Découvrez la Puerta de Alcalá de Madrid

La Puerta de Alcalá est l’un des monuments de Madrid les plus connus de la capitale espagnole mais connaissez-vous son histoire ?

Datée du XVIIIe siècle, la Puerta de Alcalá faisait partie des 5 portes d’accès à Madrid lorsqu’elle était encore protégée par ses murailles.

De style néo-classique et malgré plusieurs restaurations, la Puerta de Alcalá se distingue pour avoir été la première construction en arc de triomphe en Europe après la chute de l’Empire romain.

Symbole de Madrid, la Puerta de Alcalá est aujourd’hui encore une porte d’entrée et sortie importante de la capitale de l’Espagne.

Pour l’hébergement lors de votre séjour à Madrid, vous pouvez opter pour la location à Madrid ou tout simplement pour un hôtel à Madrid.

Profitez-en aussi pour consulter la météo en Espagne !

Mosquée de Cordoue

Cathédrale de Cordoue, ancienne grande mosquée de Cordoue (Photo : cloudsoup)

La Grande Mosquée de Cordoue (la Mezquita de Cordoue) est une ancienne mosquée, un des monuments majeurs de l’architecture islamique et, avec l’Alhambra de Grenade, le plus prestigieux témoin qui nous soit parvenu de la présence musulmane en Espagne du VIIIe au XVe siècle.

La Grande Mosquée de Cordoue est connue dans le monde entier pour cette raison, étant le monument le plus accompli de l’art des Omeyyades de Cordoue.

Transformée en église après la reconquista puis en cathédrale, c’est aujourd’hui l’église principale du diocèse de Cordoue, en Espagne.

La mosquée

Lorsque les Musulmans s’établirent à Cordoue, ils rachètent le terrain de l’église St Vincent, non loin du Guadalquivir.

L’émir Abd-Ar-Rahman Ier ordonne d’y faire construire à la place une mosquée. Elle fut agrandie trois fois de suite par ses successeurs, pour finir par couvrir 23 000 m2 et devenir ainsi la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque.

Cette mosquée n’est pas orientée par rapport à la Mecque. Elle se présente aujourd’hui sous la forme d’un vaste quadrilatère d’environ 180 m de long sur 130 m de large, comptant 19 nefs et plus de 850 colonnes surmontées par des chapiteaux différents.

L’édifice initial, commencé en 785 par Abd Ar Rahman Ier comprenait une cour carrée, le « patio de los naranjos » ou cour des orangers entourée d’un mur d’enceinte et sur laquelle s’ouvrait complètement la salle de prière, de forme rectangulaire, composée de 11 nefs, chacune ayant 12 travées, disposées face à la cour.

Ces nefs étaient séparées par de fines colonnes de marbre provenant d’édifices romains ou wisigoths. Accolé au mur d’enceinte à l’opposé de la salle de prière, se trouve le minaret.

Hisham Ier fit réaliser plusieurs aménagements intérieurs (des galeries destinées aux femmes qui venaient prier et un bassin d’ablutions). La longueur des travées fut à peu près doublée par Abd al-Rahman II en 848 et allongée une dernière fois par Al-Hakam II en 961.

À chaque fois, le mihrab, placé au fond de l’allée principale dut être reconstruit. L’actuel, monté avec l’aide d’artistes byzantins, est une énorme coupole monolithique en marbre blanc superbement décorée.

Photos de la mosquée de Cordoue et de Cordoue

En 987, Al Mansour voulut augmenter encore la surface de la salle mais la proximité du fleuve empêcha de poursuivre l’allongement des onze travées initiales dans la même direction : on ajouta donc vers l’est, sur toute la longueur de l’édifice, huit travées supplémentaires qui en doublèrent presque la surface et mirent le mirhab dans une position excentrée.

