Ponferrada

PONFERRADA

Ponferrada est située au nord-ouest de l’Espagne, capitale de la comarca (canton) du Bierzo, province de Léon, dans la Communauté autonome Castille et León, à 80 km environ à l’ouest de León. Ponferrada est une ville étape du chemin de Compostelle, sur « el Camino francés » avec une population de 62 175 habitants en 2001.

Les monuments de Ponferrada

  • L’église Santo Tomas de las Ollas.
    Située entre les deux rivières, nommée aussi « de las Entrambasaguas » d’entre deux eaux, elle possède une abside mozarabe.
  • Le château des Templiers, el Castillo de los Templarios
  • La basilique de Nuestra Señora de la Encina du XVIe siècle
  • La tour de l’Horloge du XVIe siècle
  • L’église baroque San Andres du XVIIe siècle
  • L’Hostal de la Reina, l’hôpital pour les pélerins, fondé par les Rois catholiques.
  • Le couvent des conceptionnistes de 1542.
  • L’Hôtel de ville

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Histoire de Ponferrada

Ponferrada est bâtie au confluent des rios Sil et Boeza. La Boeza est un affluent du Sil. Sur la langue de terre formée par leur confluence, il y eut sans doute un habitat préhistorique.

Ponferrada, endroit stratégique proche de leur centre d’exploitation aurifère de Las Medulas, les romains avaient installé un fort. Théodoric II (453-466) s’empara en 456 de la position et, quelques siècles plus tard, les musulmans l’occupèrent.

Les pélerins passaient en barque la Boeza avant que le pont Mascaron ne fût construit. Une profonde forêt de chênes verts et la difficulté d’un gué au fond d’un ravin, pour le Sil, faisaient que bien des pélerins cherchaient ailleurs un passage plus aisé.

PONFERRADA : Château des Templiers

En 1082, l’évêque d’Astorga Osmundo fit jeter, sur le Sil, le Pons ferratus, que signale Aimery Picaud dans son Guide du Pèlerin. Dans cette région de mines, on avait largement employé le fer pour cet ouvrage. À une époque où tous les ponts étaient de pierre ou de bois, cette richesse soulevait l’admiration. Le développement de Ponferrada fut tel qu’un «burgo del puente Boeza», existant au XIIe siècle près du pont Mascaron, concurrencé, disparut.

Ponferrada se développa sous l’impulsion de Ferdinand II de León (1137-roi 1157-1188.) En 1178, ce souverain invita l’Ordre du Temple à s’y installer afin de contrôler cet axe de passage que constitue le Bierzo et d’assurer la sécurité des pèlerins. Entre 1218 et 1282, les Templiers édifièrent, sur la rive gauche du Sil, la forteresse, qui s’étend sur plus de huit mille mètres carrés, et l’occupèrent jusqu’à la dissolution de leur ordre en 1312.

Dotée d’un fuero (charte) au XIIe siècle, Ponferrada eut quatre hôpitaux, San Làzaro et San Pedro, puis San Juan du XIIIe siècle, et en 1498, Isabelle la Catholique dota Ponferrada d’un hôpital de pèlerins, cet hôpital, appelé de la Reine, est situé rue de… l’Hôpital.

A la suppression de l’Ordre du Temple la ville devint possession des familles d’Osorio ou du comte le Lemos, jusqu’à ce que les Rois Catholiques l’aient réclamée, à la suite d’un conflit entre le Comte de Lemos et son fils, au XIVe siècle, après diverses batailles dans le château et la prise et la récupération successive de la place par chacun de d’eux.

Les Rois Catholiques ont décidé finalement que le château et Ponferrada étaient de leur propriété, acte qui a mis fin aux révoltes.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

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Astorga

ASTORGA, palais épiscopalAstorga est une ville espagnole, chef lieu de la comarque Maragatería, située dans la province de León, communauté autonome de Castille et Leon. Elle compte environ 12.207 habitants. Evêché.

Ancienne Asturica Augusta, capitale du conventus d’Asturum en la province de Gallaecia, elle fut prise par les Français en 1810, et reprise en 1812.

Géographie d’Astorga

Ville plus que bi-millénaire située sur l’itinéraire de la « route de l’argent » (Via de la Plata) du chemin de Saint Jacques (Camino de Santiago) et de la route de l’argent (ruta de la plata) dans le nord ouest de l’Espagne, sur le plateau (meseta) à une altitude de 850 m. Entourée d’une puissante muraille, elle est située sur un promontoire. Riche en vestiges archéologiques romains.

