Les 9 régions espagnoles où Game of Thrones 7 sera tournée

Trujillo en Estrémadure, Espagne (photo : javier.losa)

Bonne nouvelle, la 7e saison de la série à succès Game of Thrones sera encore tournée en Espagne ! De quoi ravir à la fois les fans de la série et les amoureux des paysages espagnols.

Saviez-vous que l’Espagne a déjà servi de décor aux saisons 5 et 6 ? Eh oui… en Navarre (parc naturel des Bardenas Reales), Peñíscola, Gérone, Canet de Mar (Catalogne), à Séville, etc. La production a d’ailleurs eu l’occasion de se rendre dans plusieurs autres pays pour bénéficier de paysages somptueux : Islande, Maroc, Etats-Unis, Irlande, Croatie… Attention aux spoilers 😉

Santiponce (Andalousie)

Anfiteatro Romano de Itálica.

Près de Séville, Santiponce pourrait être le lieu d’une bataille lors de la saison 7 de Game of Throne 7 (ou « GOT 7 »).

Trujillo (Estrémadure)

Castillo de Trujillo

Trujillo, déjà intéressante touristiquement jusqu’alors, a attiré l’attention grâce à son château d’origine arabe.

Caceres (Estrémadure)

Cáceres.

L’Estrémadure devrait proposer plusieurs localités pour Game of Thrones 7, notamment le centre historique de Caceres, listé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Le débarquement du roi pourrait s’effectuer par ici…

Zumaia (Pays basque espagnol)

Itzurun

La plage d’Itzurun pourrait être le lieu choisi pour débarquement de Daenerys Targaryen.

Almodóvar del Río (Andalousie)

El Castillo, Almodovar del Rio, Spain

Vous aurez également probablement le plaisir de trouver le château d’Almodóvar del Río dans Game of Thrones 7. La petite ville est située dans la Valle Medio del Guadalquivir, province de Cordoue.

Bermeo (Pays basque espagnol)

Gaztelugatze

C’est au Pays basque espagnol que l’Espagne sera la plus représentée dans Game of Throne 7. Ici, à Bermeo, plus particulièrement à l’ermitage de San Juan de Gaztelugatze.

Parc naturel Los Barruecos (Estrémadure)

Cracked soil

The lagoon

Rojizos

Le parc naturel des Barruecos est situé à Malpartida. Ses paysages particuliers semblent en effet très bien convenir à la série 😉

Plage Muriola (Barrika, Pays basque espagnol)

Playa de Muriola, Barrika (E)

Egalement connue sous le nom de la Cantera, la plage Muriola (en Biscaye) est bien connue des surfeurs. Certains disent avoir vu Daenerys Targaryen à cet endroit lors du tournage…

Arsenaux royaux de Séville (Andalousie)

Las Atarazanas Reales de Sevilla

On avait déjà vu des paysages de Séville lors des précédentes saisons de Game of Thrones et la nouvelle saison fera encore le bonheur du tourisme andalou 🙂 Les arsenaux royaux de Séville datent du 13e siècle et furent très importants dans l’histoire espagnole (lutte pour le contrôle du détroit de Gibraltar, guerre de cent ans). Ils se situent dans l’actuel quartier de l’Arenal.

Il ne reste plus qu’à attendre la diffusion de cette saison 7 pour essayer de reconnaître les paysages espagnols qui contribueront un peu plus au succès de la série !

Tudèle (Tudela)

Tudèle (Tudela ou également Tutera en basque) est une ville d’Espagne, sur l’Ebre, à 91 km au sud de Pampelune. C’est la seconde ville la plus peuplée de Navarre après Pampelune. Capitale de la Ribera de Navarre.

A l’époque du Royaume de Navarre, il s’agissait avec Pampelune de l’une des deux villes principales.

Tudèle (Tudela) est la patrie de Benjamin de Tudèle.

Cette ville existait probablement sous les Romains. C’était une ville importante des Maures. Le roi Alphonse la prit aux Maures en 1115.

