Ponferrada

PONFERRADA

Ponferrada est située au nord-ouest de l’Espagne, capitale de la comarca (canton) du Bierzo, province de Léon, dans la Communauté autonome Castille et León, à 80 km environ à l’ouest de León. Ponferrada est une ville étape du chemin de Compostelle, sur « el Camino francés » avec une population de 62 175 habitants en 2001.

Les monuments de Ponferrada

  • L’église Santo Tomas de las Ollas.
    Située entre les deux rivières, nommée aussi « de las Entrambasaguas » d’entre deux eaux, elle possède une abside mozarabe.
  • Le château des Templiers, el Castillo de los Templarios
  • La basilique de Nuestra Señora de la Encina du XVIe siècle
  • La tour de l’Horloge du XVIe siècle
  • L’église baroque San Andres du XVIIe siècle
  • L’Hostal de la Reina, l’hôpital pour les pélerins, fondé par les Rois catholiques.
  • Le couvent des conceptionnistes de 1542.
  • L’Hôtel de ville

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Histoire de Ponferrada

Ponferrada est bâtie au confluent des rios Sil et Boeza. La Boeza est un affluent du Sil. Sur la langue de terre formée par leur confluence, il y eut sans doute un habitat préhistorique.

Ponferrada, endroit stratégique proche de leur centre d’exploitation aurifère de Las Medulas, les romains avaient installé un fort. Théodoric II (453-466) s’empara en 456 de la position et, quelques siècles plus tard, les musulmans l’occupèrent.

Les pélerins passaient en barque la Boeza avant que le pont Mascaron ne fût construit. Une profonde forêt de chênes verts et la difficulté d’un gué au fond d’un ravin, pour le Sil, faisaient que bien des pélerins cherchaient ailleurs un passage plus aisé.

PONFERRADA : Château des Templiers

En 1082, l’évêque d’Astorga Osmundo fit jeter, sur le Sil, le Pons ferratus, que signale Aimery Picaud dans son Guide du Pèlerin. Dans cette région de mines, on avait largement employé le fer pour cet ouvrage. À une époque où tous les ponts étaient de pierre ou de bois, cette richesse soulevait l’admiration. Le développement de Ponferrada fut tel qu’un «burgo del puente Boeza», existant au XIIe siècle près du pont Mascaron, concurrencé, disparut.

Ponferrada se développa sous l’impulsion de Ferdinand II de León (1137-roi 1157-1188.) En 1178, ce souverain invita l’Ordre du Temple à s’y installer afin de contrôler cet axe de passage que constitue le Bierzo et d’assurer la sécurité des pèlerins. Entre 1218 et 1282, les Templiers édifièrent, sur la rive gauche du Sil, la forteresse, qui s’étend sur plus de huit mille mètres carrés, et l’occupèrent jusqu’à la dissolution de leur ordre en 1312.

Dotée d’un fuero (charte) au XIIe siècle, Ponferrada eut quatre hôpitaux, San Làzaro et San Pedro, puis San Juan du XIIIe siècle, et en 1498, Isabelle la Catholique dota Ponferrada d’un hôpital de pèlerins, cet hôpital, appelé de la Reine, est situé rue de… l’Hôpital.

A la suppression de l’Ordre du Temple la ville devint possession des familles d’Osorio ou du comte le Lemos, jusqu’à ce que les Rois Catholiques l’aient réclamée, à la suite d’un conflit entre le Comte de Lemos et son fils, au XIVe siècle, après diverses batailles dans le château et la prise et la récupération successive de la place par chacun de d’eux.

Les Rois Catholiques ont décidé finalement que le château et Ponferrada étaient de leur propriété, acte qui a mis fin aux révoltes.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

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Pampelune

Pampelune : l\'Hôtel de ville

Pampelune (en castillan, Pamplona ; en basque, Iruña ou Iruñea) est une ville espagnole, capitale de la communauté forale de Navarre à 440 mètres d’altitude. Pampelune a une population de 193328 habitants.

Pampelune est aussi la capitale historique du Pays Basque.

Géographie de Pampelune

Pampelune se situe dans la région de la Navarre, en Espagne.

Fêtes à Pampelune

Les « Sanfermines »
Du 6 au 14 juillet, les fêtes de la San Fermin (Saint-Firmin) donnent lieu à de bruyantes réjouissances populaires. Une atmosphère de liesse règne alors dans la ville qui voit doubler le nombre de ses habitants. De nombreuses attractions sont proposées aux Navarrais et aux touristes : concerts de musique folklorique, de jazz, de txistu (flûte basque à trois trous), bals, procession de la statue de Saint Firmin, etc.

