Peñíscola

PENISCOLA

Peñíscola (Peníscola en valencien) est une ville au nord de la Communauté valencienne en Espagne. Elle appartient à la Province de Castellón et plus précisément à la région (comarque) du Baix Maestrat (nom valencien, Bajo Maeztrazgo en castillan). Sa population en 2005 est de 6149 habitants. À la fin du Grand Schisme d’Occident, le pape Benoît XIII (dit Pedro de Luna et cardinal d’Aragon) exclu d’Avignon et qui n’était plus toléré que par l’Aragon s’y installa et y mourut après 19 années de résistance à Rome…

Sa population en 2005 est de 6149 habitants.

Géographie de Peñíscola

Peñíscola se trouve sur une péninsule rocheuse, à l’origine unie à la terre seulement par un isthme de sable, ce qui rendait facile sa défense. Un autre intérêt de ce site réside dans la présence de sources d’eau douce jaillissant de ce rocher entouré par la mer. Sur le pignon rocheux se dressent ses anciennes fortifications, que domine le château du Pape Luna. La commune possède de vastes plages tant au nord qu’au sud de la péninsule, faisant partie de la Costa del Azahar. Près de la Tour de Badum, surgissent du fond de la mer de nombreuses sources d’eau douce. La ville est devenue un site très recherché par les touristes.

Lieux et monuments de Peñíscola

  • Le château templier.
  • Les fortifications que Philippe II fit construire par l’architecte militaire italien Giovanni Battista Antonelli. Elles furent édifiées entre 1576 et 1578.
  • Le “Portal Fosc” (Porte Fosc), baptisé ainsi par Philippe II, est une des trois entrées de Peñíscola ; il fut construit en 1578 et on attribut sa conception à l’architecte Juan de Herrera.
  • La Porte du Saint-Père ou du Pape Lune (Portal de Sant Pere o del Papa Luna), montre en son centre le blason en pierre de Pedro de Luna. Elle donnait accés à la forteresse depuis la mer, quand les eaux de la Méditerranée arrivaient au pied des murailles et que les barques venaient s’échouer sur la rampe au pied même de cette porte. Elle fut construite sur l’ordre du Pape Luna en 1414.

Autres lieux à voir à Peñíscola

  • L’Église Paroissiale de la Vierge du Secours, avec des traces de gothique du XVe siècle dans une de ses parties et des éléments architecturaux (consoles sculptées) et portail d’ influence romane.
  • L’Ermitage de la Mère de Dieu (Ermitorio de la Madre de Dios de Ermitana), à côté du château, dans lequel est conservée la statue de la patronne de la ville.
  • Le Parc de l’Artillerie, zone de casemates et poudrières, entourée de jardins.
  • Le Bufador, qui est une grande brèche dans les rochers, par où «respire» la mer, les jours de tempête.
  • Le parc naturel de La Sierra d’Irta, réserve pour la faune et la flore.
  • La Tour de Badum (ou d’Abadum).
  • L’Ermitage de Sant-Antoni (Saint-Antoine) (XVIème siècle).

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Fêtes à Peñíscola

PENISCOLA

  • San Antonio Abad. Se célèbre le 17 janvier.
  • Carnavales. Se célèbre durant trois jours à la fin de février.
  • San Isidro. La fête se célèbre au mois de mai.
  • San Pedro. La fête se célèbre à la fin de juin.
  • Fiestas Patronales. Se célèbrent à partir de la nuit du 7 septembre, en l’honneur de la patrone de la ville, la Virgen de la Ermitana. Durant ces fêtes, se déroulent les fêtes des Moros y Cristianos.
  • Romería a la ermita de San Antonio. Le pélerinage se réalise le dimanche suivant Pâques.

Gastronomie de Peñíscola

La gastronomie de Peñíscola repose sur la tradition maritime ancestrale de la localité et la richesse de la pêche de long de ses côtes.

