Puente la Reina

PUENTE LA REINA

Puente la Reina (Gares, en basque) est une commune située au nord de l’Espagne, dans la Communauté autonome de Navarre, située sur le rio Arga, à 344 m d’altitude. La population de Puente la Reina était de 2546 habitants en 2004. Nom des habitants : los puentesinos.

Légende à Puente la Reina

La Vierge et le petit oiseau
Jusqu’au siècle dernier, se dressait au milieu du pont une Vierge Renaissance, la statue de Nuestra Señora del Puy (Notre-Dame du Puy), témoignage des liens du pèlerinage de Compostelle avec le grand sanctuaire marial du Puy-en-Velay. Or selon la légende, un petit oiseau remontait le fleuve en s’y mouillant les ailes pour laver ensuite le visage de la Vierge. Devant la foule des habitants, il répétait son manège jusqu’à ce que le visage fût parfaitement propre, puis disparaissait. Tous les habitants voyaient là un signe d’abondance et de prospérité. Hélas ! Victime de l’outrage des ans, la statue, fort abîmée, fut transportée en 1846, à l’église San Pedro, où elle est connue sous le nom de la Vierge du « Chori » ou « Txori » (oiseau en basque). Depuis cette année-là, jamais le petit oiseau ne reparut.

Un seul chemin

À l’entrée de Puente la Reina en venant d’Obanos, une statue moderne du pèlerin, érigée en 1965, porte une plaque rappelant qu’ici « el Camino aragonés » et « el Camino navarro » se fondent en un seul « Camino francés, » le chemin français : « Y desde aquí, todos los caminos a Santiago se hacen uno solo. » (et à partir d’ici, tous les chemins à Santiago ne font plus qu’un.)

Cette inscription reprend le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud au Chapitre Premier, Les Chemins de Saint-Jacques. « La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle-qui passe par Saint-Martin se réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le Somport ; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques. »

Mais elle comporte deux erreurs :

  1. d’une part, elle oublie que d’autres chemins de Saint-Jacques, commencent à être mieux connus, comme celui du littoral Cantabrique, celui du littoral français qui le rejoint à Vitoria ou bien la Ruta mozarabe et la Via de la Plata, par Séville et Salamanque.
  2. d’autre part, concernant le chemin français, elle est également inexacte car elle a été reportée à l’actuel carrefour des routes nationales, carrefour qui se situait en fait à 1500 mètres en amont.
    Les pèlerins venus par l’Aragon rejoignaient le Camino Navarro à la sortie d’Obanos, très exactement à l’ermitage San Salvador.

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Culture et patrimoine de Puente la Reina

Le Pèlerinage de Compostelle
Pour les pèlerins qui ont pris le Camino navarro ils arrivent d’Obanos, pour ceux qui ont pris el Camino aragonés ils arrivent d’Eunate, la prochaine commune est Cirauqui, un nid de vipère et l’église San Roman.

Dans le Guide du Pèlerin, Aimery Picaud cite au Chapitre VI, Fleuves bons et mauvais que l’on rencontre sur le chemin de Saint-Jacques : « Voici les fleuves que l’on rencontre depuis le port de Cize et le Somport jusqu’à Saint-Jacques : […] du port de Cize jaillit un fleuve sain que beaucoup appellent la Runa, et qui traverse Pampelune. A Puente la Reina coulent à la fois l’Arga et la Runa ; […] dont les eaux sont saines.»

Comme au Moyen Âge, l’entrée dans Puente la Reina, se fait entre deux tours, vestiges d’une des portes qui s’ouvraient dans les murailles, dont il ne reste pratiquement rien. Puis on passe sous la voûte reliant l’ancien hôpital, qui accueillait les pèlerins, à la « Iglesia del Crucifijo » (l’église du Crucifix), fondée par les Templiers. Le chemin de Saint-Jacques se confond avec la rue principale, la rúa Mayor ou calle de los Romeus.

Monuments religieux à Puente la Reina

L’église del Crucifijo
L’église du Crucifix, d’allure carrée, coiffée d’un fort clocheton ajouré en plein cintre, garde la marque des Templiers qui la bâtirent et y tinrent un hôpital, auquel a aujourd’hui succédé un collège. Le portail ogival est décoré de coquilles et de plantes. L’intérieur de l’église est à l’image du dépouillement voulu par les « moines-soldats, » le silence est propice au recueillement face à la statue romane de Santa Maria de las Huestas. La simple nef romane d’origine du XIIe siècle, a été doublée au XIVe siècle, d’une autre nef à trois travées sous laquelle se trouve un Christ de bois du XIVe siècle, cloué sur la croix en position de Y, œuvre sans doute apportée par un pèlerin allemand.