De grandes courses de taureaux sont organisées mais la manifestation la plus spectaculaire et la plus prisée des Pamplonicas reste l’encierro qui a lieu tous les matins à 8 h. Les taureaux qui combattront le soir même sont lâchés dans les rues suivant un itinéraire précis, long de 800 m, qui les mène aux arènes en quelques minutes. Les jeunes gens vêtus de blanc avec foulard et ceinture rouges et vestes de différentes couleurs vont à la rencontre des puissants taureaux fonçant toutes cornes en avant, et se mettent à courir devant eux.

Il y existe une version allégée de cette fête apellée : San Fermin txiki. La date est fixée autour du 25 septembre et elle est dépourvue de touristes mais aussi de taureaux.

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Culture et patrimoine de Pampelune

Le Pèlerinage de Compostelle
Pampelune est située sur le Camino navarro du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, entre Villava et Cizur Menor. C’est la seconde étape d’après le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud. Le pèlerin jouissait à Pampelune d’une protection spéciale grâce au privilège de l’Union. Dans les rues de Dormitalería au nº 13 et Compañía au nº 3 il existait des hospices pour les pèlerins. Au XVIe siècle on a construit un Hôpital Général, aujourd’hui le Musée de Navarre.

Le miracle de l’âne
C’est le sixième miracle du De miraculi sancti Jacobi.

En 1100, un pélerin français de Poitiers arrive à Pampelune avec sa famille. Ils font halte dans cette ville pour se reposer et récupérer des forces.

Ils se sont logés dans un hostal ». La femme du pèlerin tombe malade et ils doivent rester plus longtemps que ce qui était prévu, jusqu’à ce que finalement elle meure. L’hôtelier, voyant que son hôte risquait de partir, lui réclame une grosse somme d’argent en alléguant que le séjour avait été long. N’ayant pas suffisamment d’argent pour payer, le pèlerin lui laisse son cheval et se remet en route Avec ses deux fils en bas âge. Chemin faisant il s’arrête pour prier saint Jacques et lui demander de l’aide.

À la sortie de Pampelune, une personne vénérable l’aborde et lui prête un âne pour l’aider dans son voyage. Quand ils arrivèrent enfin à Santiago, le pèlerin eut une vision de l’Apôtre en qui il reconnut la personne vénérable de Pampelune. De retour à Pampelune, il prit des nouvelles de l’aubergiste et apprit qu’il avait trouvé la mort dans un accident. Les gens de l’hostal déclarèrent qu’il avait subi une punition divine à cause de son manque de charité envers les pèlerins.

Monuments religieux à Pampelune

La ville compte plusieurs églises, parmi lesquelles :

  • La Cathédrale Santa Maria de Pampelune
  • L’église San Saturnino (ou de San Cernín, ou San Sernín) du nom de l’évangélisateur de la ville. Elle garde une tradition du pèlerinage de Compostelle. En plein cœur d’un quartier ancien aux rues étroites, cet édifice composite mêle les styles roman (tours de brique) et gothique (porche et oûtes du XIIIe siècle) à de nombreux ajouts postérieurs. Elle a un aspect de forteresse flanquée par des tours robustes.

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Monuments civils à Pampelune

  • L’Hôtel de ville (Ayuntamiento) possède une façade baroque de la fin du XVIIe siècle, qui fut reconstruite avec ses statues, balustrades et frontons.
  • Le Musée de Navarre est élevé à l’emplacement d’un hôpital du XVIe siècle, dont il a conservé la porte Renaissance. L’époque romaine est représentée par des vestiges lapidaires : stèles funéraires, inscriptions et pavements de mosaïques provenant de «villas» des IIe siècle et IVe siècle.

L’art roman est en vedette avec les chapiteaux du XIIe siècle de l’ancienne cathédrale de Pampelune : l’artiste inconnu qui sculpta les trois scènes bibliques des chapiteaux exposés au milieu de la salle – Passion, Résurrection et Histoire de Job – se montre aussi minutieux dans les détails que puissant dans la composition et génial dans l’invention. Peinture gothique et Renaissance. Les trois premières salles reconstituent l’intérieur du palais d’Oriz décoré de panneaux peints en grisaille du XVIe siècle, relatant l’histoire d’Adam et Ève et les guerres de Charles Quint. Les salles suivantes exposent de nombreux fragments de peintures murales venues de toute la province : Artalz (XIIIe siècle), Artajona et Pampelune (XIIIe – XIVe siècle), Gallipienzo (XIVe – XVe siècle), Dilate (XVe siècle).