Détachons les “All-i-Pebre” (ail et poivre) de baudroie ou les “Polpet” (poulpes), le “suquet de peix” ou “remescló”, aini que les fruits de mer, dates de mer, “caragols punxents”, moules, “caixetes”, cigales, etc. Les différents riz associés aux fruits de la mer, l’omniprésente Paella et la “Fideuá”, sont également une partie fondamentale de la cuisine de ces terres.

Culture à Peñíscola

  • Au début de l’année est décerné le Prix de la Nouvelle «Ciudad de Peñíscola», dont le jury est composé de membres de la Real Academia Española. Les œuvres présentées sont issues de plus de 20 pays.
  • Au début de l’été, se tient à Peñíscola le Festival International du Cinéma de Comédie.
  • En août a lieu le Festival International de Musique Ancienne et Baroque.
  • En septembre, le Cycle de Concerts de Musique Classique est donné dans le Salón Gótico du Château.

Cinéma à Peñíscola

Les extérieurs du film Le Cid d’Anthony Mann ont été tournés en 1960 à Peñíscola dont les fortifications représentaient les murailles de Valence. Le film Calabuch de Luis García Berlanga a également été tourné en 1956 à Peñíscola.

Communes voisines de Peñíscola

Peñíscola est voisine des communes de Benicarló, Vinaroz, Cálig, Cervera del Maestre, Santa Magdalena de Pulpis et Alcalá de Xivert.

Histoire de Peñíscola

Vue du vieux Peñíscola depuis le château

On trouve d’abondants vestiges archéologiques dans les environs de la presqu’île, dans les sites de Poaig et Els Barrancs, ce qui confirme la présence dans cette zone d’une population ibérique, ainsi que les contacts entre ceux-ci et les marchants Phéniciens qui vinrent par la mer aux (VIIe siècle av. J.-C.-VIe siècle av. J.-C. ). S’installèrent probablement à Peñíscola les phéniciens venant de Tyr et peu de temps après les grecs. Plus tard Peñíscola vit arriver les carthaginois, les romains, les byzantins et les arabes.

Les témoignages écrits les plus anciens sur Peñíscola peuvent être trouvés chez Hécatée de Milet (VIe siècle av. J.-C.), Strabon (Ier siècle av. J.-C. ) et Rufus Festus Avienus (IVe siècle) qui dans leurs descriptions de la côte, mentionnent la cité de Chersonesos, nom que donnèrent les grecs à la ville et dont le sens signifie “péninsule”.

Peñíscola, colonie grecque puis romaine, fut un port important par lequel transitèrent les produits manufacturés (céramique, tissus, armes, etc.) que les colonisateurs échangeaient contre du vin et de l’huile d’olive avec les Ibères qui peuplaient les montagnes de la côte.

Ce sont les romains, qui traduisirent en latin le nom grec de la cité (suivant les philologues, pene+iscola, «quasi île»), ce qui est à l’origine du toponyme actuel de Peñíscola.

Depuis l’an 718 date de la fin de la conquête par Tariq ibn Ziyad jusqu’en 1233, la cité de Peñíscola a vécu sous la domination musulmane. On ne connait que quelques rares détails de cette époque. Les géographes arabes font allusion à Peñíscola (qu’ils appelaient Banáskula ou Baniskula par adaptation du toponyme à leur langue); ils parlent d’un château inexpugnable près de la mer; ce château très peuplé, avait des fermes, des cultures, beaucoup d’eau et d’importantes salines. À partir de la forteresse, qui servit de frontière avec la chrétienté, les arabes pratiquèrent la piraterie sur tout le littoral et réalisèrent des incursions dans le Royaume d’Aragon.

Peñíscola vit naître des personnages illustres comme le Roi Loup ‘Mohamed ibn abd Allab ibn Sad ibn Mardanis’ (1124-1172) qui réussit à maintenir un royaume arabe dans le sud-est espagnol face aux envahisseurs africains, ainsi que Ali Albata (1198-1222) homme de grande culture, qui intervint dans les négociations avec le roi Jacques Ier d’Aragon.