La mosquée de Cordoue possédait alors plus de 600 colonnes en marbre, prises sur des monuments antiques de toutes provenances, sur lesquelles reposent des arcades doubles en brique et pierre blanche (superposées l’une à l’autre avec un espacement intermédiaire) qui permettent d’avoir un plafond haut, et donnent à l’édifice une impression de légèreté.

La cathédrale de Cordoue

Lorsque Cordoue fut prise par les Chrétiens en 1236, ceux-ci en firent une église puis une cathédrale. Ils murèrent l’ouverture entre la cour et la salle de prière, ne conservant qu’une porte d’entrée (Puerta de las Palmas). Ils abattirent quelques rangs de colonnes pour dégager la place de la Chapelle Royale décorée de stucs mudéjars. Ils divisèrent également la dernière travée à d’Al Mansour, à l’est, pour y délimiter des chapelles.

[asa espagne]2012455840[/asa]

Au XVIe siècle, les chanoines du chapitre décidèrent de doter leur cité d’un édifice beaucoup plus somptueux et dans le goût du jour. Ils firent démolir une partie importante du centre de l’édifice pour y monter une cathédrale qui apparaît comme incrustée dans la mosquée, rompant les perspectives de la forêt de colonnes.

Ce monument allie les styles gothique, renaissance et baroque et est magnifiquement décorée mais on peut regretter (comme Charles Quint le fit) qu’on ait partiellement défiguré l’exceptionnel édifice construit par les Musulmans.

Les musulmans d’Espagne on demandé en 2006 l’autorisation au Pape de l’église catholique de pouvoir prier dans la cathédrale de Cordoue, qui fut autrefois la Grande mosquée de Cordoue, et aujourd’hui patrimoine mondial. Cette autorisation leur a été refusée par la voie de l’évêque de Cordoue. (Source).

Vidéo de la mosquée de Cordoue

Vous n’avez donc plus d’excuses pour ne pas passer un petit week-end à Cordoue 😉 Et si vous jetiez d’ailleurs un oeil sur la météo à Cordoue ?

Pour l’hébergement, vous pouvez opter pour la location de vacances à Cordoue ou tout simplement pour un hôtel à Cordoue.

Si vous partez en voiture, n’oubliez pas d’emporter une carte routière de Cordoue !

Alhambra

L'Alhambra (Photo : picture4it)

L’Alhambra de Grenade est un des monuments majeurs de l’architecture islamique. C’est avec la Grande mosquée de Cordoue le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne du VIIIe siècle au XVe siècle (voir péninsule ibérique ou Al-Andalus).

Le nom féminin Alhambra provient de l’arabe, Qalat al Hamra c’est-à-dire « le château rouge » en raison de la couleur que prennent les murs du monument au coucher du soleil. Leurs caractères sont d’ailleurs opposés : à la sobriété grandiose du monument religieux représentatif de la première architecture islamique, s’oppose l’exubérance de la dernière manière hispano-mauresque : celle-ci s’exprime en effet dans les palais des derniers souverains nasrides, alors en pleine décadence et qui disparaîtront bientôt lors derniers assauts de la Reconquista.

Description de l’Alhambra

L’Alhambra est un ensemble fortifié de bâtiments situés sur la colline de la Sabika, qui domine la plaine et la ville de Grenade et qui fait face au quartier populaire et pittoresque de l’Albaicin.

On y aperçoit au loin les sommets enneigés de la Sierra Nevada. Parmi ces bâtiments se trouvent notamment le palais mauresque qui fait la gloire de l’Alhambra ainsi que le palais renaissant de Charles Quint et une église édifiée à la place d’une mosquée.

ALHAMBRA

Si la colline de la Sabika est aménagée dès 1237 sous la direction de l’almohade Al-Ahmar, l’origine de l’Alhambra remonte à 1238 avec l’entrée à Grenade du premier souverain nasride, Mohammed ben Nazar.

