Calendrier des corridas en Espagne

Malaga (Photo : tim caynes)

Quand se déroulent les meilleures corridas d’Espagne, lâchers de taureaux et fêtes de tauromachie ?

La saison des corridas en Espagne a généralement lieu entre avril et septembre avec, pour les grandes villes, une corrida par semaine (souvent le dimanche).

En outre, des rendez-vous importants et festifs de corrida ont lieu durant la saison. D’une durée d’une ou deux semaines, avec des corridas presque tous les jours, ces festivals sont l’occasion pour les amateurs de voir de nombreux spectacles.

La corrida la plus connue en Espagne est la course de taureaux dans la ville de Pampelune lors de la San Fermin.

A noter que depuis 2012, la Catalogne a interdit la corrida dans sa région (source).

Quelques corridas importantes en Espagne

Espectaculo Mortuoso

Février

  • Ciudad Rodrigo, près de Salamanque
  • Le carnaval de Ciudad Rodrigo a la particularité d’être centré autour de la tauromachie et la participation du public est même demandée.

Mars

  • Les Fallas de Valence
  • Une fête importante de la ville, qui propose, outre ses géants de carton, des corridas presque tous les jours.

Avril

  • Séville
  • Les corridas commencent à la fin de la Semaine Sainte à Séville puis lors de la Feria de abril où vous pouvez assister à des corridas presque tous les jours.

Mai

  • Madrid
  • A la mi-mai a lieu la fête de la San Isidro, deux semaines de corridas quotidiennes dans les arènes de Las Ventas à Madrid.

  • Caceres
  • Les Ferias de Caceres ont lieu pendant une semaine fin mai/début juin et de nombreuses corridas sont programmées.

Juin

  • Alicante
  • La dernière semaine de juin, sept ou huit combats sont à l’affiche durant Las Hogueras de San Juan (feux de la Saint-Jean).

  • En Estrémadure, à Coria (près de Caceres)
  • Un taureau est lâché dans les rues tous les ans du 23 au 29 juin pour la fête de la Saint-Jean, l’occasion d’une grande fête populaire.

  • Dans la province de Madrid
  • Un autre lâcher de taureaux est organisé à la mi-juin à Collado Villalba,

Guides pour comprendre la corrida

Juillet

San Fermin

  • Les fêtes de San Fermin à Pampelune
  • Bien plus qu’un lâcher de taureaux dans la ville, l’événement attire des milliers de personnes venues du monde entier.

  • Zumaya (Zumaia) dans le Pays basque espagnol
  • A peu près aux mêmes dates, un événement similaire est organisé mais d’une envergure moindre cependant.

  • Tudèle (Tudela)
  • Egalement connue pour programmer, la dernière semaine de juillet, un lâcher de taureaux qui ressemble à celui de Pampelune.

  • Denia (près d’Alicante)
  • Les deux premières semaines de juillet, un lâcher de taureaux vous attend… dans l’eau ! La fête « Toros en el Mar » (« Bous a la Mar » en catalan) attire chaque année des milliers de visiteurs.

  • Valence
  • Le meilleur moment de l’année pour voir des corridas est durant la Feria de Julio (fête de juillet).

Août

  • Malaga
  • Si vous êtes en vacances à Malaga au mois d’août durant la « Feria de agosto » ou « Feria de Málaga », vous pourrez assister presque tous les jours à des corridas. La feria se déroule généralement autour de la période du 13 au 22 août.

  • Bilbao
  • Durant les deux dernières semaines d’aaût les « Corridas generales » sont un événement où des combats sont à l’affiche presque tous les jours.

  • San Sebastian de los Reyes près de Madrid
  • (à ne pas confondre avec San Sebastián au Pays Basque espagnol.) Cette ville de grande tradition taurine met en place le 28 août un lâcher de taureaux sur 820 mètres qui attire quelque 7 000 spectateurs et 1 800 participants.

Guides pour comprendre la corrida

Septembre

  • Ronda
  • Début septembre, Ronda programme les « corridas goyescas », Plaza de Toros, dans le cadre de la Feria de Pedro Romero.

  • Tordesillas (province de Valladolid)
  • Durant la deuxième semaine de septembre, les habitants de Tordesillas (province de Valladolid), célèbrent le festival de la Virgen de la Peña. (Source : about.com)

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Calendrier des corridas en Espagne

Aéroports en Espagne (carte) : vite trouver un aéroport

Voici la carte des aéroports en Espagne (+ héliports). Très utile si vous avez besoin de trouver rapidement l’aéroport le plus proche de votre destination de vacances.