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Après un premier siège infructueux de deux mois en 1225, il fallut attendre l’année 1233 pour que Jacques Ier le Conquérant puisse prendre possession de la ville de Peñíscola, retrouvant en même temps la maîtrise sur la mer. Ce fut une conquête pacifique. Après la chute de Burriana en 1233 qui laissa isolés les châtelains arabes du nord, la cité de Peñíscola se rendit sans lutte et sous condition de traités qui respectent les lois et coutumes sarrasines. Pour remercier l’évêque de Tortosa pour son aide dans la Reconquête, le roi étendit le territoire de cet évêché. C’est ainsi qu’aujourd’hui Peñíscola, avec quelques autres villages, dépend d’un évêché dont le siège est situé en Catalogne.

Le 22 février 1251, Jacques Ier accorda à la cité une “charte de repeuplement” (carta-puebla ou carta de población), qui enleva aux musulmans tous leurs biens et propriétés qu’il transféra aux nouveaux occupants chrétiens. Cette mesure favorisera l’essor démographique et économique de la ville, inaugurant une ère de prospérité.

En 1294, frère Bérenger de Cardona, qui était le Maître de l’Ordre du Temple en Aragon et en Catalogne convient avec Jacques II d’Aragon l’échange de la ville de Tortosa contre les châteaux de Peñíscola, Ares, Coves et autres lieux. C’est donc entre les ans 1294 et 1307 que fut construit l’actuel château Templier sur les restes de l’ alcazar arabe. Les promoteurs furent le frère Bérenger de Cardona, et le frère Arnauld de Banyuls, qui était le Commandeur de Peñíscola. Leurs deux écus se retrouvent sculptés sur une frise au dessus de la porte d’entrée du château ainsi qu’au dessus de la porte de la basilique. Après la dissolution de l’Ordre du Temple, fut créé en Espagne en 1317 l’Ordre de Montesa pour protéger les terres chrétiennes. Le château de Peñíscola (ainsi que toutes les autres possessions du Temple dans la région du Levant) furent confiés à ce nouvel ordre.

Côte de Peñíscola

A cheval sur les XIVe siècle et XVe siècle, le Grand Schisme d’Occident a marqué l’ histoire de l’ Eglise avec la présence simultanée de deux Papes. Un d’eux fut l’Aragonais Pedro Martínez de Luna, plus connu sous le nom de Pape Luna. Il succéda à Clément VII comme Pape d’Avignon sous le nom de Benoît XIII, alors que l’autre Pape Boniface IX s’installait à Rome bénéficiant de l’obédience des anglais, des allemands et des italiens. Benoît XIII plaça le château de Peñíscola sous la juridiction du Saint-Siège, en le retirant à l’Ordre de Montesa. Destitué, le Pape Luna se réfugia à Peñíscola où il entrait le 21 juillet 1411. Il y installa le siège pontifical et il convertit son château en palais et bibliothèque pontificaux tant pour lui que pour son successeur, Clément VIII, l’ aragonais Gil Sánchez Muñoz, second Pape de Peñíscola. Après la mort de Benoît XIII le 23 mai 1423, Clément VIII fut élu à Peñíscola par les partisans du Pape Luna, et gouverna entre 1424 et 1429. Son abdication rapide mit fin au Grand Schisme d’Occident.

En 1520, Diego Hurtado de Mendoza nommé vire-roi de Valence par Charles 1er pour contenir le soulèvement des Germanías, se sentant en danger à Valence, se réfugia d’abord à Gandía, où il fut battu par les agermanados, puis à Denia d’où il embarca pour Peñíscola, alors défendu par un petit nombre de personnes. Les agermanados ayant échoué dans leur tentative de prendre Benicarló, se présentèrent devant Peñíscola. Les assiégés furent rejoints par un groupe de 12 hommes amenant par la mer, vivres et munitions. Les agermanados découragés abandonnèrent leur siège. Avec le vice-roi, on trouvait le duc Juan de Borja et ses fils, le comte de Albaida, le maître de Montesa et d’autres seigneurs. En 1524 furent jugés 11 habitants de Peñíscola qui avaient pris le parti des agermanados. En avril 1525, Gemaine de Foix alors vice-reine de Valence accorda son pardon aux agermanados de Peñíscola.