PUENTE LA REINA

L’église de Santiago
Elle se trouve à mi-rue de la rúa Mayor, mentionnée dès 1142, restaurée au XVIe siècle, garde de ses origines un portail roman qui fut exécuté à la fin du XIIe siècle, à cinq voussures. Elle offre l’exemple de l’un des rares emprunts effectués par les portails navarrais à l’art musulman. Il s’agit du dessin polylobé et ajouré de la voussure centrale. On retrouve cette particularité à San Pedro de la Rúa à Estella, ainsi qu’à San Román de Cirauqui.

Sur les voussures historiées du portail de l’église de Santiago le décor disposé dans le sens de la courbure des arcs, s’ordonne de part et d’autre de sujets placés à la clef. Le nombre des sujets approche quatre-vingt-dix. À l’intérieur de l’église saint Jacques, le Retable baroque raconte la vie de saint Jacques. Face à l’entrée, on admirera la splendide statue, taillée dans le cèdre, de saint Jacques pèlerin, pieds nus, bourdon en main, coquilles sur le chapeau, le visage émacié et extatique. On l’appelait beltza, le noir en basque car la fumée des cierges l’avait noirci, et, récemment, il fut sauvé de justesse du bois de chauffage auquel il était promis… Derrière le maître-autel plusieurs scènes illustrent la vie de l’apôtre, patron de l’église.

L’église San Pedro Apostol
Avant d’atteindre le pont, une ruelle sur la gauche conduit à l’église Saint-Pierre Apôtre. Récemment restaurée, l’église avec sa croisée d’ogives simple, est du début du XVe siècle, avec de nombreuses adjonctions baroques. Les chapelles, le retable et les orgues sont de 1694. Elle succéda sans doute à une première église Saint-Pierre qui appartenait déjà en 1174 au monastère de Leyre. Dans la première chapelle du côté de l’autel, le retable de Notre Dame du Puy ou du Txori, de l’oiseau, conserve la statue de pierre qui, jusqu’en 1834, se trouvait sur le pont.

Monuments civils de Puente la Reina

  • La rúa Mayor, la grande rue, garde une atmosphère médiévale avec ses maisons à portes gothiques et à chapiteaux, ses fréquentes églises… Elle traverse toute la ville jusqu’au fameux pont des pèlerins.
  • Le pont des pèlerins : sur le rio Arga, un affluant de l’Ebre.
    Avec six arches, il a conservé son aspect d’origine, à l’exception de la porte fortifiée, construite postérieurement, où les pèlerins devaient acquitter un péage, et celle de la chapelle Notre Dame, aujourd’hui disparue.

Histoire de Puente la Reina

L’agglomération est née par la suite de la reconstruction du pont. L’ancien site a été abandonné pour une ville neuve au plan rigoureux. Elle est enfermée dans une enceinte, à l’intérieur des parcelles ont été définies de part et d’autre de la route avec une église. A l’extérieur et pendant au pont, l’hospice et le monastère avec sa chapelle ont été édifié à l’attention des pèlerins rejetés.

Jusqu’à l’an mil, au débouché de la Valdizarbe, il n’y avait ici qu’un gué sur le rio Arga, affluent de l’Èbre, redouté des pèlerins, tant à cause des crues que des passeurs. Puente la Reina, tout entière née du pèlerinage, tire son nom du pont à six arcs brisés et piliers ajourés que fit bâtir au XIe siècle une souveraine pour les pèlerins mais laquelle ?
Les historiens ne se sont pas toujours pas prononcés entre Doña Elvira, dite Doña Mayor, épouse de Sanche III el Mayor (le grand – 981-roi 1000-1035) et Doña Estefania, épouse de Garcia de Nàjera (1021-roi 1035-1054).

Ce pont est mentionné dans la Chronique du Pseudo Turpin, Charlemagne étant venu, selon le texte, « usque ad pontem Arge ».
En 1090, à la demande de l’abbé du monastère d’Irache, des Francos construisirent, sur la rivière, des moulins et, en 1121, Alphonse Ier le Batailleur d’Aragon (1073- roi 1104-1134) confiait, à un certain Monètario, la responsabilité de fonder, en cet endroit, une ville nouvelle en accordant aux jacquets qui s’y fixent des privilèges identiques à ceux d’Estella. Pour encourager ceux qui souhaitaient venir s’y installer, il leur céda des terrains entre l’Arga et le pré d’Obanos. Dès lors, un noyau de Francos s’y fixa pour l’accueil des pèlerins.