Le général Lannes y défit l’espagnol Castagnos le 23 novembre 1808.

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Fêtes de Tudèle (Tudela)

  • Fêtes pâtronales de Santa Ana du 24 au 30 juillet.

Personnalités de Tudèle (Tudela)

  • Benjamin de Tudèle (?-1173), explorateur
  • Joaquín Gaztambide (1822-1870), compositeur de zarzuelas
  • Rafael Moneo, architecte, né à Tudèle (Tudela) en 1937.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Roncevaux

RONCEVAUX, mémorial de Roland

Roncevaux, (Roncesvalles en espagnol et Orreaga en basque), est une commune du nord de l’Espagne située dans le canton du même nom et dans la communauté autonome de Navarre. Population : 26 habitants.

Ce modeste village des Pyrénées, doté d’une belle église et d’un musée, connaît une double renommée. Selon la légende, c’est là que Roland, conduisant l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne fut surpris par les Vascons le 15 août 778. Il sonna son cor, trop tard pour que le roi pût lui prêter assistance. La légendaire brèche de Roland se trouve dans les Pyrénées centrales, au-dessus d’un cirque de Gavarnie et le Pas de Roland sur la commune d’Itxassou dans les Pyrénées-Atlantiques, le long de la Nive.

Un rocher de granit orné de bas-reliefs en bronze, chante la mémoire du paladin qui inspira la plus célèbre des chansons de geste.

Géographie de Roncevaux

Au pied du versant sud du col d’Ibañeta ou de Roncevaux. A 49 km nord de Pampelune.

Le toponyme Roncesvalles

Traditionnellement le toponyme Roncesvalles était traduit par « vallée d’aubépines », et le nom en basque se base sur cette interprétation : Orreaga « lieu de genévriers », c’est probablement la corruption de l’ancien toponyme « Orierriaga ». D’autres théories donnent comme origine le toponyme « Erro-zabal », la « plaine d’Erro », la vallée à laquelle Roncesvalles fut associé pendant plusieurs siècles.

Les successifs mouvements de pèlerins ont fini par franciser le nom : Rozabal, Ronzaval, Roncesvals, et enfin Roncevaux. Sans doute, l’influence française est aussi la conséquence du tragique souvenir de l’échec de l’armée de Charlemagne en 778. Néanmoins, le nom de Roncevaux faisait originairement référence à la petite plaine ; puis, depuis le XIIe siècle, à la commune d’origine de l’actuelle Auritz-Burguete. Quelques décennies plus tard, après la fondation de l’Église Collégiale, on a du différencier la commune et l’hôpital. La première, connu comme « Bourg de Roncevaux » ou même  » Roncevaux » pendant le Moyen Âge, et a finalement du être connue par le toponyme «Burguete» (le « petit bourg » ), à cause de sa taille. Bien qu’il ait été fondé plus tard, l’hôpital s’est approprié du vieux toponyme.

Culture et patrimoine de Roncevaux

  • Le Pèlerinage de Compostelle
    Sur le Camino navarro du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. On vient de Valcarlos, la prochaine commune est Espinal.
  • La Real colegiata de Santa Maria
    Le bâtiment actuel, élevé au bord du Chemin médiéval, remplaça au XIIIe siècle l’ancienne église romane construite au temps de l’évêque Sanche Larrosa (1222 – 1142) à l’instigation d’Alphonse Ier le Batailleur, roi d’Aragon et de Navarre (1104-1134.) Les papes l’ont pris dès le début sous leur protection.
  • Eglise de Roncevaux

