profiter de son ambiance festive.

Malasaña

Originellement dénominé Maravillas, le quartier fut ensuite adopté sous le nom officiel de Malasaña. Manuela Malasaña était une jeune fille de la Calle de San Andrés, morte lors du Soulèvement du Dos de Mayo sous l’occupation napoléonienne en 1808. Le quartier est aussi souvent désigné sous le nom de Tribunal. Lieu incontournable de la vie nocturne madrilène, organisé autour de la Plaza del Dos de Mayo et de l’arrêt de métro Tribunal, Malasaña est un quartier très vivant et bigarré, dont les rues étroites abritent d’innombrables bars et discothèques attirant une clientèle jeune et animée, principalement étudiante. Le mouvement de la movida est né dans ces rues, et dans des locaux qui existent toujours tels que la Vía Lactea ou le Nueva Visión.

Salamanca

Ce vaste quartier doit son nom à son promoteur, le marquis de Salamanca, qui le fit ériger ex nihilo au XIXe siècle. Aujourd’hui, c’est le quartier huppé de la capitale espagnole, où résident les classes aisées. Il est délimité par le Paseo de la Castellana (Ouest), la Calle de Joaquín Costa (Nord), la Plaza Manuel Becerra (Est) et le parc du Retiro (Sud). La Calle de Goya, la Calle de Velazquez et la Calle de Serrano (la rue la plus chère de Madrid) en sont les principales artères. Les larges avenues organisées en damier de Salamanca tranchent avec l’imbroglio de petites rues qui forme les autres quartiers du centre de Madrid et sont bordées d’immeubles résidentiels de haut standing, de palaces et de magasins de luxe. C’est un quartier très élégant où il fait bon flâner et faire des emplettes (à condition d’en avoir les moyens) mais peu animé le soir venu. La résidence officielle de l’Ambassadeur de France en Espagne, une magnifique villa du début de XXe siècle, se situe au cœur de Salamanca, à l’intersection de la Calle de Serrano et de la Calle de María de Molina.

Vallecas

Vallecas est un quartier populaire du sud de Madrid.

L’ours de Madrid a déménagé

Puerta del Sol à Madrid (photo : victor_nuno)

La statue la plus célèbre de Madrid, « El Oso y el Madroño » a été déplacée.

Cette statue représentant un ours et un arbousier, jusqu’alors située au pied de la Calle Carmen à la Puerta del Sol de Madrid était très populaire des touristes et servait souvent de point de rencontres pour les habitants de la ville.

La statue a été déplacée depuis 2009 entre Calle Alcalá et Carrera de San Jerónimo, une autre rue de Sol, là où il se trouvait en 1967.

Brève histoire de Madrid

Origines de Madrid

Les origines de Madrid remontent à la période musulmane de l’histoire de l’Espagne. Sa fondation fut ordonnée à la fin du IXe siècle par l’émir de Cordoue Muhammed Ier qui souhaitait établir une forteresse sur les rives du Manzanares. Cette citadelle fut baptisée sous un nom arabe (Magerit en espagnol ou Mayrit), dont la signification n’est pas claire mais qui semble être l’hybride de deux toponymes : le mozarabe matrice qui a la signification de « source », et l’arabe « chenal » ou « lit de rivière ». Chacun refléterait la notion de l’abondance de ruisseaux et de nappes phréatiques de la région.

=> Voir la guerre civile espagnole

En 932, la Citadelle est attaquée par le roi catholique Ramire II de Castille.

Au cours du Xe siècle, Le lieu fortifié se développe et devient un centre de commerce et de savoir avec ses sept écoles d’astronomie dont l’une d’elles est dirigée par le prestigieux Abul-Qasim Maslama, un astronome et mathématicien arabe réputé surnommé Al Mayarit (« Le Madrilène »). Un autre scientifique de renom, Abu Yusuf, réside également dans le petit bourg.

Madrid, capitale de l’Espagne

En 1561 un événement important se produit à Madrid : Philippe II décide de s’y installer avec toute sa cour, abandonnant Tolède et faisant de Madrid la nouvelle capitale de l’Espagne.

Un an plus tard, la capitale espagnole voit naître le poète castillan Félix Lope de Vega. Au mois de février 1563 débute la construction de l’Escorial. En 1599, naît Diego Velasquez qui deviendra par la suite peintre de la famille royale. Cette même année, la Puerta de Alcala voit le jour.