Si les genres apparaissent divers, on retrouve le trait légèrement appuyé, l’accumulation des personnages, le hanchement prononcé, hérités de la miniature française et illustrés par Juan Oliver qui décora en 1330 le réfectoire de la cathédrale (salle 24.) Parmi les chefs-d’œuvre exposés dans ce musée, citons le coffret hispano-arabe en ivoire venant de Cordoue du début du XIe siècle et le portrait du marquis de San Adrian peint par Goya. En sortant, voir, dans la cour, la grande mosaïque de la villa de Liédena du IIe siècle.

Personnalités de Pampelune

Pascual Madoz Ibañez, né à Pampelune le 17 mai 1806 et mort à Gênes le 15 décembre 1870, est un homme politique et un écrivain espagnol dont l’œuvre exemplaire est la somme que représente son Dictionnaire géographique de l’Espagne publié au milieu du XIXe siècle.

Vidéo de Pampelune

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Histoire de Pampelune

D’origine romaine, Pompaelo aurait été fondée vers 75 avant J.-C. par Pompée qui lui aurait donné son nom. Elle fut occupée par les Wisigoths en 476.

Au VIIIe siècle, les Maures occupent la ville. Ils en sont chassés en 778 avec l’aide des troupes de Charlemagne qui profite de la faiblesse de ses alliés pour démanteler leurs remparts. Pour se venger, les Navarrais contribuent à l’écrasement de l’arrière-garde des armées impériales au col de Roncevaux lors de la Bataille de Roncevaux. Le royaume de Pampelune, constitué en 905, fut le noyau de celui de Navarre.

Sous Alphonse VII (1126-1157), des Francos s’établirent dans le bourg de San Cernin. Un autre bourg franc, San Nicolas, fut créé à la fin du XIIe siècle.

Tout au long du Moyen Âge, la vie de la cité sera troublée par des luttes entre les habitants du vieux quartier, la Navarreria, partisans de l’alliance avec la Castille et les francos des faubourgs de San Cernin et San Nicolàs, favorables au maintien de la couronne navarraise sous une dynastie française, chacun protégé de murailles. Ces conflits qui ne freinèrent pas le développement généré par le passage des pèlerins.

Ces luttes se terminent en 1423 avec le privilège du Fuero (charte) ou de l’Union promulgué par Charles III le Noble. Les trois municipalités se fondent alors en une seule et Pampelune connaît son apogée.

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Pampelune fut prise par les Espagnols de Ferdinand le Catholique à Jean III d’Albret en 1512. Celui-ci tenta en vain de la reprendre en 1521. En 1571, sous le règne de Philippe II débute la construction de la citadelle. Au XVIe siècle, des murailles cernèrent l’agglomération et les jacquets pénétraient dans son enceinte par la porte de France, proche de la cathédrale Sainte-Marie. Pampelune fut prise par les Français en 1808. (Source : Wikipedia, licence GFDL)

Oviedo

OVIEDO : cathédrale San Salvador

Oviedo (en asturien : Uviéu) est une ville des Asturies (Espagne) fondée au VIIIe siècle. Elle comptait, en 2005, 213 600 habitants. Des habitants d’Oviedo entreprenants ont baptisé du même nom trois villes américaines : au Paraguay, en République dominicaine, aux États-Unis d’Amérique.

En outre, Oviedo est la capitale commerciale, financière, administrative et universitaire de la région.

Situation géographique d’Oviedo

La ville se trouve au centre des Asturies, entre 80 et 708 mètres d’altitude. Elle est bordée au nord par les communes de Las Regueras et Llanera ; au sud, par Santo Adriano, Ribera de Arriba et Mieres ; à l’ouest, par Grado ; à l’est, par Siero et Langreo. Elle occupe une surface de 181,6 km2.

Cuisine à Oviedo

Ce que les habitants appellent familialement carbayones est un gâteau typique de la ville appelé carbayón. Le carbayo est un chêne, arbre sacré pour anciens Asturiens et Cantabriens. « Carbayón » était le nom populaire d’un arbre centenaire situé dans la rue Uría, à la hauteur de la Promenade de Los Alamos, jusqu’à ce qu’en 1879, il soit coupé pour prolonger la rue Uría, l’artère actuelle la plus populaire et la plus importante. À titre de réparation, la commune a planté en 1950 un chêne près du théâtre Campoamor et une plaque commémorative a été déposée à l’emplacement du carbayón.

