Estella

ESTELLAEstella, en espagnol ou Lizarra en basque est une commune située au nord de l’Espagne, chef lieu de la comarque de « Tierra Estella » (Lizarrerria), dans la Communauté forale de Navarre.

Lizarra en basque, se traduit par « étoile ». Population : 13 439 habitants en 2004. Les habitants de Estella s’appellent : estellés/estellesa en castillan (ou même encore estellica) et Lizartarra en basque.

Estella est située dans la zone mixte, où certains services et l’administration sont en espagnol et en basque.

Géographie de Estella

Dispersée sur un terrain accidenté de part et d’autre de l’Ega, Estella est morcelée en « paroisses » qui ont grandi sans perdre leur personnalité. Située à 426 mètres d’altitude, entourée par les monts : Montejurra, Peñaguda, Cruz de los Castillos, Santa Bárbara et Belástegui. Ce cercle de monts la protège des vents. Sur le rio Ega, affluent de l’Ebre.

Origine du nom de Estella

La légende rapporte qu’en 1085, des bergers alertés par une pluie d’étoiles, miraculeuse, découvrirent la statue dite de Notre-Dame-du-Puy. Et depuis ce temps-là, le bourg primitif, dont il est fait mention, à l’époque romaine sous le nom de Gebalda, fut appelé Estella, nom proche du terme castillan estrella, étoile. En tous cas, pour les pèlerins, la ville était Estella Bella, Estella la belle et la Basilique de la Vierge du Puy veille sur la ville.

Culture et patrimoine de Estella

Le Pèlerinage de Compostelle
Estella est située sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. On vient de Villatuerta, la prochaine étape est le Monastère Santa Maria la Real d’Irache.

Aimery Picaud, dans son Guide du Pèlerin rapporte que : « le pain est bon, le vin excellent, la viande et le poisson abondants et qui regorge de tous délices. » Il fait aussi l’éloge des qualités de l’eau de l’Ega, « une rivière d’eau douce, saine et extraordinaire ».

« Estella la bella » ainsi l’appelaient au Moyen Âge les pèlerins, était une étape importante du « chemin », la troisième du Guide du Pèlerin. En 1354 il existait six hôpitaux.

Monuments religieux à Estella

L’église de San Pedro de la Rúa
Sur les contreforts de la falaise où se trouvait le château, l’église se dresse face au Palais des rois de Navarre.
Cette église était connue au XIIIe siècle sous le nom Saint Pierre le Majeur. Elle était mentionnée comme église paroissiale depuis 1174, bien qu’il soit possible qu’elle existait antérieurement. En 1256 elle a eu comme fonction d’église principale d’Estella.

Le portail, au sommet d’un escalier monumental, ouvre sur le mur Nord ; les chapiteaux et les voussures sont richement sculptés à caractère végétal, géométrique et figurée, mais son originalité réside dans l’arc d’entrée en tiers-point, bordé de petits lobes, qui témoigne de l’influence de l’art d’al-Andalus, avec de grandes similitudes avec les portails des proches églises de San Román de Cirauqui et celle Santiago à Puente la Reina. Sur les jambages de la porte une riche figuration classique et de type scatologique, avec sirènes, centaures, harpies et griffons.

L’intérieur présente des parties de la première église du XIIe siècle quand on a conservé le chevet de l’église. Les nefs sont du XIIIe siècle et la baie vitrée est gothique, situé dans la paroi nord de l’église. Le narthex et la tour sont du XVe siècle. Les voûtes des nefs sont des XVIe et XVIIe siècles. Elle abrite diverses œuvres entre lesquelles il convient de souligner le Retable de la Vierge du Rosaire (première moitié du XVIIe siècle), dans la nef centrale se trouve un tableau de la Vierge de la O, du XIVe siècle. La chapelle de San Andres, patron de la ville, est construite dans un style baroque à partir de 1706. Le Retable, effectué à la fin du XVIIIe siècle, est style rococo.

À remarquer les trois absides romanes, dans celle du centre une colonne est faite de trois serpents entrelacés.
Dans le Presbytère se trouve un tableau de la Vierge de Bethléem, fin du XIIIe siècle. D’autres retables dont celui de San Nicolás et celui de la Santísima Trinité, du XVIIe siècle.
Les fonts baptismaux sont du XIIe siècle, seul objet liturgique du bâtiment primitif.