  • L’église de Roncevaux
    Inspirée de Notre-Dame de Paris, mais à plus petite échelle, elle fut commencée vers 1209, sous le règne de Sanche VII le Fort de Navarre (1194 – 1234), et consacrée en 1219. Elle abrite une très belle statue en bois de la Vierge à l’Enfant assise sur un trône, plaquée d’argent à l’exception des mains et des visages, rapportée de Toulouse au début du XIVe siècle.
    Elle présente un plan à trois nefs, la centrale de double largeur des latérales, qui se divisent en cinq travées auxquelles il faut ajouter dans la nef centrale un chevet pentagonale.
  • La chapelle San Augustin
    De plan carré, elle possède une splendide voûte sur croisée d’ogives en étoile, c’est l’ancienne salle capitulaire gothique du XIVe siècle.
    Elle abrite la dépouille du roi Sanche VII le Fort (1154-1234), vainqueur à la Bataille de Las Navas de Tolosa contre les Almohades en 1212, ainsi que celle de sa femme Clémence. Le gisant du tombeau du roi, particulièrement expressif, fut sculpté sous le règne de son successeur Thibaud Ier (1234 – 1253) ainsi que les chaînes qui entouraient la tente du chef Almohades, connu sous le nom de Miramamolin, présentes sur le blason de la Navarre.
  • La chapelle de Santiago ou de los Peregrinos
    Erigée au XIIIe siècle en style gothique, elle est d’une harmonieuse simplicité et possède une seule nef voûtée sur croisée d’ogive. Le pignon est couronné d’un clocher où fut installée la célèbre cloche de San Salvador de Ibañeta.
  • La chapelle Sancti Spiritus
    C’est le plus ancien bâtiment de Roncevaux et se situe à côté de la chapelle de Santiago. Malgré les travaux d’aménagement successifs, cette chapelle présente un intérêt historique et artistique considérable.
    Elle fut érigée en style roman au XIIe siècle sur la roche où, d’après la légende, Roland aurait brisé son épée Durandal après la défaite.
    Sommée d’une croix, cette chapelle, de plan carré et voûtée sur croisée d’ogives, servait de sépulture aux pèlerins qui décédaient à l’hôpital. Elle possède en outre une crypte voûtée en berceau. Au début du XVIIIe siècle, on ajouta à l’ensemble un porche avec des arcs en plein cintre, dont les murs étaient décorés de peintures, disparues, illustrant la fameuse bataille.
  • L’accueil des pèlerins selon la «Préciosa»
    La collégiale de Roncevaux conserve un magnifique manuscrit du tout début du XIIIe siècle comprenant un poème, rédigé par un clerc érudit, qui fait l’éloge de l’établissement, tel un «dépliant touristique» : «Maison vénérable, maison glorieuse, maison admirable, maison fructueuse, qui dans les monts Pyrénées fleurit comme une rose, largement favorable à tous les peuples de l’univers !» On peut se demander si un tel tableau est toujours d’actualité à la fin du XVe siècle, lorsque Jean de Tournai visite ce «paradis de pèlerin» comme une curiosité locale et préfère loger à l’auberge voisine…
  • La Cruz de los Peregrinos
    Cette «croix des Pèlerins» se trouve à environ 300 mètres au sud de Roncevaux, sur le côté gauche de la route de Burguete. Il s’agit d’un calvaire gothique en pierre du XIVe siècle, orné de l’image de la Vierge et des effigies du roi Sanche VII le Fort et de son épouse Clémence.

Civils

Le Musée de la Collégiale
Installé dans les anciennes écuries, il possède de très belles pièces (d’orfèvrerie ancienne : coffret mudéjar, évangéliaire roman, reliquaire émaillé du XIVe siècle, etc.) Au rez-de-chaussée, la bibliothèque ou sont exposées de remarquables pièces d’orfèvrerie, comme l’évangéliaire des rois de Navarre du XIIe siècle, ou un reliquaire enrichi d’argent, d’or et d’émail, dit échiquier de Charlemagne, sans doute à cause de sa disposition en petits compartiments géométriques du XIVe siècle.

On peut y voir une masse d’arme, dite de Roland, qui imite celles l’époque de Sanche le Fort. On montre aussi les chaînes dont on raconte que le roi les rapporta de la Bataille de Las Navas de Tolosa, ce sont celles qui figurent sur le blason de la Navarre, ainsi qu’une émeraude qui aurait orné le turban du sultan Miramamolin le Vert.