C’est sous le règne de Philippe II que furent construites les fortifications qui protègent la ville. Ces murailles s’appuient sur d’autres antérieures, tout en englobant certaines d’entre elles. Elle sont l’œuvre de l’architecte italien Juan Bautista Antonelli, sous la direction de Vespasiano de Gonzaga capitaine général du Royaume de Valence. Le (Portail Fosch) est daté de 1578; il est attribué àJuan de Herrera architecte de l’Escorial.

Pendant la guerre de succession d’Espagne après la mort de Charles II (1700), la place prit le parti de Philippe V et résista héroïquement à un siège de deux ans entre 1705 et 1707 mené par les troupes anglaises qui combattaient pour Charles d’Autriche. En remerciement, Philippe V attribua à la ville le titre de “Très noble et loyale, très fidèle cité de Peñíscola“.

Les troupes françaises de Napoléon Ier commandées par le maréchal Louis Gabriel Suchet, s’emparèrent de Peñíscola ; après 7 jours de bombardement, le gouverneur remit la place au général français Severoli le 4 février 1812. La population se sentant trahie, prépara une conspiration qui fut découverte. Par ordre du général français, ordre accompagné d’une menace de peine de mort, les habitants durent abandonner la ville et s’installèrent dans les jardins ou à la ville voisine de Benicarló. La mainmise française dura jusqu’en 1814. Pendant cette période, les offices religieux eurent lieu à l’ermitage de Sant Antoni. Les troupes espagnoles commandées par le général Elío bombardèrent intensément la ville, causant des dégâts aux fortifications et au château après l’explosion d’une poudrière. Les vieilles maisons de style gothique, proches du château et qui avaient abrité la cour pontificale, ont été soufflées par cette explosion. Les troupes napoléoniennes évacuèrent le château le 25 mai 1814, cédant leur place aux troupes du général Elío. Le dramaturge espagnol Leandro Fernández de Moratín, admirateur des français, était venu se réfugier à Peñiscola se croyant à l’abri et a vécu le siège, dont il nous a laissé un récit.

Entrée du château de Peñíscola

Après le retour de Ferdinand VII en Espagne, les opposants furent incarcérés ; à cette occasion, le château de Peñíscola fut utilisé comme prison pour quelques uns d’entre eux. A la mort de Ferdinand VII, Peñíscola n’eut que peu à souffrir des guerres carlistes. Ramón Cabrera maître de Benicarló, envoya une lettre à Juan Vivas, gouverneur de Peñíscola, pour essayer de l’acheter contre 10000 duros et de le faire basculer de son côté. Juan Vivas lui repondit qu’«il ne pouvait vivre dans l’infamie». Pendant la seconde guerre carliste, Peñíscola dut subir quelques tirs des soldats carlistes.

Au cours du XIXe siècle, on utilisa le château comme caserne. En 1929, le château fut déclaré monument historique. Par le décret du 26 octobre 1972, c’est toute la cité de Peñíscola qui a été classée conjunto histórico-artístico.

Le port de pêche fut construit en 1925. Avant la construction de la jetée, lors des grosses tempêtes, la ville pouvait être coupée de la terre par les vagues.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Calpe

CALPECalpe (Calp en valencien/catalan) est une ville touristique d’Espagne, située dans la province d’Alicante (Communauté autonome de Valence), sur la Costa Blanca.

Calpe compte 25 190 habitants dont 58% sont de nationalité étrangère.

On peut y apercevoir le Peñón de Ifach, rocher haut de 332 mètres. Ce rocher est un site d’escalade réputé au niveau mondial. Mais c’est aussi une réserve naturelle pour de nombreux oiseaux.