Le cloître roman a perdu deux galeries en 1572, lorsqu’on fit sauter le château voisin, on conserve seulement les galeries occidental et septentrional, datées de 1170.
La virtuosité technique et l’esprit inventif du sculpteur des chapiteaux font regretter les parties manquantes. La galerie Nord représente des scènes de la vie du Christ et des saints Laurent, André et Pierre. Les thèmes végétaux et animaliers occupent la galerie ouest où l’architecte facétieux a glissé un groupe de quatre colonnes obliques.

L’église de San Miguel
Des documents démontrent l’existence d’une paroisse peuplé de Navarrais, et consacrée à San Miguel depuis 1145. Située au dessus de « la Mota », un escarpement rocheux adapté pour la défense de la ville. Cependant, les restes les plus anciens qui sont conservés démontrent une construction probablement entre 1187 et 1196, date de l’invasion de la Navarre par les castillans pendant le règne de Sanche le Fort (Sanche VII de Navarre, 1194-1234). Les travaux se sont prolongés dans le temps, de ce fait on trouve différents styles.

Le chevet, de la fin du roman est composé de cinq absides. Les cinq chapelles sont couvertes de voûtes en berceaux. Les trois nefs, de trois travées chacune, sont du début du gothique, et elles correspondent à une restauration effectuée dans la première moitié du XVIe siècle.

On accède par deux portails, situées de chaque coté de l’Épître et de l’Évangile. Coté Sud, du XIIIe siècle, il est très simple, avec des archivoltes soutenues dans des chapiteaux décorés avec des végétaux stylisés. Le portail Nord semble avoir été conçu comme un défi lancé aux habitants de l’autre rive. Au tympan, le Christ est entouré des évangélistes et de personnages énigmatiques. Sur les voussures, on distingue des anges portant des encensoirs, les vieillards de l’Apocalypse, les prophètes et patriarches, des scènes évangéliques et les martyres des saints. Sur les chapiteaux : enfance du Christ et scènes de chasse. Sur les murs au registre du haut, huit statues colonnes représentent des apôtres. Au registre du bas deux hauts-reliefs, les plus achevés et expressifs du portail, montrent à gauche saint Michel terrassant le dragon, à droite les trois Maries arrivant du Sépulcre. Par la noblesse des attitudes, l’élégance des drapés, l’expression des visages, cette dernière scène est un chef-d’œuvre de la sculpture romane.

Elle conserve d’importants trésors artistiques, notamment le retable de sainte Hélène, offert par Martín Pérez de Eulate et Toda Sánchez de Yarza, dont les tombes se trouvent dans l’intérieur de l’église.

L’église du Santo Sepulcro
Située dans l’ancienne Rúa des Pèlerins, actuelle rue de Tanneurs, c’est une des paroisses plus anciennes que la ville d’Estella. Elle figure dans un registre de 1123, et était déjà siège de la confrérie du Saint-Sépulcre. Son élaboration montre des traces d’un long processus constructif, entamé pendant la période romane et s’est poursuivit jusqu’au XVIe siècle. En 1881 elle n’a plus été utilisée comme église paroissiale.

De l’église originale (du XIIe siècle) on conserve la nef de l’Évangile avec son abside semi-circulaire. Au XIVe siècle, les chevets de la chapelle centrale et de celle du côté sud furent construites, toutefois il ne subsiste qu’une partie des murs de la chapelle centrale, tandis que la chapelle sud il ne reste plus que les fondations.

On accède à l’intérieur par un portail gothique du début du XIVe siècle. Il est composé de douze archivoltes qui reposent sur des colonnes rehaussés par des chapiteaux décorés avec des motifs végétaux. On reconnaît sur trois registres : la Cène, les trois Maries au Sépulcre et l’Enfer, le Calvaire. Les niches qui encadrent le portail abritent des saintes et des saints traités avec un certain maniérisme.

La Basilique de Notre-Dame du Puy
L’actuelle basilique remplace une précédente église, de style baroque, selon un plan effectué en 1929. Le projet a été totalement modifié en 1949, et s’est prolongé jusqu’en 1951.

À partir d’un élément symbolique – un plan sous forme d’étoile, évocation de l’apparition de la Vierge -, il s’agit d’un bâtiment de style gothique, où la principale préoccupation de l’architecte a été la diffusion de la lumière.

La basilique possède un tableau de la Vierge du Puy en majesté, patronne de la ville, couverte en argent, du XIVe siècle. À signaler deux tableaux du Christ, réalisés au XVIIe siècle.