Le 11 janvier 1601, Philippe III, conseillé par le duc de Lerma, décide de transporter la cour à Valladolid. Mais face au mécontentement populaire, Madrid est de nouveau désignée comme capitale de l’Espagne le 4 mars 1606.

En 1605, est publié le premier tome de Don Quichotte de Miguel de Cervantes Saavedra, à l’imprimerie Juan de la Cuesta.

La Plaza Mayor de Madrid, est fondée en 1616, et trois ans plus tard s’y déroule la première corrida de taureaux.

En 1632, le comte d’Olivares présente au roi Philippe IV les clés du Buen Retiro.

Madrid moderne

De nombreux édifices vont être construits ou voir leurs travaux débuter durant les années suivantes. ce sera le cas de la Bibliothèque Nationale en 1866, la Caisse d’Epargne et le Mont de Piété en 1870, et l’apparition en 1871 des premiers tramways tirés par des chevaux.

La cathédrale de la Almudena est commencée en le 4 avril 1883 et le 10 janvier 1886 l’architecte Carlos Velasco présente son projet de Gran Via.

En 1898, on procède à l’électrification de la première ligne de tramway à Madrid entre les quartiers de Salamanca et Argüelles, en passant par la Puerta del Sol. Le 3 octobre les premières lignes de tramways électrifiées sont inaugurées entre Sol et Serrano et entre Recoletos et Hipodromo.

Le premier numéro du journal ABC, fondé par Torcuato Luca de Tena, est publié à Madrid le 1er juin 1905.

Plusieurs attentats viennent ont lieu durant les années qui suivent : le 31 mai 1906, le couple royal Alphonse XIII et Victoire Eugénie sortent indemnes d’un attentat dans la Calle Mayor. Le 12 novembre 1912, c’est le président du Conseil, José Canalejas, qui est assassiné à la Puerta del Sol par un anarchiste du nom de Manuel Pardiñas. Le 8 mars 1921 le président du Conseil Eduardo Dato est à son tour assassiné sur la Place de l’Indépendance.

Le 2 mars 1923, Madrid reçoit la visite d’Albert Einstein qui participe à plusieurs conférences scientifiques à l’Université et à la Real Academia. Il est reçu par la famille royale.

Les travaux de construction de l’aéroport de Madrid Barajas vont débuter en 1929.

Le 14 avril 1931, deux jours après le triomphe des Républicains aux élections, le roi quitte la capitale. La Seconde République espagnole est proclamée et le lendemain est formé le premier Conseil Municipal Républicain présidé par Pedro Rico López. Mais dès le 10 mai les premiers troubles surgissent à Madrid et plusieurs églises sont incendiées.

Les nouvelles arènes de Madrid, la Plaza de Toros de Las Ventas, sont inaugurées le 1er octobre 1934.

La Nuit blanche à Madrid

Profitez de la prochaine Nuit blanche à Madrid. En ce jour de pleine lune, les Madrilènes et leurs visiteurs découvrent le Madrid nocturne grâce à plus de 150 activités sur un parcours artistique dont l’accent est mis sur l’avant-garde et les créateurs les plus liés à la ville de Madrid.

Comme les autres capitales d’Europe qui participent à l’événement de la Nuit blanche, Madrid est une référence en matière d’art moderne.

Des centaines de milliers de personnes sont attendues à chaque édition et la Nuit blanche reste une fête unique, inoubliable et interactive où manifestations artistiques et transports publics sont gratuits.

Pensez donc à réserver votre nuit blanche à Madrid, en septembre et idéalement à loger dans le centre.

Attention, la Nuit blanche n’est plus programmée. L’an prochain peut-être ?

Découvrir les alentours de Madrid

CARTE MADRID La communauté autonome de Madrid est l’une des 17 communautés autonomes de l’Espagne, se composant de la province de Madrid. Sa capitale est la ville de Madrid, aussi capitale du pays. La communauté autonome de Madrid et la province de Madrid ont donc des territoires communs, ce qui peut être décrit par l’appelation Communauté Monoprovinciale.

