Roncevaux

RONCEVAUX, mémorial de Roland

Roncevaux, (Roncesvalles en espagnol et Orreaga en basque), est une commune du nord de l’Espagne située dans le canton du même nom et dans la communauté autonome de Navarre. Population : 26 habitants.

Ce modeste village des Pyrénées, doté d’une belle église et d’un musée, connaît une double renommée. Selon la légende, c’est là que Roland, conduisant l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne fut surpris par les Vascons le 15 août 778. Il sonna son cor, trop tard pour que le roi pût lui prêter assistance. La légendaire brèche de Roland se trouve dans les Pyrénées centrales, au-dessus d’un cirque de Gavarnie et le Pas de Roland sur la commune d’Itxassou dans les Pyrénées-Atlantiques, le long de la Nive.

Un rocher de granit orné de bas-reliefs en bronze, chante la mémoire du paladin qui inspira la plus célèbre des chansons de geste.

Géographie de Roncevaux

Au pied du versant sud du col d’Ibañeta ou de Roncevaux. A 49 km nord de Pampelune.

Le toponyme Roncesvalles

Traditionnellement le toponyme Roncesvalles était traduit par « vallée d’aubépines », et le nom en basque se base sur cette interprétation : Orreaga « lieu de genévriers », c’est probablement la corruption de l’ancien toponyme « Orierriaga ». D’autres théories donnent comme origine le toponyme « Erro-zabal », la « plaine d’Erro », la vallée à laquelle Roncesvalles fut associé pendant plusieurs siècles.

Les successifs mouvements de pèlerins ont fini par franciser le nom : Rozabal, Ronzaval, Roncesvals, et enfin Roncevaux. Sans doute, l’influence française est aussi la conséquence du tragique souvenir de l’échec de l’armée de Charlemagne en 778. Néanmoins, le nom de Roncevaux faisait originairement référence à la petite plaine ; puis, depuis le XIIe siècle, à la commune d’origine de l’actuelle Auritz-Burguete. Quelques décennies plus tard, après la fondation de l’Église Collégiale, on a du différencier la commune et l’hôpital. La première, connu comme « Bourg de Roncevaux » ou même  » Roncevaux » pendant le Moyen Âge, et a finalement du être connue par le toponyme «Burguete» (le « petit bourg » ), à cause de sa taille. Bien qu’il ait été fondé plus tard, l’hôpital s’est approprié du vieux toponyme.

Culture et patrimoine de Roncevaux

  • Le Pèlerinage de Compostelle
    Sur le Camino navarro du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. On vient de Valcarlos, la prochaine commune est Espinal.
  • La Real colegiata de Santa Maria
    Le bâtiment actuel, élevé au bord du Chemin médiéval, remplaça au XIIIe siècle l’ancienne église romane construite au temps de l’évêque Sanche Larrosa (1222 – 1142) à l’instigation d’Alphonse Ier le Batailleur, roi d’Aragon et de Navarre (1104-1134.) Les papes l’ont pris dès le début sous leur protection.
  • Eglise de Roncevaux