Monuments civils à Estella

Plaza de San Martin
À l’origine, c’était le centre du quartier des Francs Bourgeois tout bouillant de l’animation de ses échoppes et de ses auberges. Aujourd’hui rien ne trouble le calme de cette harmonieuse petite place si ce n’est le clapotis de sa fontaine. Sur un des côtés, l’ancien hôtel de ville arbore une façade blasonnée du XVIe siècle.

La calle de la Rùa
C’était le chemin qu’empruntaient les pèlerins. Au n° 7 le palais de Fray Diego de Estella présente une façade plateresque décorée d’un blason.

Le Palais des Rois de Navarre
Aussi connu comme le « Palais des Ducs de Grenade d’Ega », c’est le seul bâtiment roman à caractère civil existant en Navarre.

Il s’agit d’un bâtiment roman construit dans la seconde moitié du XIIe siècle, situé sur la place de San Martín et en faisant angle avec la rue de San Nicolás, ancienne rues des pèlerins.

L’élément le plus significatif est sa longue façade principale, située face au perron de San Pedro de la Rúa, percée d’arcades et de baies géminées remarquables par leurs chapiteaux.

Il est composé de deux étages, qui sont divisés en hauteur par une corniche simple. Le corps inférieur constitue une galerie de quatre arcs encadrés par des colonnes adossées à la paroi, avec comme décoration des chapiteaux de type végétal et figuré. Dans la partie gauche on trouve des scènes stylisées qui racontent un épisode de la Légende de Roland, concrètement la scène de la lutte de Roland contre Ferragut, en essayant d’exemplifier la lutte du bien contre le mal. Il est signé par Martinus de Logroño. Dans la partie droite la décoration est formée par de fines feuilles.

Gastronomie à Estella

C’est à Estella en Navarre et nulle part ailleurs en Espagne, que l’on peut consommer le gorrín, succulent cochon de lait qui fond sous la dent. On le trouve dans les asadores, ces restaurants de feu de braise. Les meilleurs sont dans les rues adjacentes à la place centrale du marché de ce solide bourg ecclésiastique. On braise le cochonnet après le marché du mercredi et les restaurants font le plein pour le week-end. Il est donc peu opportun de se présenter un lundi ou mardi pour en consommer.

Il existe aussi le cochinillo de Segovia mais les fins connaisseurs locaux vous le diront, rien ne vaut le gorrín d’Estella en comparaison, surtout accompagné du cogollo de Tudela, la laitue provenant du Sud de la Navarre réputée sur toute les marchés de la péninsule.

Après avoir fait honneur à la gastronomie locale pour le déjeuner, vient un appel à l’herbe tendre qui entoure par les rives de l’eau passante ; la promenade parmi les herbes et essences d’arbres bordant la rivière semble aller de rigueur en continuation du menu précité.

Histoire de Estella

Estella est établie près du bourg primitif de Lizarra, reconquise en 914 par Sancho Garcés (Sanche Ier de Navarre, 905-925).

En 1090 le roi Sanche Ramirez, (Sanche Ier d’Aragon, roi de Navarre et d’Aragon, 1076-1094) décide de développer et de susciter un repeuplement afin de pourvoir la cité de commerçants, d’hommes libres et d’ecclésiastiques. Cette population s’occuperait de l’afflux croissant des pèlerins de Compostelle. Pour cela il a dévié le chemin primitif du pèlerinage et construit un château sur la rive droite du rio Ega, au pied d’un petit relief rocheux. La même année il a accordé un « fuero » (charte), basé celui de Jaca, en autorisant l’installation de « Francos », mais en soumettant les Navarrais au pouvoir royal.

En 1187, Sanche le Sage (Sanche VI de Navarre, 1150-1194) décide de repeupler la cité avec des Navarrais, en accordant aux nouveaux habitants un juridiction identique à celle qui avait été rédigée en 1164 pour les « Francos ». En 1188 il a accordé la même juridiction au quartier de Arenal. Ont coexisté, par conséquent, trois noyaux de population différents, qui ont été réunis en une seule commune en 1266.

La situation de Estella sur le chemin de Compostelle a attiré des commerçants, principalement des « francos » et des juifs, provenant du Puy-en-Velay et de Tours, comme l’ont montré les récentes fouilles et études des églises et cimetières.

Dans Estella des commerces et des hospices se sont établies, ce qui a engendré un essor économique, qui a eu pour conséquence une importante activité ; le noyau commercial primitif a été transformé un ensemble urbain bien défini dans un bref espace de temps.