Parmi les belles peintures sur bois, il faut citer la Sainte Famille de Luis de Morales du XVIIe siècle, et le triptyque de la Crucifixion, œuvre néerlandaise de l’atelier de Jérôme Bosch du XVIe siècle.

L’objet le plus important du musée de la Real colegiata est une statue de la Vierge de Roncevaux, en bois de cèdre, dorée et argentée, datant du XIIIe siècle. Selon la légende, elle aurait été révélée par un cerf, dans les montagnes voisines.

Histoire de Roncevaux

L’ancienne chapelle et l’hôpital des pèlerins d’Ibañeta y furent transférés en 1132 sur ordre de l’évêque de Pampelune, Sanche Larrosa. En quelques années, la grande charité des chanoines de Saint-Augustin chargés de l’accueil leur valu de nombreux dons venus des quatre coins de Navarre, d’Espagne et de plusieurs pays d’Europe. Les pèlerins, dont le flot pouvait osciller entre 30 000 et 50 000 à l’heure des jubilés, y étaient jusqu’au XVIIe siècle reçus, entretenus et nourris trois jours durant.

Sinistré par une avalanche au XVIe siècle, le monastère eut également à souffrir de l’armée impériale française lors de son reflux d’Espagne. Quoi qu’il en soit, ce monument, point de départ du Camino francés, est l’un des hauts lieux du chemin européen de Saint-Jacques. Depuis une vingtaine d’années, la tradition hospitalière y a été restaurée par la petite communauté canoniale (désormais sécularisée) qui doit faire face à un afflux croissant de pèlerins.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

Puente la Reina

PUENTE LA REINA

Puente la Reina (Gares, en basque) est une commune située au nord de l’Espagne, dans la Communauté autonome de Navarre, située sur le rio Arga, à 344 m d’altitude. La population de Puente la Reina était de 2546 habitants en 2004. Nom des habitants : los puentesinos.

Légende à Puente la Reina

La Vierge et le petit oiseau
Jusqu’au siècle dernier, se dressait au milieu du pont une Vierge Renaissance, la statue de Nuestra Señora del Puy (Notre-Dame du Puy), témoignage des liens du pèlerinage de Compostelle avec le grand sanctuaire marial du Puy-en-Velay. Or selon la légende, un petit oiseau remontait le fleuve en s’y mouillant les ailes pour laver ensuite le visage de la Vierge. Devant la foule des habitants, il répétait son manège jusqu’à ce que le visage fût parfaitement propre, puis disparaissait. Tous les habitants voyaient là un signe d’abondance et de prospérité. Hélas ! Victime de l’outrage des ans, la statue, fort abîmée, fut transportée en 1846, à l’église San Pedro, où elle est connue sous le nom de la Vierge du « Chori » ou « Txori » (oiseau en basque). Depuis cette année-là, jamais le petit oiseau ne reparut.

Un seul chemin

À l’entrée de Puente la Reina en venant d’Obanos, une statue moderne du pèlerin, érigée en 1965, porte une plaque rappelant qu’ici « el Camino aragonés » et « el Camino navarro » se fondent en un seul « Camino francés, » le chemin français : « Y desde aquí, todos los caminos a Santiago se hacen uno solo. » (et à partir d’ici, tous les chemins à Santiago ne font plus qu’un.)

Cette inscription reprend le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud au Chapitre Premier, Les Chemins de Saint-Jacques. « La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle-qui passe par Saint-Martin se réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le Somport ; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques. »

Mais elle comporte deux erreurs :

  1. d’une part, elle oublie que d’autres chemins de Saint-Jacques, commencent à être mieux connus, comme celui du littoral Cantabrique, celui du littoral français qui le rejoint à Vitoria ou bien la Ruta mozarabe et la Via de la Plata, par Séville et Salamanque.
  2. d’autre part, concernant le chemin français, elle est également inexacte car elle a été reportée à l’actuel carrefour des routes nationales, carrefour qui se situait en fait à 1500 mètres en amont.
    Les pèlerins venus par l’Aragon rejoignaient le Camino Navarro à la sortie d’Obanos, très exactement à l’ermitage San Salvador.