Aéroports Espagne

En savoir plus sur les aéroports d’Espagne

  1. Aéroport d’Albacete
    L’aéroport est situé au sud d’Albacete, sur la base aérienne de Los Llanos.
  2. Aéroport de Alicante
    L’aéroport est situé à 15 km au sud-ouest d’Alicante, dans la ville de Elche.
  3. Aéroport de Almería
    L’aéroport est situé à 9 km à l’est d’Almeria, à 500 mètres de la côte, dans le golf d’Almeria et au sud de la sierra Alhamilla, près de El Alquián et de Costacabana.
  4. Aéroport de Asturias (Les Asturies)
    L’aéroport des Asturies est situé à 14 km de Avilés, à 40 km de Gijón et à 47 km de Oviedo.
  5. Aéroport de Badajoz
    L’aéroport est situé à 14 km de Badajoz et à 45 km de Mérida, la capitale d’Estrémadure.
  6. Aéroport de Barcelone (photo : manuelfloresv)
    Aéroport de Barcelone (photo : manuelfloresv)
  7. Aéroport de Barcelone (Barcelona)
    L’aéroport est situé à 18 km de la ville de Barcelone.
  8. Aéroport de Bilbao
    L’aéroport situé dans la ville de Loiu, à 12 km de la ville de Bilbao.
  9. Aéroport de Burgos
    L’aéroport est situé à 4 km au nord-est de la ville de Burgos.
  10. Aéroport central de Ciudad Real
    L’aéroport de Ciudad Real, anciennement appelé « aéroport Don Quijote » et « aéroport Madrid Sur – Ciudad Real », est le premier aéroport international privé d’Espagne situé dans la province de Ciudad Real. Il est à 16 km de la ville de Ciudad Real et à 18 km de Puertollano, à 55 minutes du centre de Madrid.
  11. Aéroport  de Córdoba (Cordoue)
    L’aéroport est situé à 5,8 km de la ville de Cordoue.
  12. Aéroport de El Hierro
    L’aéroport de El Hierro est situé dans la ville de Valverde, capitale de l’île.
  13. Aéroport de Fuerteventura
    L’aéroport de Fuerteventura est situé à 5 km de Puerto del Rosario, capitale de l’île.
  14. Girona Airport

  15. Aéroport de Gérone (Girona) – Costa Brava
    L’aéroport est situé au centre de la province de Gérone, près de la Costa Brava, des Pyrénées et de la ville de Gérone.
  16. Aéroport de Gran Canaria (Grande Canarie)
    L’aéroport de de Gran Canaria est situé à 25 km des axes touristiques des Canaries (la zone sud) et à 18 km de la capitale, Las Palmas de Gran Canaria. L’aéroport de Gran Canaria se trouve dans la Bahía de Gando, sur la côte est de l’île, entre les villes d’Ingenio et Telde.
  17. Aéroport de Granada (Grenade)
    L’aéroport Federico García Lorca Granada – Jaén est situé à 17 km de Grenade et à 106 km de Jaén, enclavé dans la comarque de la Vega del Genil.
  18. Aéroport de Huesca – Pirineos
    L’aéroport de Huesca-Pirineos est situé à 10 km de Huesca.
  19. Ibiza Airport

  20. Aéroport de Ibiza
    L’aéroport est situé à 7,5 km al sud-ouest d’Ibiza, dans la ville de San José.
  21. Aéroport de Jerez
    L’aéroport de Jerez est situé à Jerez de la Frontera, à 8 km au nord-est de Jerez. Il constitue l’un des axes phares dans le développement touristique de la province de Cadix.
  22. Aéroport de La Corogne (A Coruña)
    L’aéroport est situé à 8 km du centre de la ville de La Corogne (A Coruña), au nord de la province.
  23. Aéroport de La Gomera
    L’aéroport est situé dans le sud de l’île de Gomera, dans la ville de Alajeró. C’est le plus moderne de l’archipel des Canaries.
  24. Aeropuerto de La Palma