Tourisme à Oviedo

Festivités locales

  • San Mateo (21 septembre) : festivités pendant lesquelles la ville est remplie de buvettes et au cours desquelles sont donnés des concerts pendant dix jours ; les festivités finissent avec des feux d’artifice et une reconstitution de la procession du Christ des Chaînes.
  • Mardi du champ ou La Balesquida : festivité qui a lieu le premier mardi après la pentecôte, avec repas champêtre durant lequel on consomme des culinos de cidre, des pâtés maison et, surtout, le preñau bollu. Populairement connu comme «Jour du Bollu».
  • Foire de l’ascension : festivités consacrées aux champs.

Zones commerciales d’Oviedo

La plus importante zone commerciale d’Oviedo est sans doute la rue Uría, axe le long duquel se sont installés les sièges des banques, des compagnies d’assurances, ainsi que les grands magasins (El Corte Inglés, Zara, etc.) et des boutiques.

Parcs et Jardins à Oviedo

La ville d’Oviedo est parsemée d’espaces verts :

  • Domaine San Francisco : situé en plein centre d’Oviedo, à côté de la rue Uría, ce parc boisé faisait partie du couvent de San Francisco, dont on peut encore voir quelques restes.
  • Campillín : cet espace vert à côté de l’église de Saint-Domingue a été créé après la Guerre civile espagnole, le quartier ayant été complètement rasé.
  • Le parc d’hiver : situé sur une bande de terre coincée entre l’autorail de León et le périphérique, il dispose de nombreux équipements sportifs.
  • Le parc de la purification Tomás est situé au pied du Monte Naranco.
  • Le parc de l’ouest est situé à proximité du nouveau stade Carlos Tartiere et du Hermanos Llana.
  • Le parc de Santullanó est situé à côté de l’autoroute d’Avilés à Gijón et aux alentours de San Julian des Prés.

Gastronomie d’Oviedo

Tous les 19 octobre, la tradition est de célébrer le désarmement (une festivité dont l’origine est assez polémique) en mangeant de la morue aux pois chiches. Les autres plats typiques sont la carne gobernada et le merlu au cidre. Le jour de San Mateo, patron de la ville, on mange les Paxarines sur la place de la cathédrale. Parmi les desserts, notons les carbayones, qui portent le nom des habitants de la ville. Comme dans toutes les Asturies, le cidre est la boisson reine.

Vie nocturne à Oviedo

  • Cidreries : bien qu’on en trouve dans tous les quartiers de la ville, les cidreries se concentrent dans la rue Gascona et ses alentours. En plus des restaurants, on y pratique des activités en rapport avec ce marché, comme des concours, la semaine du Cidre, etc. Une autre zone comprenant de nombreux restaurants est Valentín Masip et la Place Pedro Miñor.
  • Pubs : la movida se concentre à Oviedo dans la vielle ville, en particulier dans la rue Mon, Oscura, mais également rue San Isidoro et dans la Corrada del Obispo. La zone de Jovellanos, à côté de Gascona, est fréquentée par un public plus mûr.
  • Discothèques : plusieurs établissements sont dispersés dans la ville.

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Culture à Oviedo

  • Source d’inspiration pour la ville de Vétuste dans le roman La Regenta de Leopoldo Alas Clarín.
  • Université d’Oviedo.

Musées à Oviedo

  • Musée archéologuique des Asturies : installé dans le cloître du couvent de San Vicente, son fonds comprend des pièces de la période paléolithique, diverses collections numismatiques et ethnographiques, deux salles consacrées à la période romane, deux autres à l’art pré-roman et une autre à l’art gothique. La cellule du père Feijoo y est exposée.
  • Musée des Beaux-Arts des Asturies : inauguré en 1980 dans le Palais de Velarde, cet immeuble contigu à la façade arrière du précédent maintient une collection d’œuvres d’artistes asturiens comme Carreño Mirador, Evaristo Valle, Nicanor Piñole, Vaquero Palacios, ainsi que d’autres artistes contemporains.
  • Musée diocésain d’Oviedo : ouvert en 1990, il contient les restes archéologiques de la cathédrale, des objets en or et en argent, des peintures, des pièces d’ivoire, des sculptures en bois et les archives de la cathédrale.
  • Tabularium artis asturiensis : ce musée privé a été fondé en 1947 par Joaquin Pommeraies, chroniqueur officiel des Asturies. Son fonds comprend des pièces d’art asturien.

Théâtres à Oviedo

  • Théâtre Campoamor : ce bâtiment de style néoclassique du XIXe siècle est le siège de la remise du prix Prince des Asturies.
  • Théâtre philharmonique.
  • Auditoire Prince Felipe.
  • Palais des congrès Princesa Letizia : cet ouvrage de l’architecte Santiago Calatrava est en construction.