Le plan rectangulaire et régulier de Puente la Reina, organisé autour de l’axe central que constitue la Calle Mayor, rappelle celui de certaines bastides d’Aquitaine et du Languedoc, de fondation plus tardive. Puente la Reina prend alors cette disposition si caractéristique de ville rue du Camino. Des Templiers furent invités à s’établir dans la ville dès 1142 et reçurent, du roi Garcia V Ramírez de Navarre (1107- roi 1134-1150), le droit de vendre du pain et du vin. Ils firent construire, à l’entrée de Puente la Reina, l’église de Santa Maria de las Huertas, appelée aujourd’hui, l’église du Crucifix car elle abrite un magnifique Christ rhénan du XIVe siècle. Après la dissolution de l’Ordre du Temple par le roi de France, Philippe le Bel, en 1312, ce furent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui reprirent ses biens. En 1442, Jean de Caumont, le grand prieur des Hospitaliers, fonda, à proximité de l’église du Crucifix, un grand hôpital de pèlerins.

Puente la Reina est jumelée avec la ville de Saint Sever dans le département des Landes (40) qui se situe aussi sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

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Pampelune

Pampelune : l\'Hôtel de ville

Pampelune (en castillan, Pamplona ; en basque, Iruña ou Iruñea) est une ville espagnole, capitale de la communauté forale de Navarre à 440 mètres d’altitude. Pampelune a une population de 193328 habitants.

Pampelune est aussi la capitale historique du Pays Basque.

Géographie de Pampelune

Pampelune se situe dans la région de la Navarre, en Espagne.

Fêtes à Pampelune

Les « Sanfermines »
Du 6 au 14 juillet, les fêtes de la San Fermin (Saint-Firmin) donnent lieu à de bruyantes réjouissances populaires. Une atmosphère de liesse règne alors dans la ville qui voit doubler le nombre de ses habitants. De nombreuses attractions sont proposées aux Navarrais et aux touristes : concerts de musique folklorique, de jazz, de txistu (flûte basque à trois trous), bals, procession de la statue de Saint Firmin, etc.

De grandes courses de taureaux sont organisées mais la manifestation la plus spectaculaire et la plus prisée des Pamplonicas reste l’encierro qui a lieu tous les matins à 8 h. Les taureaux qui combattront le soir même sont lâchés dans les rues suivant un itinéraire précis, long de 800 m, qui les mène aux arènes en quelques minutes. Les jeunes gens vêtus de blanc avec foulard et ceinture rouges et vestes de différentes couleurs vont à la rencontre des puissants taureaux fonçant toutes cornes en avant, et se mettent à courir devant eux.

Il y existe une version allégée de cette fête apellée : San Fermin txiki. La date est fixée autour du 25 septembre et elle est dépourvue de touristes mais aussi de taureaux.

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Culture et patrimoine de Pampelune

Le Pèlerinage de Compostelle
Pampelune est située sur le Camino navarro du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, entre Villava et Cizur Menor. C’est la seconde étape d’après le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud. Le pèlerin jouissait à Pampelune d’une protection spéciale grâce au privilège de l’Union. Dans les rues de Dormitalería au nº 13 et Compañía au nº 3 il existait des hospices pour les pèlerins. Au XVIe siècle on a construit un Hôpital Général, aujourd’hui le Musée de Navarre.

Le miracle de l’âne
C’est le sixième miracle du De miraculi sancti Jacobi.

En 1100, un pélerin français de Poitiers arrive à Pampelune avec sa famille. Ils font halte dans cette ville pour se reposer et récupérer des forces.

Ils se sont logés dans un hostal ». La femme du pèlerin tombe malade et ils doivent rester plus longtemps que ce qui était prévu, jusqu’à ce que finalement elle meure. L’hôtelier, voyant que son hôte risquait de partir, lui réclame une grosse somme d’argent en alléguant que le séjour avait été long. N’ayant pas suffisamment d’argent pour payer, le pèlerin lui laisse son cheval et se remet en route Avec ses deux fils en bas âge. Chemin faisant il s’arrête pour prier saint Jacques et lui demander de l’aide.