  25. Aéroport de La Palma
    L’aéroport de La Palma est situé à 8 km de la capitale de l’île, Santa Cruz de La Palma, dans les villes de Breña Baja et de la Villa de Mazo.
  26. Aéroport de Lanzarote
    L’aéroport de Lanzarote est situé à 5 km de Arrecife, capitale de l’île, entre les villes de San Bartolomé et de Tías.
  27. Aéroport de León
    L’aéroport est situé à 6 km de la ville de Léon, sur la base aérienne Virgen del Camino.
  28. Aéroport de Lérida (Lleida-Alguaire)
    L’aéroport de Lleida-Alguaire est un aéroport à gestion mixte privée/publique, situé à Alguaire, à 15 km de Lérida. C’est le premier aéroport commercial promus par la Generalitat de Catalogne (organisation politique de la Catalogne) afin d’être l’un des axes de connexion avec les Pyrénées.
  29. Aéroport de Logroño – Agoncillo
    L’aéroport Logroño-Agoncillo est situé à 15 km du centre de Logroño, capitale de La Rioja.
  30. Barajas Madrid Airport T4, Landside HDR

  31. Aéroport de Madrid – Barajas (aéroport international)
    L’aéroport de Madrid – Barajas est situé à 12 km du centre de Madrid.
  32. Aéroport de Madrid – Cuatro Vientos
    L’aéroport Cuatro Vientos est situé dans la Communauté de Madrid, à 8 km du centre de la ville de Madrid.
  33. Aéroport de Málaga
    L’aéroport de Malaga est situé à seulement 8 km de la ville et est parfaitement relié à tote la Costa del Sol.
  34. Aéroport de Melilla
    L’aéroport est situé à 3 km au sud-ouest du centre de Melilla.
  35. Aéroport de Menorca (Minorque)
    Un paradis dans le coeur de la Méditerranée. L’aéroport de Minorque est situé à Sant Lluís, à 4,5 kilómetros au sud-ouest de la capitale de l’île, Mahón.
  36. Aéroport de Murcia – San Javier (Murcie)
    L’aéroport Murcia – San Javier est situé sur la rive nord de la lagune Mar Menor.
  37. Mallorca airport

  38. Aéroport de Palma de Mallorca (Palma de Majorque)
    L’aéroport est situé à 9 km du centre de Palma de Majorque.
  39. Aéroport de Pamplona (Pampelune)
    L’aéroport est situé à 6 km de Pampelune, capitale de la Navarre.
  40. Aéroport de Reus
    L’aéroport est situé à 3 km de Reus et à 13 km de Tarragone.
  41. Aéroport de Sabadell
    L’aéroport de Sabadell est destiné à l’aviation civile et à la formation de pilotes d’avion et d’hélicoptère. A 2 km, se trouve la gare de Sabadell Sur qui propose des trains pour la ville de Barcelone, située à 15 km.
  42. Aéroport de Salamanca (Salamanque)
    L’aéroport est situé à 15 km de la ville de Salamanque.
  43. Aéroport de San Sebastián (Saint-Sébastien)
    L’aéroport est situé à 22 km de la ville de Saint-Sébastien, capitale du Pays-Basque espagnol.
  44. Aéroport de Santander
    L’aéroport est situé dans la ville de Camargo et à 5 km de Santander.
  45. Aéroport de Santiago (de Compostela, de Compostelle)
    L’aéroport est situé à 10 km du centre de Saint-Jacques de Compostelle.
  46. Aeropuerto Sevilla

  47. Aéroport de Sevilla (Séville)
    L’aéroport est situé à 10 km au nord-est de Séville.
  48. Aéroport de Son Bonet
    L’aéroport de Son Bonet est situé à 4 km de Palma de Mallorca (Palma de Majorque).
  49. Aéroport de Tenerife Norte
    L’aéroport Tenerife Norte est situé à 11 km de Santa Cruz de Tenerife, dans la ville de San Cristobal de la Laguna.
  50. Aéroport de Tenerife Sur
    Tenerife, l’une des principales destinations touristiques au monde, est une île pleine de contrastes. Son aéroport est tourné vers le futur.
    Distance aéroport – centre-ville : 69 km.
  51. Aéroport de Valencia (Valence)
    Valence est une ville avant-gardiste qui change énormément et son aéroport porte la marque du futur de la région.
    Distance aéroport – centre-ville : 8 km.
  52. Aéroport de Valladolid
    L’aéroport est situé à Villanubla, à 10 km de la ville de Valladolid.
  53. Aéroport de Vigo
    L’aéroport est situé à 9 km du centre de Vigo.
  54. Aéroport de Vitoria
    L’aéroport est situé à 8 km de Vitoria-Gasteiz, capitale de la province d’Alava.
  55. Aéroport de Zaragoza (Saragosse) L’aéroport est situé à 10 km de Saragosse (Zaragoza), capitale de la communauté autonome d’Aragon.
  56. Helicóptero