Fondations à Oviedo

  • Fondation Premios Príncipe de Asturias
  • Fondation Gustavo Bueno

Vidéo d’Oviedo

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Histoire d’Oviedo

La légende prétend que le roi Fruela Ier des Asturies est sorti de chasse avec ses amis et qu’ils se sont arrêtés pour manger dans un lieu idyllique, approximativement à l’emplacement actuel de la ville d’Oviedo. Au cours de la conversation, la question «Dans quel lieu vas-tu construire la ville qui sera la cour ?» fut posée au roi, ce à quoi il répondit en latin : «Ubi edo» qui signifie « (Là) où je mange ».

OVIEDO

La ville d’Oviedo fut construite sur une colline que les Romains appelaient Ovetao. Son fondateur a été le roi asturien Fruela, fils Alphonse Ier des Asturies, qui a régné de 757 à 768.

En 761, à peu de distance de la vieille civitas romaine de Lucus Asturum, les moines Maximum et son neveu Fromistano décidèrent de fonder une exploitation agricole à caractère monastique le long de la voie romaine qui unissait León à Pajares et Lugo de Llanera. Ultérieurement, ils érigèrent un ermitage en l’honneur du martyr San Vicente. Peu de temps après, deux douzaines de moines se joignirent au projet colonisateur, transformant le lieu en monastère, tel qu’il est écrit dans l’acte constitutif signé le 25 décembre 781. Son premier abbé Fromistano obtint la protection du roi Fruela I, qui choisit le lieu comme résidence de sa femme, Munia, et dans lequel elle donna naissance à son fils, qui allait régner sous le nom d’Alphonse II «le Chaste».

Alphonse II y transféra la capitale du royaume des Asturies et transforma Oviedo en siège épiscopal. Il l’a en outre fortifiée et dotée de palais, d’églises et d’autres édifices comme un aqueduc, aujourd’hui complètement disparu. Pendant son règne, on découvrit en 812 à Compostelle une tombe qu’on supposa être celle de l’apôtre Saint Jacques et le roi fut le premier visiteur de la tombe. Partant d’Oviedo, Alphonse II devint le pèlerin inaugurant le premier chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle.

Du fait de ses relations avec la cour de Charlemagne, un flux de pèlerins commença à s’établir : ils franchissaient les Pyrénées, passaient par Oviedo et, de là, vers Compostelle. Par conséquent, le chemin nord est le plus ancien des chemins de pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Les premiers pèlerins passèrent par le nord car le chemin situé plus au sud, territoire récemment conquis par le roi, n’était pas sûr en raison des fréquentes incursions des Musulmans. Ce n’est qu’au cours des règnes suivants que les Musulmans furent repoussés plus au sud, ce qui assura les territoires du plateau du Duero et permit d’utiliser ce chemin.

En 1075, Alphonse VI de Castille, roi de Léon et de la Castille fit un pèlerinage à Oviedo. Dans l’église de San Salvador, il ouvrit solennellement le coffre saint contenant plusieurs reliques qui avaient été cachées au mont Monsacro à la suite de l’invasion musulmane. À partir de cette époque, Oviedo et ses reliques furent internationalement connues, à tel point que les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle déviaient leur route vers León et allaient vers le nord pour faire une halte dans la ville asturienne et vénérer les reliques. L’ancien proverbe « Quien va a Santiago y no a San Salvador, visita al siervo y deja al Señor » («Celui qui va à Saint-Jacques et pas à San Salvador, visite le serviteur et laisse le Seigneur») souligne qu’Oviedo était une étape obligée sur le chemin de Compostelle.

En 1388, le roi Juan Ier fonda la Principauté des Asturies, inaugurée par son fils Enrique et qui, depuis lors, est considéré comme le successeur de la Couronne ; Oviedo se transforma alors en capitale de la Principauté. En même temps apparaissait l’Assemblée Générale de la Principauté, institution de droit public qui, comme l’assemblée du Conseil, fonctionna à titre permanent depuis le milieu du XVe siècle jusqu’à 1834, année où il fit place à la diputación provincial (conseil général).

Du fait d’un certain isolement, l’Époque moderne fut frappée par un marasme économique. À la fin du XVIIIe la ville commença à connaître une vie culturelle plus intense, grâce à Feijoo. On créa la Sociedad Económica de Amigos del País («Société économique d’amis du pays»), qui réussit à avoir un certain prestige culturel en plus d’une influence politique.

