Canfranc

Canfranc est une ville située en Aragon, elle est en fait constituée de deux unités de population, à savoir le village originel de Canfranc (4 kilomètres au nord de Villanúa et 16 de Jaca) et, 4 kilomètres plus au nord, Canfranc-estación qui fut construite avec le chemin de fer au début du XXe siècle. On y recensait début 2004 une population de 564 habitants sur une superficie de 71,6 kilomètres carrés. Située dans la vallée de la rivière Aragon à une altitude de 1190 mètres, au pied du col du Somport, on y trouve la route frontalière et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Canfranc : le chemin de fer et la gare internationale

Inaugurée le 28 juillet 1928 par Alphonse XIII, roi d’Espagne et Gaston Doumergue, président de la République française, Canfranc fut le lieu d’actions obscures et romanesques, comme le transit du trésor de guerre allemand vers l’Amérique du sud durant la Seconde guerre mondiale.

Gare de CanfrancDepuis l’arrêt du trafic ferroviaire international à cause d’un accident provocant l’effondrement du pont de l’Estanguet en 1970, la ligne et l’édifice de la gare se sont progressivement dégradés au point de devenir des ruines actuellement. le 27 mars 1970 un train de maïs monte du côté français.

Le givre fait patiner le train sur les rails et d’importantes chutes de tension (950V au lieu de 1500V) au niveau des stations hydroélectriques intermédiaires le long de la ligne rendent impossible la montée du convoi. La pente du côté français atteint 43 pour 1000. Mettant en marche le frein rhéostatique, un des deux machinistes descend sur la voie pour mettre des pierres de remblai sous les roues pour qu’en les écrasant le train puisse accrocher.

La tension chute alors d’un coup rendant le frein rhéostatique inopérant et le train commence à partir en arrière sans frein. Ne pouvant l’arrêter, le deuxième machiniste saute en marche et le train dévale la pente. En arrivant vers le pont de l’Estanguet, le convoi file à plus de 120km/h. Dans un virage, le dernier wagon se déséquilibre sur deux roues et touche la structure métallique du pont, précipitant le train et le pont dans le gave d’Aspe.

Accident spéctaculaire mais sans victimes. Vers 9h du matin, un télégramme est envoyé à Canfranc de la part de la SNCF faisant état d’un accident sur la ligne et de la fermeture provisoire de la ligne. Un bus a été mis en place provisoirement entre Oloron et Canfranc pour remplacer la ligne ferrée. Le provisoire signifiait définitif et le service de bus continue toujours son service plus de 35 ans après.

Toutefois, début 2006, des travaux de rénovation ont enfin débuté. Le projet immobilier prévoit l’ouverture en 2007 d’un hôtel de luxe, patinoire, casino, etc. Une nouvelle vie pour la gare abandonnée.

En Espagne comme en France, depuis de nombreuses années, des mouvements militent pour la réouverture de la ligne et la réhabilitation de la gare.

Vidéo de la gare internationale de Canfranc

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=WIv-gkyw76Y]

Ligne Pau-Canfranc

La ligne Pau-Canfranc est une ligne de chemin de fer internationale, à voie unique et à écartement standard, de 58 km de long reliant la France et l’Espagne, située dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette ligne qui emprunte la vallée d’Aspe a été inaugurée en 1928 mais elle est coupée, pour la partie Oloron-Canfranc, depuis 1970 à la suite d’un accident qui détruisit un pont.

Depuis, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer son rétablissement sans succès jusqu’ici.

La ligne qui relie Pau à Saragosse en Espagne sur une longueur totale de 298km, franchit les Pyrénées occidentales, les altitudes atteintes ne sont pas très importantes si l’on la compare à la ligne du St Gothard en Suisse, seulement 1100 mètres d’altitude au sortir du tunnel droit de presque 8 km sous le col du Somport.

Les arguments avancés par les détracteurs de la réouverture sont les suivants : rampes trop importantes, tracé sinueux et courbes de rayon trop faible, tunnel trop bas pour le transport de marchandises, transvasement des marchandises en gare de Canfranc, tunnel hélicoidal inutilisable, faible rentabilité, voie unique, etc.