  • L’église de Roncevaux
    Inspirée de Notre-Dame de Paris, mais à plus petite échelle, elle fut commencée vers 1209, sous le règne de Sanche VII le Fort de Navarre (1194 – 1234), et consacrée en 1219. Elle abrite une très belle statue en bois de la Vierge à l’Enfant assise sur un trône, plaquée d’argent à l’exception des mains et des visages, rapportée de Toulouse au début du XIVe siècle.
    Elle présente un plan à trois nefs, la centrale de double largeur des latérales, qui se divisent en cinq travées auxquelles il faut ajouter dans la nef centrale un chevet pentagonale.
  • La chapelle San Augustin
    De plan carré, elle possède une splendide voûte sur croisée d’ogives en étoile, c’est l’ancienne salle capitulaire gothique du XIVe siècle.
    Elle abrite la dépouille du roi Sanche VII le Fort (1154-1234), vainqueur à la Bataille de Las Navas de Tolosa contre les Almohades en 1212, ainsi que celle de sa femme Clémence. Le gisant du tombeau du roi, particulièrement expressif, fut sculpté sous le règne de son successeur Thibaud Ier (1234 – 1253) ainsi que les chaînes qui entouraient la tente du chef Almohades, connu sous le nom de Miramamolin, présentes sur le blason de la Navarre.
  • La chapelle de Santiago ou de los Peregrinos
    Erigée au XIIIe siècle en style gothique, elle est d’une harmonieuse simplicité et possède une seule nef voûtée sur croisée d’ogive. Le pignon est couronné d’un clocher où fut installée la célèbre cloche de San Salvador de Ibañeta.
  • La chapelle Sancti Spiritus
    C’est le plus ancien bâtiment de Roncevaux et se situe à côté de la chapelle de Santiago. Malgré les travaux d’aménagement successifs, cette chapelle présente un intérêt historique et artistique considérable.
    Elle fut érigée en style roman au XIIe siècle sur la roche où, d’après la légende, Roland aurait brisé son épée Durandal après la défaite.
    Sommée d’une croix, cette chapelle, de plan carré et voûtée sur croisée d’ogives, servait de sépulture aux pèlerins qui décédaient à l’hôpital. Elle possède en outre une crypte voûtée en berceau. Au début du XVIIIe siècle, on ajouta à l’ensemble un porche avec des arcs en plein cintre, dont les murs étaient décorés de peintures, disparues, illustrant la fameuse bataille.
  • L’accueil des pèlerins selon la «Préciosa»
    La collégiale de Roncevaux conserve un magnifique manuscrit du tout début du XIIIe siècle comprenant un poème, rédigé par un clerc érudit, qui fait l’éloge de l’établissement, tel un «dépliant touristique» : «Maison vénérable, maison glorieuse, maison admirable, maison fructueuse, qui dans les monts Pyrénées fleurit comme une rose, largement favorable à tous les peuples de l’univers !» On peut se demander si un tel tableau est toujours d’actualité à la fin du XVe siècle, lorsque Jean de Tournai visite ce «paradis de pèlerin» comme une curiosité locale et préfère loger à l’auberge voisine…
  • La Cruz de los Peregrinos
    Cette «croix des Pèlerins» se trouve à environ 300 mètres au sud de Roncevaux, sur le côté gauche de la route de Burguete. Il s’agit d’un calvaire gothique en pierre du XIVe siècle, orné de l’image de la Vierge et des effigies du roi Sanche VII le Fort et de son épouse Clémence.

Civils

Le Musée de la Collégiale
Installé dans les anciennes écuries, il possède de très belles pièces (d’orfèvrerie ancienne : coffret mudéjar, évangéliaire roman, reliquaire émaillé du XIVe siècle, etc.) Au rez-de-chaussée, la bibliothèque ou sont exposées de remarquables pièces d’orfèvrerie, comme l’évangéliaire des rois de Navarre du XIIe siècle, ou un reliquaire enrichi d’argent, d’or et d’émail, dit échiquier de Charlemagne, sans doute à cause de sa disposition en petits compartiments géométriques du XIVe siècle.

On peut y voir une masse d’arme, dite de Roland, qui imite celles l’époque de Sanche le Fort. On montre aussi les chaînes dont on raconte que le roi les rapporta de la Bataille de Las Navas de Tolosa, ce sont celles qui figurent sur le blason de la Navarre, ainsi qu’une émeraude qui aurait orné le turban du sultan Miramamolin le Vert.

Parmi les belles peintures sur bois, il faut citer la Sainte Famille de Luis de Morales du XVIIe siècle, et le triptyque de la Crucifixion, œuvre néerlandaise de l’atelier de Jérôme Bosch du XVIe siècle.

L’objet le plus important du musée de la Real colegiata est une statue de la Vierge de Roncevaux, en bois de cèdre, dorée et argentée, datant du XIIIe siècle. Selon la légende, elle aurait été révélée par un cerf, dans les montagnes voisines.

Histoire de Roncevaux

L’ancienne chapelle et l’hôpital des pèlerins d’Ibañeta y furent transférés en 1132 sur ordre de l’évêque de Pampelune, Sanche Larrosa. En quelques années, la grande charité des chanoines de Saint-Augustin chargés de l’accueil leur valu de nombreux dons venus des quatre coins de Navarre, d’Espagne et de plusieurs pays d’Europe. Les pèlerins, dont le flot pouvait osciller entre 30 000 et 50 000 à l’heure des jubilés, y étaient jusqu’au XVIIe siècle reçus, entretenus et nourris trois jours durant.