  57. Héliport d’Algeciras
    L’héliport d’Algeciras est situé au centre de la ville, sur le quai de la Galera. Il renforce les communications entre la péninsule et la ville autonome de Ceuta.
  58. Héliport de Ceuta
    L’héliport de Ceuta est situé dans la zone portuaire de la ville autonome, à 500 mètres au nord du centre de Ceuta. L’héliport de Ceuta garantie l’union entre la ville autonome et la péninsule.

Fêtez la San Fermin de Pampelune (photos, vidéo)

Pampelune en Espagne (Pamplona, photo : Franck BARRE)

Pamplona San Fermín 2011 (34)

En juillet, si vous passez par Pampelune, ne manquez pas les fêtes de San Fermin : ambiance et dépaysement assurés ! Voir la vidéo et les photos…

Les Fêtes de San Fermin ou Sanfermines (Fêtes de Saint Firmin, en français), sont les fêtes célébrées annuellement du 6 au 14 juillet, à Pampelune, capitale de la Navarre (Espagne), en honneur du saint patron de la communauté forale, saint Firmin.

Il est de coutume de les considérer comme les 3e fêtes au monde en nombre de participants après le Carnaval de Rio et la Fête de la bière à Munich. On estime à 3 millions le nombre de personnes qui peuplent les rues de la ville pendant neuf jours.

Ces fêtes multicolores transforment littéralement le visage de la capitale navarraise, qui devient le théâtre d’un spectacle populaire mêlant le profane au sacré. À cette occasion, les habitants revêtent la tenue blanche, réhaussée d’un foulard et d’une ceinture rouges.

Profondément enracinée dans la communauté forale depuis des siècles, les fêtes de San Fermin ont acquis au XXe siècle une renommée internationale, grâce, notamment, à l’auteur américain Ernest Hemingway, qui a contribué à les rendre populaires à travers certains de ses romans (notamment dans Le Soleil se lève aussi).

La fête populaire

Le jour à San Fermin

La journée, à Pampelune, est tout aussi animée que les nuits. Les activités proposées par la municipalité ou les associations, sont très nombreuses. Après l’encierro, la journée commence tranquillement. Alors que les couche-tard rentrent se reposer quelques heures, les autres commencent à peupler les restaurants de la ville. La foule se fait de plus en plus dense vers 10h pour le défilé des Gigantes.

Par la suite, la foule envahit les innombrables bars et restaurants de la ville, pour l’apéritif et le repas, animés par les groupes musicaux et les txarangas des peñas.

Tout au long de la journée, des concerts de musique traditionnelle ou actuelle sont organisés en différents points de Pampelune, et des activités sont programmées pour les pamplonais et visiteurs de tous âges. Par ailleurs, certaines journées sont consacrées à certains en particulier. Ainsi existe-t-il la journée des Txikis (enfants) et la journée des anciens.

SAN FERMIN CORRIDA VASCO-LANDESA BULL Red Sea Pamplona-9166-63 Una aguja en un pajar

La nuit à San Fermin

Une fois la corrida passée, alors que les peñas parcourent la ville, les pamplonicas et les visiteurs se dirigent vers les bars et les restaurants pour l’apéritif et le repas. La municipalité et les associations organisent un grand nombre de concerts et de bals gratuits, plus ou moins importants, où se rassemble une foule importante.

Parallèlement, tous les soirs a lieu un concours international de feux d’artifices, rassemblant parmi les plus prestigieux artificiers du monde.
La nuit est la période où la ville reçoit le plus de monde. Des dizaines de milliers de personnes s’agglutinent alors aux comptoirs des bars, des peñas et autres associations pour faire la fête jusqu’au petit matin, voire davantage.

Déroulement des fêtes de San Fermin

Les fêtes de San Fermín ont lieu du 6 au 14 juillet de chaque année. Chaque journée est parfaitement rythmée par les différentes manifestations, organisées par la ville de Pampelune.
D’autre part, les associations, sociétés festives et les simples groupes d’amis participent également à l’animation de cette semaine festive en organisant leurs propres programmes de réjouissances.