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Au début du XIXe siècle, les habitants d’Oviedo ont été les premiers Espagnols à rejeter l’invasion française. Comme on peut le lire sur la plaque commémorative du premier centenaire, ils initièrent le soulèvement des Asturies pour défendre l’indépendance espagnole, le 9 mai 1808. Ce fut une confrontation entre les absolutistes (conseil municipal de la cathédrale) et les libéraux. Sous la pression populaire, la décision fut prise par l’Assemblée générale de la Principauté dans la nuit du 23 au 24 mai 1808. Les troupes françaises envahissantes furent rejetées, après avoir occupé la ville un an.

En 1934, des événements violents se déroulèrent pendant la révolution du 6 octobre : les mineurs de la Cuenca, mécontents des conditions de vie misérable, causèrent la destruction d’une bonne partie de la ville. De nombreux bâtiments furent incendiés, tels l’université ou le théâtre Campoamor ; la chambre sainte de la cathédrale fut dynamitée. Le fonds bibliographique d’une valeur exceptionnelle de la bibliothèque universitaire put être récupéré.

En 1936, pendant la rébellion de l’armée qui entraîna la guerre civile espagnole, la ville, bien qu’encerclée par les troupes loyalistes, rejoignit le mouvement franquiste — alors sous le commandement du colonel Aranda — jusqu’à son occupation en octobre 1937 par les troupes nationales. La ville fut pratiquement réduite en cendres.

Média à Oviedo

  • Périodiques : La Voz de Asturias (La voix des Asturies)
  • Stations de radio : Radio Asturias-Cadena SER, COPE Asturias, Onda Cero Asturias, Radio Vetusta
  • Chaînes de télévision : Localia Asturias TV, TeleAsturias, Popular TV Asturias, Oviedo TV.

Personnages connus d’Oviedo

  • Fernando Alonso
  • Indalecio Prieto
  • Letizia Ortiz, princesse des Asturies suite à son mariage avec Philippe de Bourbon
  • Paulino Vicente
  • Carlos Tartiere
  • Carmen Polo Martinez-Valdés (1902-1988), épouse de Francisco Franco, ancien dictateur espagnol
  • Indalecio Prieto
  • Ramón Pérez de Ayala

Sports à Oviedo

  • Équipe féminine de football : Oviedo Moderno (Superliga)
  • Équipe masculine de football représentative : Real Oviedo
  • Autres clubs de football : Covadonga, Pumarín, ACF
  • Hockey : Esfer Oviedo (OK Liga)
  • Basket-ball : Domo Oviedo (Liga EBA)

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Najera

NAJERA

Najera (Naiara en basque) est une commune située au nord de l’Espagne, chef lieu de la comarca (canton) de «Rioja Alta» dans la Communauté autonome de La Rioja. Population : 7 560 habitants en 2004. Les habitants s’appellent les najerinos.

Géographie de Najera

Sur le rio Najerilla, à 28 km de Logroño.

Culture et patrimoine de Najera

Le Pèlerinage de Compostelle
Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. On vient de Navarrete. En partant de Najera, certains pèlerins ne se dirigeaient pas directement vers Santo Domingo de la Calzada mais faisaient un détour, via Berceo, par San Millán de la Cogolla.

Pour ceux qui se dirigeaient directement vers Santo Domingo de la Calzada, ils passaient par Azofra. Najera est la quatrième halte du Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud. De nombreuses scènes jacquaires sont figurées au Monastère Santa Maria la Real, dans les stalles, dans le chœur et dans les sculptures du Claustro de los Caballeros (le cloître des chevaliers).

Religieux

  • Le Monastère Santa Maria la Real
  • L’église Santa Cruz

Elle était située, bien avant le XIIe siècle, dans une chapelle de l’église du monastère de Sainte María. Elle a été érigée comme telle par l’évêque diocésain indépendamment des moines clunisiens. Les ecclésiastiques responsables de l’église ont coexisté avec les moines dans les dépendances du Cénacle jusqu’en 1230, quand un décret du pape Honorius III (1216-1227), a interdit à des moines et à des ecclésiastiques de cohabiter dans les mêmes murs.

Depuis cette Chapelle des ecclésiastiques ont continué leurs tâches pastorales jusqu’à ce qu’ils aient été transférés, définitivement, vers une nouvelle église consacrée en 1611 c’est l’actuelle Paroisse de Sainte Croix. L’architecte Juan de Raón lui a adjoint une coupole hémisphérique, terminée par une lanterne et quatre fenêtres. Le portail est du XVIIe siècle.

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L’église est une construction en pierre de taille et composée de trois nefs, avec plusieurs retables néoclassiques et diverses statues et tableaux. A remarquer un Christ gothique du XIIIe siècle. Elle conserve des vêtements liturgiques des XIVe, XVIe et XVIIe siècles exposés au public dans un musée de l’ancienne sacristie.