Son fils Mohammed II le fortifia. Le style nasride atteint son apogée au XIVe siècle sous les rois Youssouf Ier et Mohammed V, qui font édifier les parties les plus prestigieuses entre 1333 et 1354. Chaque souverain reprenait le palais de son prédécesseur et en édifiait de nouvelles parties, le modifiant à sa guise : on parle donc de palais Nasrides, au pluriel, pour cet ensemble.

Alors que presque partout dans le monde musulman les palais anciens ont disparu ou ne sont plus que des ruines, l’Alhambra possède encore deux groupes de palais du XIVe siècle. Les demeures bâties par les premiers souverains de la dynastie ont disparu et, au XVe siècle, les rois de Grenade n’ont pas eu (fort heureusement) les ressources nécessaires pour remplacer les palais que l’on admire aujourd’hui et pour encore lontemps.

[asa espagne]2012455840[/asa]

L’Alhambra après le règne des Nasrides

Après le règne des Nasrides, malgré le désir des catholiques d’effacer les traces de l’Islam des territoires entièrement reconquis par les chrétiens après la chute de Grenade en 1492, le palais mauresque était tellement superbe qu’il fut épargné et servit de résidence royale lorsque la cour passait à Grenade. Les souverains y proclament le Décret d’Alhambra.

Alhambra : portique de la tour des Dames, jardins du Partal (Photo : Mihael Grmek)

L’ensemble tomba ensuite en désuétude, ne faisant l’objet de restaurations qu’à l’occasion de séjours royaux.

L’Alhambra étant dès lors des grands évènements historiques, les pillards y firent leur apparition, ce que décrit Washington Irving dans ses contes.

Une action d’éclat sauva l’Alcazaba de la destruction pendant la guerre civile espagnole.

Les jardins sont à présent entretenus grâce au Patronato de La Alhambra, qui gère l’ensemble du monument et permet la visite à 7000 personnes par jour.

La gazelle est le symbole de l’Alhambra, elle est assimilable à un emblème d’héraldique depuis l’exploitation touristique du site. Cette image correspond à la version stylisée d’un vase décoratif retrouvée parmi les objets de l’Alhambra ; l’originale se trouve dans le musée du palais de Charles Quint.

Symbolique

Aux temps de son existence, cette référence au Temple de Salomon et aux palais des civilisations anciennes grecques et méditerranéennes, instaure un respect pour le pouvoir envers les personnes qui suivent cette culture ou cette religion. Tous ces éléments figurent dans l’univers spirituel véhiculé par l’architecture de l’Islam ; les autres étant disparues ou réduites à l’état de ruines, seule subsiste aujourd’hui l’Alhambra pour en témoigner.

Temple religieux, l’Alhambra n’est pas un sanctuaire inhabité au temps de sa conception : une fois implémenté cet univers peut avoir lieu à l’intérieur la vie palatine dans les temps arabes.

La continuité de ces traditions dans la structure du pouvoir musulman permet donc d’avoir accès encore aujourd’hui à l’esprit propre à ces lieux, dont la décoration procéde de la cosmogonie propre aux penseurs et théologiens de l’Antiquité. (Source.)

Acheter en ligne des tickets d’entrée pour la visite de l’Alhambra de Grenade sur le site officiel.

Vidéo de l’Alhambra

Visiter Séville

L’Andalousie est la première destination touristique d’Espagne : chaque année ce sont près de 30 millions de touristes qui viennent visiter cette région.

Séville, au bord du fleuve Guadalquivir, possède un riche patrimoine historique et culturel. Elle vécut sa période de splendeur durant la découverte de l’Amérique et durant les XVIe et XVIIe siècles grâce à son port, qui fut l’un des plus importants d’Espagne.

Les monuments les plus célèbres de Séville sont sa cathédrale et sa Giralda, l’Alcazar et ses jardins, les Archives générales des Indes (déclarées au Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco en 1987).