Le Txupinazo

Le coup d’envoi des fêtes est donné le 6 juillet à midi précises sur la Plaza Consistorial, devant la Mairie. Là, des milliers de personnes agglutinées attendent impatiemment l’ouverture officielle des festivités, dans un concert de chants, sous les jets de Champagne, de farine et autres projectiles.

Alors qu’à quelques minutes du début, la foule scande en chœur le nom de San Fermín, le Conseil Municipal apparaît au balcon, et à midi pile, face aux milliers de pamplonicas tendant leurs foulards rouges vers la Mairie, une personnalité désignée prononce la fameuse phrase : « Pamploneses, Pamplonesas, Viva San Fermín, Irunshemes, Gora San Fermín« , reprise en chœur par la foule.

https://www.youtube.com/watch?v=sFK-A4uTw4s

Le premier pétard est lancé (on l’appelle le txupinazo ou el primer cohete), indiquant aux Pamplonais que leurs fêtes sont désormais ouvertes, dans les hurlements de joie d’une foule prête à affronter les neuf jours que comptent les sanfermines.

C’est à ce moment là que chacun noue autour de son cou le précieux foulard rouge. Une fois la place dégagée, les bandas de gaiteros et de txistularis sortent de l’Hôtel de Ville, suivies de la banda municipale La Pamplonesa, pour égayer les rues de la cité aux airs de chansons populaires de Navarre et du Pays Basque : Animo Pues, Agur Jaunak (ancestral morceau basque, joué pour saluer la venue d’une personne importante ou chère)…

Le Riau Riau et les Vísperas

Traditionnellement, le 6 juillet à 16h30, les autorités municipales et ecclésiastiques de la ville, se rendaient depuis la Mairie jusqu’à l’Église de San Lorenzo, à quelques centaines de mètres, pour y célébrer las Vísperas, la messe en l’honneur du saint patron, la veille de sa fête.

Peu à peu, le jeu a consisté pour les jeunes Pamplonais à ralentir le cortège en se plaçant devant lui. Ainsi, des milliers de personnes se retrouvaient chaque année dans la Calle Mayor et freinaient le parcours des autorités. Le parcours se déroulait au son du Vals de Astrain, une valse, renommée Riau Riau, reprise en chœur par la foule, et interprétée sans discontinuer jusqu’à destination.

Las, les manifestations politiques et les débordements agressifs qui s’en suivaient ont entraîné la suspension de ce moment clé des Fêtes. La messe a toujours lieu, à 20h chaque 6 juillet, et constitue de ce fait le premier acte religieux du cycle festif.

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La procession

Elle a lieu le 7 juillet à 10h. Depuis l’église de San Lorenzo, les autorités civiles et religieuses, les responsables des Peñas et des corporations, ainsi que d’autres personnalités de la ville accompagnent la statue du Saint à travers les rues de la cité.

Le cortège est animé par la Banda Municipale, la Pamplonesa, les Géants, les txistularis, les gaiteros et des danseurs. Des milliers de Pamplonais et de Navarrais se placent le long du parcours pour saluer la sainte effigie.

Au niveau de l’église de San Saturnino, un groupe de joteros entame la Jota a San Fermín, en l’honneur du saint patron navarrais, qui retourne à l’église de San Lorenzo, où des milliers de personnes viennent se recueillir durant les Fêtes.

Le 14 juillet, dernier jour de fête, la même procession aura lieu pour saluer une dernière fois le saint. Cette procession s’appelle La Octava (la huitième).

Les Dianas

Les fêtes commencent véritablement le 7 juillet, jour du Saint et premier jour de corrida. Comme chaque matin, La Pamplonesa, l’harmonie municipale, anime les traditionnelles dianas.

Les dianas sont d’anciens morceaux de musique militaire espagnole, qui étaient joués au petit matin pour réveiller les troupes. Ces morceaux ont été adaptés au goût pamplonais et sont interprétés du 7 au 14 juillet à 6h45, pour réveiller la ville avant l’encierro, en arpentant les rues du centre historique.

C’est un moment qui peut apparaître surréaliste, où se mêlent les couche-tard achevant leur nuit de libations et les lève-tôt, partant pour l’encierro. Des dizaines de personnes suivent la Pamplonesa dans ses pérégrinations matinales, en reprenant en chœur les paroles de ces marches et en dansant à leur rythme.