  1. 1er argument, les rampes : leur franchisement sans encombre ne dépend que de la puissance et de l’adhérence des motrices, problème résolu en mettant une machine en tete de convoi et une autre en queue, la synchronisation des commandes est facilitée par les technologies actuelles.
  2. 2ème argument : les courbes, la ligne ne descend jamais en dessous des 300 mètres de rayon, les matériels ferroviaires actuels sont tout à fait compatibles.
  3. 3ème argument les tunnels trop bas. C’est un format standard, 6 mètres en haut du fer à Cheval, ils sont même plus larges en prévision d’un 3ème rail et le passage au gabarit de convois espagnols.
  4. 4ème argument, le tunnel hélicoidal, les caractéristiques de rampes et de rayon, rentrent dans les normes du matériel actuel.
  5. 5ème argument, la rentabilité. La SNCF ne semble qu’en tenir très peu de cas, les lignes rapides et les TGV semblent beaucoup mieux la faire rèver, quand on sait qu’elle détient de nombreuses filiale en tranport routier. Des sociétés privées espagnoles se proposent d’exploiter la ligne jusqu’à Pau voire Bordeaux, les industriels de Général Motor à Saragosse sont des plus intéressés pour avoir une artère de sortie vers le Nord de L’Europe et ainsi exporter leurs voitures Opel.

    La ville de Jaca sera candidate aux JO d’hiver de 2012, la ligne versant Espagnol subit actuellement de nombreux aménagements.

  6. 6ème argument : la voie unique. Des portions en double voie seront aménagées au niveau de Lurbe et Bedous pour faire croiser les convois descendant d’Espagne et montant depuis la France, le tout avec une signalisation automatique, donc sans aucun danger de collision.

Tracé et caractéristiques de la ligne

Il s’agit d’une ligne à voie normale électrifiée sous courant continu 1500 V.

  • Section Pau – Oloron-Sainte-Marie
  • Section Oloron-Sainte-Marie – Canfranc

Liste des gares

En exploitation : Pau, Croix du Prince (halte), Gan, Haut de Gan (halte), Buzy, Ogeu-les-Bains, Escou et Oloron-Sainte-Marie.

Fermées au trafic : Gurmençon (halte), Saint-Christau-Lurbe, Escot (halte), Sarrance, Bedous, Accous (halte), Lescun-Cette-Eygun, Etsaut, Urdos, Forges d’Abel et Canfranc.

Histoire

  • 1883 Mise en service du tronçon Pau/Oloron-Sainte-Marie, dont l’exploitation est confiée à la Compagnie du Midi.
  • 12 juillet 1912 : inauguration du tunnel du Somport.
  • 1928 : inauguration solennelle de la gare de Canfranc.

(Source, licence GFDL)

Aragon

Carte Aragon

L’Aragon (Aragón en castillan, Aragó, en catalan) est une communauté autonome située dans le nord de l’Espagne. L’Aragon est composée de trois provinces : la province de Huesca, la province de Saragosse et la province de Teruel.

Elle est bordée au nord par la France, à l’est par la Catalogne et la Communauté autonome de Valence, au sud par Castille-La Manche, à l’ouest par la Castille-et-Léon et la Navarre.

La région nord de l’Aragon conserve la langue aragonaise. La région orientale conserve l’usage de la langue catalane dans la vie quotidienne. Actuellement, le castillan y est la seule langue officielle.

Histoire de l’Aragon

Depuis 1978, l’Aragon est communauté autonome et dispose donc d’une autonomie dans plusieurs domaines.

Géographie de l’Aragon

D’une superficie de 47 645 km², l’Aragon est divisée en 3 provinces : Huesca, Teruel et Saragosse (Zaragoza en espagnol). La ville de Saragosse est à la fois la capitale de la province du même nom et de l’Aragon. L’Aragon compte 739 villes.

Cette communauté autonome compte environ 1,2 million d’habitants.

Selon le recensement de 1991, l’Aragon comptait 1 178 000 habitants. Il y eut un autre recensement en 2001 qui dénombra 1 200 000 habitants. Ce chiffre représente 2,95% de la population du pays et une densité de 25,2 habitants/km².

La population de l’Aragon est inégalement répartie, environ 800 000 habitants vivent dans la province de Saragosse et 600 000 dans la capitale.

Politique de l’Aragon

En espagnol le parlement d’Aragon se nomme Las Cortes de Aragón.

Économie de l’Aragon

Le PIB de la communauté autonome représente environ 3 ou 4% du PIB national. Opel possède une usine près de la ville de Saragosse.