  • La cathédrale et sa Giralda : la Giralda est l’ancien minaret de la Grande Mosquée almohade de Séville. Après la Reconquête de la ville, la mosquée musulmane fut convertie en cathédrale et la Giralda en devint par conséquent le clocher. Elle est depuis 1987 classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco.

    GIRALDA DE SEVILLE

  • L’Alcazar de Séville, classé au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco :

    ALCAZAR DE SEVILLE

  • La Casa de Pilatos : bâtie au XVIe siècle, cette demeure seigneuriale est considérée comme le plus parfait témoignage du genre à Séville et comme le prototype du palais andalou.

    CASA DE PILATOS (SEVILLE)

  • Le Palais de San Telmo, est un palais bâti à compter de 1682 à Séville, en Andalousie (Espagne). Il abrite aujourd’hui le siège de la Présidence de la Junta de Andalucía, le gouvernement autonome andalou.

    PALAIS SAN TELMO DE SEVILLE

  • Le Palais de las Dueñas : résidence de la famille des Ducs d’Albe, ce grand palais seigneurial est un ensemble de constructions de styles gothique, mudéjares et renaissance, datant des XVe et XVIe siècles, puis réaménagés par la suite. Il s’ordonne autour de jardins et de patios et renferme d’importantes collections d’oeuvres d’art.

    PALAIS DE LAS DUENAS (SEVILLE)

  • Les Archives générales des Indes (ou « Casa Lonja »), classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco

    ARCHIVES GENERALES DES INDES (SEVILLE)

  • L’Hôpital de las Cinco Llagas (siège du Parlement d’Andalousie) : l’Hôpital des Cinq-Plaies est un ancien hospice édifié au XVIe siècle à Séville. Son nom fait référence aux cinq plaies que reçut le Christ lors de la Passion.

    HOPITAL DE LAS CINCO LLAGAS (SEVILLE)

  • L’Hôtel Alfonso XIII est un palace de Séville baptisé en l’honneur du souverain Alphonse XIII d’Espagne.

    HOTEL ALFONSO XIII (SEVILLE)

  • Le théâtre Lope de Vega est une salle de théâtre de Séville, en Andalousie. Construit à l’occasion de l’Exposition ibéro-américaine de 1929.

    THEATRE LOPE DE VEGA (SEVILLE)

  • La muraille de la Macarena est située au nord du centre historique de Séville, le long du quartier de la Macarena. Partant de la porte éponyme, ce tronçon se prolonge sur quelques centaines de mètres et conserve plusieurs tours et portes, dont la Puerta de Córdoba.

    MURAILLE DE LA MACARENA (SEVILLE)

  • La Torre del Oro (Tour de l’or) : cette tour de plan dodécagonal, implantée au bord du fleuve, fut bâtie en 1221, et rattachée à la muraille de la ville. Elle abrite aujourd’hui un musée naval. C’est avec la Giralda un des symboles de la ville.

    TORRE DE ORO (SEVILLE)

  • La Plaza de Toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla (arènes) : les arènes de Séville, appartenant à un ancien ordre de chevalerie (« la Real Maestranza de Caballería »), sont les plus anciennes d’Espagne, après celles de Ronda.

    PLAZA DE TOROS DE LA REAL MAESTRANZA DE CABALLERIA (SEVILLE)

  • Le Palais archiépiscopal : il s’agit de la résidence officielle des archevêques de Séville et de leur administration.

    PALAIS ARCHIEPISCOPAL DE SEVILLE

  • La Fabrique royale de Tabac (« Real Fábrica de tabacos ») est une ancienne manufacture dédiée à la confection du tabac à Séville. Construite au XVIIIe siècle pour faire face à l’accroissement de la demande dans le pays, la fabrique est entrée en service en 1758 et a continué à fonctionner jusqu’en 1950. À cette date, l’Université de Séville y a installé sa présidence, ainsi qu’une partie de ses services et facultés.

    FABRIQUE ROYALE DE TABAC (SEVILLE)