Sinistré par une avalanche au XVIe siècle, le monastère eut également à souffrir de l’armée impériale française lors de son reflux d’Espagne. Quoi qu’il en soit, ce monument, point de départ du Camino francés, est l’un des hauts lieux du chemin européen de Saint-Jacques. Depuis une vingtaine d’années, la tradition hospitalière y a été restaurée par la petite communauté canoniale (désormais sécularisée) qui doit faire face à un afflux croissant de pèlerins.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Pampelune

Pampelune : l\'Hôtel de ville

Pampelune (en castillan, Pamplona ; en basque, Iruña ou Iruñea) est une ville espagnole, capitale de la communauté forale de Navarre à 440 mètres d’altitude. Pampelune a une population de 193328 habitants.

Pampelune est aussi la capitale historique du Pays Basque.

Géographie de Pampelune

Pampelune se situe dans la région de la Navarre, en Espagne.

Fêtes à Pampelune

Les « Sanfermines »
Du 6 au 14 juillet, les fêtes de la San Fermin (Saint-Firmin) donnent lieu à de bruyantes réjouissances populaires. Une atmosphère de liesse règne alors dans la ville qui voit doubler le nombre de ses habitants. De nombreuses attractions sont proposées aux Navarrais et aux touristes : concerts de musique folklorique, de jazz, de txistu (flûte basque à trois trous), bals, procession de la statue de Saint Firmin, etc.

De grandes courses de taureaux sont organisées mais la manifestation la plus spectaculaire et la plus prisée des Pamplonicas reste l’encierro qui a lieu tous les matins à 8 h. Les taureaux qui combattront le soir même sont lâchés dans les rues suivant un itinéraire précis, long de 800 m, qui les mène aux arènes en quelques minutes. Les jeunes gens vêtus de blanc avec foulard et ceinture rouges et vestes de différentes couleurs vont à la rencontre des puissants taureaux fonçant toutes cornes en avant, et se mettent à courir devant eux.

Il y existe une version allégée de cette fête apellée : San Fermin txiki. La date est fixée autour du 25 septembre et elle est dépourvue de touristes mais aussi de taureaux.

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Culture et patrimoine de Pampelune

Le Pèlerinage de Compostelle
Pampelune est située sur le Camino navarro du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, entre Villava et Cizur Menor. C’est la seconde étape d’après le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud. Le pèlerin jouissait à Pampelune d’une protection spéciale grâce au privilège de l’Union. Dans les rues de Dormitalería au nº 13 et Compañía au nº 3 il existait des hospices pour les pèlerins. Au XVIe siècle on a construit un Hôpital Général, aujourd’hui le Musée de Navarre.

Le miracle de l’âne
C’est le sixième miracle du De miraculi sancti Jacobi.

En 1100, un pélerin français de Poitiers arrive à Pampelune avec sa famille. Ils font halte dans cette ville pour se reposer et récupérer des forces.

Ils se sont logés dans un hostal ». La femme du pèlerin tombe malade et ils doivent rester plus longtemps que ce qui était prévu, jusqu’à ce que finalement elle meure. L’hôtelier, voyant que son hôte risquait de partir, lui réclame une grosse somme d’argent en alléguant que le séjour avait été long. N’ayant pas suffisamment d’argent pour payer, le pèlerin lui laisse son cheval et se remet en route Avec ses deux fils en bas âge. Chemin faisant il s’arrête pour prier saint Jacques et lui demander de l’aide.

À la sortie de Pampelune, une personne vénérable l’aborde et lui prête un âne pour l’aider dans son voyage. Quand ils arrivèrent enfin à Santiago, le pèlerin eut une vision de l’Apôtre en qui il reconnut la personne vénérable de Pampelune. De retour à Pampelune, il prit des nouvelles de l’aubergiste et apprit qu’il avait trouvé la mort dans un accident. Les gens de l’hostal déclarèrent qu’il avait subi une punition divine à cause de son manque de charité envers les pèlerins.

Monuments religieux à Pampelune

La ville compte plusieurs églises, parmi lesquelles :

  • La Cathédrale Santa Maria de Pampelune
  • L’église San Saturnino (ou de San Cernín, ou San Sernín) du nom de l’évangélisateur de la ville. Elle garde une tradition du pèlerinage de Compostelle. En plein cœur d’un quartier ancien aux rues étroites, cet édifice composite mêle les styles roman (tours de brique) et gothique (porche et oûtes du XIIIe siècle) à de nombreux ajouts postérieurs. Elle a un aspect de forteresse flanquée par des tours robustes.