Localités de la communauté de Madrid

Les différentes villes composant la Communauté de Madrid et leur nombre d’habitants sont :

  • Madrid – 3.129.600
  • Pinto – 37.559
  • Móstoles – 204.463
  • Alcala de Henares – 197.804
  • Fuenlabrada – 195.131
  • Leganés – 181.248
  • Alcorcón – 162.524
  • Getafe – 157.397
  • Torrejón de Ardoz – 109.483
  • Alcobendas – 103.149
  • Parla – 91.024
  • Coslada – 82.894
  • Pozuelo de Alarcón – 78.083
  • Las Rozas de Madrid – 71.937
  • San Sebastián de los Reyes – 65.767
  • Majadahonda – 61.788
  • Collado Villalba – 52.445
  • Rivas-Vaciamadrid – 49.696
  • Valdemoro – 44.136
  • Aranjuez – 43.926
  • Arganda del Rey – 41.411
  • San Fernando de Henares – 39.966
  • Colmenar Viejo – 39.579
  • Tres Cantos – 39.198
  • Boadilla del Monte – 35.588
  • Galapagar – 29.218

La communauté autonome est encadrée par la Castille et León au nord-ouest et la Castille-La Manche au sud-est.

Madrid est également l’hôte du circuit del Jarama, un circuit de course de motorsport qui a autrefois accueilli la Formule 1 pour le Grand Prix automobile d’Espagne.

La région autonome de Madrid fut une région peu importante lors de l’Empire romain : c’était une « zone de passage » où les légions se reposaient en attente d’une rébellion. Antérieurement la province de Madrid étant l’une des cinq provinces de la région historique de Castille-La-Neuve (l’actuelle Castille-La Manche), la Communauté de Madrid s’institua en communauté autonome « monoprovinciale » le 1er mars 1983 lors de l’approbation de son statut d’autonomie, un des derniers à se constituer pendant la Transition démocratique espagnole. Parmi les raisons de sa constitution en communauté autonome se trouvent les grandes différences économiques et démographiques entre la province de Madrid et les autres provinces environnantes, mais aussi le fait d’héberger la capitale de l’État (source).

Monastère San Lorenzo de El Escorial

Si vous partez en séjour à Madrid, ne manquez pas de découvrir le monastère de San Lorenzo de El Escorial dans la Communauté de Madrid, à 1h de trajet de Madrid.

San Lorenzo de El Escorial (ou El Escorial) est un impressionnant monastère entouré de montagnes et déclaré au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Très imposant, ce monument espagnol renferme en outre d’autres édifices à visiter : la basilique, le panthéon, le musée et le palais.

Le musée de San Lorenzo de El Escorial possède une immense bibliothèque qu’il faut absolument visiter car elle vaut le détour ainsi que des objets de collection.

Les espaces verts ne sont pas oubliés avec les jardins qui entourent le monastère San Lorenzo de El Escorial.

Amateurs d’histoire et d’architecture, ne manquez pas la visite des maisons seigneuriales qui furent la résidence de la famille royale d’Espagne.

San Lorenzo de El Escorial est donc, à seulement 1h de Madrid, une visite à faire pour les amateurs d’histoire et d’architecture.

Getafe

Getafe est également connue pour sa base militaire, l’une des plus anciennes d’Espagne , par le Cerro de los Ángeles, considéré comme le centre géographique de la Péninsule ibérique et par son Université Carlos III, dont le siège se trouve dans la ville.

La proximité de Getafe avec Madrid a permis un développement industriel important durant le XXe siècle, provoquant une hausse de la population s’établissant à 160000 habitants et la transformant en une ville-dortoir. La croissance démographique a obligé les pouvoirs publics à construire de nombreuses voies d’accès, à y développer considérablement les services publics et à édifier de nouveaux quartiers.

Au Moyen Âge, dans les limites du territoire communal actuel de Getafe, cohabitaient plusieurs hameaux, dont un des plus importants était Alarnes, situé proche du centre urbain actuel. En 1326, les habitants de ces hameaux s’unirent dans un village proche de la voie royale qui reliait Madrid à Tolède. Ce nouveau village se vit donner le nom de Xatafi qui dérive du terme arabe Jata qui signifiait « assez long ». Il en a été déduit que le terme Xatafi se référait à la rue principale du village qui n’était autre que la voie royale. Xetafe signifie donc « route longue ». Ce nom d’origine évolua, prenant successivement les formes Xetafi, Jetafee, Jetaphe, Jetafe et, pour finir, Getafe.

Il est possible de considérer l’histoire de Getafe selon trois périodes distinctes. Durant la première, allant de la Préhistoire à 1326, diverses cités et hameaux ont occupé le territoire communal, même si Getafe n’existait pas encore comme village. La seconde période qui débute au XIVe siècle et s’achève au XXe siècle est caractérisée par la formation du village de Getafe et son lent développement avec des constructions isolées. Enfin, la dernière phase correspond à l’époque d’après-guerre qui a vu Getafe cesser d’être un village agricole et rural pour devenir une grande cité industrielle à travers une croissance importante de la démographie, des activités commerciales et industrielles et de la superficie urbanisée (source).