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Culture et patrimoine de Puente la Reina

Le Pèlerinage de Compostelle
Pour les pèlerins qui ont pris le Camino navarro ils arrivent d’Obanos, pour ceux qui ont pris el Camino aragonés ils arrivent d’Eunate, la prochaine commune est Cirauqui, un nid de vipère et l’église San Roman.

Dans le Guide du Pèlerin, Aimery Picaud cite au Chapitre VI, Fleuves bons et mauvais que l’on rencontre sur le chemin de Saint-Jacques : « Voici les fleuves que l’on rencontre depuis le port de Cize et le Somport jusqu’à Saint-Jacques : […] du port de Cize jaillit un fleuve sain que beaucoup appellent la Runa, et qui traverse Pampelune. A Puente la Reina coulent à la fois l’Arga et la Runa ; […] dont les eaux sont saines.»

Comme au Moyen Âge, l’entrée dans Puente la Reina, se fait entre deux tours, vestiges d’une des portes qui s’ouvraient dans les murailles, dont il ne reste pratiquement rien. Puis on passe sous la voûte reliant l’ancien hôpital, qui accueillait les pèlerins, à la « Iglesia del Crucifijo » (l’église du Crucifix), fondée par les Templiers. Le chemin de Saint-Jacques se confond avec la rue principale, la rúa Mayor ou calle de los Romeus.

Monuments religieux à Puente la Reina

L’église del Crucifijo
L’église du Crucifix, d’allure carrée, coiffée d’un fort clocheton ajouré en plein cintre, garde la marque des Templiers qui la bâtirent et y tinrent un hôpital, auquel a aujourd’hui succédé un collège. Le portail ogival est décoré de coquilles et de plantes. L’intérieur de l’église est à l’image du dépouillement voulu par les « moines-soldats, » le silence est propice au recueillement face à la statue romane de Santa Maria de las Huestas. La simple nef romane d’origine du XIIe siècle, a été doublée au XIVe siècle, d’une autre nef à trois travées sous laquelle se trouve un Christ de bois du XIVe siècle, cloué sur la croix en position de Y, œuvre sans doute apportée par un pèlerin allemand.

PUENTE LA REINA

L’église de Santiago
Elle se trouve à mi-rue de la rúa Mayor, mentionnée dès 1142, restaurée au XVIe siècle, garde de ses origines un portail roman qui fut exécuté à la fin du XIIe siècle, à cinq voussures. Elle offre l’exemple de l’un des rares emprunts effectués par les portails navarrais à l’art musulman. Il s’agit du dessin polylobé et ajouré de la voussure centrale. On retrouve cette particularité à San Pedro de la Rúa à Estella, ainsi qu’à San Román de Cirauqui.

Sur les voussures historiées du portail de l’église de Santiago le décor disposé dans le sens de la courbure des arcs, s’ordonne de part et d’autre de sujets placés à la clef. Le nombre des sujets approche quatre-vingt-dix. À l’intérieur de l’église saint Jacques, le Retable baroque raconte la vie de saint Jacques. Face à l’entrée, on admirera la splendide statue, taillée dans le cèdre, de saint Jacques pèlerin, pieds nus, bourdon en main, coquilles sur le chapeau, le visage émacié et extatique. On l’appelait beltza, le noir en basque car la fumée des cierges l’avait noirci, et, récemment, il fut sauvé de justesse du bois de chauffage auquel il était promis… Derrière le maître-autel plusieurs scènes illustrent la vie de l’apôtre, patron de l’église.