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Monuments civils à Pampelune

  • L’Hôtel de ville (Ayuntamiento) possède une façade baroque de la fin du XVIIe siècle, qui fut reconstruite avec ses statues, balustrades et frontons.
  • Le Musée de Navarre est élevé à l’emplacement d’un hôpital du XVIe siècle, dont il a conservé la porte Renaissance. L’époque romaine est représentée par des vestiges lapidaires : stèles funéraires, inscriptions et pavements de mosaïques provenant de «villas» des IIe siècle et IVe siècle.

L’art roman est en vedette avec les chapiteaux du XIIe siècle de l’ancienne cathédrale de Pampelune : l’artiste inconnu qui sculpta les trois scènes bibliques des chapiteaux exposés au milieu de la salle – Passion, Résurrection et Histoire de Job – se montre aussi minutieux dans les détails que puissant dans la composition et génial dans l’invention. Peinture gothique et Renaissance. Les trois premières salles reconstituent l’intérieur du palais d’Oriz décoré de panneaux peints en grisaille du XVIe siècle, relatant l’histoire d’Adam et Ève et les guerres de Charles Quint. Les salles suivantes exposent de nombreux fragments de peintures murales venues de toute la province : Artalz (XIIIe siècle), Artajona et Pampelune (XIIIe – XIVe siècle), Gallipienzo (XIVe – XVe siècle), Dilate (XVe siècle).

Si les genres apparaissent divers, on retrouve le trait légèrement appuyé, l’accumulation des personnages, le hanchement prononcé, hérités de la miniature française et illustrés par Juan Oliver qui décora en 1330 le réfectoire de la cathédrale (salle 24.) Parmi les chefs-d’œuvre exposés dans ce musée, citons le coffret hispano-arabe en ivoire venant de Cordoue du début du XIe siècle et le portrait du marquis de San Adrian peint par Goya. En sortant, voir, dans la cour, la grande mosaïque de la villa de Liédena du IIe siècle.

Personnalités de Pampelune

Pascual Madoz Ibañez, né à Pampelune le 17 mai 1806 et mort à Gênes le 15 décembre 1870, est un homme politique et un écrivain espagnol dont l’œuvre exemplaire est la somme que représente son Dictionnaire géographique de l’Espagne publié au milieu du XIXe siècle.

Vidéo de Pampelune

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Histoire de Pampelune

D’origine romaine, Pompaelo aurait été fondée vers 75 avant J.-C. par Pompée qui lui aurait donné son nom. Elle fut occupée par les Wisigoths en 476.

Au VIIIe siècle, les Maures occupent la ville. Ils en sont chassés en 778 avec l’aide des troupes de Charlemagne qui profite de la faiblesse de ses alliés pour démanteler leurs remparts. Pour se venger, les Navarrais contribuent à l’écrasement de l’arrière-garde des armées impériales au col de Roncevaux lors de la Bataille de Roncevaux. Le royaume de Pampelune, constitué en 905, fut le noyau de celui de Navarre.

Sous Alphonse VII (1126-1157), des Francos s’établirent dans le bourg de San Cernin. Un autre bourg franc, San Nicolas, fut créé à la fin du XIIe siècle.

Tout au long du Moyen Âge, la vie de la cité sera troublée par des luttes entre les habitants du vieux quartier, la Navarreria, partisans de l’alliance avec la Castille et les francos des faubourgs de San Cernin et San Nicolàs, favorables au maintien de la couronne navarraise sous une dynastie française, chacun protégé de murailles. Ces conflits qui ne freinèrent pas le développement généré par le passage des pèlerins.

Ces luttes se terminent en 1423 avec le privilège du Fuero (charte) ou de l’Union promulgué par Charles III le Noble. Les trois municipalités se fondent alors en une seule et Pampelune connaît son apogée.

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Pampelune fut prise par les Espagnols de Ferdinand le Catholique à Jean III d’Albret en 1512. Celui-ci tenta en vain de la reprendre en 1521. En 1571, sous le règne de Philippe II débute la construction de la citadelle. Au XVIe siècle, des murailles cernèrent l’agglomération et les jacquets pénétraient dans son enceinte par la porte de France, proche de la cathédrale Sainte-Marie. Pampelune fut prise par les Français en 1808. (Source : Wikipedia, licence GFDL)

Auberges de jeunesse Navarre

AUBERGES DE JEUNESSE NAVARRE