Découvrir Aranjuez, près de Madrid

Aranjuez est une ville d’Espagne située à 46 km au sud de Madrid. La ville est connue pour sa culture de la fraise, Aranjuez est propice à l’agriculture par sa bonne terre et son irrigation assurée par 2 fleuves, le Tage et le Jarama. Sur l’un d’eux est construit un petit port fluvial.

Le climat est méditerranéen donc peu humide, très froid en hiver et très chaud en été. Les maisons des 50000 habitants d’Aranjuez sont limitées à 2 étages. La structure de la ville est carrée et date de Charles III.

Les principaux lieux à visiter sont :

  • les arènes, remarquablement conservées
  • le Palais Royal, construit sur l’ordre de Philippe II, de 1561 à 1778.

Aranjuez est célébrée par un concerto pour guitare et orchestre : le concerto d’Aranjuez, composé par Joaquín Rodrigo.

Où trouver une auberge de jeunesse à Madrid et autour ?

  • AUBERGE DE JEUNESSE LAS DEHESAS
    Carretera de Las Dehesas, s/n, 28470 – CERCEDILLA (MADRID) (Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE VILLA CASTORA
    Carretera de Las Dehesas, s/n, 28470 – CERCEDILLA (MADRID) (Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE MUNICIPALE DE MADRID
    C/ Mejía Lequerica, 21 – 28004 MADRID (MADRID) (Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE RICHARD SCHIRRMANN
    Casa de Campo, 28011 – MADRID (MADRID) (Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE SAN FERMIN
    Avda. de los Fueros, 36, 28041 – MADRID (MADRID) (Espagne) – Web
  • AUBERGE DE JEUNESSE SANTA CRUZ DE MARCENADO
    C/ Santa Cruz de Marcenado, 28, 28015 – MADRID (MADRID) (Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE ALVARO IGLESIAS
    Puerto de Navacerrada, 28470 – PUERTO DE NAVACERRADA (MADRID) (Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE LOS BATANES
    Carretera de Cotos – Finca Los Batanes, 28740 – RASCAFRIA (MADRID)(Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE EL ESCORIAL
    C/ Residencia, 14, 28200 – SAN LORENZO DE EL ESCORIAL (MADRID) (Espagne)
  • AUBERGE DE JEUNESSE SANTA MARIA DEL BUEN AIRE
    Finca La Herrería, s/n, 28200 – SAN LORENZO DE EL ESCORIAL (MADRID) (Espagne)

La nuit à Madrid : où boire un verre et sortir à Madrid ?

Dans quel quartier boire un verre et sortir à Madrid ? Quel que soit le quartier que vous choisirez, n’oubliez pas d’arriver assez tard : en Espagne il est rare de manger avant 21h et d’aller boire un verre avant 23h…

Malasaña et Chueca

Le nord de la Gran Vía est l’endroit où se trouvent les lieux de la nuit madrilène. En remontant la rue Fuencarral depuis Gran Vía, Malasaña est à votre gauche et Chueca à votre droite. (Métros : Tribunal et Chueca) Malasaña est le lieu où vous trouverez de la musique alternative : indépendante, pop, rock et punk. Chueca est bien connu pour être le quartier gay mais tout le monde s’y retrouve pour se trémousser sur la dance music. Nombre de jeunes se rassemblent également sur la Plaza de Dos de Mayo pour boire de l’alcool bien que cela soit illégal sur la voie publique (c’est ce que l’on appelle le « botellón »). Pour Malasaña, vous trouverez les bars, autour de la rue San Vicente Ferrer, rue la Palma et rue de Velarde. Pour Chueca, il faudra aller dans la zone autour de la Plaza de Chueca.

La Latina

Situé au métro du même nom, la vie nocturne du quartier La Latina est plutôt destiné aux trentenaires et quadragénaires. Beaucoup de bars à vins sont situés autour de la rue Cava Baja. Passez par le bar « La Solea » pour assister à des spectacles de flamenco intimistes.

Huertas

Le quartier de Huertas (métros Antón Martín et Sol), faisant officiellement partie du Barrio de las Letras, offre un mélange de bars, restaurants et discothèques pour tous les âges. Plus vous vous rapprocherez de la Puerta del Sol, plus vous trouverez de touristes et… de Pubs irlandais.