Civils
L’actuel pont sur la Najerilla, construit par l’État en 1886, a remplacé celui à sept arches qu’avaient construit au XIIe siècle Santo Domingo de la Calzada et San Juan de Ortega. Le pont primitif existait déjà en 1020 et il est mentionné dans la Juridiction de Najera.

Histoire de Najera

Najera est une ville d’origine préhistorique. Terre de passage, située en un lieu stratégique, elle a vécu différentes cultures et colonisations : Ibères, Celtes, Vascons, Romains, Suèves, Arabes, etc. Entre les VIIIe et Xe siècles Najera fit partie des domaines du clan des Banu Qasi, des nobles wisigoths convertis à l’Islam. Depuis le début du Xe siècle Najera est mentionnée dans les chroniques sur les luttes continues entre les maures et les chrétiens. Les arabes lui ont donné le nom de Náxara (« lieu entre les rochers »), son rio Naila, appelée Naxarilla. Les Arabes y avaient construit deux châteaux aux extrémités des éperons ouest et sud.

Najera a été définitivement reconquise par Ordoño II (914-924) de León en 923, avec l’aide de Sancho Garcés Ier de Navarre (905-925).

Au XIe siècle, Sanche III le Grand de Navarre (1000-1035), maître des lieux, accorda un fuero (charte) à la ville, origine de la législation navarraise. Il y aménagea un palais dans lequel furent frappées les premières monnaies connues de la Reconquista.

Najera atteint son apogée sous le règne de Garcia IV, dit El de Nàjera (1035-1054), qui favorise l’essor de la ville et veille à héberger confortablement les pèlerins en édifiant un hôpital et une auberge. Il fonda le monastère de Santa Maria la Real. Najera devint alors la deuxième capitale de la Navarre jusqu’à la bataille d’Atapuerca 1er septembre 1054 ou il trouva la mort. Il a aussi institué l’Ordre Militaire des Chevaliers de la Terraza ou de la Jarra, premier ordre religieux militaire crée en Espagne.

En 1076, Alphonse VI de Castille (1072-1109) s’empara définitivement de la ville en lui conservant ses fors (chartes). Il confia le monastère à l’ordre de Cluny. Au XIIe siècle, Najera s’entoura de murailles et au XVe siècle, elle reçut le titre de Villa.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

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Logroño

LOGRONO

Logroño est une ville du nord de l’Espagne, sur l’Ebre. Elle est la capitale de la province de La Rioja et de la communauté autonome du même nom. Son toponyme vient de « Gronio », racine celte qui signifie « gué » qui et fait référence à sa naissance sur l’Ebre. Sa population s’élevait à 142 143 habitants en 2004.

Logroño est le centre de la fabrication du vin D.O.C. Rioja, de l’exploitation du bois, du métal et de nombreuses manufactures de textile de la région.

Histoire de Logroño

C’était la « Vareia » des Romains, citée par d’anciens géographes comme une des haltes dans la Via qui, de l’Italie rejoignait la Galice, en Espagne. La ville conserve de nombreuses ruines.

Logroño a été peuplée en 905 par Sancho Abarca, roi de Navarre, pour garantir le passage sur l’Ebre et l’accès aux terres reprises aux musulmans à la suite de la Bataille de Clavijo.

Une nouvelle population s’installe alors sur sa rive gauche. En 1044, dans la rúa vieja, artère principale, s’élève un palais des rois de Navarre.
En 1095, le roi de Castille, Alphonse VI, qui s’est emparé de la Rioja, consolide sa conquête en accordant à Logroño un fuero (une charte) garantissant la libre circulation sur le pont. C’est la prospérité économique assurée.

Au XIIIe siècle, la ville, qui compte de nombreux hôpitaux, s’entoure de fortifications. Son château sera démoli au XVIIe siècle.

LOGRONO, ESPAGNE

Le Pèlerinage de Compostelle

Logroño est sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Viana et la prochaine commune est Navarrete.

Le pont franchi, le pèlerin traverse Logroño par les pavés de l’antique rúa Vieja entre de vieilles maisons pleines de caractère, auxquelles une campagne de rénovation a rendu leur jeunesse. L’une des premières, une grosse maison du XVIIIe siècle située au numéro 32, a été transformée par la municipalité en refuge du pèlerin.