À partir du XIIe siècle on construit des bâtiments, principalement religieux, qui, suivant l’expression de Julio Caro Baroja, ont fait d’Estella « la capitale de l’art roman navarrais ». Au XIIIe siècle, Estella était la ville des négociants et possédait une bourse de change.

Estella atteint son apogée au XIIIe siècle ; sa décadence commence au siècle suivant. Ceci est du à des faits comme la dissolution des confréries en 1323 et des conflits entre la Navarre et la Castille tout au long des XIVe et XVe siècles.

Estella, appauvrie par la guerre civile et par les inondations qui l’ont détruite, est tombée entre les mains des troupes de Ferdinand le Catholique en 1512. Cinquante années plus tard on a décidé la démolition de sa forteresse.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Burgos

BURGOSBurgos est une ville du nord de l’Espagne, chef-lieu de la comarque de Burgos dans la Communauté autonome de Castille et Léon, capitale de la province de Burgos.

Burgos, berceau de la vieille Castille, découvre avec orgueil aux visiteurs les flèches aiguës et dentelées de sa célèbre cathédrale. Elle se divise en deux parties, de part et d’autre de l’Arlanzón, reliées par de nombreux ponts : la vieille ville, sur la rive occidentale, et un quartier moderne, sur la rive orientale.
Sa position isolée sur un plateau à près de 900 m d’altitude l’expose souvent aux rigueurs des vents froids (neuf mois d’hiver, trois mois d’enfer).

Burgos arbore, sur son blason, les titres de Caput Castellae (Tête de Castille), et Camera regia, Prima voce et fide (Première à parler, et en fidélité). Son drapeau a deux franges horizontales de la même largeur, la supérieure est rouge et celle qui se trouve en dessous est bordeaux, avec le blason de la ville au centre. Il existe égaement un Hymne à Burgos (Himno a Burgos).

Gastronomie de Burgos

Les spécialités de Burgos sont l’agneau de lait rôti, le pot-pourri, les soupes à l’ail, les lentilles à la mode de Burgos, le hachis de porc et la truite a la mode de Castille, sans oublier ses boudins.

Climat de Burgos

CLIMAT BURGOS

Burgos a un climat océanique tempéré, avec une tendance continentale. La saison la plus pluvieuse est le printemps, l’été est plus doux et plus humide que dans l’Espagne méditerranéenne. Les hivers sont froids, avec des températures minimales qui descendent parfois jusqu’à -10°C.

Monuments et centres d’intêret de Burgos
Monuments religieux

  • La cathédrale Santa María
    Elle est connue pour sa cathédrale gothique (XIIIe-XVIe siècle), où repose la dépouille du soldat surnommé « le Cid ». Commencée en 1221, sa construction prendra plus de trois siècle.

Troisième cathédrale d’Espagne par ses dimensions (84m de long et 60m de large), elle a été classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

  • La Chartreuse de Miraflores
    La Cartuja de Miraflores se trouve à 4 km à l’est de Burgos.
  • Le Monastère royal de las Huelgas
    A 1,5 Km à l’ouest de Burgos, par l’avenida del Monasterio de las Huelgas.
  • L’église San Nicolas
    Son retable de taille imposante fut exécuté en 1505 par Simon de Cologne. Sa décoration extrêmement profuse ne compte pas moins de 465 figures. Dans la partie haute, la Vierge couronnée apparaît encerclée d’une théorie d’anges. Autour de la statue centrale de Saint Nicolas, le sculpteur a retracé la vie du Saint, son voyage en caravelle à Alexandrie. En bas les apôtres de la Cène assis de dos.