Bajos de Argüelles

Si la musique heavy metal est votre truc, osez vous aventurer là où peu de touristes viennent, dans la rue Andrés Mellado au métro Argüelles. Les bars sont peu chers et sympathiques et les clients enthousiastes. Profitez-en pour boire du « calimocho » (vin rouge et Cola-Cola), la boisson des fans de métal.

Callao

Tout autour de Gran Vía, vers le métro Callao, vous trouverez plusieurs clubs gothiques. Les clients sont vêtus de noir, au style gothique donc mais tout le monde est le bienvenu. Le « Dark Hole » par exemple est situé au « Flamingo Club » au numéro 13 de la rue Mesonero Romanos (venir le samedi).

Le métro de Madrid, trouver un plan Ⓜ️

Le métro de Madrid, capitale de l’Espagne, dispose de l’un des réseaux les plus étendus d’Europe !

Le réseau est géré par la société Metro de Madrid S.A., filiale du Consorcio Regional de Transportes de Madrid. Cette dernière est une société de droit public appartenant à la ville de Madrid, à la Communauté Autonome de Madrid et aux Communautés des villes de banlieue. Le Consorcio Regional de Transportes de Madrid assure également la coordinnation du réseau de bus Empresa Municipal de Transportes ainsi que des Cercanías, réseau ferroviaire desservant la banlieue qui appartient à la société nationale de chemin de fer espagnole, la RENFE.

Le métro de Madrid a transporté en 2004 618 millions de passagers, soit 41% des personnes utilisant les transports publics dans le grand Madrid (à titre de comparaison le métro parisien transporte environ 1,2 milliard de passagers par an ce qui représente 30% des voyages en transport en commun dans l’agglomération parisienne).

Le réseau du métro de Madrid

Plan du métro de Madrid (2019)
Plan du métro de Madrid (2022)

Plan du métro de Madrid (2022)Accès à tous les autres plans (site officiel)

Le réseau du métro de Madrid est long de 226,7 km et comprend 13 lignes et 190 stations.

Exploitation du métro de Madrid

METRO MADRID : Entrée du métro de Madrid à la station Tribunal

Le métro de Madrid fonctionne quotidiennement de 6h à 1h30 du matin, cependant certaines stations ont des horaires spéciaux. L’intervalle entre les trains est variable d’une ligne à une autre. En règle générale, il est de 2 à 4 minutes aux heures de pointe, de 4 à 7 minutes et demi en journée et de 15 minutes après minuit.

Il existe 6 dépôts qui comportent tous des ateliers d’entretien. Ils se situent aux stations Cuatro Caminos, Cuatro Vientos, Herrera Oria, Fuencarral, Loranca et Ventas. Le plus grand atelier d’entretien, utilisé pour les rames à petit comme à grand gabarit, se situe sur un terrain de 30 hectares situé entre Canillejas et Las Musas qui sont les 2 dernières stations de la branche Est des lignes 5 et 7. L’atelier est relié à ces lignes.

Sur toutes les lignes le courant est fourni à la tension de 600 volts (courant continu) sauf sur les lignes 10 et 12 ou la tension est de 1500 volts.

Le courant est régulé par 83 sous-stations qui sont pilotés depuis la station Quevedo. L’ensemble de la circulation est contrôlé depuis un centre de régulation installé à la station Alto del Arenal.

Trois lignes ont un mode de fonctionnement particulier :

  • La ligne R (pour Ramal en français « branche ») fait 1,1 km de long. Elle est desservie par deux rames de 4 wagons qui font la navette entre les stations Opera et Principo Pío. La ligne comporte 2 voies mais il n’y a qu’un seul quai dans chacune des stations, les trains se croisent en cours de route. L’une des stations comporte une voie de garage qui permet aux heures creuses de n’exploiter la ligne qu’avec un seul train.
  • La ligne 9 circule en surface sur 18 km. Elle utilise entre les stations Puerta de Arganda et Arganda del Rey une ancienne ligne utilisée pour le trafic de fret qui comporte uniquement 3 stations intermédiaires. Lorsque le bati se sera densifié, de nouvelles stations seront construites. Malgré une fréquence réduite, un changement de train est opéré à Puerta de Arganda. En dehors de Madrid, des rames de 3 wagons circulent avec une fréquence réduite. Les passagers qui veulent entrer en ville doivent changer de train. La partie de la ligne située en dehors de l’agglomération appartient à la société Transportes Ferroviarios de Madrid, dont sont actionnaires le métro de Madrid et plusieurs autres entreprises. La ligne doit revenir à la Communauté Autonome de Madrid en 2028 à l’échéance de la concession actuelle.
  • La ligne 12 dite « MetroSur » (Métro du Sud) est située dans son intégralité à l’extérieur de l’agglomération madrilène ; elle relie par une voie en forme de boucle les villes périphériques de Alcorcón, Fuenlabrada, Getafe, Leganés et Móstoles. Elle n’est aujourd’hui reliée au reste du réseau que par le ligne 10. Elle est par contre interconnectée par 6 stations à 4 lignes de train de banlieue de la Cercanías. Bien que le trajet de la ligne traverse actuellement des zones dépourvues de construction, elle est complètement souterraine afin de ne pas gêner la future extension de l’agglomération madrilène.