À la sortie de Pampelune, une personne vénérable l’aborde et lui prête un âne pour l’aider dans son voyage. Quand ils arrivèrent enfin à Santiago, le pèlerin eut une vision de l’Apôtre en qui il reconnut la personne vénérable de Pampelune. De retour à Pampelune, il prit des nouvelles de l’aubergiste et apprit qu’il avait trouvé la mort dans un accident. Les gens de l’hostal déclarèrent qu’il avait subi une punition divine à cause de son manque de charité envers les pèlerins.

Monuments religieux à Pampelune

La ville compte plusieurs églises, parmi lesquelles :

  • La Cathédrale Santa Maria de Pampelune
  • L’église San Saturnino (ou de San Cernín, ou San Sernín) du nom de l’évangélisateur de la ville. Elle garde une tradition du pèlerinage de Compostelle. En plein cœur d’un quartier ancien aux rues étroites, cet édifice composite mêle les styles roman (tours de brique) et gothique (porche et oûtes du XIIIe siècle) à de nombreux ajouts postérieurs. Elle a un aspect de forteresse flanquée par des tours robustes.

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Monuments civils à Pampelune

  • L’Hôtel de ville (Ayuntamiento) possède une façade baroque de la fin du XVIIe siècle, qui fut reconstruite avec ses statues, balustrades et frontons.
  • Le Musée de Navarre est élevé à l’emplacement d’un hôpital du XVIe siècle, dont il a conservé la porte Renaissance. L’époque romaine est représentée par des vestiges lapidaires : stèles funéraires, inscriptions et pavements de mosaïques provenant de «villas» des IIe siècle et IVe siècle.

L’art roman est en vedette avec les chapiteaux du XIIe siècle de l’ancienne cathédrale de Pampelune : l’artiste inconnu qui sculpta les trois scènes bibliques des chapiteaux exposés au milieu de la salle – Passion, Résurrection et Histoire de Job – se montre aussi minutieux dans les détails que puissant dans la composition et génial dans l’invention. Peinture gothique et Renaissance. Les trois premières salles reconstituent l’intérieur du palais d’Oriz décoré de panneaux peints en grisaille du XVIe siècle, relatant l’histoire d’Adam et Ève et les guerres de Charles Quint. Les salles suivantes exposent de nombreux fragments de peintures murales venues de toute la province : Artalz (XIIIe siècle), Artajona et Pampelune (XIIIe – XIVe siècle), Gallipienzo (XIVe – XVe siècle), Dilate (XVe siècle).

Si les genres apparaissent divers, on retrouve le trait légèrement appuyé, l’accumulation des personnages, le hanchement prononcé, hérités de la miniature française et illustrés par Juan Oliver qui décora en 1330 le réfectoire de la cathédrale (salle 24.) Parmi les chefs-d’œuvre exposés dans ce musée, citons le coffret hispano-arabe en ivoire venant de Cordoue du début du XIe siècle et le portrait du marquis de San Adrian peint par Goya. En sortant, voir, dans la cour, la grande mosaïque de la villa de Liédena du IIe siècle.

Personnalités de Pampelune

Pascual Madoz Ibañez, né à Pampelune le 17 mai 1806 et mort à Gênes le 15 décembre 1870, est un homme politique et un écrivain espagnol dont l’œuvre exemplaire est la somme que représente son Dictionnaire géographique de l’Espagne publié au milieu du XIXe siècle.

Vidéo de Pampelune

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Histoire de Pampelune

D’origine romaine, Pompaelo aurait été fondée vers 75 avant J.-C. par Pompée qui lui aurait donné son nom. Elle fut occupée par les Wisigoths en 476.

Au VIIIe siècle, les Maures occupent la ville. Ils en sont chassés en 778 avec l’aide des troupes de Charlemagne qui profite de la faiblesse de ses alliés pour démanteler leurs remparts. Pour se venger, les Navarrais contribuent à l’écrasement de l’arrière-garde des armées impériales au col de Roncevaux lors de la Bataille de Roncevaux. Le royaume de Pampelune, constitué en 905, fut le noyau de celui de Navarre.

Sous Alphonse VII (1126-1157), des Francos s’établirent dans le bourg de San Cernin. Un autre bourg franc, San Nicolas, fut créé à la fin du XIIe siècle.

Tout au long du Moyen Âge, la vie de la cité sera troublée par des luttes entre les habitants du vieux quartier, la Navarreria, partisans de l’alliance avec la Castille et les francos des faubourgs de San Cernin et San Nicolàs, favorables au maintien de la couronne navarraise sous une dynastie française, chacun protégé de murailles. Ces conflits qui ne freinèrent pas le développement généré par le passage des pèlerins.