Monuments civils

  • La Porte Sainte-Marie
    El Arco de Santa Maria. Parure très populaire de la cité, c’est une porte des murailles du XIVe siècle, dont la façade fut modifiée au XVIe siècle, comme arc de triomphe pour l’empereur Charles Quint. Elle présente les grands personnages de Burgos : en bas, Diego Rodríguez Porcelos est encadré par les deux juges mi-légendaires qui auraient dirigé les affaires de Castille au Xe siècle ; en haut, le comte Fernán González et le Cid (à droite) tiennent compagnie à Charles Quint.
  • La Maison du Cordon
    La Casa del Cordón. Récemment restaurée, elle est occupée par la Caja de Ahorros. Édifiée au XVe siècle, pour les Connétables de Castille, cette demeure arbore toujours, sur sa façade, le grand cordon franciscain qui lui a donné son nom. Les Rois Catholiques y reçurent Christophe Colomb au retour de son second voyage ; Philippe le Beau y mourut subitement d’un refroidissement pris après une partie de pelote, ce qui rendit son épouse Jeanne folle de désespoir ; François 1er libéré de la captivité que lui valut sa défaite de Pavie en 1525, logea en ces lieux avant de retourner en France.
  • Le Musée de Burgos
    Il comprend deux sections, installées chacune dans une demeure différente.
    La section de préhistoire et d’archéologie. Aménagée dans la Casa de Miranda, belle demeure Renaissance à l’agréable patio, elle abrite le produit de fouilles effectuées dans la province de Burgos, couvrant la période de la préhistoire à l’époque wisigothique.
    Remarquer les salles consacrées aux sites de l’Âge du fer, à la ville romaine de Clunia, ainsi que la collection de stèles funéraires romaines.
    La section des Beaux-Arts. La production artistique de la région de Burgos du IXe au XXe siècle, est présentée dans la Casa de Angulo. On remarquera deux pièces très précieuses provenant du monastère de Santo Domingo de Silos : un coffret hispano-arabe, sculpté dans l’ivoire à Cuenca au XIe siècle et orné de plaques émaillées, un devant d’autel en cuivre repoussé et émaillé du XIIe siècle.
    La sculpture funéraire des XIVe et XVe siècle, compte le tombeau de Juan de Padilla où Gil de Siloé a mis tout son talent dans la représentation de la physionomie et de l’habit somptueux du défunt. Dans la collection de peinture du XVe siècle, le « Christ aux larmes » est attribué à Jan Mostaert, peintre flamand.
  • La Plaza Mayor
    Cette charmante grand-place circulaire, typiquement ourlée d’une galerie couverte, sert de cadre aux réjouissances populaires.

Vidéo de photos de Burgos

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=T4hrZveP-aw]

Sport à Burgos

Les équipes les plus représentatives de la ville de Burgos sont :

Chez les hommes :

  • Football : Burgos Club de Fútbol (2ªB)
  • Basket-ball : CB Atapuerca (LEB-1)
  • Tennis de table : C. Burgos T.M. (Superdivisión Nacional)
  • Basket-ball en fauteuil roulant : Montur El Cid ((Division d’Honneur)
  • Volley-ball : C.V. Burgos (1ª Nacional)

Chez les dames :

  • Volley-ball : C.V. Diego Porcelos (Superliga)
  • Basket-ball : C.B. Ciudad de Burgos (Division d’Honneur)
  • Football : N.S. de Belén (1ª Nacional)

Histoire de Burgos

Il existe des traces de présence humaine sur la colline du château qui domine Burgos à la période du Néolithique (4.500 ans avant J.-C.) et dans le premier Âge du Fer (850 ans avant J.C.). Toutefois, la ville de Burgos est fondée comme telle par le comte castillan Diego Rodríguez « Porcelos » en 884.
Alphonse III, roi de Léon en essayant de freiner l’avance des musulmans, a ordonné au comte Diego Rodríguez de créer une ville sur les bords de l’Arlanzón. L’origine de la ville est, par conséquent, militaire.

Burgos, est peuplée par ordonnance royale et soumise directement à l’autorité des Rois du León.
Vers 930, Burgos fut capitale du comté de Castille quand celui-ci a atteint son indépendance du royaume de León sous l’activité de Fernán González.

Burgos fut choisie comme capitale du royaume unifié de Castille et Léon en 1037, titre qu’elle céda à Valladolid en 1492 au moment de la chute de Grenade.
Burgos fut proclamée siège épiscopal en 1074, puis élevée au rang d’archevêché en 1574.

A l’oubli politique correspondit le dynamisme commercial et artistique. Burgos centralisait la laine des grands éleveurs de la mesta.

Des architectes et des sculpteurs venus surtout du Nord mettent alors la cité à la mode gothique. Burgos devient la capitale de cet art en Espagne avec des réalisations remarquables comme la cathédrale, le monastère royal de las Huelgas et la chartreuse de Miraflores. À la fin du XVIe siècle, c’est le déclin de la mesta et de la prospérité burgalaise.