L’encierro
L’encierro est un évènement ayant lieu tous les matins du 7 au 14 juillet à 8h. C’est sans doute ce qui a fait la réputation de ces Fêtes à travers le monde, grâce notamment à l’auteur américain Hemingway, qui, inconditionnel de ces réjouissances, les a souvent évoquées dans son œuvre.

L’encierro consiste à lâcher dans les rues de la ville les taureaux qui seront combattus l’après-midi dans les arènes. Le parcours est immuable et mesure un peu plus de 800 mètres dans les rues du centre.

Les Géants

Chaque matin, une procession de Géants est organisée à travers les rues de la ville. Elle est composée de plusieurs personnages :

  • les Géants (Gigantes), sont de très hautes statues de bois, sculptures huit rois et reines, représentant les quatre races et continents. Un danseur prend place dans chacune de ces effigies, et exécute des pas de danse au son de la musique des gaiteros.
  • les Kilikis, sont six personnages dotés de masques effrayants. Ils sont là pour effrayer les enfants avec leurs armes.
  • les cinq cabezudos précèdent les géants. Revêtus d’un masque en forme d’énorme tête (d’où leur nom), ils marchent dignement en tête de procession.
    Ces processions attirent une foule considérable, multigénérationnelle. Elles se retrouvent ailleurs en Espagne, sous d’autres formes.

Pamplona 2012 Pamplona Pamplona Crowd in Pamplona

La corrida

La corrida a lieu chaque après-midi des fêtes à 18h30. Les arènes de Pampelune sont les deuxièmes plus vastes d’Espagne, après celles de Madrid (23 000 places), avec 19 500 places.

Les corridas font le plein absolu chaque soir et il est presque impossible de se procurer des billets. Tout est pris par abonnement renouvelé chaque année (souvent, les abonnements passent de père en fils, ou d’ami en ami). Les 10% que la loi impose de réserver à la vente pour le jour du spectacle sont achetés par les revendeurs, qui les réinjectent à prix d’or sur le marché noir.

Les corridas pamplonaises sont organisées par la Casa de Misericordia (communément appelée la Meca), association caritative en faveur des personnes âgées, qui sélectionne les élevages qui courront dans les rues de la ville et seront combattus dans les arènes, contracte les matadores, gère les abonnements et la vente des places, etc.

C’est d’ailleurs le seul moment de l’année où Pampelune célèbre des courses de taureaux.

Les corridas à Pampelune sont réputées pour leur aspect débridé. La particularité de Pampelune tient à l’ambiance qui règne dans les arènes.

Alors que dans le reste de l’Espagne ou de la France, les corridas sont un spectacle artistique qui requiert un certain silence, les pamplonais considèrent, eux, la corrida comme un élément de la fête et où l’on se doit donc de faire la fête. Chacun amène donc aux arènes de quoi boire et de quoi se nourrir : la merienda (le goûter), qui consiste à manger une fois le 3ème taureau mort, est une institution à laquelle personne ne déroge.

On apporte aux arènes – certains même avec des caddies – les boissons dans des seaux voire des poubelles, on arrive avec des gamelles de nourriture, des gâteaux, des plateaux de charcuterie, de fruits de mer, des fromages, afin de partager ces denrées avec les amis et voisins de gradins. Au 3ème taureau, ceux qui jugent être restés suffisamment dans les tendidos quittent les gradins pour aller déguster ce qu’ils ont apporté, dans les couloirs des arènes.

Par ailleurs, nombreux sont les litres de vin ou de sangría projetés dans les gradins à coups de seaux entiers, ou de pulvérisateurs ; la farine, le chocolat en poudre, le papier hygiénique et autres joyeusetés fusent également au travers des gradins.

Il n’est pas difficile d’imaginer l’animation des lieux et le bruit conséquent. Chaque peña vient accompagnée de sa txaranga (petit orchestre de cuivres, bois et percussions, semblable aux bandas) qui joue régulièrement – et souvent en même temps – pour égayer les travées. Les morceaux interpétés sont repris en chœur par des centaines de personnes. Jamais le tumulte, la fête ne s’arrêtent, pas même pendant le combat. Pour ces raisons, certains toreros refusent de venir à Pampelune.