Patrimoine religieux

CONCATHEDRALE DE LOGRONO, ESPAGNE

Au cœur de la cité, trois sanctuaires lancent vers le ciel leurs tours visibles de très loin :

  • La cathédrale baroque Santa Maria la Redonda
    Au cœur du vieux quartier, elle doit sans doute son nom à ce qu’elle remplaça un ancien temple rond (ou polygonal) semblable à ceux d’Eunate et de Torres del Rio. Bâtie au XVe et XVIIIe siècles, elle a été élevée au rang de Concathédrale en 1959, en même temps que celles de Calahorra et Santo Domingo de la Calzada.

    Le plus significatif de l’extérieur est sa façade principale sous forme de voute, flanquée par deux hautes tours baroques du XVIIIe siècle, appelée « las gemelas » (les jumelles), on ne peut plus ornées. À intérieur, elle possède des œuvres attribuées à Michel-Ange et Gregorio Fernández, entre autres.

  • L’église Santa Maria del Palacio
    Le nom de palacio vient peut-être du fait que le roi Alphonse VII aurait fait deux siècles plus tôt don d’un palais pour permettre sa construction. Commencée dans un style roman, les voûtes sont gothiques. De l’église primitive, il subsiste une travée et la tour de la croisée du transept.

    La flèche gothique pyramidale de 45 mètres de haut, date du XIVe siècle. Elle est si aiguë qu’elle est appelée « la aguja » (l’aiguille). Elle est curieusement posée sur un ciborium, tour-lanterne. Elle constitue le défi le plus monumental et représentatif du gothique dans la Rioja.
    L’église abrite une vierge romane en pierre polychrome, de facture bourguignonne, ainsi qu’un retable d’Arnaud de Bruxelles, daté XVIe siècle.

  • L’église San Bartolomé
    Le portail remonte à la fin du XIIIe et début du XIVe siècle. Il constitue le plus bel exemple de sculpture monumentale de la Rioja. L’iconographie rassemble des scènes de la vie du saint, inspirées de la Légende dorée. Elle correspond au roman tardif de transition.

    À l’intérieur, le chevet est décoré avec un style propre aux églises du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Sur l’abside, la tour, reconstruite au XVIe siècle s’élève en style mudéjar de brique avec des émaux ; elle a dû faire partie du mur d’enceinte de la ville, de ce fait elle présente un certain caractère fortifié.

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  • L’église de Santiago el Real
    Toute imprégnée d’histoire jacquaire, la rùa Vieja aboutit à l’église de Santiago el Real, sur la façade de laquelle s’inscrit, dans une énorme niche, un Santiago el Matamoros en haut-relief. Cette œuvre baroque de Juan de Roan (1662), un peu maladroite mais chaleureuse, représente saint Jacques vêtu en pèlerin avec cape, mais brandissant de la main droite un sabre recourbé et chevauchant un fringant destrier qui foule aux pattes les têtes des Sarrasins vaincus.

    À l’intérieur de l’église Santiago el Real, gothique du XVIe siècle, avec une seule et grande nef, on retrouvera sur le retable principal un Saint-Jacques, mais cette fois pacifique, en pèlerin.

Patrimoine civil

    LOGRONO, PONT DE PIERRE

  • Le pont de pierre (Puente de piedra)
    Il est la clef du développement de la cité. Sans doute ses sept arches actuelles en plein cintre, ses piles cylindriques, ne datent-elles que de 1884. Mais il remplaçait un pont véritablement roman qui aurait été construit au XIIe siècle par San Juan de Ortega, le saint bâtisseur. Probablement son pont qui, d’après une description du XVIIIe siècle, avait douze arches et trois tours de défense, remplaçait-il lui-même un premier ouvrage du XIe siècle.
  • Le pont de fer (Puente de hierro), inauguré en 1882 et de 330 metros. Il est aussi appelé « Puente de Sagasta ».
  • La Rua Vieja
    C’est une des plus anciennes rues de Logroño. Les coquilles des carreaux du sol nous indiquent que nous sommes sur le chemin de Santiago. Dans le passé, c’était une rue très active comme en témoignent les blasons encore visibles sur les façades.
  • La Porte du Revellín
    C’est le seul reste visible des fortifications qui protégeaient la ville. Il existait d’autres portes aujourd’hui disparues : celle du Pont, San Blas, la Herventia, San Francisco et celle de San Gregorio.
  • La Fuente de Peregrinos
    Sur la place jouxtant l’église, se trouve la fontaine des pèlerins, à laquelle on descend par des marches, sous un fronton armorié. La place elle-même est pavée d’une mosaïque géante figurant un jeu de l’oie carré. Il se peut que les obstacles dessinés soient inspirés par des étapes du chemin.

Source, licence GFDL.