Burgos et les pèlerins

  • Le Pèlerinage de Compostelle
    Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
    On vient du Atapuerca, la prochaine commune est Rabe de las Calzadas.
    C’est la cinquième halte du Guide du Pèlerin.
    Du temps d’Aimery Picaud, on entrait dans Burgos par la porte Gamonal au nord-ouest de la ville. Il s’attarde peu, la ville étant une simple étape sur le Camino francés.
    Lors de leur traversée de Burgos, à partir de 1221, les pèlerins passaient à côté de la cathédrale et ses travaux. Au XVe siècle, ils pouvaient apercevoir de loin les deux flèches de la cathédrale. Burgos ne comptait pas moins de trente deux hôpitaux de pèlerins, dont l’hôpital San juan Evangelista et l’Hospital del Rey.
  • L’hôpital de San Juan Evangelista
    Mentionné dès 1085, était situé sur la rive gauche de la Vena, en face de l’église appelée aujourd’hui San Lesmes. Il fut confié en 1091 par Alphonse VI (1072-1109) aux bénédictins de la Chaise Dieu. Son premier prieur fut San Lesmes, en français saint Adelesme, de Loudun.
    Du monastère, il ne restent aujourd’hui que le cloître et la salle capitulaire tous deux de style Renaissance. Ses belles ruines ont été rénovées pour abriter un musée Marceliano Santamaria, réunissant cent cinquante toiles de ce peintre de Burgos (1866-1952) dont la peinture impressionniste est proche d’un Zuloaga ou d’un Sorolla.
  • L’Hospital del Rey
    Cet hôpital fut créé, en 1195, par Alphonse VIII (1158-1214), il dépendait de l’abbaye de Las Huelgas Reales, située à quelques centaines de mètres et fondée, en 1187, par le même souverain. Les pèlerins atteignaient l’Hospital del Rey après être sortis de la ville par la porte Saint-Martin et avoir franchi l’Arlanzón par le pont de Malatos.
    Cet hôpital pouvait accueillir, à n’importe quel moment, tout pèlerin qui se présentait à sa porte. Au XVIe siècle, l’hôpital avait encore une grande importance car il était possible de s’y confesser dans toutes les langues. Les pèlerins pauvres y étaient soignés et même habillés.
    La porte du Romero et le portail de l’église ont été reconstruits sous Charles Quint, le plateresque y domine. Les vantaux de bois de cette dernière ont été sculptés par Juan de Valmaseda, y sont représentées trois générations d’une même famille en route pour Compostelle, parmi les personnages, se distingue une femme donnant le sein à son enfant, parmi les personnages, se distingue une femme donnant le sein à son enfant.
  • L’église de San Lesmes
    Elle fut détruite par les guerres. Reconstruite à partir du XVe siècle, elle est gothique et Renaissance. On y voit des tableaux flamands, une chaire et la sépulture de Saint Adelesme, dont les restes complets ont été retrouvés en 1968. Le tombeau a alors été replacé dans le choeur en présence de pèlerins de Loudun.
  • La chapelle San Amaro ou Lesmes
    Elle de trouve dans le cimetière des pèlerins, tout ce qui reste de cet établissement date du XVIe siècle mais il reste dans la cour les grands piliers romans du premier hôpital.
    Ce grand bâtiment historique a été rénové en 1991 pour abriter la faculté de droit.

(Source, licence GFDL)

Bierzo

Bierzo (El Bierzo/O Bierzo) est une comarque (région historique) de l’ouest de la province de León. D’environ 3 000 km², elle se situe dans une région montagneuse entre la Cordillère Cantabrique, les Monts de Léon et les Monts Aquiliens, avec plusieurs sommets de 2 000 m.

Sa capitale est Ponferrada. Les langues parlées sont l’espagnol et galicien.

Monuments de Bierzo

  • Eglise Saint-Jacques de Peñalba du X°siècle, exemple typique de l’architecture mozarabe, ou suivant la nouvelle nomenclature : art de repeuplement.
  • Ponferrada, Le château des Templiers, l’église Nuestra Señora de la Encina et l’église Santo Tomas de las Ollas de style d’art de repeuplement.
  • Villafranca del Bierzo, l’église Saint Jacques et la collégiale Santa Maria de style clunisien.

Histoire de Bierzo

Appartenant dans l’antiquité au territoire des Asturies (peuple celtibère), Bierzo fut envahie par les romains suite à une campagne d’Octave Auguste entre 29 et 19 Av.J.C.

Les romains y développèrent plusieurs exploitation aurifères dont on voit encore des traces impressionnantes à Las Medulas.

Bierzo est traversée par el Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)