Ville très accueillante et cosmopolite, elle est le siège de nombreuses fêtes typiquement espagnoles : courses de vachettes (“bous”), fête des Maures et des Chrétiens (“Moros i cristianos”, en octobre), fêtes multiples en l’honneur de la Vierge…

Source : Wikipedia, licence GFDL

Benicarlo

BENICARLO : Eglise Parroissiale de San BartoloméBenicarló est une commune au nord de la communauté valencienne en Espagne. Elle appartient à la Province de Castellón et plus précisément à la région (comarque) du Bas-Maestrazgo (Bajo Maeztrazgo en castillan, Baix Maestrat en valencien).

Géographie de Benicarló

Située sur la côte de la Méditerranée (Costa del Azahar) et entourée de jardins (huertas) irrigués, Benicarló possède un climat privilégié propre au littoral sur lequel elle se trouve. Au nord de la commune se trouve l’embouchure du rio Seco.

On accède à Benicarló depuis Castellón en prenant la N-340 ou la AP-7.

Localités limitrophes de Benicarló

Benicarló est voisine des localités de Vinaroz, Cálig, et Peñíscola.

Monuments de Benicarló

  • Chapelle du Christ de la Mer. (Église de Saint Pierre). Elle se trouve au voisinage du port ; elle est populairement connue comme l’Ermitage du Christ de la Mer ; ce Christ a toujours été l’objet d’une profonde dévotion à Benicarló. La légende raconte qu’en 1650 accosta sur les plages de Benicarló une embarcation d’où débarqua César Cataldo portant une statue du Christ en Croix ; son arrivée fut qualifiée de prodigieuse et les miracles que répandit la Sainte Statue encore plus.
  • Eglise Parroissiale de San Bartolomé. Datant du XVIIIe siècle, avec un portail baroque et un clocher octogonal. La grande façade baroque est en pierre et encadre le portail, constitué de deux parties : la partie supérieure forme une grande niche avec la statue de San Bartolomé entourée par deux colonnes torses. L’intérieur de l’édifice est formé d’une nef unique avec un transept et des chapelles entre les contreforts ; sur le transept s’élève une grande coupole. Le retable de la Vierge del Remedio est une peinture avec la Vierge et l’Enfant assis sur un trône, entourés par différents saints. Cette œuvre d’art est attribuée à l’artiste Vicente Macip.
  • Couvent de San Francisco. Construit vers 1578 en dehors des murs de Benicarló ; le cloître est une construction austère et simple; l’église, bien que transformée au XVIIIe siècle, conserve la structure originelle du XVIe; elle a une nef unique, sans chapelles latérales; la façade de style baroque, se termine par une corniche dessinant une ligne brisée et un clocheton couronnant le tout.
  • Ermitage de San Gregorio. Se trouve à deux kilomètres et demi du village. C’est un ermitage d’origine ancienne; la date de sa construction est inconnue ; la statue de San Gregorio est une sculpture de bois polychrome, de facture rustique bien que expressive, probablement du premier tiers du XVIe siècle. L’ermitage a un ample portique formé par cinq arcs de pierre ouvragée.
  • Musée Historique et Archéologique Municipal, inauguré en 1982. Y est exposé le matériel archéologique des sites de Benicarló et du Baix Maestrat, tout particulièrement celui des cultures ibériques et pré-ibériques.