L’église San Pedro Apostol
Avant d’atteindre le pont, une ruelle sur la gauche conduit à l’église Saint-Pierre Apôtre. Récemment restaurée, l’église avec sa croisée d’ogives simple, est du début du XVe siècle, avec de nombreuses adjonctions baroques. Les chapelles, le retable et les orgues sont de 1694. Elle succéda sans doute à une première église Saint-Pierre qui appartenait déjà en 1174 au monastère de Leyre. Dans la première chapelle du côté de l’autel, le retable de Notre Dame du Puy ou du Txori, de l’oiseau, conserve la statue de pierre qui, jusqu’en 1834, se trouvait sur le pont.

Monuments civils de Puente la Reina

  • La rúa Mayor, la grande rue, garde une atmosphère médiévale avec ses maisons à portes gothiques et à chapiteaux, ses fréquentes églises… Elle traverse toute la ville jusqu’au fameux pont des pèlerins.
  • Le pont des pèlerins : sur le rio Arga, un affluant de l’Ebre.
    Avec six arches, il a conservé son aspect d’origine, à l’exception de la porte fortifiée, construite postérieurement, où les pèlerins devaient acquitter un péage, et celle de la chapelle Notre Dame, aujourd’hui disparue.

Histoire de Puente la Reina

L’agglomération est née par la suite de la reconstruction du pont. L’ancien site a été abandonné pour une ville neuve au plan rigoureux. Elle est enfermée dans une enceinte, à l’intérieur des parcelles ont été définies de part et d’autre de la route avec une église. A l’extérieur et pendant au pont, l’hospice et le monastère avec sa chapelle ont été édifié à l’attention des pèlerins rejetés.

Jusqu’à l’an mil, au débouché de la Valdizarbe, il n’y avait ici qu’un gué sur le rio Arga, affluent de l’Èbre, redouté des pèlerins, tant à cause des crues que des passeurs. Puente la Reina, tout entière née du pèlerinage, tire son nom du pont à six arcs brisés et piliers ajourés que fit bâtir au XIe siècle une souveraine pour les pèlerins mais laquelle ?
Les historiens ne se sont pas toujours pas prononcés entre Doña Elvira, dite Doña Mayor, épouse de Sanche III el Mayor (le grand – 981-roi 1000-1035) et Doña Estefania, épouse de Garcia de Nàjera (1021-roi 1035-1054).

Ce pont est mentionné dans la Chronique du Pseudo Turpin, Charlemagne étant venu, selon le texte, « usque ad pontem Arge ».
En 1090, à la demande de l’abbé du monastère d’Irache, des Francos construisirent, sur la rivière, des moulins et, en 1121, Alphonse Ier le Batailleur d’Aragon (1073- roi 1104-1134) confiait, à un certain Monètario, la responsabilité de fonder, en cet endroit, une ville nouvelle en accordant aux jacquets qui s’y fixent des privilèges identiques à ceux d’Estella. Pour encourager ceux qui souhaitaient venir s’y installer, il leur céda des terrains entre l’Arga et le pré d’Obanos. Dès lors, un noyau de Francos s’y fixa pour l’accueil des pèlerins.

Le plan rectangulaire et régulier de Puente la Reina, organisé autour de l’axe central que constitue la Calle Mayor, rappelle celui de certaines bastides d’Aquitaine et du Languedoc, de fondation plus tardive. Puente la Reina prend alors cette disposition si caractéristique de ville rue du Camino. Des Templiers furent invités à s’établir dans la ville dès 1142 et reçurent, du roi Garcia V Ramírez de Navarre (1107- roi 1134-1150), le droit de vendre du pain et du vin. Ils firent construire, à l’entrée de Puente la Reina, l’église de Santa Maria de las Huertas, appelée aujourd’hui, l’église du Crucifix car elle abrite un magnifique Christ rhénan du XIVe siècle. Après la dissolution de l’Ordre du Temple par le roi de France, Philippe le Bel, en 1312, ce furent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui reprirent ses biens. En 1442, Jean de Caumont, le grand prieur des Hospitaliers, fonda, à proximité de l’église du Crucifix, un grand hôpital de pèlerins.

Puente la Reina est jumelée avec la ville de Saint Sever dans le département des Landes (40) qui se situe aussi sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

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