Ces luttes se terminent en 1423 avec le privilège du Fuero (charte) ou de l’Union promulgué par Charles III le Noble. Les trois municipalités se fondent alors en une seule et Pampelune connaît son apogée.

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Pampelune fut prise par les Espagnols de Ferdinand le Catholique à Jean III d’Albret en 1512. Celui-ci tenta en vain de la reprendre en 1521. En 1571, sous le règne de Philippe II débute la construction de la citadelle. Au XVIe siècle, des murailles cernèrent l’agglomération et les jacquets pénétraient dans son enceinte par la porte de France, proche de la cathédrale Sainte-Marie. Pampelune fut prise par les Français en 1808. (Source : Wikipedia, licence GFDL)

Olite

OLITE : porte de Santa María

Olite (Erri-berri en euskera) est une ville de la Communauté Forale de Navarre (Espagne). Olite est chef-lieu de la merindad du même nom et appartient à la circonscription judiciaire de Tafalla.

Géographie de Olite

Olite se trouve dans la zone centrale de la Navarre, sur le Zidacos, à 42 km au sud de Pampelune et 50 km au nord de Tudela.

Fêtes à Olite

  • Fêtes patronales, du 13 au 19 septembre
  • Marché médiéval, organisé chaque année durant un week-end du mois d’août
  • Santa Brígida, pèlerinage à l’ermitage de Sainte-Brigitte, sur le mont Encianar, célébré chaque année le samedi le plus proche du 22 mai
  • Virgen del Cólera, 26 août.

Villes limitrophes de Olite

  • Tafalla
  • San Martín de Unx
  • Beire
  • Pitillas
  • Murillo el Cuende
  • Caparroso
  • Marcilla
  • Falces

Monuments religieux de Olite

Église de San Pedro
Église romane (avec agrandissements gothiques et baroques), notable pour son cloître et sa tour gothique.

Église de Santa María La Real
Église gothique du XVe siècle, célèbre pour son portail.

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Monuments civils de Olite

Palacio Viejo o de los Teobaldos
Sur les fondations d’une construction romaine, on bâtit un premier château défensif à l’époque du roi Sanche VII le Fort, château qui sera consolidé par ses successeurs Théobalde Ier et Théobalde II. La forteresse abrite actuellement un Parador.

Palais des Rois de Navarre
Charles III de Navarre commença au XVe siècle l’agrandissement d’un palais antérieur et donna ainsi naissance au palais des rois de Navarre. Bien qu’il soit communément appelé château, la dénomination de palais est plus appropriée, puisqu’il s’agit d’une construction de type courtisan ou palatial, où les caractères défensifs s’effacent pour laisser place à des éléments d’architecture résidentielle. Le désordre apparent de son organisation est un de ses charmes les plus appréciés. Cela est dû au fait que l’édifice actuel est le fruit de plusieurs campagnes de constructions et d’agrandissements menées durant plusieurs siècles, en dehors de tout projet d’ensemble, quoique la majorité des travaux aient été réalisés entre la fin du XIVe siècle et le début du XVe. Le roi navarrais d’alors, Charles III, décida en effet de transformer le palais déjà existant en siège permanent de la monarchie et d’adapter à cet effet l’aménagement et la décoration.

L’ensemble, composé des différentes pièces, des jardins, fossés, et entouré de hautes murailles ponctuées de nombreuses tours, offre une silhouette spectaculaire. À l’époque, il fut considéré comme un des plus beaux palais d’Europe. On peut y distinguer deux enceintes : le Palacio Viejo ou Vieux Palais, transformé en Parador, et le Palacio Nuevo, ou Palais Neuf. Suite à l’invasion castillane de la Navarre au XVIe siècle, le palais fut laissé plus ou moins à l’abandon et se détériora progressivement. Le pire advint en 1813, durant la Guerre d’Indépendance, lorsque le guerrillero Francisco Espoz y Mina, craignant de voir les troupes napoléoniennes s’emparer de la forteresse, ordonna qu’on l’incendie.

L’état actuel de l’édifice est le fruit d’une restauration, encore inachevée, commencée au début du XXe siècle et basée sur le projet des architectes José et Javier Yárnoz, vainqueurs du concours organisé pour la remise en état du château. L’objectif des travaux est de retrouver la strucutre originale du palais. Néanmoins, la très riche décoration intérieure du palais ainsi les jardins extérieurs sont à jamais perdus.