Une fois la corrida achevée, les membres des peñas se rassemblent sur la piste, pour participer au moment connu comme la salida de peñas (la sortie des peñas). Chaque société va alors sortir des arènes en musique et dans un ordre strict pour aller animer les rues de la ville. C’est un moment très apprécié, notamment par ceux qui n’étaient pas à la corrida. On voit alors sortir des arènes ces groupes de pamplonais aux vêtements souvent souillés par les projectiles de la corrida, chantant et dansant.

L’estruendo

L’estruendo est une manifestation populaire organisée à une seule reprise durant les fêtes, à 23h59 (souvent le jeudi). Quiconque muni d’un instrument à percussion est invité à se joindre à un cortège bruyant, rassemblant plusieurs dizaines de participants et qui défile à travers la ville, au son assourdissant des grosses caisses et autres tambours, couvrant les quelques txistus en tête de défilé.

Le Pobre de mí

Le Pobre de mí (« Pauvre de moi ») est la cérémonie de clôture des Fêtes ayant lieu à minuit dans la nuit du 14 au 15 juillet. Le nom est dû à l’air que chantent alors les Pamplonais, munis chacun d’une petite bougie à la main : « Pobre de mí, pobre de mí, ya se han acabado las Fiestas de San Fermín« .
Il existe en fait deux célébrations du Pobre de Mí. La cérémonie officielle réunit des milliers de Navarrais sur la Place de la Mairie. La cérémonie officieuse est organisée par les Peñas sur la Plaza del Castillo.

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Les peñas

Une peña désigne généralement un groupe d’amis se constituant en société pour partager une ou plusieurs passions en commun, dans une ambiance informelle et souvent liée à la fête.

En Navarre, la peña est indéniablement liée à la fête. Il existe à Pampelune seize peñas dites sanfermineras, c’est-à-dire seize peñas dont l’objet est de partager ensemble les Fêtes de la cité.

Chaque peña possède un foulard propre, une ceinture (faja) et une blouse (surchemise, de couleur différente selon la peña, que portent les membres de peñas pour se reconnaître entre eux).

Durant les Sanfermines, elles sont accompagnées d’une txaranga (orchestre engagé pour la durée des Fêtes) et d’une banderole retraçant en dessin et avec ironie les évènements marquants de l’année dans la vie locale et internationale et portée par les sociétaires pour annoncer l’arrivée de la peña. Chaque peña possède également un hymne chantant les mérites des Fêtes et de l’association, joué à l’envi.

Pour les fêtes, la plupart de ces associations ouvrent leur local du centre-ville. Elles entrent en scène le 7 juillet, premier jour de toros. On les voit alors sillonner les rues de Pampelune le midi pour l’apéritif, les sociétaires qui le veulent peuvent alors se joindre à la txaranga précédée de la banderole, pour rendre visite aux bars de la ville.

Mais qui était donc San Fermin ?

Saint Firmin n’est pas en réalité le saint patron de Pampelune (qui est saint Saturnin) mais de la Navarre tout entière, qui chôme par conséquent le 7 juillet.

San Fermín, qui vécut au IIIe siècle, était le fils du chef militaire romain de Pampelune. Il fut converti par un religieux français de passage en Navarre, saint Saturnin. Il partit alors se former à la vie ecclésiastique à Toulouse, avant de revenir évangéliser la Navarre. Dans sa vie religieuse, il assura la direction du diocèse d’Amiens, où les autorités le firent égorger (on en était alors aux débuts de la christianisation). Son corps repose toujours à Amiens mais trois de ses reliques ont été déposés en l’église San Lorenzo de Pampelune.

Les premières célébrations en l’honneur du saint eurent lieu au cours du Moyen-Âge, elles étaient alors organisées à l’occasion du jour de saint Firmin, le 10 octobre. Peu à peu, d’autres types de célébrations vinrent s’y greffer : foires et corridas, attestées dès le XIVe siècle. Pour des raisons climatiques évidentes, les fêtes furent avancées au mois de juillet en 1591, les Navarrais fêtant l’évènement le 7 de ce mois. Progressivement, ces festivités se sont développées jusqu’à devenir telles que nous les connaissons aujourd’hui (Source).

Autres appellations

San Firmin, Saint Firmin, St Firmin, fête Saint Firmin, fêtes de San Fermin, fête de San Fermin, sanfermines…

Météo à Pampelune

Et si vous jetiez d’ailleurs un oeil sur la météo à Pampelune ?