Gastronomie de l’Aragon

Teruel est connu pour ses bons jambons. Aussi ses vins sont célèbres (surtout les appellations d’origine Cariñena, Borja et Somontano), comme l’huile du Bajo Aragón et les plats les plus typiques sont l’agneau rôti, le ragoût de pain frit avec des lardons (« migas ») ou le poulet au « chilindrón » (avec tomate et piment). La fabada est aussi tres réputée niveau gastronomie en Aragon.

Quelques villes importantes d’Aragon

  • Alcañiz
  • Barbastro
  • Calatayud
  • Ejea de los Caballeros
  • Huesca
  • Jaca
  • Montalbán
  • Saragosse
  • Tarazona
  • Teruel

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Aneto

Aneto, pic d’AnetoL’Aneto (ou pic d’Aneto) est le point culminant des Pyrénées avec 3404 m. Il est situé en Espagne dans la province de Huesca, au nord de l’Aragon. L’Aneto fait partie du massif de la Maladeta dont il constitue l’extrémité sud.

L’ancien nom français de l’Aneto était le Néthou mais il est tombé en désuétude au profit de celui d’Aneto ou de pic d’Aneto.

L’ascension de l’Aneto s’effectue le plus souvent à partir du grand refuge de la Rencluse situé à 2140 mètres d’altitude. L’itinéraire traverse, dans sa plus grande longueur, le glacier qui s’étend au nord du pic.

Depuis le refuge, le chemin est balisé au départ, il est facile de se perdre en montant trop. Un bon point de repère consiste à savoir qu’il ne faut pas dépasser le pluviomètre qui est au dessus de la passe à utiliser (valide en juillet 2007). Attention à ne pas se retrouver pris dans le brouillard à la descente, le manque de balisage et les pierriers ainsi que les falaises peuvent rendre la recherche du refuge délicate (on est fatigué au retour ! il faut prévoir 10h environ pour faire l’aller-retour).

Le sommet est défendu par un très court passage rocheux : Le Pas de Mahomet. C’est une courte arête de gros blocs stables, pas très large et ouverte sur un vide impressionnant de chaque côté. Attention, encombrement possible !

Au sommet de l’Aneto on peut admirer une croix impressionnante et découvrir une vue contrastée, le Massif de la Maladetta enneigé au nord et le Haut-Aragon sombre et sec au sud.

Photos du pic d’Aneto

Refuge de renclusa

Attention vous êtes dans un parc national, même si c’est relativement souple, il est interdit de faire du feu pendant toute la période estivale (penser à se renseigner avant de partir). Il est possible de planter la tente à coté du refuge, cependant, il est bon de manger chaud et consistant avant ce genre d’ascension. Le dîner au refuge est consistant et tout à fait correct pour 14€ environ (juillet 2007). L’ensemble de la vallée est sublime et vous trouverez des campings en bas avec des services de bus permettant à défaut de voiture de se déplacer aisément (uniquement l’été).

Ascensions de l’Aneto

L’ascension du pic d’Aneto est peu balisée et par conséquent plutôt difficile. Prévoir des crampons !

  • 1842 – Le 18 juillet, Platon de Tchihatcheff, officier russe qui se repose à Luchon, son guide Pierre Sanio de Luz, les guides Luchonnais Bernard Arrazau et Pierre Redonnet, Albert de Franqueville, un botaniste normand et son guide Jean Sors, partent de Bagnères-de-Luchon.

    Ils empruntent le chemin de l’hospice de France, franchissent le port de Vénasque et passent la nuit à l’abri de la Rencluse, alors simple construction de pierres sèches. Le lendemain, ils arrivent à franchir un col, vers le col d’Albe et se perdent sur le versant Sud vers le lac de Gregueña. Le soir, à bout de force, ils trouvent refuge dans une cabane vers la vallée de Malibierne. Au lever du jour, après une courte nuit de repos, les voilà repartis vers le col Coroné.

    Malgré la peur des crevasses, ils décident de tenter le sommet par le glacier. Après le passage d’une arête effilée de quelques dizaines de mètres qui leur donnera des difficultés (Albert de Franqueville baptisera ce passage « Pont de Mahomet ») les voici sur le sommet.

    Un Cairn est érigé et une bouteille contenant le nom des premiers ascensionnistes est laissée au sommet. Le point culminant des Pyrénées est vaincu le 20 juillet 1842.

  • 1879 – Le 1er mars, Roger de Monts, B. Courrèges, B. et V. Paget en font le première ascension hivernale.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)