Monuments d’Astorga
Imposante cathédrale dont une tour a été reconstruite après s’être effondrée lors du tremblement de terre de Lisbonne.
Sur le sommet de la cathédrale figure une statue appelée par les habitants « pedro mato ». On peut apercevoir à la jumelle qu’il lui manque un doigt. Cela donne lieu à deux interprétations communément répandues dans la population. Un soldat napoléonien l’aurait prise pour un insurgé et lui aurait tiré une balle (1re int.). Le doigt serait tombé et aurait tué un ou deux soldats français (tout un symbole) (2e int.).

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A voir également à Astorga

Dans la ville

  • Le palais épiscopal dessiné par Antonio Gaudi (ami de l’évêque de l’époque). Oeuvre ressemblant à un chateau style renaissance, à vior absolument. D’autant plus qu’il abrite le « museo de los caminos », un musée dédié au chemin de Saint Jacques.
  • Musée du Chocolat. La ville a connu une forte activité autour de l’industrie du chocolat au point d’en faire un musée.
  • Maison natale de l’écrivain espagnol Leopoldo Panero.

Aux alentours d’Astorga

  • Différents ponts romains (de taille modeste).
  • Ville principale de la région de la « maragateria » qui s’étend vers les contreforts du Teleno (chaine de montagnes la séparant du Portugal). spécialité la « mantecada », unique en Espagne, sorte de petit biscuit.
  • Ville de Castrillo de los Polvazares », à proximité. Entièrement restaurée et conservée à l’était médiéval (sans antennes ni voiture), cette ville est très visitée car souvent utilisée pour tourner des films du moyen âge.
  • « Las medulas », anciennes mines d’or. Les restes sont de magnifiques aiguilles orangées dans une magnifique vallée ; (point de vue magnifique, à voir absolument).

Fêtes à Astorga

Fêtes au mois d’août, avec bataille entre les Astures et les Romains.

Gastronomie d’Astorga

  • Cocido maragato
  • Mantecadas de Astorga
  • Chocolats d’Astorga

Vidéo d’Astorga

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Légendes d’Astorga

Santo Toribio (saint Toribio). Evêque d’Astorga, il aurait subi d’humiliantes rumeurs sur son absence de chasteté. Malgré tout ses efforts, il finit par être excédé et quitta la ville en se jurant de ne plus y revenir. Arrivé sur une colline qui surplombe la ville (quartier San Justo), il se serait déchaussé et aurait secoué ses andales en disant : « de Astorga, ni el polvo » (D’astorga, même pas la poussière j’emmènerai avec moi). S’en est suivie la coïncidence d’une grande sécheresse. Les habitants repentis sont venus reconnaître leurs torts et implorer son retour. De retour sur la colline, il bénit la ville. S’ensuivit la tombée de pluie. Sur son passage les cloches des églises sonnèrent toutes seules.

Archéologie à Astorga

De nombreux sites archéologiques sont mis à jour lors de la reconstruction d’édifices dasn l’enceinte. Une politique astucieuse permet de conserver certains vestiges dans les sous-sols des maisons reconstruites (Cf thermes mineurs par ex.). Ces vestiges peuvent être visités (voir mairie).

Les plus importants vestiges sont ceux de la villa de l’ours et de l’oiseau (proche du couvent des ‘redentoristas’. Les restes de la villa sont recouverts d’une structure permettant d’apprécieur du dessus les magnifiques fresques (dont un ours et un oiseau).

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A voir aussi les thermes majeurs, les thermes mineurs, le forum (dont la représentation sur place laisse supposer un édifice splendide), la porte romaine… Ce qui surprend c’est qu’elle ne soit pas plus connue pour ses fouilles archéologiques.
Histoire d’Astorga Son existence était déjà connue au II siècle avant JC, mais seule domine la certitude de la présence romaine. Probable lieu de casernement d’une légion romaine chargée de verrouiller cette zone en proie à des troubles avec les Astures. Elle était le siège d’une villa romaine (structure administrative)connue sous le nom de « Asturica Augusta », probable lieu de collecte de l’or extrait des mines toutes proches.

Astorga connut de nombreux sièges (410, 459, 714 (par les arabes). Fut une des premières villes espagnoles à se soulever en 1808, renforcée par les troupes britanniques de Moore, la ville tomba quelques mois après face aux troupes napoléoniennes, qui l’abandonnèrent puis la reprirent successivement. Victore napoléonienne figurant sur l’arc de triomphe. La présence (pour quelques jours seulement) de Napoléon est quasi-certaine, bien qu’il n’ait certainement pas dirigé la bataille.

Personnages illustres d’Astorga

Parmi les personalités les plus importantes d’Astorga, notons :

Leopoldo Panero, Manuel García Prieto, Ricardo Gullón et José María de Santocildes.

(Source, licence GFDL)