Fêtes à Benicarló

  • Fêtes Patronales. Elles se célèbrent en l’honneur de San Bartolomé le 24 août, des Saints Senén et Abdón et de Santa Maria del Mar : la seconde quinzaine du mois de août commencent ces fêtes; la liste des manifestations comprend des concerts populaires, des bals, des spectacles enfantins, des toros, des vachettes, “correfocs”, tir au pigeon, géants et grosses têtes, toro emboulé, habaneras, gastronomie de produits de la mer, festival marin, pétanque, bataille de fleurs, feux d’artifice, etc.
  • Fallas. San José, fête qui se célèbre le 19 mars, et sa Semaine Fallera, avec tout l’attirail que cela suppose, pétards, fusées, feux d’artifice, “mascletades”, toros et les 11 monuments falleros qui brûleront la nuit du Saint. De nos jours et après les Fêtes Patronales, c’est celle qui a la plus grande importance.
  • San Antonio Abad (Saint Antoine abbé). Se célèbre le 17 janvier, fête dans laquelle se multiplient les feux de joie dans les rues, où se passe la populaire “Grillade”, joyeuse réunion de voisins autour des feux de joie, pour rôtir les produits typiques de la terre et de la mer; artichauts, “petxines”, côtelettes, etc. Le soir, sur la place de l’église, on brûle le “Dimoni”, mannequin à l’image du démon, pour chasser les esprits maléfiques.
  • San Gregorio. a lieu le 9 mai. C’est le jour où tous les habitants de la cité se dirigent en pélerinage vers l’Ermitage du Saint, dans une ambiance de saine allégresse; ils marchent derrière la statue du Saint, qui dans la passé, libéra la cité de ses malheurs.
  • San Isidro, 15 mai. C’est la Fête par excellence des laboureurs: défilés, expositions agricoles, procession; ce jour-là, on délaisse les outils agricoles pour profiter du printemps et célébrer la prochaine récolte que l’on attend durant tout le reste de l’année.
  • Semaine Sainte. La célébration annuelle du mystère central de la foi chrétienne, le mystère de la passion, mort et résurrection de Jésus voit à Benicarló la participation de sept confréries, ce qui dénote l’importance qu’ont ces célébrations dans la cité.

Autres fêtes à Benicarló

  • Fête de l’Artichaut. A Benicarló, ce produit a toujours tenu un rôle important chez les agriculteurs et depuis de nombreuses années on célèbre cette fête, avec une série des manifestations socio-culturelles qui culminent avec une grandiose “grillade” d’artichauts. De même ont lieu des journées gastronomiques ayant pour thème ce produit.

Gastronomie à Benicarló

De la gastronomie locale, on doit détacher en premier lieu, les plats à base de riz comme l’arròs a banda, la paella del terreny, ou le rossejat. Est également typique la olla barrejada. À cause du port de pêche, un plat essentiel de la gastronomie est le suquet de peix, ainsi que les extraordinaires langoustines de Benicarló ou les très bons calamars, seiches, poulpes, “galères”, soles, et tant d’autres délicieux produits de la mer. Également le chevreau au four ou le lapin al “Maestrat” font les délices des autochtones et des étrangers.

Parmi les desserts, on ne peut oublier les pastissets de cabell d’àngel ou le coc ràpid, carquinyolis, rotllets d’anís, coques de Sant Antoni, spécialités de la pâtisserie de Benicarló. Finalement, pendant la traditionnelle fête annuelle de l’artichaut, se déroulent des démonstrations gastronomiques pendant lesquelles sont élaborés une multitude de plats -depuis les entrées jusqu’aux desserts- qui ont comme produit de base, la vedette des jardins de Benicarló.

Démographie de Benicarló

La population de Benicarló qui en 1794 était de 1.300 pesonnes, était passée à 2 182 en 1877. Cette courbe ascendante se verra fixée vers 1 900 – 1 930 par la crise dans l’agriculture, la production et l’exportation du vin. Mais à partir de 1930, la croissance démographique se stabilise.

Photos de Benicarló

Économie de Benicarló

La production de vin à la fin du XIXe siècle a joué un rôle très important. Il s’agissait du vin appelé Vino Carlón, qui constituait la plus grande source de richesse de la cité. Par exemple, en 1890, ont été exportés 17 millions de litres. La catastrophe du phylloxéra détruisit pratiquement toutes les vignes de la zone, faisant disparaître complètement cette culture.

Entre 1931-1944 a été construit le port actuel, entraînant le développement du secteur de la pêche qui, aujourd’hui, maintient une flotte de plus de 50 embarcations. Cette flotte a pêché ces dernières années, une moyenne de 1.500 tonnes annuelles de toute sorte de poissons, en particulier des rougets, merlans, poulpes, baudroies, soles et langoustines.

Dans les années 1960 du siècle passé, Benicarló est devenu un lieu d’immigration. Les raisons qui attirent cette population sont: l’industrie (entre autres celle du meuble, les distilleries d’essences chimiques et la construction) et l’essor touristique.