Histoire de Olite

Grâce aux vestiges archéologiques, on sait qu’à l’époque impériale romaine (Ier siècle), une robuste muraille défendait un petit bourg sur lequel allait être fondé plus tard la ville d’Olite. Par ailleurs, ont été trouvées autour du noyau urbain actuel, des restes de villas romaines.

Saint Isidore de Séville, dans Historia de regibus gothorum donne la première référence écrite sur Olite : selon ledit évêque de Séville, le roi wisigoth Swinthila fonda la cité en 621 et entreprit de la refortifier afin de faire face aux Vascons. Par un privilège donné à Estella en 1147, García IV Ramírez « le Restaurateur », roi de Navarre, octroie à Olite son premier for, le Fuero de los francos de Estella (le For des Francs d’Estella) et donne par là-même à la cité des terres de culture. La promulgation du for entraîne une rapide expansion d’Olite : il fournit à la ville une personnalité juridique propre permettant sa libre administation et de notables avantages fiscaux. Le 17 mars 1266, à Saint-Denis, Thibaud II de Navarre concède à Olite quinze jours de foire annuelle, comme à Estella, foire qui se tient à partir du 1er mai. À compter de cette même année 1266, des Cortes (Parlement où étaient représentés la noblesse, le clergé et les villes) se tiennent à Olite. En janvier 1302, le roi de Navarre Philippe II et sa femme Jeanne, accédant aux demandes de la cité, déplacent la foire annuelle, qui commence désormais le 2 novembre.

Après des temps obscurs, Olite connaît une période de splendeur durant le Bas Moyen Âge, lorsqu’elle se trouve être un des lieux de résidence favoris des rois de Navarre. À partir du XVe siècle, le roi Charles III de Navarre, dit « le Noble » et son épouse, Eléonore de Trastamare, commencent la construction du splendide palais royal de Navarre, reflet d’une époque brillante.

Olite est le siège de la merindad du même nom, créée par Charles III le Noble en 1407. Philippe IV, roi d’Espagne, lui octroie le statut de ville en 1630. Entre son époque de splendeur au XVe siècle et le XIXe siècle, Olite traverse une période de déclin politique et démographique. Au début du XIXe siècle, Olite connaît de graves problèmes communaux et adhère au mouvement corporatiste agricole (la première coopérative de Navarre – troisième d’Espagne – fut alors fondée à Olite).

(Source : Wikipedia, licence GFDL)

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  • Hôtel Olite
  • Lorca

    LORCALorca est une commune située au nord de l’Espagne, comarca (canton) de Yerri, dans la Communauté autonome de Navarre. Lorkuz en basque. Population de Lorca : 130 habitants en 2005.

    Monuments religieux de Lorca

    L’église El Salvador, ogivale, très simple, avec un chevet roman du XIIe siècle et des adjonctions du XVIIe siècle, un retable Renaissance, le côté de l’épître dédié à saint Jacques.

    En face de l’église, l’ancien hôpital et des maisons blasonnées.

    Culture et patrimoine de Lorca

    Le Pèlerinage de Compostelle

    Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

    On vient de Cirauqui, la prochaine commune est Villatuerta, un nouveau Pont ogival sur le rio Iranzu, l’église de la Asunción.

    Dans le Guide du Pèlerin, Aimery Picaud donne ce conseil : «[…] en un lieu dit Lorca, vers l’est, coule un fleuve appelé le ruisseau salé ; là, garde-toi bien d’en approcher ta bouche ou d’y abreuver ton cheval, car ce fleuve donne la mort. Sur ses bords, tandis que nous allions à Saint-Jacques, nous trouvâmes deux Navarrais assis, aiguisant leurs couteaux : ils ont l’habitude d’enlever la peau des montures des pèlerins qui boivent cette eau et en meurent. A notre question ils répondirent de façon mensongère, disant que cette eau était bonne et potable ; nous en donnâmes donc à boire à nos chevaux et aussitôt deux d’entre eux moururent, que ces gens écorchèrent sur-le-champ.»

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    Histoire de Lorca

    Le nom de Lorca viendrait de l’arabe al-Aurque (la bataille) en raison de celle qu’y perdit en 920 Sanche Ier de Navarre, vaincu par le Musulman Abenlope, lequel était, s’il se trouve, tout aussi basque que lui, ce ben-Lope islamisé pouvant être un fils de Lope, loup, c’est-à-dire d’Otsoa, comme ses cousins chrétiens les Lopez.

    (Source : Wikipedia, licence GFDL)

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    Auberges de jeunesse Navarre

    AUBERGES DE JEUNESSE NAVARRE