La vitesse de pointe des rames est de 80 km/h ; elle atteint même 100 km/h sur le troncon de surface de la ligne 9.

Stations du métro de Madrid

Les stations ont une longueur variable d’une ligne à l’autre. Les stations des lignes à petit gabarit 1, 3 et 5 ont une longueur de 90 mètres, celles des lignes 2, 4 et R ont une longueur de 60 mètres. Les stations des lignes à grand gabarit ont toutes une longueur de 115 mètres. Plusieurs stations à 2 voies disposent d’un quai central et de 2 quais latéraux ; ainsi les flots des voyageurs montants et descendants peuvent être séparés (c’est la solution dite « à l’espagnole »).

Dans 37 des 190 stations il existe une correspondance avec une autre station de métro ; dans 19 stations il existe une correspondance avec une ligne des « Cercanías » (trains de banlieue). Les correspondances ne sont pas toujours conçues de manière idéale : il est parfois nécessaire de parcourir de longs couloirs (le cas de Nuevos Ministerios) ou d’emprunter plusieurs escalators (le cas de Cuatro Caminos). Casa de Campo et Príncipe Pío sont les seules stations où la correspondance se fait quai à quai.

94 stations répondent aux normes d’accessibilité et sont équipées de rampes et d’ascenceurs adaptés. C’est essentiellement le cas des stations des lignes contruites après 1994 et celles reformées aprés cette date-là. La plupart des stations à petit gabarit ne sont pas accessibles aux personnes en fauteuil roulant à quelques exceptions près.

Le sol et les murs des stations sont carrelés. Dans les stations construites à partir de 1980 (aprox.), les parois sont recouvertes de granit et de marbre et dans celles contruites à partir de 1995 et celles aménagées depuis 1995, les murs sont recouverts de carreaux plastiques colorés.

La plupart des stations disposent d’un distributeur automatique de billet, d’un guichet d’information et de magasins. Seulement les stations de la ligne 3 n’ont plus de guichet et ont augmenté la quantité de distributeurs automatiques.

Les passagers qui se rendent à l’aéroport, peuvent déposer leurs bagages à la station Nuevos Ministerios.

Historique du métro de Madrid

L’histoire du métro de Madrid peut être divisé en 4 phases :

  • de 1919 à 1951, les lignes à petit gabarit sont construites.
  • de 1951 à 1978, le premier tronçon en surface et la première ligne à grand gabarit sont construits.
  • entre 1978 et 1994 le métro est nationalisé et le groupement de transports de la capitale est mis en place.
  • à compter de 1994 le réseau double de taille, connaissant une expansion sans équivalent en Europe à cette époque.

« Metro ligero« 

En complément du métro et afin lui amener de nouveaux passagers, des lignes de tramway (surnommées « Metro ligero », en francais Métro léger) ont été construites dans les quartiers moins denses. Ces rames circulent comme un métro mais présenteront certaines caractéristiques d’un tramway dont une partie sous terre ( source).

Espagne Facile : qui, quoi ?

Linda, passionnée de l'Espagne, je partage avec vous mes découvertes, lieux à visiter, recettes de cuisine, fêtes, conseils, bons plans, etc. J'écris sur l'Espagne depuis 2002 pour promouvoir la culture espagnole.

Je vous invite aussi à découvrir un autre visage de l’Espagne, loin de la foule et du tourisme de masse : l’Espagne authentique : villages espagnols, traditions, patrimoine oublié, Urbex, randonnées, etc. Pour un tourisme plus vert, un tourisme rural, plus responsable, éthique et plus enrichissant.