Concernant l’agriculture, il faut signaler que le territoire de Benicarló possède une grande quantité d’exploitations agricoles, aussi bien en terrain irrigué que non irrigué. On notera la production du renommé artichaut (produit bénéficiant d’une Dénomination d’Origine), agrumes, tomates et autres produits.

Artichaut de Benicarló
L’artichaut (Cynara Scolymus) se cultive surtout dans les régions méditerranéennes et dans les zones qui jouissent d’un climat doux. Sa consommation date de plus de deux mille ans. Ces plantes ont été considérées déjà par les anciens comme une nourriture appréciable, et elle était recommandée spécialement avec du coriandre, du vin, de l’huile d’olive et du garum, nom d’une célèbre sauce de poisson utilisée dans l’antiquité. C’est un grand chardon comme l’indique la racine arabe de son nom “épine de terre”. Ce grand chardon apparaît dans l’écu de la cité de Benicarló comme reflet de l’ importance qu’avait ce produit dans cette zone, déjà dans l’antiquité.

Histoire de Benicarló

  • Les origines anciennes de Benicarló (ou Binicarló) sont attestées par les vestiges matériels trouvés dans les sites ibériques de la Tossa et du Puig de la Nau ; le développement maximum est atteint aux VIe et Ve siècles av J.C.. On peut voir leurs murailles, ou plutôt, leurs restes, dans les environs de Benicarló.
  • Le Beni-Gazló arabe, hameau dépendant du château de Peñíscola, a été reconquis par le roi Jacques Ier le Conquérant.
  • Le 14 juin 1236 depuis Saragosse, Jacques Ier accorde une “charte de repeuplement” (carta puebla) du lieu de Benicastló, à 30 “Repobladores” («repeupleurs») et leurs familles.
  • En 1250, Jacques Ier dispense les habitants de Benicarló de l’obligation de monter des gardes à Peñíscola.
  • En 1294, le lieu passe au pouvoir de l’Ordre du Temple et postérieurement, en 1319, à celui de l’Ordre de Montesa, entamant à ce moment une étape de croissance économique et sociale sans précédents jusqu’alors.
  • En 1359 Benicarló devient autonome par rapport à Peñíscola.
  • En 1370 Pierre le Cérémonieux lui concède le droit d’embarquer et de débarquer des marchandises depuis ses plages sans avoir à payer de droits.
  • Pendant les Germanías, la population fut loyale au roi et à l’Ordre de Montesa ; c’est pour cela qu’elle fut assiégée par les agermanados en 1521.
  • Cette conduite lui a permis d’obtenir, le 20 octobre 1523, le titre de cité et d’autres privilèges sur l’importation de blé et la tenue d’une foire annuelle pour la fête de San Bartolomé.
  • En 1556, elle doit repousser l’assaut des pirates turcs.
    Au milieu du XVIIe siècle, Benicarló, comme d’autres villages valenciens, souffre des effets d’une épidémie de peste bubonique qui a entraîné plus de 500 morts.
  • Le début du siècle suivant est marqué par la guerre de Succession, pendant laquelle la ville s’est rendue au général Asfeld (1706).
  • Pendant la Guerre d’Indépendance, elle a résisté aux attaques de Suchet et a participé activement à la création de guérillas.
  • Pendant les guerres carlistes, elle doit subir les attaques de Ramón Cabrera.
  • En 1883 est créée la Companyia del Port ; on entreprend en 1886 la construction d’un môle d’embarquement, le port n’étant achevé qu’au début du siècle suivant.
    Ce port exporte la production de vin (17 millions de litres en 1890).
  • Au début du XXe siècle, le phylloxéra détruit pratiquement toutes les vignes de la région et va entraîner la disparition de cette production.
    Le décret royal du roi Alphonse XIII, en date du 22 octobre 1926, concède au village le titre de ville.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Auberges de jeunesse Valence

AUBERGES DE JEUNESSE VALENCE